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18/11/2012

Le chevalier du Roi / The Black Shield of Falworth - 1954

J'ai vu hier soir "le chevalier du Roi" tourné en 1954 par Rudolph Maté. Le "Ivanhoé" (1952) de la MGM ayant ouvert la mode des films médiévaux, les autres studios se mirent également à en tourner. "Le chevalier du Roi" devait donc être la réponse d'Universal au "Ivanhoé" de la MGM. Bien pauvre spectacle en vérité ! Je n'aime pas dire du mal des films, mais là franchement il n'y a pas grand chose à sauver. Les décors semblent être en carton-pâte. Le château du film donne l'impression d'avoir été construit au ciment et non pas pierre par pierre comme tout château. Le scénario est ennuyeux au possible. On a beaucoup de peine à s'intéresser à ces intrigues de cour, aussi intéressantes et bien amenées qu'une déclaration d'impôts ... Enfin les costumes naviguent entre le correct et le grand n'importe quoi. Le roi étant habillé avec une étrange coiffe, lui donnant un air de pharaon égyptien.

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Enfin, tout l'action du film tourne autour de l'initiation d'un futur chevalier et surtout de ses bagarres avec ses collègues de chambrée. Vous voyez le niveau global de l'ensemble ... Alors vous me direz que peut être on peut sauver les acteurs de ce naufrage ? En tous les cas, sûrement pas Tony Curtis, qui semble totalement à côté de son rôle. On peut raisonnablement se demander si il y avait quelqu'un pour le diriger. Pour ma part, je sauverais  de cette catastrophe cinématographique uniquement la belle Janet Leigh  à l'imposante poitrine, et la supervision musicale de Joseph Gershenson. Pour le reste, il n'y a rien à attendre de ce film. Il permet néanmoins de comparer "Ivanhoé", "les chevaliers de la table ronde", ou "Quentin Durward" à cette mauvaise copie de ces très grands films. On se rend alors compte que Richard Thorpe était bien un réalisateur de génie et que sa trilogie chevaleresque mérite bien de figurer tout en haut du panthéon des films d'aventures médiévaux. Quant à ce "Chevalier du Roi" il ne mérite que de retourner aux oubliettes dont Universal n'aurait jamais du le sortir.

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NOTE : 3 / 10

24/10/2012

La maitresse de Fer / The Iron Mistress - 1952

Je  vais vous parler aujourd'hui de "la maîtresse de fer", film tourné en 1952 par Gordon Douglas. Le film ne raconte pas l'histoire du fameux Jim Bowie comme on le voit écrire partout, mais bien l'histoire de son monstrueux couteau : "la maîtresse de fer". Jim Bowie n'est que l'accessoire de son couteau. Ainsi le film touche quasiment à sa fin quand le couteau finit au fond de la rivière, le mariage de Bowie ne présentant d'ailleurs aucun intérêt. Le film amène une interrogation, ou une autre interprétation possible du titre. La maîtresse de fer c'est le couteau ou est-ce la femme impossible qu'il convoite et qui rend les hommes fous ? Maîtresse qui met notre héros dans des situations plus dures les unes que les autres et qui finalement obligent ses amants ou ses soupirants à tuer et à voler ? Toute l'ambiguité du film est là. Cela en fait une oeuvre passionnante et profondément troublante qui dépasse largement le cadre d'un simple film d'aventures des années 50. De plus l'attrait du film est accuenté par la mise en vedette de deux grandes stars de l'époque : Alan Ladd et Virginia Mayo.

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On peut sans difficulté inscrire "la maîtresse de fer", dans la lignée des grands films d'aventures des années 50. Mais il se distingue des oeuvres habituelles de cette époque par une violence très présente et réaliste, presque dérangeante. En effet, il y a de nombreux duels le plus souvent mortels, du sang, des couteaux. Chaque scène est presque anthologique. Ainsi la scène du duel à la seule lumière des éclairs ou celle dans l'auberge avec une main attachée sont particulièrement captivantes. 

