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15/05/2014

Parkland - 2013

"Parkland" est le parfait film de bande-annonce, parfait en bande-annonce, mais très décevant à l'écran. Pourtant sur le papier, il y avait tout pour faire un chef-d'oeuvre : une histoire très attirante évoquant l'assassinat du président américain John Fitzgerald Kennedy et un beau casting comprenant de très nombreux seconds rôles de talent. Pourtant, alors que le réalisateur Peter Landesman a participé à l'écriture scénaristique, on ne peut pas dire que ce soit le point fort de "Parkland". Ainsi, après un début qui prend le parti pris de ne montrer que la mort de Kennedy à travers les yeux d'un témoin (Abraham Zapruder) filmant la scène à 30 mètres. On est déjà un peu surpris de ce traitement de la réalisation. Mais les mauvaises surprises ne vont pas cesser. Ainsi, l'auteur se borne à raconter les quelques heures et jours après la mort du président, se refusant à évoquer toute explication ou toute théorie du complot, et on pense de longues minutes sur la table d'opération attendant la mort programmée du président, puis de son assassin. Le film navigue donc à vue, sans cohérence scénaristique et mise tout sur l'émotion, qu'il parvient à atteindre parfois, mais finalement trop rarement pour faire de ce film un succès.

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Il reste malgré tout un super casting, avec en tête un formidable Paul Giamatti et un très bon Billy Bob Thornton, mais d'autres comme Jeremy Strong en Lee Harvey Oswald, ou son frère dans le film l'acteur  James Badge Dale, sont également très bons. Malheureusement le film pêche par l'absence d'une star capable d'hypnotiser le spectateur. Et ce n'est pas Zac Efron, qui peut y faire quelque chose, malgré tous ses efforts. On ressort donc un peu déçu de la vision de Parkland, qui si il n'est pas un mauvais film, ne nous apprend pas grand chose de plus sur la mort du président Kennedy, que nous ne savons déjà. Enfin, la comparaison avec le film d'Oliver Stone (JFK -1991) est cruelle. Car ce dernier lui est supérieur en tout.

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Ci-dessus : Paul Giamatti

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Ci-dessus : Paul Giamatti et Billy Bob Thornton

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Ci-dessus : James Badge Dale

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Ci-dessus : Zac Effron

Disponible en Bluray et DVD en VF et VO sous-titrée

Note : 5,5 / 10

13/05/2014

Bardelys le magnifique / Bardelys the magnificent - 1926

"Bardelys le magnifique" c'est un peu l'exemple concret de la fameuse phrase de Patrick Brion : "le cinéma est un art outragé". En effet, ce film de la MGM, tourné en 1926 par King Vidor avait été bel et bien perdu à jamais. Pourquoi ? Parce que la MGM avait acquis les droits du roman de Rafael Sabatini (auteur prolifique de nombreux romans d'aventure comme Capitaine Blood, l'aigle des mers, ou Scaramouche) pour 10 ans. Donc en 1936, la MGM ne possédant plus aucun droit sur l'oeuvre se décida à détruire tous ses exemplaires de "Bardelys le magnifique". En effet, en 1936, un film muet n'avait plus aucune valeur commerciale. Et peut être ne voyait on pas le cinéma muet comme un art à part entière à l'époque. Quoiqu'il en soit, tous les copies étaient détruites ? Toutes ? Non ! Un exploitant français, avait gardé une copie et la conservait précieusement pendant la seconde guerre mondiale, dans sa maison de campagne. En 1950, le patron de la cinémathèque Henri Langlois se décidait à racheter cet ultime copie. Mais le collectionneur ne voulait pas vendre ! Il fallut donc attendre les années 2000 et une restauration en 2006 pour que cette dernière copie fasse sortir de l'oubli "Bardelys le magnifique".

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La restauration devait pourtant être difficile et être à elle seule une aventure. Ainsi, la troisième bobine restait manquante. Il n'était donc possible que de la remplacer par des images et des morceaux de la bande annonce. On sent donc bien qu'avoir sorti ce film est un exploit et c'est tout à l'honneur de l'éditeur Lobster et de sa collection "retour de flamme". Quant au film, qu'en est il vraiment ? Le film a pas mal vieilli évidemment. Mais si on essaye de se détacher l'esprit de notre époque, on arrive à apprécier ce film qui nous propose en vedette : John Gilbert et Eleanor Boardman. John Gilbert c'est un peu un mixte entre Rudolph Valentino et Douglas Fairbanks. Il était l'enfant terrible de la MGM, et on raconte qu'il avait frappé son patron, Louis B Mayer, qui lui avait conseillé de coucher avec Greta Garbo, mais de ne jamais se marier avec elle. Après cette scène, la carrière de Gilbert était alors finie et devait petit à petit péricliter, comme beaucoup de stars du muet (Cf : the artist avec Jean Dujardin). John Gilbert, star déchue devait mourir d'une crise cardiaque en 1936, épuisé par les soucis et l'alcool. Eleanor Boardman, sorte de sosie de Jodie Foster, jouera quant à elle dans plusieurs films de King Vidor, comme par exemple dans "la foule" (1928) avant de l'épouser et de lui donner 2 filles. Mais elle divorce en 1930 et se remarie avec un assistant de Chaplin, Harry d'Abbadie d'Arrast en 1940. Elle disparaîtra à l'âge de 93 ans en 1991.

