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13/09/2014

The Master - 2012

Que doit on penser de "The Master" ? Est-ce un chef d'oeuvre ou un film prétentieux et raté ? Peut être un peu de tout ça. Tout d'abord, il faut parler du casting remarquable, porté par un Joaquim Phoenix, particulièrement inspiré et par Philip Seymour Hoffman au top de sa forme. Le film attire autant qu'il révulse. Il attire par une formidable photographie de Mihai Malaimare Jr et la réalisation particulièrement soignée de Paul Thomas Anderson. Alors tout d'abord, c'est long très long, 2H17 pour un mélodrame masculin. Et surtout le scénario navigue totalement à vu, sans aucune véritable structure. Alors c'est vrai que cette plongée dans la naissance d'une secte (la scientologie), est intéressante. Mais qu'en est-il du plaisir du spectateur ? Après s'être extasié devant le jeu des acteurs et la réalisation, la photographie, on a fait le tour du film, qui tourne en rond et nous propose des scènes qui souvent manque à faire sens ou tournent en longueur. Mais c'est vrai que Philip Seymour Hoffman est parfait dans le rôle de ce gourou, fondateur de la scientologie, L Ron Hubbard. A cela, il faut ajouter une belle bande sonore, très jazzy, avec le fabuleux "no other love" interprété par la fabuleuse Jo Stafford. Malheureusement, il y a assez peu de seconds rôles intéressants, et l'intérêt du film finit par se limiter à la relation entre le gourou et son élève. On notera d'ailleurs le rôle de potiche de la pauvre Amy Adams.

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Mais malheureusement, encore une fois, des acteurs au top, une réalisation et une photographie superbes, n'ont jamais fait un bon film. Le scénario est définitivement trop ennuyeux pour intéressé sur toute la durée du film, pire on se dit que jamais on ne s'infligera un tel film une deuxième fois. C'est bien le problème de "The Master" à la qualité formelle parfaite, mais au fond totalement bancal, et qui peine réellement à convaincre d'une quelconque progression des personnages. Il arrive par contre à nous convaincre que recréer les années 50 à l'écran, nous procurent des émotions cinématographiques, dont notre imaginaire aime à se souvenir. Peut être est cela, le plus bel hommage que l'on peut faire à "The Master" et à son message philosophique.

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Ci-dessus : Joaquim Phoenix

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Ci-dessus : Philip Seymour Hoffman

Disponible en Bluray & DVD zone B et zone 2, en VF et VO sous-titrée.

Note : 4 / 10

06/09/2014

L'héritière / The Heiress - 1949

On a parfois plaisir à parler de certains films, plus que d'autres, et "l'héritière" fait parti de ceux-ci. Comme son nom l'indique déjà un peu, le film qui nous compte la vie sentimentale d'une héritière de fortune. Il a été produit par la Paramount et réalisé  en noir & blanc par William Wyler. Le film peut s'appuyer sur plusieurs qualités importantes. Tout d'abord, c'est une adaptation du roman d’Henry James "Washington Square". De plus ce roman a lui même était adapté pour le théâtre par Ruth et Augustus Goetz, et c'est sur cette dernière version théâtrale de 1947, que le scénario des mêmes auteurs, est fondé. On a donc un scénario tout à fait sérieux. Le réalisateur n'est pas non plus, n'importe qui. On doit à Wyler, plusieurs films avec Bette Davis, comme "l'insousime" (1938), "la lettre" (1940), "la vipère" (1941), mais aussi plusieurs chef-d'oeuvres comme "Madame Miniver" (1942), "les plus belles années de notre vie" (1946) et "les grands espaces" (1958), et même "Ben-Hur" (1959), pour citer les plus célèbres.

 

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Le casting de "l'héritière" est également très bon. Ainsi, on retrouve Olivia de Havilland, Montgomery Clift, Ralph Richardson, et Miriam Hopkins. Olivia de Havilland avait gagné auparavant déjà un Oscar pour son interprétation dans "À chacun son destin", l'année précédente.  Montgomery Clift joue son rôle très correctement, sachant lui donner des tons et des intonations qui font de lui un comédien d'exception, mais que dire de la formidable prestation de Ralph Richardson, qui joue le père de notre "héritière", ne sachant comme protéger et aimer une fille, qu'il méprise au plus profond de lui. Ralph Richardson apporte toute sa classe au film, comme sait le faire également George Sanders. On se souvient de Ralph Richardson pour ses préstations dans "La vie future" (1936), ou en mari trompé dans "Le divorce de Lady X" (1938) ou dans "Anna Karénine" (1948) avec Vivien Leigh. On note aussi dans les seconds rôles, la belle prestation d'une Myriam Hopkins déjà vieillissante. Mais toute sa fabuleuse beauté tellement présente dans "Dr. Jekyll and Mr. Hyde" (1931) avec Fredric March ou dans "la caravane héroïque" (1940) avec Errol Flynn semble s'être évanouie. Elle n'en reste pas moins une actrice terriblement talentueuse. Le film est donc un très bon film, qui n'ennuie jamais, malgré la difficulté du sujet. On retrouve encore une fois avec bonheur, du grand cinéma hollywoodien, dont l'histoire peut se résumer au thème de "plaisir d'amour" emprunté par le compositeur Aaron Copland. Olivia de Havilland enlaidie pour l'occasion, devait gagner son deuxième Oscar et le film en rafler 4 en tout.

