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28/11/2012

Les Cavaliers / The horse soldiers - 1959

"Les cavaliers" est paru l'année dernière en Bluray. Ce film a été tourné par John Ford en 1959. Il est le prolongement de la trilogie des guerres indiennes, commencée par "le massacre de Fort Apache" continuée par "la charge héroïque" et conlue par "Rio Grande". Comme dans ces 3 films, John Wayne joue les premiers rôles. Mais cette fois il partage la vedette avec William Holden, rendu 2 ans plus tôt immensément célèbre par son interprétation dans "le pont de la rivière Kwaï".

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La présence féminine dans ce film d'hommes est interprêtée par la magnifique Constance Towers. Contrairement à la précédente trilogie évoquée plus haut, ici ce n'est pas la guerre contre les Indiens qui ait mise en images, mais bien le combat entre le Nord et le Sud pendant la guerre de sécession (1861 - 1865). Et c'est un épisode qui concerne une brigade de cavalerie nordiste décidée à faire un raid lointain en territoire ennemie, afin de couper la ligne d'approvisionnement des Sudistes retranchées dans Vicksburg. Le sujet est au départ très militaire. Mais finalement comme dans "la charge héroïque", John Ford va s'attacher aux petites choses de la vie militaire, qui finalement une par une vont donner une consistance à chaque personnage mais aussi et surtout une humanité à ce film plus proche du film de guerre que du Western. Ainsi,  le médecin (Holden) s'opposera systématiquement à John Wayne (colonel) qu'il jugera trop partial, trop martial et ne respectant pas ses consignes de médecin militaire. La scène la plus savoureuse et la rencontre avec la riche héritière sudiste (Constance Towers) qui invite tout l'état-major nordiste à dîner. Elle fera tout son possible pour être la plus courtoise possible ... Quand les masques tomberont, le réveil sera difficile pour elle. Mais finalement l'humanité gagnera elle aussi et la guerre au lieu de diviser les hommes finira per les réunir sinon dans une même mort, du moins pour le couple chanceux, dans un même amour. Le duo John Wayne/William Holden fonctionne à plein régime et on a au final un film rythmé, très plaisant à regarder. Si à celà, vous ajoutez la magnifique musique de titre de

A noter enfin, une qualité d'image qui écrase l'édition DVD zone 2 précédemment sortie.

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Ci-dessus : John Wayne et Constance Towers

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Chanson du titre :

 

Ci-dessus : William Holden et John Wayne

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Ci-dessus John Wayne et Constance Towers sur le plateau des "Cavaliers".

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Ci-dessus : John Wayne, William Holden et Constance Towers sur le plateau des "Cavaliers"


NOTE : 8 / 10

11/11/2012

Montana - 1950

Montana est le dernier film tourné par le couple Errol Flynn, Alexis Smith. Il est le pendant de San Antonio, même si il n'y a pas de rapport scénaristique entre les 2 films. Le film a été réalisé par Ray Enright dont nous avons déjà commenté un de ces films : "l'amour et la bête". Il dirigea tout de même, plus de 70 films pour la Warner, sans que sa patte de metteur en scène laisse une trace indélébile dans l'histoire du cinéma américain. L'histoire de Montana est assez simple. Un éleveur de moutons (Flynn) veut s'installer dans le Montana. Mais la population locale s'y refuse. Il va trouver une rivale en la personne de Maria Singleton (Alexis Smith). Mais sera t'elle seulement une rivale ? Et sait elle qui est réellement Flynn ? Dans ce scénario assez basique, Flynn et Alexis Smith tiennent à eux seuls tout le film. En effet, Flynn se retrouve avec une ville presque entièrement contre lui. Et à part se faire pourchasser, on lui donne finalement assez peu de chances au début. L'opposition entre les 2 vedettes atteindra son paroxysme à la fin.

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On a donc là un western en technicolor, honnête, sans beaucoup de prétentions et d'une durée assez courte (76 minutes) mais qui fait malgré tout passer un très bon moment au spectateur. Néanmoins "San Antonio" ou bien évidemment des films comme "les conquérants" ou "la charge fantastique" lui sont très supérieurs sur bien des points. Quoiqu'il en soit, comme pour "San Antonio" on ne boudera pas non plus, ici son plaisir. En effet, le film vaut la peine d'être vue rien que pour le couple Flynn/Smith et la beauté de l'ensemble. Et puis Flynn tout seul contre toute une ville, c'est plutôt intéressant à voir.  A noter enfin une belle musique originale de David Buttolph.