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On retrouve également toute une époque reconstruite (La Nouvelle Orléans des années 1820). Les costumes sont beaux et donnent au film une belle crédibilité. Virginia Mayo aussi belle que vénéneuse donne également à l'oeuvre un glamour inimitable. On retrouve bien entendu Max Steiner à la musique qui y va de sa composition habituelle d'une valse pour la scène du bal comme à son habitude.

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Je ne saurais donc que vous conseiller très fortement la vision de ce film très réaliste pour l'époque et je dirais presque sur certaines scènes, quasiment hypnotisant. Du grand cinéma violent et sanglant que les photos glamours de cette note ne laissent en rien présager.

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Note : 7,5 / 10

22/10/2012

Les 3 mousquetaires / The 3 musketeers - 1948

"Les 3 Mousquetaires" tournée en 1948 est une pure merveille du cinéma d'aventures hollywoodien des années 50. Cette version deviendra d'ailleurs le maître étalon de toutes les adaptations futures de l'oeuvre de Dumas. Pour bien comprendre le contexte dans lequel s'inscrit ce film, il faut se rappeler que la Fox a tourné en 1947, Ambre avec Linda Darnell. Lana Turner avait été préssentie pour le rôle titre mais finalement l'actrice étant sous contrat avec la MGM, cette idée fut abandonnée par Zanuck le patron de la Fox. "Les 3 Mousquestaires" sont donc la réponse de la MGM à la Fox et cette fois-ci la magnifique Lana Turner est bien présente. Lana Turner fera d'ailleurs preuve dans son rôle de Lady de Winter d'une perversion sans bornes pour arriver à ses fins et ira ainsi jusqu'au crime d'une innocente. Dans le rôle principal on retrouve Gene Kelly qui semble s'amuser à merveilles et saute, danse plus qu'il ne semble combattre.

rueducine.com-les-trois-mousquetaires-1948.jpgAutour de Gene Kelly et Lana Turner on trouve d'autres vedettes de talents dans les seconds rôles. Ainsi, Van Heflin est un Portos plus vrai que nature, bouleversé par une femme qui a brisé sa vie. Vincent Price est parfait dans le rôle de l'ignoble cardinal de Richelieu. Enfin June Alysson est excellente dans son rôle de Constance. A noter qu'Angela Landsbury joue également correctement son rôle en Anne d'Autriche. Derrière la caméra on retrouve George Sidney qui réalisera tant de chef d'oeuvres, et pour n'en citer que deux : "Scaramouche" et "Escale à Hollywood". Bref on l'aura compris le film est né sous une bonne étoile vu le casting proposé que ce soit derrière ou devant la caméra.

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Et le résultat sur l'écran ira au delà de toute attente. On aura une Lana Turner qui illuminera l'écran et fera même oublier sa mission à d'Artagnan ainsi que tous ses problèmes au spectateur. Le Technicolor est chatoyant et les costumes éclatants. Ainsi, si Ambre était sombre par moment et pendant une bonne partie du film, "les 3 mousquetaires" est quasiment lumineux de bout en bout. Le travail sur la couleur est admirable. Les acteurs sont littéralement magnifiés et semblent sortir d'un livre d'images de notre enfance. La musique comprend quant à elle, de nombreux thèmes de Tchaïkovski et entraînerait un paralytique.

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Ce film allait consacrer Lana Turner comme déesse absolue de l'écran et donner une immense popularité mondiale à Gene Kelly, popularité qui ira bien au delà des comédies musicales qu'il pourra faire par la suite.

 

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La nouvelle bande annonce version 2011 !!! A voir et à revoir :

 

Le film a bénéficié d'une sortie en France en DVD Zone 2. Mais bien évidemment ce film mériterait amplement les honneurs d'une sortie bluray et d'une restauration.