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Ci-dessus : Montgomery Clift & Olivia de Havilland

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Ci-dessus : Montgomery Clift & Olivia de Havilland

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Ci-dessus : Olivia de Havilland & Ralph Richardson

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Ci-dessus : Myriam Hopkins

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Ci-dessus : Olivia de Havilland

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Ci-dessus : Montgomery Clift & Olivia de Havilland

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Ci-dessus : Olivia de Havilland avec son Oscar gagné pour "l'héritière"

Trailer :

 

Extrait de la musique du film :

Disponible chez Universal en DVD zone 2 VO sous-titrée

Note : 8 / 10

22/08/2014

La fièvre de l'or noir / Pittsburgh - 1942

"La fièvre de l'or noir" ou dans son titre américain "Pittsburgh" est un film en noir & blanc de Lewis Seiler. On trouve assez peu d'informations sur internet, sur Lewi Seiler. On sait qu'il a commencé comme gagman et a été associé au western de Tom Mix dans les années 20. Concernant, "la fièvre de l'or noir", il est le 3ème et dernier film de John Wayne avec Marlene Dietrich, et le deuxième et dernier film du trio Wayne, Dietrich, et Randolph Scott. Les critiques de l'époque n'ont pas été très bonnes, reprochant au film, une certaine facilité scénaristique. Néanmoins, le film a de nombreuses qualités. Ainsi, si le scénario peut paraître par moment facile, il n'en est pas moins plaisant à suivre. Enfin, Randolph Scott ne joue pas un rôle de méchant. Ce rôle est réservé à un John Wayne, qui joue le pire patron qu'on peut imaginer : magouilleur, roublard, et prêt à exploiter ses propres ouvriers, ou même sa femme, pour son bien propre. On peut se demander, dans quelle mesure, Wayne a puisé dans son propre être pour jouer ce personnage. Peut être les critiques de l'époque ne l'ont pas compris. En tous les cas, le génie des deux scénaristes (Kenneth Gamet & Tom Reed), est de laisser une humanité au personnage de Wayne, lui laissant toujours une porte sortie pour retourner ou retomber du bon côté.

affiche-La-Fievre-de-l-or-noir-Pittsburgh-1942-1.jpgA l'avantage de "la fièvre de l'or", on peut aussi citer l'admirable photographie de Robert De Grasse, qui fait ici un travail incroyable, pour être en valeur, à toute force, la beauté de Marlene Dietrich. Le film ne refuse pas non plus quelques débats sociales sur le rôle des syndicats, des ouvriers ou sur le choix de la libre entreprise, finalement assez rares dans le cinéma américain de cette période. Quand on a fini, de voir "la fièvre de l'or noir", on ne peut que l'aimer, car il veut nous faire croire qu'il existe un chemin, une "way of life" à l'américaine, où même les plus misérables peuvent s'enrichir. Ce mythe américain, reste peut être la plus belle expression de ce film, à la forme cinématographique très soignée, et qui mérite d'être redécouvert. A noter une très belle image de l'édition Universal disponible en France.

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Ci-dessus : Randolph Scott & John Wayne

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Ci-dessus : John Wayne

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Ci-dessus : John Wayne, Marlene Dietrich & Randolph Scott

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Disponible en DVD zone 2, en VO sous-titrée uniquement

Note : 7,5 / 10

19/08/2014

La maison des 7 péchés / Seven Sinners - 1940

"La maison des 7 péchés" est le premier film du duo John Wayne / Marlene Dietrich. C'est un film en noir & blanc de Tay Garnett. Ce dernier, est surtout connu par le public cinéphile pour avoir réalisé, la plus belle version du "facteur sonne toujours deux fois" avec Lana Turner et John Garliefd. Mais il a aussi d'autres films beaucoup moins connus, mais tout aussi intéressants, à son actif. Ainsi, on peut noter quelques similitudes entre "voyage sans retour" (1932) et "la maison des 7 péchés", que je vous présente ici. Tay Garnett s'engage comme un instructeur de pilotes pour le Naval Air Service à San Diego entre 1917 et 1922. Après une blessure lors d'un crash il doit abandonner le service actif, et réalise alors des spectacles burlesques pour les troupes. Après son expérience militaire, il commence par écrire 2 scénarios, avant de passer dans plusieurs studios jusqu'à sa signature pour Universal en 1932. Là il réalise plusieurs comédies avec le producteur Walter Wagner. "La maison des 7 péchés" est donc un retour au mélodrame, mais cette fois-ci un mélodrame teinté de burlesque. Marlene Dietrich et John Wayne tiennent à eux seuls le film. Mais on peut noter aussi la présence de quelques seconds rôles très intéressants comme Broderick Crawford. Broderick Crawford, c'est le terrible commandant fou du "temps de la colère" (1956) avec Robert Wagner. Pour terminer sur le casting de "la maison des 7 péchés", on peut noter aussi la présence fémine de la belle Anna Lee, et de Oskar Homolka dans le rôle d'un homme qui semble être un ancien souteneur de la belle Marlene.

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Le film en lui même, fait la part belle au mélodrame, tout en teintant son propos de référence au cinéma burlesque et à la comédie. Ici, on ne veut jamais rester trop sérieux comme dans "voyage sans retour" (1932) du même Tay Garnett. Donc il y a donc la scène de la bagarre digne d'un bon vieux film muet, avec une accélération par moment de l'image, et quelques morceaux de comédies choisis. Pour ma part, j'ai trouvé que cela décrédibilisait un peu le film. Mais cela peut être aussi un parti-pris, tout à fait acceptable. Il faut également noter que le film est rehausser par la superbe photographie d'un certain Rudolph Maté (réalisateur né à Krakow), qui avait été responsable de la photographie de "la passion de Jeanne d'arc'" (1928). Il deviendra lui même réalisateur, et on le retrouvera à la réalisation de westerns. "La maison des 7 péchés" propose également quelques chansons interprétées par Marlene Dietrich. Voilà, donc un film assez réussi, dont on peut regretter le propos parfois léger, même si cela est voulu. On retient la présence du duo Wayne / Dietrich convaincant et la très belle photographie d'un Rudolph Maté, ici très inspiré. Deux ans plus tard, Michael Curtiz arrivera à dépasser Tay Garnett, en nous donnant lui aussi un film qui tournera autour de l'univers d'un bar, l'inoubliable "Casablanca". Personne ne peut dire si "la maison des 7 péchés" n'a pas été une source d'inspiration pour les scénaristes de la Warner, qui travaillaient sur Casablanca.