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Ci-dessus : John Gilbert & Eleanor Boardman

"Bardelys le magnifique", nous propose plusieurs plans particulièrement réussis, comme les scènes romantiques où les scènes de baiser sur la barque sont pleines d'émotions. Mais c'est surtout la dernière partie du film qui surprend avec un John Gilbert, transformé en Douglas Fairbanks et qui fait de splendides cascades. King Vidor se plaît d'ailleurs à filmer des plans improbables qui rajoutent encore au plaisir du spectateur. Voilà ! en somme "Bardelys le magnifique" est une pépite, totalement oubliée du cinéma américain, que l'on croyait totalement perdu, mais qu'un éditeur courageux propose dans un boitier comprenant également le "Comte de Monte-Cristo" (1922) du même King Vidor. Indispensable.

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Ci-dessus : John Gilbert & Eleanor Boardman

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Film disponible en DVD zone 2 chez Lobster en VO sous-titrée (film muet)

 

Extrait :

 

Note : 6,5 / 10

12/05/2014

Obsessions / Flesh and Fantasy - 1943

"Obsessions" ou en anglais "Flesh and Fantasy" est un film tourné aux USA par Julien Duvivier en 1943. Le film évoque le fantastique, et le rêve dans sa 3ème partie. En effet, le film est divisé en 3 histoires distinctes les unes des autres. Seule la deuxième histoire est reliée à la troisième et dernière histoire. Quatre histoires ont été écrites. Mais cette quatrième et dernière histoire ne sera pas ajoutée au montage et n'apparaîtra qu'en 1944 dans "Destiny", film de Reginald Leborg. Le casting est prestigieux et comprend outre Edward G. Robinson, Charles Boyer, Barbara Stanwyck, Betty Field, mais aussi Robert Cummings  et Thomas Mitchell.

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Après une petite introduction qui fait commencer le film par la discussion de deux gentlemen dans un club, le film déroule sa première histoire. Il faut bien dire que cette introduction est inutile et ralentit le film encore plus qu'un carton d'explications. Elle n'apporte d'ailleurs rien aux histoires qui suivront. Sans vouloir, tout vous raconter la première histoire porte sur l'obession d'une femme laide (Betty Field) qui veut tout faire le jour du carnaval pour goûter à l'amour. Elle choisit donc un masque, sort s'amuser et rencontre un beau jeune homme (Robert Cummings). Duvivier, explore dans cette histoire le rôle de l'âme humaine dans ce qu'elle fait pour nous représenter, au delà de notre apparence physique. Les plans rapides sont nombreux, la fête est bien représentée et Duvivier joue avec le mystère de lumières, inondant des abîmes de noirceurs.

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La peur de l'autre, mais aussi l'attirance vers l'autre est bien représentée. Et jusqu'au bout on ne sait si l'un et l'autre arriveront à totalement se comprendre, jusqu'à la libération finale qui advient comme une incroyable et improbable évidence fantastique.

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Ci-dessus : Robert Cummings et Betty Field

La deuxième histoire fait entrer en scène Edward G. Robinson et Thomas Mitchell. Thomas Mitchell vous vous souvenez sûrement de lui. C'était le père dans "Autant en Emporte le vent". Edward G Robinson (important avocat) se fait donc lire son avenir par Thomas Mitchell (incroyable médium).Malheureusement la révélation ne sera pas celle attendue. Duvivier fera là tout son possible pour faire jouer la caméra et représenter le double maléfique de Robinson, comme par exemple dans l'image ci-dessous ou dans des improbables jeu de glace. On retrouve aussi des seconds rôles attachant dans cette partie avec par exemple C. Aubrey Smith en pasteur.

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Ci-dessus : Edward G. Robinson

Enfin la troisième histoire, mettra en scène Charles Boyer et Barbara Stanwyck. Le rêve rentrera là alors à plein. En effet, un acrobate rêvera qu'il tombe devant les yeux de la femme qu'il aime. Le film explore alors l'influence du rêve sur la vie de l'homme. Le destin de Rome aurait il été le même si César avait écouté les conseils de sa femme qui avait rêvé la veille de son assassinat ? Nul ne peut le dire. Pour en revenir à "obsessions" on est donc devant un formidable film à tiroirs, au croisement de plusieurs genres (film noir, film fantastique, mélodrame) mais qui bénéficie malheureusement d'une médiocre introduction. Tout le reste est par contre admirable. Duvivier montre là tout son talent, et déroule de fantastiques idées de mise en scène qui font de ce film, un indémodable classique du film fantastique où le rêve et la conscience ont toute leur place. C'est à dire la première.

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Ci-dessus : Barbara Stanwyck

 

NOTE : 8 / 10

11/05/2014

JFK - 1991

"JFK" est le type même du film historique. Tellement historique que mon professeur d'histoire en Terminale, se décidait à emmener ma classe, en voir une séance au cinéma ! C'était le Paradis pour moi, car à l'époque j'étais déjà fan d'histoire mais aussi de cinéma. Et puis c'était génial d'avoir une séance de cinéma plutôt que d'aller en cours. On découvrait donc le film d'Oliver Stone avec nos yeux d'adolescents grands ouverts. Et je me souviens que lors de cette séance, souvent mes camarades et moi étions choqués par les images d'archives qui montraient le président Kennedy se faire abattre en pleine rue. La force du film de Stone est d'abord dans son casting avec en tête, Kevin Costner, Tommy Lee Jones, Gary Oldman (fabuleux en Lee Harvey Oswald), Jack Lemmon, Joe Pesci, Walter Matthau, Donald Sutherland et Tommy Lee Jones entre autre. Mais ce n'est pas seulement un fabuleux casting, c'est un scénario terrible qui passe en revue toutes les hypothèses qui peuvent expliquer la mort de Kennedy. Les scénaristes évoquent donc toutes les théories, avec d'abord la théorie de l'homme isolé et malade mentalement, vite abandonnée. Puis on parle rapidement d'un complot mais de qui et bénéficiant à qui ? Donc des suspects sont évoqués allant de la mafia, au service secret, voir au complot militaro-industriel, Kennedy étant opposé à une montée des tensions avec le Nord Vietnam.