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La bande annonce :

 

NOTE : 7,5 / 10

10/11/2012

San Antonio - 1945

San Antonio est un film avec Errol Flynn tourné en 1945, par David Butler. Mais Raoul Walsh et Robert Florey (bien que l'un et l'autre non crédités) ont aussi collaboré à la réalisation. David Butler est déjà en 1945 un vétéran d'Hollywood. En effet, il était déjà acteur en 1927. Et il a tourné en tant que réalisateur entre 1949 et 1953, 6 films avec Doris Day. Avant San Antonio, il avait déjà tourné 4 films avec Shirley Temple et il tournera en 1949 encore avec Shirley Temple, "The Story of Seabiscuits". Alors la vedette est bien entendu, Errol Flynn qui lui avait déjà tourné avec David Butler dans "Remerciez votre bonne étoile", en 1943. Mais là avec San Antonio, on est pas dans la comédie musicale ou la comédie légère, mais bien dans un Western. San Antonio fait donc parti des 8 westerns tournés par Flynn qui comprend, "les conquérants" en 1939, "la caravane héroïque/Virginia City", "la piste de Santa-Fe" en 1940, "la charge fantastique" en 1941, "la Rivière d'argent" en 1948, "Montana" et "la révolte des Dieux rouges" tous les deux, en 1950,

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L'avantage de San Antonio est de présenter un beau casting avec donc Errol Flynn mais aussi la belle Alexis Smith qui sera la partenaire de Flynn également dans "Montana" et qui l'avait déjà été dans "Gentleman Jim" en 1942. San Antonio présente également de belles couleurs Technicolor et une belle réalisation. Mais ce n'est pas tout, le film a l'avantage de présenter 2 méchants plus détestables l'un que l'autre joués par Victor Francen et Paul Kelly. Or ce n'est pas la moindre des qualités de ce métrage, car nous avons tous le souvenir de films ou le méchant n'est pas crédible ou faiblement intéressant. Flynn retrouve enfin un acteur "des conquérants" : John Litel. Mais ce n'est pas le seul point commun avec "les conquérants". En effet Max Steiner y reprend une partie de la musique et intégralement celle du titre.

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Ci-dessus Errol Flynn dans San Antonio :

Le scénario assez simple voir simpliste est la partie un peu faible du film. Mais on y trouve plusieurs morceaux de bravoure : assassinats, duels, scènes de bals, etc etc. Le casting faisant le reste, l'ensemble tient finalement parfaitement la route et le spectateur prend un plaisir certain à suivre les différentes péripéties se dérouler. On regrettera néanmoins que la Warner n'ait pas décidé de travailler un peu plus cette partie, qui nous reprend quelques poncifs du western, sans jamais élever l'oeuvre au delà du spectacle de qualité. Mais il serait stupide de bouder son plaisir, surtout qu'aujourd'hui le genre western est quasiment disparu. Dans "San Antonio", Errol Flynn est là pour sauver la veuve et l'orphelin et donner du fil à retorde aux infames bandits, voleurs de bétails et assassins. Que peut on demander de plus ? Pour conclure, et résumer mon propos, je dirais que "San Antonio" est la paraphrase de la célèbre réplique de Bette Davis dans son plus beau film, "une femme à la recherche de son destin" : "Jerry pourquoi demander la lune alors que nous avons les étoiles ?"

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Ci-dessus Errol Flynn dans San Antonio :

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Ci-dessus Errol Flynn dans San Antonio :

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Ci-dessus Flynn et John Litel :

 

Chanson présente ans le film, mais dans une autre version, chantée dans le film par Alexis Smith mais ici par Helen Forrest and Dick Haymes :

 

 

 

NOTE : 8 / 10

07/11/2012

Les Sept mercenaires / The Magnificent Seven - 1960

"Les Sept mercenaires" réalisé en 1960 par John Sturges est un Western, remake du célèbre film, "les Sept Samouraïs, réalisé par Akira Kurosawa en 1954. Alors tout d'abord ce qui est vraiment formidable dans ce film c'est le casting. On a pas seulement 7 grandes stars à l'affiche, on a 7 grands acteurs et le chef de la bande de bandits mexicains : Eli Wallach. On a donc 8 grands acteurs si on inclut Yul Brynner comme la grande star du film. On a donc comme mercenaires avec Brynner : Steve McQueen, Horst Buchholz, Charles Bronson, Robert Vaughn, James Coburn, Brad Dexter. Eli Wallach grâce à ce film sera présent dans d'autres westerns comme dans "le bon, la brute, et le truand" ou dans "la conquête de l'Ouest" 2 ans plus tard où il jouera encore un rôle de chef de bande. Steve McQueen avait l'année précédente déjà tournée pour John Sturges dans "la proie des vautours". Mais il n'était pas encore la grande star qu'il allait devenir. Donc au début du film il se mit à tourner et à enlever son chapeau sans cesse afin d'attirer le regard du public vers lui. Cela rendit fou de rage Brynner qui lui dit qu'il ferait pareil si il continuait. McQueen fit donc en sorte d'avoir une interprétation plus neutre dans la 2ème partie du film. Bronson avait quant à lui, derrière lui une carrière déjà conséquente et avait également tourné l'année passée avec Sturges sur la proie des vautours. Robert Vaughn n'a pas fait de son côté encore beaucoup de films en 1960. Horst Buchholz est quant à lui  un jeune acteur allemand, James Coburn n'a presque rien tourné avant ce film, et Brad Dexter est plutôt habitué au rôle de faire-valoir, comme par exemple avec Clark Gable dans "l'Odyssée du sous-marin Nerka". Si on ajoute que Brynner a des origines par son grand-père de Mongolie, et qu'il est donc la vedette principale d'un western, on peut comprendre que personne chez United Artists ne croyait à l'époque en un quelconque succès de ce film.