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Ci-dessus : Marlene Dietrich & John Wayne

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Ci-dessus : Marlene Dietrich & John Wayne

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Disponible en DVD Zone 2, chez Universal en VO sous-titrée

Extrait :

Note : 7,5 / 10

17/08/2014

Les compagnes de la nuit - 1953

"Les compagnes de la nuit" est un film français, noir & blanc de Ralph Habib. Ralph Habib n'a pas une immense filmographie, mais elle mérite d'être redécouverte. Avant "les compagnes de la nuit", il avait tourné aussi avec Françoise Arnoul en 1952, 'la Forêt de l'adieu". Ici, "les compagnes de la nuit" nous décrit l'univers de la prostitution dans la France des années 50. Comme le prévient le carton, avant le début du film, le réalisateur et le scénariste, Jacques Constant, ne tombent jamais dans une sentimentalité exacerbée comme dans certains grands films hollywoodiens, comme "la valse dans l'ombre" (1940), que j'aime beaucoup. Là, n'est pas la force des "compagnes de la nuit". Ici, la force du film, c'est le réalisme de l'histoire de ces femmes aux vies brisées, et à la sexualité exploitée. Le casting est très bon. On retrouve Raymond Pellegrin en souteneur, Françoise Arnoul en fille mère, qui se prostitue consciente de ce qu'elle fait et qui le fait pour subvenir aux besoins de son jeune enfant. On retrouve aussi dans les seconds rôles, Noël Roquevert, éternel second rôle du cinéma français de cette période, mais aussi Louis de Funes, qui fait de la figuration, ou encore Nicole Maurey, et Marthe Mercadier. On pourra reprocher le peu de charisme du héros, joué par Pierre Cressoy, massif, mais assez transparent.

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Le scénario est bon. Les dialogues font souvent mouches. On ne s'ennuie pas. La réalisation n'est pas extraordinaire, mais tout à fait correct, et laisse entrevoir, un sein, là une jambe, ou encore une Françoise Arnoul qui met ses bas : des images qui auraient été censurées dans le cinéma américain de cette époque. Au départ, on peut s'interroger sur le peu d'expression de l'héroïne jouée par Françoise Arnoul. Mais il est vrai que sa situation dans le film devait lui enlever tout sentiment. Elle devenait ainsi en tant que prostituée, comme étrangère à elle même. Ralph Habib ne révolutionne donc pas le cinéma, mais nous donne ici, un film sérieux, qui fait frémir, et nous fait prendre fait et cause pour ces filles exploitées pour l'argent. La présence de Marthe Mercadier, au destin incertain, nous rappelle aussi au souvenir de cette immense actrice, devenue indigente, atteinte d'Alzheimer et menacée jusqu'à dernièrement d'expulsion avec sa fille. On se souviendra que dans cette situation désespérée, des inutiles pauvres cloches, comme Jean-Pierre Castaldi, continuèrent de tirer sur l'ambulance et de reprocher à la pauvre femme d'être finalement devenue ce qu'elle est. Le monde du spectacle n'est pas un monde très sympathique. Mais ça on le savait déjà.

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Ci-dessus : Noël Roquevert

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Ci-dessus : Nicole Maurey

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Ci-dessus : Françoise Arnoul

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Ci-dessus : Raymond Pellegrin et Pierre Cressoy

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Disponible en DVD Zone 2 chez René Chateau

Note : 6,5 / 10

03/08/2014

Heureux mortels / This happy Breed - 1944

"Heureux mortels" nous raconte la vie d'une famille anglaise entre 1919 et 1939. Le film est digne d'intérêt de par son aspect social mais aussi parce qu'il est réellement attaché à la réalité d'une époque. C'est le film des premières fois pour Lean : première œuvre en tant que réalisateur crédité seul au générique, premier d’une série de trois adaptations de pièces de Noël Coward, première production de sa société Cineguild, premiière réussite indiscutable de sa carrière (c’est le film anglais qui rapporta le plus d’argent en 1944) et c'est son premier film en Technicolor. Dans "Heureux Mortels" l'actualité est support de l'histoire, et constitutive de la vie de la famille, qui se rend au défilé de la victoire en 1919, ou qui est marquée par les grandes grèves et les idées communistes qui traversent l'Angleterre des années 20. Mais, on revient toujours à un univers familial, centré sur la maison et sur une famille classique qui semble être le meilleur rempart à la folie des hommes."Heureux mortels" est un film qui consacre à l'infini, la famille, ses valeurs, sa joie et ses drames. C'est en cela qu'il est encore touchant aujourd'hui, au delà de son étude sociale de 20 ans de vie anglaise.

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On se surprend donc à suivre avec intérêt cette tranche de vie, et la moralité de cette histoire est bien que tout passe et tout s'en va. Et la famille ne protège pas des drames de la vie, mais reste l'ultime refuge des Hommes. On sait que c'est David Lean, qui choisit l'acteur comique Robert Newton, pour le rôle du père de famille. Newton s'en sort bien et campe parfaitement le rôle. Celia Johnson détestait son rôle, elle est pourtant parfaite en mère courage, qui se sacrifie au bien être familial et recevra un prix pour son interprétation. On peut retenir aussi l'interprétation de Amy Veness, en belle mère acariâtre ou John Mills en marin de sa majesté. Certains me diront que cela reste du mélodrame de cuisine, ou de canapé. Je crois que ce serait n'avoir rien compris de ce film, profondément humain, et qui est bien plus qu'un simple film destiné à glorifier la nation anglaise dans ce qu'elle a de plus intime. "Heureux mortels" est comme son titre l'indique, un film humain, destiné à une Humanité, qui rit, espère, souffre, pleure, et tout ceci, malgré les drames de la vie et du monde. En cela, ce film mérite d'être vu et revu, car il est une partie de nous, et à quelques chose près : la meilleure.