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Stone malmène le spectateur avec une réalisation rapide qui mélange les images d'archives, la couleur et le noir & blanc. Et c'est bien une vision et une thèse sur l'assassinat du président Kennedy qui nous est proposés. Stone se demande aussi pourquoi tant de témoins sont disparus aussi rapidement dans des morts subites. Stone frappe là où ça fait mal. Et son film semble montrer l'assassinat de JFK puis de son frère en 1968 comme un tournant de la société américaine. Quelle société peut fonctionner normalement avec un tel secret caché à son peuple ? C'est un peu la morale de ce "JFK" qui laisse le spectateur KO et ne sombre jamais dans la facilité. Si il en était besoin, la musique de John Williams rajoute encore à l'émotion qui transpire du film, pour faire de "JFK" le plus grand film politique de tous les temps. Un film qui a le mérite de nous faire comprendre, que la démocratie mérite d'être défendue, et la vérité d'être découverte. Le "JFK" de Stone avait de grandes ambitions. On peut dire qu'elles ont toutes été atteintes au delà des espérances du réalisateur. En effet, au delà des prix et nominations diverses. Stone devait faire visionner son film par le congrès américain qui décida devant la pression médiatique à promulguer une loi permettant une édition et une mise à la disposition du public et des chercheurs, d'une partie des archives de l'affaire Kennedy. Aujourd'hui 50 000 pièces n'ont pas encore été éditées.

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Ci-dessus : Kevin Costner et Walter Matthau

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Ci-dessus : Tommy Lee Jones

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Ci-dessus : Kevin Costner et Donald Sutherland

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La bande-annonce :

 

Extrait de la musique :

 

Film disponible en Bluray et DVD zone 2, en VF et VO sous-titrée

 

Note : 9 / 10

10/05/2014

Marie-Antoinette - 1956

Dans la série "massacre du cinéma français", il y a aussi le "Marie-Antoinette" de Jean Delannoy. Il y avait pourtant tout pour faire un beau film : un bon casting avec en tête Michèle Morgan très convaincante en Marie-Antoinette, un très bon réalisateur Jean Delannoy à qui on doit quelques grands films du cinéma français. Pourtant c'est encore une fois, la désastreuse copie de Gaumont qui gâche le plaisir du spectateur. Ainsi les couleurs sont délavées comme jamais, pire l'éditeur arrive à massacrer son film en supprimant quelques images de la fin du film, enlevant ainsi tout lyrisme, tout aspect dramatique à l'ensemble de l'oeuvre. Ils sont vraiment très forts chez Gaumont pour massacrer leur patrimoine. Rien à dire là dessus.  Donc sinon le film mériterait un bien meilleur sort, et une autre édition que la misérable édition sortie dans la collection "Gaumont à la demande", qui pour un prix de 12,90 € nous donne à voir un film incomplet ... Scandaleux ! Quand on pense que quelqu'un est peut être payé pour suivre ces éditions et qu'il y a 5 millions de chômeurs ... Un conseil : Gardez votre argent. A l'heure du Bluray cette édition est une horreur, pire : un outrage à l'oeuvre originale de Jean Delannoy.

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Film disponible en DVD dans une édition désastreuse de Gaumont à la demande.

Note :  7 / 10

Note de l'édition Gaumont : 3,5 /10

09/05/2014

L'affaire des poisons - 1955

Le cinéma français s'est intéressé à l'histoire de France par moment. Ainsi "l'affaire des poisons" reprend la narration d'un célèbre scandale qui s'est produit à l'époque de Louis XIV vers 1680. Le film prend beaucoup de libertés avec la réalité. Mais ce n'est pas le seul défaut. En effet, Gaumont nous propose une honteuse copie au Technicolor tellement délavé qu'on a parfois l'impression de regarder un film colorisé voir monochrome. A cela, il faut ajouter une définition incertaine et des tâches multiples. Comment peut on sortir un tel film en 2014 ? Mystère. Pourtant il y avait de quoi plaire à un amoureux d'histoire comme moi. En plus le casting était plutôt alléchant avec Danielle Darrieux en marquise de Montespan. On remarquera que le réalisateur Henri Decoin était le mari de Danielle Darrieux jusqu'en 1941. Ce film est bien la preuve que l'actrice et le réalisateur conservait toujours des relations amicales, leur permettant de travailler ensemble. Pour le reste du casting, il y a donc Viviane Romance dans le rôle de La Voisin, Pierre Mondy en capitaine de police, Paul Meurisse en Abbé, Albert Rémy dans le rôle du bourreau, ou encore Christine Carrère en duchesse de Fontanges.