Note : 8,5 / 10

05/10/2012

Le vagabond des mers / The Master of Ballantrae - 1953

Le vagabond des mers est tiré du roman de l'écrivain écossais Robert Louis Stevenson, The Master of Ballantrae. Le film est le dernier d'Errol Flynn avec la Warner Bros. On retrouve derrière la caméra William Keighley le premier réalisateur de Robin des Bois. Mais à la différence des aventure de Robin des Bois, il gardera la responsabilité du tournage jusqu'au bout.

 

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On retrouve par ailleurs une distribution féminine particulièrement attrayante avec Beatrice Campbell, Yvonne Furneaux et Gillian Lynne. Yvonne Furneaux est une actrice française  Elle est originaire de Roubaix dans le Nord Pas de Calais. Elle fera 3 films avec Errol Flynn dont un court métrage. Son dernier film avec lui sera le malheureusement trop mal connu "Armure Noire". Elle aura ensuite une intéressante carrière internationale et tournera avec les plus grands. Elle arrête sa carrière en 1985 et se retire en Suisse.


Ci-dessous quelques photos d'Yvonne Furneaux :


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Béatrice Campbell perdra son mari en 1942 à la guerre. Il était chef d'esquadrille (squadron leader). Elle jouera dans de nombreuses productions hollywoodiennes.


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Enfin la danseuse Gillian Lynne est présente et son numéro de danse prend d'ailleurs une toute première importance dans le déroulement du scénario.

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Pour le film tout est dit dans le titre français. On a droit à un superbe divertissement comme la Warner savait en produire en 1953. De l'aventure, de la romance, de la trahison, de l'action, des duels à l'épée et de l'exotisme. Bref une espèce d'orgie d'aventures cinématographiques en technicolor. On passe donc un très très bon moment. Et je ne compte plus le nombre de fois que j'ai pu voir et revoir ce film en DVD. On aurait par contre aimé que la Warner investisse un peu pour le restaurer en Bluray. Les scènes dans la brume sont vraiment troubles. Il le mériterait même si ce n'est pas le film le plus connu d'Errol Flynn.


La bande annonce :

 

 

Note : 7,5 / 10

28/09/2012

Quentin Durward - 1955

Quentin Durward est le 3ème film de Richard Thorpe avec Robert Taylor portant sur le moyen âge et plus spécialement sur la chevalerie. Il a donc été tourné après Ivanhoé (1952) et les chevaliers de la table ronde (1953). On retrouve comme vedette féminine Kay Kendall dans son premier grand film à gros budget. A noter que cette dernière aura un destin tragique et disparaîtra quelques années plus tard, suite à une longue leucémie. Le scénario est plein d'humour, car notre héros doit partir en France presque sans argent pour ramener à son riche et vieille oncle une comtesse magnifique (Kay Kendall). Bien entendu il va se trouver embarquer dans les complots de la cour du roi Louis XI et sa mission va se révéler beaucoup plus compliquée que prévue.

 

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A partir de ce scénario original, Thorpe va prendre le contre pied total de ses deux premiers films et tourner les idéaux de chevalerie portés par Robert Taylor en dérision. Mais ce ne sera que pour mieux montrer la valeur de notre héros qui arrive à survivre dans un siècle qui ne respecte plus les anciens codes d'honneur de la chevalerie et qui change sans prévenir. Taylor semble donc toujours et contraitement à Ivanhoé, jouer à contre emploi. Et c'est particulièrement savoureux de le voir expliquer son idéal de chevalier à des gens qui ne le comprennent plus ! On finit donc par s'attacher encore un peu plus à un homme qui doit se battre contre ses ennemis et contre une société qui ne le comprend plus. J'ai donc un attachement tout particulier à ce film. Car il est un peu le reflet de ce qu'un certain cinéma est devenu pour notre société ou tout simplement le reflet des temps qui changent et qui obligent chacun à s'adapter.

 

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La scène du clocher en feu est le bouquet final d'un beau spectacle de chevalerie qui se verrait sans déplaisir si la Warner décidait de le commercialiser enfin en France.