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Ci-dessus : Robert Newton, Celia Johnson,

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Disponible en DVD zone 2 sous-titrée en français dans le coffret David Lean édité par Carlotta

Note : 8 / 10

02/08/2014

Histoire d'un amour / Back Street - 1932

"Histoire d'un amour" est sans doute le meilleur film du réalisateur John M Stahl. En effet, ce dernier n'a pas réellement brillé sinon dans les mélodrames. Et cela tombe bien vu que "Back Street" ou en Français "histoire d'un amour" est un mélodame avec dans les rôles princiaux Irene Dunne et John Boles. John M Stahl, est né Jacob Morris Strelitsky à Bakou (Azerbaïdjan). Quand il était enfant, sa famille déménage à New York aux États-Unis. À New York, il a commencé à travailler dans la croissance de l'industrie cinématographique de la ville à un jeune âge et réalise son premier court-métrage muet en 1914. Au début des années 1920, Stahl a signé avec Louis B. Mayer Pictures à Hollywood et en 1924 faisait partie de l'équipe qui est devenue Mayer MGM Studios. En 1927, John Stahl était l'un des trente-six membres fondateurs de l'Academy of Motion Pictures Arts and Sciences. Avec la transition de l'industrie au parlant et longs métrages, John Stahl arrive à se . De 1927 à 1930 Stahl était un dirigeant du studio indépendant Tiffany Pictures, et en fait renommer l'entreprise en  "Tiffany-Stahl Productions". Mais ce studio disparaîtra en 1932, des suites de la grande dépression. Pour Universal Pictures, il a dirigé "Imitation of Life" qui a été nominé pour un Academy Award du meilleur film. L'année suivante, il a dirigé "le secret magnifique", mettant en vedette encore une fois Irene Dunne et Robert Taylor. John Stahl a continué à produire de grandes productions ainsi que des courts métrages jusqu'à l'heure de sa mort. Son oeuvre mériterait d'être redécouverte, car on y trouve des films mélodramatiques formidables comme "Péché mortel" (1945) avec Gene Tierney, ressorti récemment aux USA en Bluray, mais dont le public français et européen espère toujours une nouvelle édition. On peut également citer "les clés du royaume" (1944) avec Gregory Peck. Stahl est mort à Hollywood en 1950 d'une crise cardiaque, à l'âge de 63 ans. Son travail dans le mélodrame devait inspirer plusieurs réalisateurs (Douglas Sirk, Robert Stevenson) qui devaient lancer plusieurs remakes des plus grands mélodrames de John M Stahl, comme "images de la vie" (1934), ou "le secret magnifique" (1935), tous les deux adaptés de nouveau par Douglas Sirk.

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"Histoire d'un amour", est quant à lui un très beau mélodrame qui raconte comment on peut rater une vie par un détail ou un malentendu. Le film est littéralement porté par Irene Dunne qui donne ici une superbe composition de maitresse d'un homme d'affaire tendre, mais qui refuse de divorcer ou de lui donner un enfant. Le film est le film d'une époque. En effet, aujourd'hui aucune femme n'accepterait d'attendre un homme ainsi toute sa vie. Il n'en reste pas moins que le film explore cette possibilité, jusqu'à un final déchirant. On ne peut alors s'empêcher de pleurer à chaudes larmes et applaudir une fin aussi émouvante. La réalisation de John M Stahl est un peu datée, mais le film est assez fascinant de par son nihilisme et son absolutisme amoureux, assez impressionnant."Histoire d'un amour" est donc une belle réussite et on doit remercier Universal de nous avoir ressorti ce joli film de l'oubli. Ce serait d'ailleurs bien que les éditeurs ressortent d'autres mélodrames de John M Stahl. En attendant, "histoire d'un amour" m'aura permis de vérifier le bon fonctionnement de mes glandes lacrymales. C'est déjà pas si mal.

Citation : There isn't one woman in a million who's found happiness in the back street of any man's life.

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Ci-dessus : Irene Dunne

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Ci-dessus : Irene Dunne & John Boles

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Ci-dessus : Irene Dunne & John Boles

 

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Disponible en DVD Zone 2 sous-titrée en français dans la collection "étoiles Universal"

Note : 7,5 / 10

16/07/2014

Pour elle un seul homme / The Helen Morgan Story - 1957

Il fallut 4 scénaristes (Nelson Gidding, Stephen Longstreet, Dean Riesner et Oscar Saul), pour écrire difficilement l'histoire de la grande chanteuse américaine, Helen Morgan. Il n'en reste pas moins que l'histoire prend quelques détours avec la réalité et reste un peu binaire. Mais pour ma part, j'ai trouvé Ann Blyth très convaincante en Helen Morgan. Certaines critiques ont dit que sa voix de soprano ne convenait pas et donc que la Warner ait engagée Goggi Grant pour le doublage. Par contre, d'autres commentateurs ont contesté ce choix. En réalité, lors d'un doublage l'actrice n'est jamais consacrée, car les critiques s'opposent devant un choix jugé raisonnable pour les uns et contestable pour les autres. Quoiqu'il en soit, Ann Blyth joue très bien son rôle et arrive à amener une vraie émotion dans les scènes dramatiques, et nous donne une formidable performance d'actrice dans le dernier tiers du film.