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Le film est donc aujourd'hui difficilement regardable. Autant par la très faible qualité de l'image, que par la musique assourdissante et insupportable de René Cloërec. On retrouve une belle photographie de Decoin par moment, et celui-ci sait travailler le côté gothique d'une telle histoire. Malheureusement cela fait bien peu et le film n'est pas non plus exempt de longueurs. On se retrouve donc devant une espèce de Gloubi-Boulga informe et assez pénible à voir. Si à tout cela on doit rajouter un son parfois inaudible, l'absence de chapitres, ou de bonus. On finit par avoir qu'une seule envie, c'est de jeter cette chose infâme que Gaumont ose appeler un DVD, très loin par la fenêtre.  Pourquoi Gaumont peut sortir de belles éditions et des films aussi pourris que "l'affaire des poisons" ? Je n'ai pas de réponse. Pauvre cinéma français. Il ne mérite pas de telles éditions. D'ailleurs ce n'est pas "Gaumont à la demande" que devrait s'appeler cette collection, mais "Gaumont à la poubelle". Car malheureusement ce n'est pas, le seul film de cet éditeur sorti dans un état déplorable. Nous le verrons plus tard.

 

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Ci-dessus : Viviane Romance et Paul Meurisse

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Ci-dessus : Danielle Darrieux (masquée) et Viviane Romance

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Ci-dessus : Renaud Mary et Danielle Darrieux

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Ci-dessus : Christine Carrère (en couleur ?)

Film disponible en DVD zone 2 en VF, dans une édition désastreuse de Gaumont à la demande.

 

Note du film : 4,5 / 10

Note du film dans l'édition Gaumont à la demande : 2,5 / 10

07/05/2014

La maison des étrangers / House of Strangers - 1949

"La maison des étrangers" est peut être un des plus beaux rôles d'Edward G Robinson. En effet, il nous donne une composition de père de famille italien, plus que réaliste. Le scénario est parfaitement construit et raconte donc la vie professionnel et familial d'un immigré italien (Edward G Robinson), ayant fait fortune en Amérique et possédant une banque qu'il dirige avec l'aide des ses fils joués par Richard Conte, Luther Adler, Paul Valentine et Efrem Zimbalist Jr. Cette situation de départ va nous montrer, comment une lutte d'influences va se créer au sein de la famille, attisée par un père bourré de bons principes, mais qui ne sait comment les inculquer à ses fils devenus des adultes cupides. Seul Richard Conte arrive à se mettre au niveau de son père et lui restera finalement fidèle.
Edward G. Robinson domine de la tête et des épaules tous ses partenaires. Mais le casting féminin est aussi très attrayant avec une belle composition de Susan Hayward, en femme esseulée à la recherche de l'homme idéal, et une Debra Paget dans un tout petit rôle, mais néanmoins essentiel au cheminement de l'intrigue.

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Joseph L. Mankiewicz qui a participé à la rédaction du scénario avec  Philip Yordan, nous offre ici une oeuvre majeure qui mérite toute notre attention. Elle nous dit que l'éducation d'un être humain n'est pas chose facile et que l'amour d'une personne pour une autre, ne peut se créer qu'avec l'amour et non le mépris ou la violence. "La maison des étrangers" est donc un film particulièrement intelligent qui revisite les rapports Père / fils comme rarement vu dans le cinéma. La critique du festival de Cannes, ne devait pas s'y tromper et décerner le prix d'interprétation à Edward G Robinson en 1949. On peut remercier chaleureusement la Twentieth Century Fox pour cette sortie d'un film admirable, que tout père de famille devrait posséder. Incontournable.

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Ci-dessus : Edward G Robinson

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Ci-dessus : Au second plan Richard Conte et Debra Paget

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Ci-dessus : Richard Conte et Debra Paget

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Ci-dessus : Richard Conte et Susan Hayward

 

La bande-annonce :


 

Film disponible de la collection "Hollywood Legends" en DVD Zone 2 VO sous-titrée

Note : 8 / 10

04/05/2014

The Mind Reader - 1933

Il est assez difficile de catégoriser "The mind reader" que l'on pourrait traduire en français par "le médium". Mais c'est que le film navigue entre la comédie, la romance et le drame. Ainsi, on rit beaucoup devant le couple d'improbables escrocs, joués par Warren William et Allen Jenkins. Alors c'est vrai que ni l'un ni l'autre ne sont de grandes vedettes, et on a plutôt l'habitude de les voir dans des seconds rôles. Ainsi Warren William jouaient dans "Chercheuses d'or 1933" ou dans "Three on matches" (1932), films avec Joan Blondell. Après l'instauration du code Hays, la carrière de Warren William s'éteindra petit à petit. Et on retrouvera encore dans des seconds rôles, comme dans "Wolf Man" (1941) avec Claude Rains, film fantastique produit par l'Universal, ou encore dans "The private affairs of Bel ami" (1947) son dernier film avant sa mort, avec George Sanders. Quant à Allen Jenkins on l'a vu dans de nombreux films de gangsters, en particulier avec James Cagney. Le casting est complété par Constance Cummings et par une petite apparition de Natalie Moorhead. Natalie Moorhead je me souviens l'avoir vu dans "the office wife" (1930). Au vu de sa filmographie, la Warner serait bien inspiré de sortir ses meilleurs avant les 100 prochaines années. On peut noter que la publicité de l'époque, de la Warner, est assez trompeuse. En effet, on ne retrouve aucune fille dénudée dans ce film. Même si dans l'esprit, on peut dire que William obtient une femme par tromperie.

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Toute la construction scénaristique du film est basée sur le fait que la voyance rapportait, déjà à l'époque, 135 millions de dollars chaque année ! On suit donc avec plaisir le périple de nos deux escrocs dont l'un n'hésite pas à dire à l'autre en parlant des relations de son partenaire avec les femmes : "Elles ont toujours 16 ans devant le juge !". Dans "the mind reader", il n'y a rien de paranormal, mais sinon le chemin de vie de deux petits escrocs, qui tentent de plumer le gogo. Le film n'a pas une grande ambition artistique, sinon de nous distraire, et il faut dire que 81 ans après sa sortie il y parvint toujours. Si l'on recherche des films plus ambitieux sur la voyance il faut regarder du côté du "Charlatan" (1947) avec Tyrone Power, Joan Blondell et Coleen Gray. "The mind reader" reste quoiqu'il en soit un très honnête spectacle dirigé par un Roy Del Ruth bien inspiré.