 

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Pour la musique du film, la MGM a solicité un nouveau compositeur en la personne de Bronislau Kaper. La musique est donc assez original par rapport à celles des 2 films précédents et comporte des thèmes écossais qui rappellent les origines de notre héros Quentin Durward.

 

 Un extrait de la musique :

 

 

Note : 7 / 10

23/09/2012

Le trésor de la Sierra Madre - 1948

Le Trésor de la Sierra Madre est un film de John Huston. Le film s'inspire du roman éponyme de B Taven paru en 1927. Dans les rôles principaux on retrouve : Humphrey Bogart, Tim Holt et Walter Huston. John Huston joue également et fait  un tout petit rôle en début de film. Il fait le rôle d'un riche américain qui donne plusieurs fois de l'argent à Bogart qui mendie.

 

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Le film évoque l'aventure passionnante de 3 vagabonds qui décident de devenir chercheurs d'or au Mexique dans les années 20. Le  scénario semble être une attaque contre le capitalisme car finalement si les 3 hommes finissent par trouver une mine d'or et par avoir beaucoup d'argent, l'appat du gain aura raison de chacun d'eux. D'ailleurs dans le film, l'argent ne permet ni amitié, ni aucune relation normale avec les autres. La relation entre individus n'est qu'une relation basée sur le profit réciproque donc perverse. Ainsi même quand nos héros tentent de travailler ils sont exploités et volés en étant pas payés de leur peine au travail. La société semble s'acharner contre eux et leur refuse une sortie de la misère par le haut. Enfin quand nos héros s'attaquent à la nature pour extraire l'or, ils seront livrés à eux mêmes et donc à l'anarchie d'une micro société sans loi et sans civilisation. La nature et l'appât du gain ferait il revenir l'Homme à l'état d'animal ? Quand on voit ce film, il semblerait bien que oui.

 

Ci-dessous Bogart et Walter Huston (père de John Huston) :

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Le regard de Bogart est particulièrement hypnotisant. Et ce qui marque le plus dans ce film, en dehors des thèmes évoqués plus haut, c'est la non présence féminine. Il y a bien une jolie fille qui regarde furtivement Humphrey Bogart en début de film, mais c'est presque tout. On est rapidement dans un terrible huis clos avec pour toile de fond la montagne de la Sierra Madre.

 

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Je n'ai pas besoin de dire que la musique de Max Steiner est particulièrement efficace et soutient admirablement l'action tout le long du film. Ainsi et pour conclure comme Blaise Cendrars on peut dire après avoir vu ce film : "J'étais l'homme le plus riche du monde, l'or m'a ruiné." Ainsi, ce film nous appelle à méditer sur la richesse que nous possèdons en chacun de nous, et la seule qui vaille vraiment la peine que l'on se batte pour elle c'est à dire la vie elle même !

 

Un extrait de la musique ci-dessous :

 

Et la bande annonce en VF :

 


Le Trésor de la Sierra Madre ( bande annonce VF ) par guiderapide

 

La version Bluray de ce film est formidablement bien restauré.


Note : 9 / 10

21/09/2012

La cité disparue - 1957

Aujourd'hui, je vais vous présenter d'un de mes films préférés : La cité disparue. Le titre est déjà très mystérieux. Alors bien sûr mes goûts se sont toujours portés vers l'histoire, l'archéologie, alors vous pensez bien que partir à la recherche d'une cité disparue, voilà un programme qui me plaît ! Le film réunit 3 grandes vedettes à l'écran : John Wayne, Sophia Loren, et Rossano Brazzi.

 

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Pour le sujet : Le Français Paul Bonnard (Rossano Brazzi) part à la recherche d’une mystérieuse cité en ruines naguère découverte par son père dans le Sahara. Elle recèlerait un trésor que Paul promet de partager avec Joe January (John Wayne), un aventurier américain qu’il a recruté comme guide. Dita (Sophia Loren), une prostituée en quête de rédemption, se joint à eux ...