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Michael Curtiz est à la réalisation et ça se voit. Tout est très soigné. La direction d'acteur est très bonne. La photographie est classique sans être trop présente ou trop excessive. Mais ce que l'on peut contester, c'est le look un peu années 50 de l'histoire qui est censée se passer dans les années 20. C'est le gros défaut du film qui n'arrive pas à nous faire oublier en terme de réalisme, "les fantastiques années 20" (1939) de Raoul Walsh avec James Cagney et Humphrey Bogart. Dans les fantastiques années 20, l'actualité était très présente, voir trop et on se plongeait littéralement dans l'époque vue par les Américains. Dans "Pour elle un seul homme", l'époque semble se diluer dans les problèmes de la chanteuse. C'est le principal défaut du film. Il faut noter que ce n'est pas la première participation d'Ann Blyth à un film de Michael Curtiz. En effet, elle avait déjà travaillé avec lui dans le superbe film, "le roman de Mildred Pierce" (1945). Curtiz se plaît à filmer les jambes des danseuses qui descendent des escaliers, comme beaucoup de réalisateurs hollywoodiens avant lui. Dernier film d'Ann Blyth pour le cinéma, c'est aussi une forme d'adieu pour cette magnifique actrice qui n'a eu pas la carrière qu'elle aurait méritée d'avoir. "Pour elle un seul homme" ne laisse donc pas indifférent, et malgré ses défauts on prend beaucoup de plaisir à suivre la vie d'Helen Morgan et à écouter des chansons nostalgiques mais superbes d'un mélodrame de qualité.

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Ci-dessus : Ann Blyth

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Ci-dessus : Paul Newman et Ann Blyth

Extrait :

 

La vraie Helen Morgan dans la version de "Show Boat" de 1936 :

 

Film disponible en DVD en VO sous-titrée (collection Fnac)

Note : 7,5 / 10

14/06/2014

La belle de Saïgon / Red Dust - 1932

"La belle de Saïgon" mérite bien sa réputation de film mythique. Deuxième des six films du duo Clark Gable / Jean Harlow, on peut bien dire que celui-ci ne laisse pas indifférent. L'histoire semble pourtant classique. Ainsi un patron (Clark Gable) de plantation d'hévéas (arbre à Caoutchouc) en Indochine française, se retrouve avec une jeune et belle prostituée (Jean Harlow) sur les bras, mais l'arrivée d'un nouveau contre-maître (Gene Raymond) et de sa femme va changer les choses. Le couple va se dissoudre dans une nature luxuriante où les éléments naturels auront toute leur place pour déclencher un érotisme étonnant pour l'époque. Car il ne faut pas oublier que "la belle de Saïgon" date de 1932, soit 2 ans avant la mise en place du code de censure (Code Hays). Deux ans plus tard, une histoire mettant en avant, aussi souvent une prostituée, et la montrant aussi sympathique n'aurait pas été autorisée à être filmée. Ainsi, on sait que sur "Autant en emporte le vent", Selznick s'interrogeait sur les nombreuses scènes du personnage de Belle Watling (patronne d'une maison close) et sur son caractère si franc et finalement honnête.

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Pour en revenir à "la belle de Saïgon", le scénario de John Lee Mahin tiré de la pièce de Wilson Collison, est donc assez classique. Mais ce sont bien les acteurs qui font de ce film un superbe classique. Gable est très bon, mais Jean Harlow transfigure littéralement son personnage. Quant à Victore Fleming, il sait mettre en valeur le corps parfait de l'actrice, laissant voir ses jambes, ou dans un dixième de second un sein. Le scénario sera d'ailleurs utilisé avec moins de bonheur dans un autre film de Clark Gable, bien des années plus tard : Mogambo (1954). Ava Gardner reprendra le rôle de Jean Harlow, Grace Kelly celui de Mary Astor, et l'action se déroulera cette fois-ci en Afrique. Néanmoins, ni le Technicolor ni un Gable vieillissant ne feront oublier, l'incroyable fulgurance de ce premier érotisme cinématographique de cette "Belle de Saïgon", qui fit sortir le cinéma de son enfance, pour le propulser dans une modernité dont les résonances parviennent encore aujourd'hui, à marquer durablement, le spectateur. Ainsi, on peut espérer que la Warner nous sorte rapidement la totalité des films de Jean Harlow, peut être la première icône blonde platine de l'écran, bien avant Lana Turner. qui la qualifia de "première incarnation américaine du sex-appeal". En effet, les films de Jean Harlow sont d'autant plus mythiques que cette star eut un destin particulièrement tragique. Mais  nous verrons tout cela dans un prochain article.

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Ci-dessus : Jean Harlow & Clark Gable

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Ci-dessus : Mary Astor & Clark Gable

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Ci-dessus : Jean Harlow & Mary Astor

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Ci-dessus : Clark Gable, Tully Marshall & Jean Harlow

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Ci-dessus : sur le tournage avec Victor Fleming

Film disponible en DVD zone 2, VO sous-tirée dans la collection "Trésors Waner".