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Ci-dessus : Constance Cummings & Warren Williams

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Ci-dessus : Warren William

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Ci-dessus : Publicité pour le film

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Ci-dessus : Allen Jenkins & Warren William

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Extrait :

Film disponible en DVD zone 2 dans la collection des trésors Warner "Forbidden Hollywood", disponible chez Gibert Joseph ou sur le site internet de la Warner.

Note : 6,5 / 10

03/05/2014

12 heures / Stolen - 2012

"12 heures" est le genre de film qui nous rappelle les bons vieux films policiers américians des années 80 et 90. Malgré tout on est très loin d'une série comme par exemple 'l'arme fatale" avec Mel Gibson, qui faisait le plein d'entrées. Ici la réalisation est plutôt conventionnelle, mais s'élève tout de même dans les scènes d'actions, qui restent les meilleures parties du film. Le scénario est lui aussi conventionnelle et on a l'impression d'avoir déjà vu au moins cent fois, cette histoire de fille d'un anti-héros enlevé par un ancien partenaire de l'anti-héros de service (ici Nicolas Cage). On pense notamment à "l'arme fatale" (1987) mais aussi à "Die Hard 4" (2007).

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Le casting est donc mené par Nicolas Cage, qui fait tout ce qu'il peut pour élever le jeu de ses partenaires. Josh Lucas, le méchant de service est particulièrement énervant. Mais à priori, qui apprécie un psychopathe ? La partenaire de notre anti-héros est la belle Malin Åkerman (superbe actrice suédoise à la carrière déjà bien remplie), et le policier un peu stupide est joué par Danny Huston (fils du réalisateur John Huston). Ce film est donc à réserver aux inconditionnels et nostalgiques du cinéma d'action et policier des années 80 et 90, même si il n'arrive pas au niveau de ses aînés. On passe malgré tout un bon moment, devant un film à la réalisation loin d'être extraordinaire, au scénario convenu, mais dont le plaisir coupable de retrouver Nicolas Cage dans un film d'action, fait au final tout oublier. Je ne serai donc pas aussi dur, que les critiques qui ont descendu ce film en flammes.  Il ne le mérite quand même pas. On a vu beaucoup mieux, mais on a vu bien pire aussi.

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Ci-dessus : Nicolas Cage

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Ci-dessus : Malin Åkerman

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Ci-dessus : Sami Gayle

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Ci-dessus : Danny Huston

Film disponible en Bluray et DVD, zone 2 VF et VO sous-titrée

Note : 6,5 / 10

02/05/2014

Invisible Stripes - 1939

Dans l'histoire du cinéma américain, le film noir genre très apprécié qui commença avec "le faucon maltais" en 1941, a été précédé d'un autre genre, "le film de gangsters". Ce genre était apparu dans les années 30 et il devait disparaître momentanément, au début des années 40. Ainsi, on peut considérer que "High Sierra" en français "la grande évasion" (1941) avec Humphrey Bogart, comme l'un des derniers films de ce genre, qui laisse donc progressivement la place au film noir. "Johnny, roi des gangsters" (1942) avec Robert Taylor n'a déjà plus rien à voir avec les films de gangsters des années 30. L'organisation a été brisée, et si le gangster veut revenir sur le devant de la scène, il doit cacher son activité et surtout sa chute ne sera que plus grande. Mais revenons en 1939. En 1939, Hollywood a produit des films incroyablement populaires et les studios produisent des films à grand spectacle. Ainsi, 1939, c'est l'année "d'autant en emporte le vent", mais aussi de la renaissance du western, avec "la chevauchée fantastique", ou "Jesses James" avec Tyrone Power. Les mélodrames ne sont pas en reste avec par exemple, le fabuleux "victoire sur la nuit" avec Bette Davis. 1939 est une très grande année pour le cinéma américain, et le film de gangsters existe toujours. Ainsi, un des réalisateurs des "aventures de Robin des Bois" (1938) William Keighley, réalise le superbe "à chaque aube je meurs" avec James Cagney et George Raft.  Raoul Walsh réalise toujours en 1939, "les fantastiques années 20" avec James Cagney et Humphrey Bogart, et donc Lloyd Bacon, "invisible stripes". 

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Le titre américain "invisible stripes" est à lui seul très parlant. En effet, il signifie en français, "invisible rayures". Il fait donc référence ici, à l'uniforme à rayures, des prisonniers. On comprend donc que le sujet du film, va être la sortie de prison et le retour à la vie civile d'un condamné. Ici c'est George Raft qui joue le libéré sur parole. Le scénario est assez intelligent pour sortir d'un caractère quelque peu binaire, et donc pour mettre en parallèle la libération de deux condamnés, George Raft donc, mais aussi Humphrey Bogart. Le personnage joué par Raft veut se racheter et trouver sa place dans la société, par contre le personnage joué par Bogart ne veut pas s'intégrer et veut profiter du système et revenir à ses anciennes combines et activités crapuleuses. C'est tout l'intérêt du film, qui va nous montrer le "background" (l'arrière plan personnel et familial) de la vie de George Raft et la difficulté pour un ancien détenu de se réinsérer. Cet arrière plan va permettre de développer des personnages que l'on ne voit pas forcément dans les films de gangsters. Ainsi, un second rôle est donné à Flora Robson qui interprète ici la mère de George Raft et dont le plus grand rôle reste peut être celui de la reine Elizabeth dans "l'aigle des mers" (1940). On découvre aussi dans "invisible stripes", un jeune acteur, au jeu peut être encore un peu plat : William Holden. Pour finir sur le casting, on retrouve également la jeune Jane Bryan que l'on a vu dans d'autres films de gangsters, comme "Kid Galahad" (1937) ou dans "A chaque aube je meurs" cité plus haut.