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Or contre toute attente, Brynner va se relever très crédible dans son rôle, Wallach parfait en chef d'un groupe de bandits mexicains, McQueen va tenter de voler la vedette à Brynner, comme on l'a vu plus haut et tous les autres vont être beaucoup plus que de simples seconds rôles. Il y a une espèce d'émulatipn entre chacun qui décuple le talent et l'interprétation de tous. C'est assez fascinant de voir cela à l'écran. Et en plus de ce casting "Galactique", le scénario qui semble simple au départ va se relever beaucoup plus complexe que prévu et réserver de large portion du récit à la personnalité de chaque mercenaire. Le spectateur va ainsi s'identifier à chaque personnage ou tout au moins tenter de le comprendre. L'explication de pourquoi ce village est constamment rançonné est aussi donnée. Présenté tout d'abord comme un western de série B, "les Sept Mercenaires" bénéficiera ensuite d'une exploitation beaucoup plus large, au vu des premiers succès en salle et aura ainsi un immense succès public. Ce n'est que justice pour un western au casting impressionnant et à l'inoubliable ouverture musical d'Elmer Bernstein. Deux suites seront faites plus tard, mais elles n'atteindront jamais la perfection de son glorieux aîné.

 

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Ci-dessus les 7 mercenaires :

 

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Ci-dessous la musique ultra-connue du titre :

 

NOTE : 9 / 10

29/10/2012

La fille du désert / Colorado Territory - 1949

"La fille du désert" tourné par Raoul Walsh en 1949 est un très bon western. Il bénéficie tout d'abord d'une distribution intéressante avec en vedettes principales Joel McCrea et Virginia Mayo. Cette dernière tente d'ailleurs de voler la vedette à un McCrea peut être un peu fade. Ce qu'il y a de fascinant dans ce film c'est qu'il parle beaucoup de conditions humaines tout en revisitant les thèmes habituels du western (attaque de diligence ou de train, bagarres, réglement de comptes). En effet, généralement les habituels hors-la-lois sont montrés comme des êtres nuisibles à la société. Ici ce n'est pas le cas. Les hors-la-lois sont présentés comme des êtres incapables d'échapper à leur destin. En cela le traitement de ce western est profondément humain. Il n'y a pas de héros, mais bien un couple d'anti-héros McCrea/Mayo. Ainsi, ni l'un ni l'autre ne pourront échapper à ce qu'ils sont. Enfin les honnêtes gens sont souvent montrés comme sans aucun sentiment, avides de profits (prime), et surtout sans aucune pitié.

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Alors même si il ne va pas toujours au bout de ses idées, ce western est très intéressant. Il ne montre pas le vice pour le vice. Mais bien la route de la désobéissance contre une société injuste par amour pour l'autre, en somme un espèce d'appel à la liberté 19 ans avant 1968. Ainsi, "La fille du désert" commence à aborder des thèmes que "Bonnie & Clyde" finira de parcourir 18 ans plus tard. En cela ce film est profondément novateur pour l'époque. On se prend donc à espérer une vie meilleure pour le couple Mayo/McCrea et on se met à croire qu'ils vont s'en sortir l'un et l'autre échappant aux braves fermiers déterminés à les anéantir. Oserais je dire qu'ils essayent d'échapper à une société aliénisante ? Et aujourd'hui sommes nous réellement libres ? Ce western ne fait il pas échos à nos propres servitudes, à nos propres renoncements ? Quoiqu'il en soit, la fin tragique, si belle et si mythique où le combat pour la liberté et l'amour se terminent les armes à la main fait rêver, tout en rappellant à nous la froide réalité, qui mettra le rêve de libération humaine entre paranthèses encore pour quelques années. Pour résumer et conclure "la fille du désert" est une belle oeuvre tout à fait recommandable par le caractère novateur qu'elle apporte au cinéma de cette époque et pour ce qu'elle préfigure.  Merci Mr Walsh !