 

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Ce film contient des thèmes que j'apprécie particulièrement, comme la rédemption, la folie, la place de l'être humain et surtout les êtres qui changent au travers de circonstances exceptionnelles et qui finalement montrent leurs vrais visages. Ce film est un peu tout ça, avec le désert et une cité en toile de fond. Il n'en faut pas beaucoup plus pour nous faire rêver de longs voyages et de découvertes innatendues dans une ambiance psychologique tendue.

 

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Inutile de préciser que Sophia Loren écrase littéralement le film de sa débordante sensualité ! La preuve ci-dessous en images :

 

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Ma scène préférée est celle où Brazzi découvre que son père n'était pas l'homme exceptionnel qu'il pensait qu'il était. Cette scène est la clé du film qui permet de tout comprendre et qui dévoile les personnages un par un. On a à la réalisation Henri Hathaway. Et la musique magnifique de beauté de Angelo Francesco Lavagnino  est aussi  à elle seule, un appel à la rêverie et aux mystères insondés de l'Afrique du Nord.

 

Un extrait de la musique :

 

 

Note : 7,5 / 10

20/09/2012

La chair et le sang - 1985

J'ai vu hier le film "la chair et le sang". Tout est dit dans le titre. J'avoue avoir eu du mal à voir le film jusqu'au bout, tant la violence malsaine dépassait les limites du supportable. Alors bien sûr le film a d'énormes qualités. L'époque visitée est intéressante au possible. On ne peut enlever une très bonne prestation de Rutger Hauer et de Jennifer Jason Leigh. On ne peut pas nier qu'à cette époque là, les bandes de mercenaires devaient faire les ravages que le film décrit. Le film est donc tout à fait réaliste sur bien des aspects. Néanmoins, il n'est pas crédible sur certains autres aspects. Ainsi, a t'on déjà parlé d'amour sous 2 pendus en décomposition ? Je ne crois pas que des corps en décomposition sentent très bon et donnent envie de parler d'amour.

 

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Mais surtout, comme dit plus haut, la violence et la façon dont elle est montrée, me pose un réel problème. Qu'est ce que Verhoeven a voulu prouver ? Ainsi la scène de viol collectif d'une jeune fille vierge m'a profondément choqué et est très dure.

 

Par contre, on attend la fin de cette bande de ruffians avec une grande impatience. Elle arrive à la toute fin du métrage. Et seul le chef des brigands arrive à survivre. Par cela, les scénaristes ont ils voulu montrer que finalement le mal (beau et attirant) survi toujours ? Nul ne le sait et chacun se fera son opinion par lui même de la signification réelle de l'oeuvre. Bref, ce film est pour moi une curiosité, mais j'avoue que la violence de l'ensemble est assez difficile à supporter. Surtout si comme moi, on voit un film plus pour rêver que pour autre chose.

 

A noter une qualité de l'image tout à fait correct du Bluray surtout pour un film de 1985.

 

Pour un autre point de vue, un peu plus positif, vous pouvez aller sur l'excellent blog de Raphael :

http://lefilmetaitpresqueparfait.hautetfort.com/archive/2...



Note : 5 / 10

16/09/2012

Les Chevaliers de la table ronde - 1953

On peut violer l'Histoire pourvu qu'on lui fasse de beaux enfants. Cette phrase résume à elle seule le film de Richard Thorpe, "les chevaliers de la table ronde". En effet, la légende arthurienne reste un des plus grands mystères de notre temps. Ainsi on pouvait logiquement se demander ce qu'allait faire Hollywood de l'oeuvre "La mort d'Arthur", de Sir Thomas Mallory écrite 10 siècles après les évènements supposés.

 

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Le parti pris par les scénaristes est de ne pas fixer l'oeuvre dans le temps. Et il est vrai que l'histoire de l'Angleterre est tellement pleine de révolutions, guerres civiles, soulèvement, qu'il n'est pas trop difficile de ne pas situer le film trop précisément. Malgré tout les costumes semblent être ceux du 14ème siècle. On est donc dans l'oeuvre de fiction. Le film a donc été construit ainsi. Pour le reste le film reprend une bonne part de la légende arthurienne écrite par Mallory.