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Ci-dessus : William Holden, George Raft, et Humphrey Bogart

Le spectateur désire et attend une bonne partie du film, la réunion du duo Bogart et Raft et chaque scène entre les deux acteurs brûlent l'écran. On sent l'entente cinématographique parfaite entre les deux hommes. Et le scénario est assez fort, et remplis de conflits et d'oppositions pour retenir l'attention jusqu'au bout. On peut néanmoins regretter une réalisation un peu conventionnel de Llyod Bacon, la forme n'étant pas toujours au niveau du fond. Mais la photographie, parfois un peu standard, est relevée par une belle musique de Heinz Eric Roemheld. Ce dernier est malheureusement, totalement oublié aujourd'hui, or il a tout de même composé plus de 400 musiques de films dont celle de "la dame de Shangaï" (1947) ! On y reviendra plus tard sur ce blog. Pour en revenir à "Invisible Stripes" c'est donc un bon spectacle qui n'arrive pas à atteindre les sommets du genre, mais qui reste néanmoins un très bon divertissement dans un genre qui va quelques années plus tard entamer sa mutation et donner naissance à un nouveau genre : le film noir.

 

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Ci-dessus : Flora Robson et George Raft

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Ci-dessus : George Raft et William Holden

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Ci-dessus : George Raft & Humphrey Bogart

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Ci-dessus : Jane Bryan

Extrait :

 

Film disponible dans la collection "Warner Gangsters collection Vol 4" en import Zone 1 mais compatible zone 2, uniquement en VO sous-titrée.

Note : 7,5 / 10

26/04/2014

Le bagarreur solitaire / The Wild and the Innocent - 1959

"Le bagarreur solitaire" western en couleur de Jack Sher est sans aucun doute, le genre de film qui mériterait d'être réévalué. En effet, si la critique de l'époque ou encore certaines critiques encore aujourd'hui y voient un film niais, avec la connaissance que l'on a aujourd'hui de la vie de Sandra Dee, c'est très loin d'être le cas. Ainsi, sous des aspects très communs et innocents, le film aborde en réalité des sujets très graves. Ainsi, dans le titre américain il nous dit déjà ce qu'il va se passer, "the wild and the innocent", soit en français "le sauvage et l'innocent". Et ce sont ces thèmes que le film va évoquer sous une forme et des aspects assez intelligents, pour retenir notre attention. Le scénario est pourtant simple et nous raconte l'histoire d'un jeune homme (Audie Murphy) qui a toujours vécu dans ses montagnes et qui est obligé d'aller vers la ville et la civilisation. Il y rencontre donc une jeune sauvageonne exploitée par son père, et qui est prêt à vendre sa fille (Sandra Dee) pour quelques peaux de bêtes. On sent qu'il y a sinon une relation incestueuse ou tout au moins de l'abus parental et des mauvais traitements.

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Or on sait aujourd'hui que Sandra Dee, égérie de la jeunesse dorée des années 60, poupée des comédies à l'eau de rose, a eu une enfance difficile. En effet, son fils Dodd Darin raconte dans son livre sur l'histoire de ses parents ("Dream Lovers: The Magnificent Shattered Lives of Bobby Darin and Sandra Dee"), que sa mère avait été abusée sexuellement par son beau-père Eugene Douvan, étant en enfant. Cela devait donc être un traumatisme dans la vie de cet enfant, qui toute sa vie trainera une sexualité non épanouie, des problèmes d'anorexie, mais aussi de drogue et d'alcool. Elle restera ainsi sous la coupe de sa mère pendant très longtemps. Le film fait donc un douloureux écho à l'histoire de Sandra Dee. Mais le film n'est pas seulement tenu par le duo Audie Murphy / Sandra Dee, il y a aussi Gilbert Roland et Joanne Dru. Gilbert Roland c'est évidemment le capitaine espagnol qui croise l'épée avec Errol Flynn dans "l'aigle des mers" (1940).

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 Quant au film lui même, il va se transformer progressivement et passer du genre western au mélodrame en quelques scènes. Les scènes de bal m'ont fait d'ailleurs penser à d'autres films beaucoup plus célèbres. On peut reprocher à Audie Murphy d'être un peu trop âgé pour le rôle et à Sandra Dee, d'être un peu trop jeune. Malgré tout, il y a une justesse de ton qui transcende le film et qui en fait un film beaucoup plus intelligent et sérieux qu'il n'y paraît pour des critiques peu attentives. On regrettera par contre le charcutage de l'image de la version DVD d'Universal, qui coupe honteusement le cinémascope d'origine. Ceci étant dit, le film reste pour moi une belle surprise et un des meilleurs westerns d'Audie Murphy.