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Ci-dessus : La sublime Virginia Mayo

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ci-dessous : Mc Crea et Mayo dans la scène finale mythique

 

Disponible en DVD "Trésors Warner" Zone 2.

Image : passable. Film qui mériterait un nouveau master sans aucun doute.


Note : 7 / 10

17/10/2012

Réglement de comptes à O.K Corral / Gunfight at the O.K. Corral - 1957

"Réglement de comptes à OK Corral" est un western réalisé par John Sturges. Il raconte l'histoire d'un duel entre les frères Earp et un gang de hors la loi. L'histoire est tirée de la légende de l'Ouest, Earp ayant vraiment existé ainsi que le combat à Ok Corral. Ce film m'a toujours fasciné. Je l'ai vu étant enfant, et j'ai toujours trouvé qu'il était incroyablement addictif du début à la fin. Je l'ai donc vu de très nombreuses fois. Déjà le titre, qui commence avec des cavaliers dans une prairie, et la chanson qui parle d'un réglement de comptes. On peut  ainsi dès les premières secondes se poser des questions sur la venue de ces cavaliers. Que viennent ils faire ? Mais surtout la chanson titre est vraiment bien trouvée et fait penser à la chanson de troubadours au moyen âge qui raconte une histoire, pas dans la forme mais bien dans le fond. Le producteur Hal B Wallis a participé au scénario a fait rajouter une romance à l'histoire entre Earp (Burt Lancaster) et Laura Denbow (Rhonda Fleming).

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Ce qui fascine également, c'est la mise en avant des défauts humains des différents personnages : hors la loi, shérif lâche, femme joueuse, ou volage etc etc Mais le personnage qui attire le plus mon affection c'est bien Doc Holliday (joué par Kirk Douglas), cultivé, dentiste qui a renoncé à exercer et qui a une liaison avec une femme (Jo Van Fleet) qu'il n'aime pas et qui l'aime pour son argent. Il est malade (tuberculose) très souvent, avec donc des problèmes conjugaux. Sa femme semble donc être sa punition à sa vie gâchée. Il y a donc quelque chose de pathétique dans cette histoire et dans la vie de Doc Holliday, qui n'attire sur lui que vengeance et antipathie de ses semblables. Mais il n'en a que faire et continue de jouer aux cartes pour gagner sa vie et de défier en combat singuliers ceux qui viennent s'en prendre à lui.

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Le personnage de Burt Lancaster semble ne souffrir d'aucun défaut, mais il en a un gros : l'indécision. Il se refuse à aider Doc Holliday, puis il l'aide. Enfin il arrête une joueuse, et il la libère etc Son indécision sera en contradiction avec la fidèle amitié qui petit à petit le liera à Doc Holliday. Peut être avait-il compris que Doc Holliday était contraint de subir sa vie plus qu'il ne pouvait la changer et que plus que quiconque celui-ci savait sa fin proche.

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Alors bien sûr, le clou du film c'est le combat final qui fut tourné en 4 jours à raison de 12 heures par jour ! Les passionnés de Science Fiction auront bien entendu remarqué la présence de DeForest Kelley le célèbre docteur Mc Coy de la série Star Trek. A noter qu'une suite a été tourné en 1967 par John Sturges mais avec des acteurs différents. On ne saurait finir de parler de ce film où tout semble totalement réglé comme un ballet, sans parler de la fameuse musique de Dimitri Tiomkin qui est parfaitement à sa place pour donner un fort impact à ce western dramatique, où la psychologie des personnages touche parfois au coeur plus sûrement que la balle du revolver. A n'en pas douter un western mythique, clairement au dessus du lot. A voir et à revoir sans modération.

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Disponible en DVD Zone 2. Image de très bonne qualité. Mais mériterait bien une release en Bluray.

Le générique  :

Extrait :

 

 

Ci-dessous le compositeur Dimitri Tiomkin :

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Note : 8 / 10

11/10/2012

Alamo - 1960 / MGM must restore Alamo !

En 1836 des rebelles Texans décidèrent de se soulever seuls contre la tyrannie du président mexicain Santa Anna. Décidés à bloquer l'avance de l'armée mexicaine, ils se retranchèrent dans le fort d'Alamo afin de permettre à Sam Houston de constituer une armée. Ce film raconte l'histoire de ce siège. On retrouve un casting exceptionnel avec John Wayne, Richard Widmark et Laurence Harvey en principales vedettes.