Note : 8 / 10

30/05/2014

Le plus grand cirque du monde / Circus World - 1964

"Le plus grand cirque du monde" est un film d'Henry Hathaway, avec John Wayne, Claudia Cardinale, et Rita Hayworth. L'univers du cirque n'est ici que prétexte pour mettre en place un improbable mélodrame où le trio John Wayne / Claudia Cardinale / Rita Hayworth donne sa pleine mesure. Les seconds rôles se distinguent moins, même si on remarque Lloyd Nolan et Richard Conte. On peut regretter un John Wayne habillé étrangement en Cowboy les trois quarts du film, ou encore quelques longueurs. Il n'en reste pas moins que cette super-production de Samuel Bronston se regarde sans déplaisir et contient quelques scènes très spectaculaires. C'est John Wayne qui insista pour avoir Rita Hayworth pour le film. En effet, le rôle était prévu initialement pour Lilli Palmer. Le public de l'époque ne put s'empêcher de penser que le personnage alcoolique joué par Rita Hayworth, était en quelque sorte une image de cette dernière. On sait aujourd'hui que Frank Capra devait à l’origine diriger le film. Suite à un désaccord avec le scénariste James Edward Grant, Henry Hathaway le remplaça. A noter une très belle qualité du récent master Bluray. Pour finir sur cette restropective du cirque au cinéma, on peut regretter que le chef-d'oeuvre de Cecil B DeMille "Sous le plus grand chapiteau du monde" (1952), n'ait toujours pas droit à une restauration et à une sortie Bluray.

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Ci-dessus : John Smith, Claudia Cardinale, John Wayne et Rita Hayworth

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Ci-dessous : Rita Hayworth et John Wayne

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Ci-dessous : Claudia Cardinale et John Wayne

Bonus :

Film disponible en Bluray et DVD zone 2, en VF et VO sous-titrée.

Note : 7,5 / 10

20/05/2014

La gloire du cirque / Annie Oakley - 1935

C'est parfois amusant de voir l'acharnement d'un site comme DVDclassik pour couler un film. "La gloire du cirque" en est l'exemple précis. Si le film manque parfois un peu d'un contenu dramatique dans son scénario, si la réalisation de George Stevens est ici loin d'être extraordinaire, le film est parcouru tout de même d'une certaine innocence propre à l'oeuvre de George Stevens, avant guerre. En effet, George Stevens vivra l'expérience du combat et reviendra changé. Son cinéma sera alors (après guerre), beaucoup plus réaliste et préfigurera en particulier dans ses westerns, la violence qui éclatera à la fin des années 60, sur les écrans américains. Ici, il n'en est évidemment pas question. La reine du cirque reste un spectacle divertissant, avec un casting d'acteurs, que l'on a connu plus inspiré (Barbara Stanwyck, Preston Foster, Melvyn Douglas). Il n'en reste pas moins que le film se regarde, sans être inoubliable que ce soit formellement ou même au niveau du fond. Malgré tout, on est très loin de la catastrophe que veulent nous vendre par force, certaines critiques.

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On notera enfin que le personnage d'Annie Oakley fut également la vedette de "Annie du Far West" (Annie Get Your Gun), comédie musicale de Herbert et Dorothy Fields, musique d'Irving Berlin, créée à Broadway en 1946 et portée à l'écran sous le titre d' "Annie, la reine du cirque" (Annie Get Your Gun) par George Sidney en 1950 avec Betty Hutton dans le rôle d'Annie Oakley.

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Ci-dessous : Barbara Stanwyck et Preston Foster

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Ci-dessous : Barbara Stanwyck

Disponible aux Editions Montparnasse en DVD zone 2, VO Sous-titrée, (image douce mais correcte même en projection)

Note : 5 / 10

17/05/2014

6 destins / Tales of Manhattan - 1942

"6 destins" ou en anglais "Tales of Manhattan" nous raconte à travers des sketches, l'histoire d'une veste ou pour être plus précis, d'une queue de pie. On a déjà eu des films à sketches racontant les péripéties d'un objet à travers ses différents propriétaires. Ainsi, je me souviens avoir vu il y a une dizaine d'années : "la Rolls-Roye Jaune" (1965) qui avait un casting international, et qui racontait comme son nom l'indique, l'histoire d'une voiture. Ici dans "6 destins" la queue de pie ne reste qu'un accessoire scénaristique, et n'est pas le personnage principal. Elle est le lien entre les différentes histoires et a même parfois une importance primordiale, mais sans jamais trahir ou effacer l'histoire personnelle de la personne qui la porte. Le point fort du film est son casting qui comprend entre autre : Charles Boyer, Rita Hayworth, Thomas Mitchell, Ginger Rogers, Cesar Romero, Henry Fonda, Charles Laughton, Edward G. Robinson, Ethel Waters, Paul Robeson, Harry Davenport, et W. C. Fields. Excusez du peu !

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Le film est le premier des deux films à sketches de Julien Duvivier à Hollywood. Le deuxième est "obsessions" (1943), formidable film aux frontières du fantastique et du paranormal et à la forme cinématographique exceptionnelle. La force de "6 destins", au delà de son casting, est évidemment sa réalisation. Les acteurs n'ont jamais semblé aussi beaux que sous la caméra de Duvivier et sous la photographie de Joseph Walker. De plus, le film a été écrit par une armée d'auteurs qui donnent aux dialogues une belle consistance. Alors que reprocher à "6 destins" ? On peut lui reprocher une certaine hétérogénéité. Ainsi, chaque séquence n'est pas toujours au niveau de la précédente. Ainsi la séquence avec W C Fields semble très faible, et celle avec les acteurs pas toujours de très bon goût. Le sketch avec W C Fields et Margaret Drumont avait d'ailleurs été éliminée à sa sortie. On la retrouve ici complète. Enfin, la représentation des noirs avaient posé un tel problème déjà à l'époque Paul Robeson avait décidé de racheter tous les exemplaires du film, car il le considérait comme infamant pour la communauté noire. A titre personnel, je n'ai rien trouvé à redire à ce passage du film, qui montre une communauté noire, abandonnée certes,  mais qui ne doit son salut qu'à elle même et à une manne providentielle. Quoiqu'il en soit, le film ne laisse pas indifférent par la beauté formelle de certaines de ses séquences et par l'originalité d'une histoire, parfaitement écrite et réalisée, à mettre au crédit d'un Duvivier et d'auteurs très inspirés. Une belle surprise que nous fait là la Twentieth Century Fox, en sortant cet excellent film de l'oubli.