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Cette obscure contexte historique aurait pu déstabiliser l'oeuvre. Mais il n'en est rien. Hollywood fait encore merveille. Et Thorpe comme dans Ivanhoé, tourné l'année précédente, développe tous les aspects de la chevalerie : Batailles, ambitions, trahisons, vassalité et romance.

 

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On retrouve bien entendu Robert Taylor en Lancelot Du Lac, Mel Ferrer en Roi Arthur et Ava Gardner en Guenièvre. Miklós Rózsa est également à la musique comme dans Ivanhoé. Par contre je trouve sa composition moins originale que dans Ivanhoé. Quoiqu'il en soit, elle reste une oeuvre majeure du compositeur. Et on ne peut que se féliciter qu'Hollywood l'ait solicité par 2 fois pour écrire ce type de musique. Elle a d'ailleurs pour elle, plusieurs grands moments de bravoure, et de petites perles de beautés infinies et porteuses de grâce.

 

Vous l'aurez compris, on a ici à faire à du très grand spectacle et une oeuvre de fiction pure.  Ce cycle de films de chevalerie avec Robert Taylor se concluera avec Quentin Durward en 1955.

 

Extrait du film :

 


GENERIQUE CINEMA - LES CHEVALIERS DE LA TABLE... par generique-cinema

 

Extrait de la musique :

 

 

Note : 8,5 / 10

15/09/2012

Hommage à Pierre Mondy / Austerlitz -1960

Aujourd'hui j'ai appris avec tristesse et émotion la mort de Pierre Mondy qui était très malade depuis juillet. Malgré tout, le choc est énorme ! Combien cet acteur était talentueux. Il a été souvent cantonné dans des rôles de comédies, comme dans la séries de "la 7ème Compagnie". Mais il savait tout jouer. Et il a tout joué. J'espère qu'on ne l'oubliera pas. Ainsi afin de lui rendre hommage, j'aimerais présenter à votre attention quelques images et quelques extraits de son meilleur film et de son plus grand rôle : Austerlitz.

 

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Le film en forme de fresque cinématographique, tourné par Abel Gance reprend la vie de Napoléon Bonaparte du traité d'Amiens à la victoire d'Austerlitz le 2 décembre 1805. Des moyens colossaux pour l'époque ont été utilisés et le casting est international, avec Leslie Caron, Orson Welles, Martine Carol, Jean Marais etc etc

 

Dans le rôle de Napoléon Bonaparte, Pierre Mondy est particulièrement crédible. Et il est pour moi un des meilleurs dans ce rôle et rejoins Marlon Brando dans la liste des meilleurs interprètes. J'aurais pu vous parler du réalisateur Abel Gance qui avait déjà tourné sur Napoléon en 1927, mais je ne veux que rendre hommage à ce formidable acteur Pierre Mondy qui vient de nous quitter.

 

 

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Quelques extraits du film :

 


Austerlitz d'Abel Gance: Trafalgar !!! par maximumuse


Austerlitz: Après la bataille par MarechalLannes


MERCI Monsieur MONDY pour ce que vous avez donné au cinéma. Dites bonjour à papa au cinéma du Paradis.

14/09/2012

Scaramouche - 1952

Scaramouche ou le plus beau film d'aventures et de cap et d'épée jamais produit. Le film est librement inspiré d'une nouvelle de Rafael Sabatini. L'action se situe avant la révolution française, et on y voit André Moreau (Stewart Grangers) partir à la recherche de son père et en même temps à la recherche d'un moyen pour venger l'assassinat de son meilleur ami Philippe de Valmorin. Ajoutons que ses 2 quêtes vont être contrariées par la rencontre de l'amour, de comédiens ambulants etc L'aventure est donc palpitante et la conclusion ne sera trouvée qu'à la toute fin de l'oeuvre. Tous les fils se dénoueront et la vérité apparaîtra à notre héros comme au spectateur.