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Le film a été réalisé par John Wayne, avec l'aide de John Ford sur de nombreuses scènes. Le film fait d'abord s'affronter les idées, les caractères, avant de faire s'affronter les hommes à la fin du film dans une guerre sans pitié qui montera d'intensité jusqu'à l'assaut final. Le spectacle est énorme et impressionnant et préfigure les futurs films grands spectacles des années 60. On peut reprocher à Laurence Harvey une attitude parfois trop théatral. Mais globalement le scénario, les dialogues, et la réalisation sont parfaites. A cela il faut ajouter la musique de Dimitri Tiomkin qui ait dramatique au possible et qui colle parfaitement à la réalisation de Wayne.

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Alamo fait parti de ces films oubliés et maudits. En effet, il n'a obtenu qu'un Oscar alors qu'il pouvait en espérer raisonnablement beaucoup plus. Il été raccourci et amputé de plusieurs scènes sur la version française disponible depuis 10 ans en DVD. Et aujourd'hui la restauration complète mise en place par Robert Harris a été interrompue faute de moyens de la part de la MGM qui a donc décidé de la reporter à plus tard ou à jamais ... Il faudra donc attendre encore 1 an, 5 ans, 10 ans, 20 ans (qui sait ?) avant de voir ce film édité dans une version correcte. C'est d'autant plus malheureux qu'Alamo a de nombreux fans et mériterait un autre traitement et une vraie mise en valeur, surtout quand on voit l'immense médiocrité globale de la production cinématographique actuelle, ou la pauvreté des sorties DVD et Bluray en comparaison d'un tel film. Il ne peut donc être exigé de la MGM que la restauration au plus vite de ce chef d'oeuvre ! MGM must restore Alamo ! Ou alors que la MGM revende ses droits et laisse un autre éditeur prendre en charge la restauration. En attendant le film dans sa totalité est quasiment perdu ou abandonné. Bien triste tout ça.

En attendant un miracle qui sauve les hommes d'Alamo, voici quelques images du film :

 

Ci-dessous Richard Widmark et Laurence Harvey :

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La plus belle femme du monde pour moi, ci-dessous Linda Cristal :

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Extrait de la musique du film :

 

02/10/2012

L'aventure fantastique - 1955

L'aventure fantastique est un Western avec Robert Taylor. Il est très particulier car il se déroule au 18ème siècle et il est plus centré sur les rapports homme/femme que sur les traditionnels conflits avec les indiens ou entre patrons de ranchs. Alors bien sûr on retrouve la lutte contre les indiens, mais elle n'apparaît que comme toile de fond et à la fin et au début du film comme une lutte entre quelques indiens et quelques colons et pas comme une guerre véritable. La guerre véritable, elle est amoureuse entre Robert Taylor et Eleanor Parker. Bref le film est une espèce de curiosité, car la version française c'est vraiment quelque chose ! A vous de juger : la famille de la future mariée (Eleanor Parker) est écossaise dans la version US et d'origine provençale dans la version française et Robert Taylor Auvergnat !! Bon oui je sais, MGM France a fait très fort à l'époque vu qu'on se tape le doublage français de l'époque en VF provençale ! Et oui ... L'Ecosse ne devait pas permettre une identification assez forte au public français de l'époque dans l'esprit des patrons de la MGM. Mais on doute que le changement des patronymes est répondu aux attentes du réalisateur et des auteurs. Tout proportion gardée c'est un peu comme sur "le port de la drogue" avec Richard Widmark, où toute l'histoire avait été changée sur la VF et il n'était plus question d'espions communistes mais de réseau de trafiquants de drogue ! Bon heureusement ici on en est pas là.

 

 

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Pour le reste ce film reste une simple oeuvre de divertissement pur, les gags sont connus, parfois un peu lourds. Et on se divertira si on est bon public, et si on aime Robert Taylor comme moi, mais on risque de s'ennuyer ferme dans le cas contraire. La chanson du générique qui fait office quasiment d'hymne officiel du film, est à elle seule totalement hallucinante.

 

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Le film vaut donc d'être vu pour Robert Taylor, Eleanor Parker et les seconds rôles comme Victor McLaglen. Et puis je l'ai trouvé à 5 € chez Gibert Joseph. A ce prix là, on finit par être indulgent. Et puis c'est vrai que par certains côté l'aventure est fantastique voir incroyable ! Un Western provençal. Peuchère ! On y avait pas pensé jusque là.