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Ci-dessus : Charles Boyer et Rita Hayworth

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Ci-dessus : Rita Hayworth

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Ci-dessus : Henry Fonda et Ginger Roger

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Ci-dessus : Ginger Rogers

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Ci-dessus à gauche : Charles Laughton

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Ci-dessus : Edward G Robinson

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Ci-dessus : George Sanders et Edward G Robinson

Disponible en DVD zone 2, sous-titré en français dans la collection "Hollwyood legends"

 

Note : 7,5 / 10

07/05/2014

La maison des étrangers / House of Strangers - 1949

"La maison des étrangers" est peut être un des plus beaux rôles d'Edward G Robinson. En effet, il nous donne une composition de père de famille italien, plus que réaliste. Le scénario est parfaitement construit et raconte donc la vie professionnel et familial d'un immigré italien (Edward G Robinson), ayant fait fortune en Amérique et possédant une banque qu'il dirige avec l'aide des ses fils joués par Richard Conte, Luther Adler, Paul Valentine et Efrem Zimbalist Jr. Cette situation de départ va nous montrer, comment une lutte d'influences va se créer au sein de la famille, attisée par un père bourré de bons principes, mais qui ne sait comment les inculquer à ses fils devenus des adultes cupides. Seul Richard Conte arrive à se mettre au niveau de son père et lui restera finalement fidèle.
Edward G. Robinson domine de la tête et des épaules tous ses partenaires. Mais le casting féminin est aussi très attrayant avec une belle composition de Susan Hayward, en femme esseulée à la recherche de l'homme idéal, et une Debra Paget dans un tout petit rôle, mais néanmoins essentiel au cheminement de l'intrigue.

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Joseph L. Mankiewicz qui a participé à la rédaction du scénario avec  Philip Yordan, nous offre ici une oeuvre majeure qui mérite toute notre attention. Elle nous dit que l'éducation d'un être humain n'est pas chose facile et que l'amour d'une personne pour une autre, ne peut se créer qu'avec l'amour et non le mépris ou la violence. "La maison des étrangers" est donc un film particulièrement intelligent qui revisite les rapports Père / fils comme rarement vu dans le cinéma. La critique du festival de Cannes, ne devait pas s'y tromper et décerner le prix d'interprétation à Edward G Robinson en 1949. On peut remercier chaleureusement la Twentieth Century Fox pour cette sortie d'un film admirable, que tout père de famille devrait posséder. Incontournable.

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Ci-dessus : Edward G Robinson

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Ci-dessus : Au second plan Richard Conte et Debra Paget

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Ci-dessus : Richard Conte et Debra Paget

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Ci-dessus : Richard Conte et Susan Hayward

 

La bande-annonce :


 

Film disponible de la collection "Hollywood Legends" en DVD Zone 2 VO sous-titrée

Note : 8 / 10

04/05/2014

The Mind Reader - 1933

Il est assez difficile de catégoriser "The mind reader" que l'on pourrait traduire en français par "le médium". Mais c'est que le film navigue entre la comédie, la romance et le drame. Ainsi, on rit beaucoup devant le couple d'improbables escrocs, joués par Warren William et Allen Jenkins. Alors c'est vrai que ni l'un ni l'autre ne sont de grandes vedettes, et on a plutôt l'habitude de les voir dans des seconds rôles. Ainsi Warren William jouaient dans "Chercheuses d'or 1933" ou dans "Three on matches" (1932), films avec Joan Blondell. Après l'instauration du code Hays, la carrière de Warren William s'éteindra petit à petit. Et on retrouvera encore dans des seconds rôles, comme dans "Wolf Man" (1941) avec Claude Rains, film fantastique produit par l'Universal, ou encore dans "The private affairs of Bel ami" (1947) son dernier film avant sa mort, avec George Sanders. Quant à Allen Jenkins on l'a vu dans de nombreux films de gangsters, en particulier avec James Cagney. Le casting est complété par Constance Cummings et par une petite apparition de Natalie Moorhead. Natalie Moorhead je me souviens l'avoir vu dans "the office wife" (1930). Au vu de sa filmographie, la Warner serait bien inspiré de sortir ses meilleurs avant les 100 prochaines années. On peut noter que la publicité de l'époque, de la Warner, est assez trompeuse. En effet, on ne retrouve aucune fille dénudée dans ce film. Même si dans l'esprit, on peut dire que William obtient une femme par tromperie.

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Toute la construction scénaristique du film est basée sur le fait que la voyance rapportait, déjà à l'époque, 135 millions de dollars chaque année ! On suit donc avec plaisir le périple de nos deux escrocs dont l'un n'hésite pas à dire à l'autre en parlant des relations de son partenaire avec les femmes : "Elles ont toujours 16 ans devant le juge !". Dans "the mind reader", il n'y a rien de paranormal, mais sinon le chemin de vie de deux petits escrocs, qui tentent de plumer le gogo. Le film n'a pas une grande ambition artistique, sinon de nous distraire, et il faut dire que 81 ans après sa sortie il y parvint toujours. Si l'on recherche des films plus ambitieux sur la voyance il faut regarder du côté du "Charlatan" (1947) avec Tyrone Power, Joan Blondell et Coleen Gray. "The mind reader" reste quoiqu'il en soit un très honnête spectacle dirigé par un Roy Del Ruth bien inspiré.

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Ci-dessus : Constance Cummings & Warren Williams

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Ci-dessus : Warren William

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Ci-dessus : Publicité pour le film

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Ci-dessus : Allen Jenkins & Warren William

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Extrait :

Film disponible en DVD zone 2 dans la collection des trésors Warner "Forbidden Hollywood", disponible chez Gibert Joseph ou sur le site internet de la Warner.