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Ci-dessus : Sandra Dee, & Audie Murphy

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Ci-dessus : Sandra Dee & Gilbert Roland

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Ci-dessus : Sandra Dee, Wesley Marie Tackitt & Audie Murphy

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Ci-dessus : Gilbert Roland et Audie Murphy

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Ci-dessus : Audie Murphy & Gilbert Roland pendant une pause

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Ci-dessus : Gilbert Roland pendant une pause

Disponible en DVD zone 2 en VO sous-titrée chez Universal

Note : 7,5 / 10

25/04/2014

Les chevaliers du ciel / Captains of the clouds - 1942

"Les chevaliers du ciel" est un film produit par la Warner en 1942 et tourné par Michael Curtiz, avec dans le rôle principal James Cagney. L'héroïne féminine est ici Brenda Marshall. Brenda Marshall c'est évidemment la partenaire d'Errol Flynn dans "l'aigle des mers" (1940), tourné par le même Michael Curtiz 2 ans plus tôt. Le film a des qualités. Tout d'abord c'est le premier film en Technicolor de James Cagney. Ensuite il a été nominé 2 fois aux Oscars. Enfin, il a une distribution intéressante, car en plus de James Cagney et Brenda Marshall on retrouve Alan Hale (traditionnel faire-valoir des productions de la Warner de cette époque), mais aussi Dennis Morgan et Reginald Gardiner.

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Mais pour les qualités, c'est à peu près tout. En effet, le scénario est assez quelconque et raconte l'histoire de pilotes civils canadiens. Et après une première partie assez convaincante où l'on voit Brenda Marshall briser à peu près tous les tabous cinématographiques de l'époque, en sortant avec 3 garçons à la fois, passant du bon temps avec l'un et puis avec l'autre, quand l'un est parti.  La suite du film, est plus quelconque et n'apparaît pas très palpitante, tant l'aspect documentaire est appuyé. Enfin certaines scènes d'aviation semblent totalement faites avec des maquettes. La crédibilité du film en souffre donc quelque peu. En conséquence le verre est donc à moitié vide ou à moitié plein. Mais on ne peut pas dire que le spectateur palpite beaucoup dans ce film finalement assez convenu. Il reste malgré tout la réalisation de Curtiz et le Technicolor, et une belle musique de Max Steiner, mais on est encore loin du très bon film.

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Ci-dessus : James Cagney et Brenda Marshall

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Ci-dessus : James Cagney

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Ci-dessus : Dennis Morgan

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Ci-dessus : Alan Hale, Dennis Morgan, Brenda Marshall, et James Cagney

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Ci-dessus : Brenda Marshall et James Cagney pendant une pause

1Captain of the clouds (Les chevaliers du ciel), groupe sur le plateau. North Bay, Ontario.8.png

Ci-dessus : au premier plan, Brenda Marshall se prépare à tourner

1Captain of the clouds (Les chevaliers du ciel), une dame assise sur le plateau. North Bay, Ontario..png

Ci-dessus : Brenda Marshall pendant une pause

1Film “Captains of the Clouds” Cameraman Sal Polite and director Michael Curtis get Brenda Marshall to do a bit of last minute fixing ..png

Ci-dessus : Michael Curtiz à droite, Brenda Marshall et l'assistant du réalisateur ?

Actors and crew on the set of the film “Captains of the Clouds”..png

Disponible en DVD zone 2 VO sous-titrée uniquement

Note : 5 / 10

24/04/2014

Hommage à Romy Schneider

Je vous offre un beau reportage sur Romy Schneider diffusé il y a 2 ans sur France 2. Une seule évidence, on n'en fait plus des stars comme elle.

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23/04/2014

La captive aux yeux clairs / The Big Sky - 1952

Aujourd'hui, je mets en avant une présentation de "la captive aux yeux clairs" (1952) par Mr Bertrand Tavernier. "La captive aux yeux clairs" est un très beau western que j'apprécie énormément. Pourtant à ma connaissance, il n'a jamais bénéficié d'une vrai restauration. Et je me souviens toujours de l'avoir vu dans une qualité plus ou moins déplorable voir catastrophique.  A ce titre la sortie en 2001, par les éditions Montparnasse, n'était vraiment pas une réussite. A l'ère de l'ultra-haute définition, du tout numérique et du Bluray. On doit donc encore se contenter d'un film difficilement regardable, car non restauré.

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Après "la rivière rouge" (1948), Howard Hawks revient donc au western en 1952, à la demande du patron de la RKO, Howard Hughes, qui cherche à donner un nouvel élan à la RKO, plutôt mal en point. Rien y fait les spectateurs ne seront pas au rendez-vous. On décida alors de couper 12 minutes, qui n'arrangèrent rien à l'insuccès public. Pourtant, le film est bourré de qualités. Adapté d'un roman de A B Guthrie, il décrivait comme dans "la rivière rouge" une première fois. Et cette fois-ci, cette première était la descente d'une rivière en pays indien. Hawks voulait initialement Robert Mitchum pour le rôle titre, mais il aura un très bon Kirk Douglas. La force du film se situe dans ses formidables scènes, et sa faiblesse dans parfois un manque de liens entre elles, et une intrigue finalement assez faible. Mais ce n'est qu'un détail au vu de la qualité d'une oeuvre malheureusement introuvable dans un master correct. A noter que c'est le premier et dernier film, d'Elizabeth Threatt qui décidera après la sortie du film, d'abandonner le mannequinat et la mode, sans donner de raison.