 

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Note : 6 / 10

30/09/2012

Rio Grande - 1950

Troisième film sur la cavalerie américaine de John Ford (car sorti après la charge héroïque). Rio Grande se veut être une suite non assumée du "Massacre de Fort Apache". En effet, John Wayne reprend le rôle du capitaine York qui est là devenu colonel. Ce qui trouble c'est que contrairement à une suite normale, l'épisode précédent n'est jamais évoqué. On évoque ici le passé du colonel pendant la guerre de sécession. Ainsi dans les seconds rôles Victor Mc Laglen qui était  le sergent Festus Mulcahy dans Fort Apache devient ici le sergent-major Quincannon. Le film commence avec l'arrivée au fort d'une colonne de cavalerie de retour de mission contre les indiens qui se sont une nouvelle fois, échappés en passant le Rio Grande.

 

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La trame principale du fim va se nouer avec l'arrivée du jeune soldat York, fils du colonel et ensuite de sa mère (Maureen O'hara) qui va bouleverser la vie du fort et surtout la vie du colonel York. Les relations étant rompues avec sa femme,York solitaire va se trouver embarasser à gérer la venue de sa femme qu'il n'attendait pas. Le film va donc tourner au romantisme pendant un long moment. Et Maureen O'Hara en dehors bien évidemment d'une présence féminine dans un univers d'hommes,  jouera un peu un rôle de conscience du régiment et de bonne fée. En effet, elle reprochera au sergent Quincannon d'avoir incendié la propriété de son père pendant la guerre de sécession. Mais elle s'occupera aussi du linge des militaires et de celui de Quincannon. Je ne vais pas raconter tout le film, mais un dénouement heureux sera finalement trouvé que ce soit dans la lutte contre les indiens ou dans les relations entre York et sa femme.

 

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Ce film est aussi bon que le précédent. On ne s'ennuie pas du tout. On retrouve de grandes scènes d'actions en plus de la romance, et cette fois ci Victor Young à la musique. On peut seulement regretter que le film ne donne pas une meilleure image des indiens. A ce titre Fort Apache était différent et laissait la parole aux indiens. Là ils sont montrés comme sauvages et sans foi ni loi, car capables d'emprisonner des enfants dans une ancienne église.

 

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La bande annonce :

 

 

Note : 8,5 / 10

29/09/2012

Le massacre de fort Apache - 1948

Le massacre de fort Apache est le premier film de John Ford sur la cavalerie américaine et les guerres indiennes. Il fait parti d'une trilogie qui sera continuée avec Rio Grande et qui se finira avec la Charge héroïque. Dans le cas du "Massacre de Fort Apache" tout est dit dans le titre. En effet, toutes les intrigues qui se dérouleront seront petit à petit éliminées une à une, par la principale intrigue qui n'apparaît au début qu'en toile de fond, c'est à dire les guerres indiennes. La dernière intrigue à disparaître sera l'opposition entre le colonel (Henry Fonda) et le Capitaine York (John Wayne) avec les conséquences que l'on peut aisément imaginer dans une guerre contre les indiens.

 

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La distribution est éclatante et réunit donc John Wayne, Henry Fonda, Shirley Temple, John Agar, War Bond et Victore McLaglen.

 

Ci-dessous : John Wayne, Henry Fonda, Shirley Temple et John Agar

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Rien est laissé au hasard dans ce film et John Ford fait autant merveille dans les scènes intimistes que dans les scènes d'action. Les indiens sont présentés comme fiers et braves, et le colonel en charge du régiment comme fier, hautain et brave, et peu enclin à vouloir négocier. Je ne crois pas donc que le film soit une dénonciation de l'armée, de la guerre etc comme certains ont voulu le voir. Pour ma part, je pense qu'on est plus devant un Western qui explique la raison de ces conflits.

 

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La fin du film évoque enfin un thème cher à John Ford : la légende. En effet la mémoire du colonel responsable du massacre est célébré par son capitaine avec lequel il était en opposition et on apprend qu'il a été promu général à titre posthume. Cela annonce les thèmes de la construction d'une légende qui seront abordés plus longuement dans l'Homme qui tua Liberty Valance.

 

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A noter que la musique de Richard Hageman soutient parfaitement l'action.

 

La bande-annonce :

 

Note : 8 / 10

26/09/2012

Les grands espaces / The big country - 1958

Les grands espaces est un Western de William Wyler de 1958. L'histoire décrit l'arrivée dans l'Ouest d'un "Pied tendre" de l'Est, James McKay (Gregory Peck) venu pour se marier avec sa fiancée (Carol Baker) . Ce dernier était pourtant un marin accompli mais il passe comme incapable de se mesurer à la dureté de l'Ouest sauvage et en particulier à son régisseur Steve Leech (Charlton Heston). Le nouveau venu va ainsi se retrouver dans une culture qu'il ne comprend pas et différente de la sienne et au milieu d'un conflit opposant deux éleveurs de bétails qui se battent pour obtenir les terres d'une belle jeune femme (Jean Simmons) Ces terres sont bien évidemment le seul point d'eau de la région et sources de toutes les convoitises.