Note : 6,5 / 10

22/04/2014

Mariage à l'italienne / Matrimonio all'italiana - 1964

Lorsqu'on s'intéresse à "Mariage à l'italienne" on est obligé de s'intéresser à la collaboration entre le réalisateur, Vittorio De Sica et Sophia Loren. Ainsi, en 1964, Vittorio de Sica et Sophia Loren ne sont pas des nouveaux venus dans le cinéma. Sophia Loren a gagné une renommée internationale dans les films de son producteur et compagnon Carlo Ponti. Quant à Vittorio de Sica on se rappelle lui pour ses films néo-réalistes comme "Le Voleur de bicyclette" (1948), mais aussi pour être un acteur sérieux. Ainsi il apparaît auprès de Danielle Darrieux dans "Madame de .." (1953) et dans de très nombreux métrages de 1917 à 1975. Sa collaboration en tant que réalisateur de Sophia Loren commence avec "l'or de Naples" (1954), puis continue avec "La Paysanne aux pieds nus" (1960), "les Séquestrés d'Altona" (1961), et enfin un film reconnu par la critique internationale,  "Hier, aujourd'hui et demain" (1963), film également primée aux Oscars, comme meilleur film étranger et comprenant déjà le duo Sophia Loren et Marcello Mastroianni.

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"Mariage à l'italienne" sera détesté par une bonne partie de la critique de l'époque. Ainsi, Henri Agel, dira de ce film: « Plutôt que de parler d’un déclin ou même d’une panne créatrice de 1961 à 1964, nous supposerons que l’homme qui, huit ans plus tard, se révélait en pleine possession de ses moyens, a délibérément et par une sorte de masochisme amer, accepté de se laisser couler, avec une jubilation complémentaire dans le vertige de l’autodestruction : savoir qu’il donnait à ces publics et à ses distributeurs, aussi grossiers les uns que les autres, cette ration de vulgarité dégradante qui était bien tout ce qu’ils méritaient. Dès lors, on ne peut plus s’étonner de ce goût de l’ignoble et du bas qui (…) offre exactement le contraire de ce que De Sica avait presque toujours su éviter avec un tact exceptionnel. Cela peut expliquer à nos yeux (…) "Mariage à l'italienne" dont le côté déplaisant et pénible n’a pas échappé aux critiques clairvoyants. » Bien évidemment, ce n'est pas mon avis et je vais expliquer pourquoi.

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Ci-dessus : Sophia Loren

"Mariage à l'italienne" n'est pas un film "glamour". Ce n'est pas non plus  un film très sérieux. Mais derrière la comédie, le réalisateur Vittorio De Sica cache un sujet très sérieux. Ainsi, reprenant une pièce d'un auteur napolitain, Eduardo De Filippo. Ce dernier raconte l'histoire d'une rencontre entre un riche commerçant (Marcello Mastroianni) qui se rend de temps en temps dans une maison close et d'une jeune prostituée de 17 ans (Sophia Loren). L'histoire s'attarde donc sur la vie intime de la jeune femme. Si le film a parfois de la vulgarité ou des scènes crues, ce n'est jamais que pour dénoncer une réalité abjecte. Vittorio de Sica ne se complaît pas dans la vulgarité pour la vulgarité, comme le fait trop souvent le cinéma d'aujourd'hui complaisant avec notre époque décadente. Ici, la comédie n'est que le moyen qu'utilisait déjà Molière pour dénoncer les faiblesses, et les errements de son temps. Le réalisateur évite plusieurs pièges formelles. Il ne se laisse pas enfermé par la pièce, et ne fait donc pas du théâtre filmé. Ainsi, on a droit à des extérieurs intéressants à plus d'un titre. Mais malgré tout, le film n'est pas un film de réalisateur, mais un film d'acteurs et d'un duo d'acteurs magistrales : Sophia Loren & Marcello Mastroianni.

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Ci-dessus : Sophia Loren & Marcello Mastroianni

On est donc autant subjugué par ce duo d'acteurs exceptionnels, autant que par la dénonciation d'une société italienne des années 40, 50, et 60 qui permettait encore l'exploitation du corps de la femme pour le seul profit et plaisir de l'homme. On puise donc encore ici au source du mélodrame. Et si la forme et le ton sont modernes on sent que le sujet est classique. La femme n'est pas moteur de sa perte, mais encore le jouet de l'homme. Mais le film touche au sublime dans sa conclusion. En effet, lorsque le séducteur aura vieilli, le monde et sa vie lui échapperont ainsi que les femmes, car si lui n'a pas changé, la société elle aura changé. Il ne lui restera que ce sentiment d'avoir raté une partie de sa vie et une solution ultime à une vie de plaisir. Mais je vous laisse le découvrir. On est donc touché par ce destin de femme en lutte pour sa survie et celles des siens, dans une société dangereusement bourgeoise et perverse. Vittorio de Sica semble donc clôutrer par ce film le mélodrame classique et chercher une sortie à ce genre. Mais en 1964, il ne pouvait pas imaginer que la femme deviendrait un être libéré des traditions. La fin de "mariage à l'italienne" est donc un compromis, qui reste malgré tout encore aujourd'hui, tout simplement génial. C'est en cela et par sa conclusion que "Mariage à l'italienne" est un immortel classique du cinéma qui mérite toutes les louanges. A noter que le duo Sophia Loren et Marcello Mastroianni se retrouveront plusieurs fois après "Mariage à l'italienne", et en particulier en 1977, pour "une journée particulière" d'Ettore Scola.

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Disponible en DVD VF et VO sous-titrée (mais il faut préférer la version italienne pour profiter réellement du ton de l'oeuvre).

Note : 8,5 / 10