 

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Ci-dessus : Arthur Hunnicutt, Kirk Douglas &  Dewey Martin

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Ci-dessus : Arthur Hunnicutt, Kirk Douglas &  Dewey Martin

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Ci-dessus : Arthur Hunnicutt, Kirk Douglas, Dewey Martin & Elizabeth Threatt

La présentation de Betrand Tavernier

 

Note : 8 / 10

22/04/2014

Mariage à l'italienne / Matrimonio all'italiana - 1964

Lorsqu'on s'intéresse à "Mariage à l'italienne" on est obligé de s'intéresser à la collaboration entre le réalisateur, Vittorio De Sica et Sophia Loren. Ainsi, en 1964, Vittorio de Sica et Sophia Loren ne sont pas des nouveaux venus dans le cinéma. Sophia Loren a gagné une renommée internationale dans les films de son producteur et compagnon Carlo Ponti. Quant à Vittorio de Sica on se rappelle lui pour ses films néo-réalistes comme "Le Voleur de bicyclette" (1948), mais aussi pour être un acteur sérieux. Ainsi il apparaît auprès de Danielle Darrieux dans "Madame de .." (1953) et dans de très nombreux métrages de 1917 à 1975. Sa collaboration en tant que réalisateur de Sophia Loren commence avec "l'or de Naples" (1954), puis continue avec "La Paysanne aux pieds nus" (1960), "les Séquestrés d'Altona" (1961), et enfin un film reconnu par la critique internationale,  "Hier, aujourd'hui et demain" (1963), film également primée aux Oscars, comme meilleur film étranger et comprenant déjà le duo Sophia Loren et Marcello Mastroianni.

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"Mariage à l'italienne" sera détesté par une bonne partie de la critique de l'époque. Ainsi, Henri Agel, dira de ce film: « Plutôt que de parler d’un déclin ou même d’une panne créatrice de 1961 à 1964, nous supposerons que l’homme qui, huit ans plus tard, se révélait en pleine possession de ses moyens, a délibérément et par une sorte de masochisme amer, accepté de se laisser couler, avec une jubilation complémentaire dans le vertige de l’autodestruction : savoir qu’il donnait à ces publics et à ses distributeurs, aussi grossiers les uns que les autres, cette ration de vulgarité dégradante qui était bien tout ce qu’ils méritaient. Dès lors, on ne peut plus s’étonner de ce goût de l’ignoble et du bas qui (…) offre exactement le contraire de ce que De Sica avait presque toujours su éviter avec un tact exceptionnel. Cela peut expliquer à nos yeux (…) "Mariage à l'italienne" dont le côté déplaisant et pénible n’a pas échappé aux critiques clairvoyants. » Bien évidemment, ce n'est pas mon avis et je vais expliquer pourquoi.

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Ci-dessus : Sophia Loren

"Mariage à l'italienne" n'est pas un film "glamour". Ce n'est pas non plus  un film très sérieux. Mais derrière la comédie, le réalisateur Vittorio De Sica cache un sujet très sérieux. Ainsi, reprenant une pièce d'un auteur napolitain, Eduardo De Filippo. Ce dernier raconte l'histoire d'une rencontre entre un riche commerçant (Marcello Mastroianni) qui se rend de temps en temps dans une maison close et d'une jeune prostituée de 17 ans (Sophia Loren). L'histoire s'attarde donc sur la vie intime de la jeune femme. Si le film a parfois de la vulgarité ou des scènes crues, ce n'est jamais que pour dénoncer une réalité abjecte. Vittorio de Sica ne se complaît pas dans la vulgarité pour la vulgarité, comme le fait trop souvent le cinéma d'aujourd'hui complaisant avec notre époque décadente. Ici, la comédie n'est que le moyen qu'utilisait déjà Molière pour dénoncer les faiblesses, et les errements de son temps. Le réalisateur évite plusieurs pièges formelles. Il ne se laisse pas enfermé par la pièce, et ne fait donc pas du théâtre filmé. Ainsi, on a droit à des extérieurs intéressants à plus d'un titre. Mais malgré tout, le film n'est pas un film de réalisateur, mais un film d'acteurs et d'un duo d'acteurs magistrales : Sophia Loren & Marcello Mastroianni.

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Ci-dessus : Sophia Loren & Marcello Mastroianni

On est donc autant subjugué par ce duo d'acteurs exceptionnels, autant que par la dénonciation d'une société italienne des années 40, 50, et 60 qui permettait encore l'exploitation du corps de la femme pour le seul profit et plaisir de l'homme. On puise donc encore ici au source du mélodrame. Et si la forme et le ton sont modernes on sent que le sujet est classique. La femme n'est pas moteur de sa perte, mais encore le jouet de l'homme. Mais le film touche au sublime dans sa conclusion. En effet, lorsque le séducteur aura vieilli, le monde et sa vie lui échapperont ainsi que les femmes, car si lui n'a pas changé, la société elle aura changé. Il ne lui restera que ce sentiment d'avoir raté une partie de sa vie et une solution ultime à une vie de plaisir. Mais je vous laisse le découvrir. On est donc touché par ce destin de femme en lutte pour sa survie et celles des siens, dans une société dangereusement bourgeoise et perverse. Vittorio de Sica semble donc clôutrer par ce film le mélodrame classique et chercher une sortie à ce genre. Mais en 1964, il ne pouvait pas imaginer que la femme deviendrait un être libéré des traditions. La fin de "mariage à l'italienne" est donc un compromis, qui reste malgré tout encore aujourd'hui, tout simplement génial. C'est en cela et par sa conclusion que "Mariage à l'italienne" est un immortel classique du cinéma qui mérite toutes les louanges. A noter que le duo Sophia Loren et Marcello Mastroianni se retrouveront plusieurs fois après "Mariage à l'italienne", et en particulier en 1977, pour "une journée particulière" d'Ettore Scola.

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Disponible en DVD VF et VO sous-titrée (mais il faut préférer la version italienne pour profiter réellement du ton de l'oeuvre).

Note : 8,5 / 10