 

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Le contexte posé, il ne faut pas se tromper. On est bien entendu en face d'un très grand Western. Il suffit d'écouter la musique de Jérome Moross qui ouvre le début du film pour s'en convaincre. Tout le scénario est construit sur un mode binaire : oppositions et non oppositions. Opposition entre la grandeur des espaces et la petitesse des esprits et des conflits qui en découlent. Violence de l'Ouest et passivité de Gregory Peck devant cette culture violente qu'il ne comprend pas. Puis opposition finale ouverte entre lui et Charlton Heston, et enfin avec la culture de la violence initiée par les 2 clans rivaux.

 

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La distribution est excellente.  Et ce n'est qu'à la fin du film que les protagonistes montreront là encore leurs vrais visages. Ainsi Gregory Peck finira par prendre ses responsabilités et faire preuvre de courage tout en retenu, face à un déchainement de haine et de violence. Le film fait 165 minutes et peut donc paraître très long à certains. Mais ce n'est pas mon avis. Je trouve qu'il se voit très bien. Notez que la version Multirégions Bluray bénéficie d'une superbe qualité d'image.

 

Pour finir sur la musique, elle a accompagné une bonne partie de mon enfance. Et je vous restitue la somptueuse ouverture du titre du grand compositeur Jérome Moross et surtout la pochette de l'album de mon enfance.

 

 

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La réplique du film :

-Avez vous vu quelque chose de plus grand que notre pays ?

-Oui, l'océan.

 

 

Note : 7,5 / 10

27/08/2012

Billy The Kid - Le réfractaire (1941)

Certains ne trouvent pas beaucoup de qualités à ce film. Mais personnellement je lui en trouve de nombreuses. Tout d'abord il a été tourné en couleur, ce qui reste assez rare pour 1941. D'autre part il a été tourné par David Miller qui a fait quelques effets intéressants sur les yeux de Robert Taylor ou a bien mis en valeur les extérieurs tournés à Monument Valley. Miller avait tourné avant ce film beaucoup de court-métrages. C'est donc son premier long métrage. C'est aussi le premier western de Robert Taylor. Alors bien sûr, ce que l'on peut reprocher au film c'est qu'on sent bien qu'il a manqué sa cible et n'est pas le super Western que le studio voulait produire. Je pense que cela vient du personnage féminin Mary Howard qui ne sait ce qu'elle fait et a finalement un rôle peu important. Enfin Brian Donlevy est un peu en contre emploi dans un rôle de père la morale qui ne lui va pas très bien. Lui qui a tellement habitué, le spectateur à des rôles de méchants.

 

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Ceci étant dit ce film a de nombreuses qualités. Ainsi on a finalement la description de pourquoi Billy est devenu hors la loi. Donc il est expliqué que la mère de Billy a été assassinée et que le meurtrier a été relaché et donc que depuis il a pris l'habitude de se faire justice lui même sans faire grand cas de la vie des autres. Finalement on nous explique que le mal engendre le mal.

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Il y a également un autre thème qui y met en avant, ce sont les hommes d'affaires véreux qui derrière l'apparence de l'honnêteté, cachent de bien sombres trafics bien pire que la violence introvertie prête à exploser du hors la loi. Ainsi finalement on finit par prendre fait et cause pour l'anti-héros qui veut se faire justice dans un pays abandonné par la civilisation. Et puis c'est vrai que Robert Taylor en blouson noir en 1941, on se dit qu'il y a quelques choses de nouveau pour l'époque. 12 ans avant "l'équipée Sauvage".On pourrait aussi rapprocher ce film du "Brigand bien aimé" avec Tyrone Power de 1939, mais je pense que ce serait une erreur. En effet dans Billy The Kid, on essaye pas de justifier l'attitude mais seulement de l'expliquer.

 

A ce titre ce Western est profondément novateur. Il met en avant un vrai hors la loi, un vrai anti-héros. Et pire que ça il explique son parcours et sa rédemption. C'est assez rare pour 1941 pour être souligné. Il y a également quelque chose de magnifique au niveau du dialogue. C'est le lien entre 2 phrases prononcées, l'une au début et l'autre à la fin du métrage. En effet, The Kid dit : "la main droite je la garde pour les amis". Sans vouloir tout expliquer du scénario le lien est fait avec cette phrase à la fin du film, ce qui donne bien entendu une assez forte impression finale.


Note : 7 / 10

26/08/2012

La conquête de l'Ouest - 1962

J'aimerais vous parler aujourd'hui d'un des plus grands westerns tournés par les studios hollywoodiens.

 

Tout d'abord, ce qu'il faut savoir c'est qu'aujourd'hui le genre western est virtuellement mort et n'existe quasiment plus. Si on tourne 3 ou 4 westerns de qualité par an en ce moment à Hollywood c'est le bout du monde. Dans les années 50,  début des années 60, c'étaient des dizaines et des dizaines de westerns qui étaient tournés chaque année et beaucoup avaient de grandes qualités.

 

La conquête de l'ouest a été tourné en cinérama. Le cinérama était une technique qui devait permettre au spectateur de se sentir entouré par l'image. En effet le film était présenté sur un écran Extra large à 145°. Cela nécessitait donc pour tourner une prise de vues en 35 mm avec trois caméras, trois projecteurs synchronisés dans la salle et trois cabines de projections distinctes. En fait le cinérama était l'ancêtre du cinémascope. Il faisait parti de toute la panoplie d'Hollywood pour résister et contrer l'arrivée de la télévision. Un peu comme la 3D qui était déjà testé à cette époque. Le but étant toujours le même, il fallait donner au spectateur, une image et un spectacle qu'il n'aurait jamais avec sa télévision, d'où les grandes images et les fresques gigantesques de cette époque produite par le cinéma.

Ce film se positionne donc dans ce contexte "historique" et était une immense super-hyper production pour l'époque avec 3 grands réalisateurs qui se partagent le film :  Henry Hathaway, John Ford et George Marshall.

 

Et pour la distribution c'est aussi du très très lourd :

James Stewart
John Wayne
Henry Fonda
Gregory Peck
George Peppard
Debbie Reynolds
Richard Widmark
Carroll Baker
Karl Malden
Eli Wallach

 

Le film est divisé en 5 époques : Les rivières (1830), Les plaines (1850), La guerre de Sécession (1861-1865), Le chemin de fer (1868), Les bandits (1880). Cela permet de voir l'évolution des USA pendant ces périodes et des différents acteurs.


Et là sauf pour les anciens qui ont eu la chance infinie de le voir au cinéma, il faut bien parler de la restauration qui est fabuleuse que ce soit en Blu-Ray ou en DVD. En effet toutes les éditions précédentes zone 1 laissaient voir les 2 bandes du cinérama sur l'image. Et là les bandes ont disparu et sont quasiment invisibles. Et sinon l'image est de toute beauté. Une restauration excellentissime qui laisse à penser que le film a été tourné hier. Espérons qu'un jour ils sortiront le Alamo de John Wayne avec ce niveau de qualité ... Mais j'en parlerais une autre fois !


Vous l'aurez compris, la conquête de l'ouest est un western au dimension pharaonique, qui mérite d'être vu et revu.


L'image cinérama comment elle était vue en salle en 1962 :

 

howthewestwaswon_cinerama.jpg


En cadeau une partie de la BO fabuleuse d'Alfred Newman : http://www.youtube.com/watch?v=H7ZPy-7BzSw&feature=re...


Ci-dessous Alfred Newman, très grand compositeur hollywoodien :


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Note : 10 / 10

08/08/2012

La caravane Héroïque / Virginia city - 1940

Aujourd'hui j'ai envie de vous parler de Virginia City ou en français "la caravane Héroïque". Superbe film de Michael Curtiz. Michael Curtiz c'est le réalisateur hollywoodien par excellence. Venu d'Europe parlant très mal anglais il réalisa malgré tout 67 films entre 1930 et 1950 et encore d'autres après 1950. Il est connu surtout pour Casablanca avec Humphrey Bogart ou pour son Robin des Bois avec Errol Flynn.

 

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Dans Virginia City il est donc aux manettes. On retrouve dans ce Western une distribution fabuleuse : Errol Flynn, Randolph Scott. On a donc déjà du très lourd dans les vedettes masculines et en vedette féminine Miriam Hopkins. Dans les seconds rôles, Humphrey Bogart est également présent avec une petite moustache qui le rend antipatique. Mais c'est le but car il fait un rôle de hors la loi cupide et sans coeur. Et puis il y a la bande d'Errol Flynn en la présence d'Alan Hale et Guinn 'Big Boy' Williams.

 

Ci-dessous Miriam Hopkins :

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Ce que j'aime dans ce film c'est que les personnages ne sont pas ce qu'ils sont supposés être et que finalement chacun joue un double voir un triple jeu et qu'au bout du film chacun aura évolué positivement au gré des circonstances. L'humanité dépassant dans ce film tout ce que la guerre, la politique et les intérêts peuvent produire pour opposer les hommes les uns contre les autres.

Un très grand film qui va bien au delà du simple divertissement qu'il est censé produire.

 

La bande annonce :

http://movies.nytimes.com/movie/52859/Virginia-City/trail...



NOTE : 7 / 10