 

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Que distingue ce film des productions de l'époque ? D'abord la distribution de tout premier choix : Stewart Grangers, Eleanor Parker, Janet Leigh, Mel Ferrer. Et dans les seconds rôles on retrouve Richard Anderson. Et oui ! Et la très belle Nina Foch en Marie-Antoinette. On retrouve également Lewis Stone qui jouait le rôle du Marquis de Maine dans la première version. Car évidemment la version de 1952 est un remake de la version muette de 1923. Dans la version de 1952, Lewis Stone joue le père de Philippe.

 

 

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Ci-dessus : Janet Leigh

 

La réalisation de George Sidney est fabuleuse, les costumes extraordinaires, le technicolor grandiose. Et que dire de la re-création sous nos yeux  de l'Ancien Régime disparu ?! A ce titre la musique de Victor Young allie charme, élégance et beauté et semble être extraite d'un concerto pour flûte de Devienne !! Lorsque la perfection et la beauté atteignent de tels niveaux, on sait que l'on a à faire à une oeuvre majeure. Ceci étant dit le film n'a jamais un ton sérieux. Et l'esprit charmeur, badin de l'époque est bien mis en avant. Mais les lourds nuages de la Révolution pointent déjà à l'horizon.

 

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Même si chaque scène de ce film est un ravissement, le duel final est un des plus beaux duels à l'épée de l'histoire du cinéma et dure bien 8 minutes !

 

Vous l'aurez compris. Si vous ne l'avez pas vu, courrez acheter Scaramouche ! Le coffret DVD que je possède contient les 2 versions (1923 et 1952). Le film est disponible en VF et VO en France. I LOVE THIS MOVIE !! "J'adore ce film !!" Vivement une sortie Bluray !!!

 

La bande annonce :

 

 

 

Un extrait de la musique de Victor Young :

 



Note : 10 / 10

13/09/2012

Les aventures de Don Juan - 1948

Les aventures de Don Juan a été tourné en 1948 par Vincent Sherman. On y retrouve Errol Flynn dans le rôle titre, ainsi que Viveca Lindfors. Dans les seconds rôles on trouve également un habitué des films d'aventures, Robert Douglas qui joue le rôle de l'infame Duc de Lorca et enfin un membre de la bande d'Errol Flynn : Alan Hale.

 

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Le scénario est assez simple. Don Juan veut se racheter et part en Espagne défendre les intérêts de la couronne contre les manigences du Duc de Lorca. Mais ce qui fait la différence sur ce film comme pour beaucoup c'est bien entendu la star principale, dans ce cas Errol Flynn. En effet, Errol Flynn à la ville comme à l'écran c'est à cette époque littéralement Don Juan. Et Don Juan c'est Errol Flynn. Le personnage est donc campé par le meilleur acteur possible pour ce rôle. Enfin, le film bénéficie d'une réalisation excellente, et de tout ce que peut souhaiter une production importante de l'époque : décors, costumes, et jolies actrices. A noter que ce film reçut l'Oscar de la meilleure création de costumes pour Leah Rhodes, Travilla et Marjorie Best et l'Oscar de la meilleur direction artistique. Ce n'est pas étonnant au vu de la qualité de l'ensemble.

 

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Et puis, la romance soutenue par une musique d'un Max Steiner particulièrement inspiré fait également le reste. On a oublié aujourd'hui que la musique très souvent symphonique des films de cette époque était la plupart du temps la grande star invisible du cinéma américain. On rend souvent hommage à juste titre aux patrons des studios, aux producteurs, aux réalisateurs, aux acteurs. Mais j'espère qu'un jour on se souviendra de l'apport essentiel des Steiner, Korngold, Young, Newman etc etc à la musique de film et à Hollywood.

 

Extrait de la musique de Max Steiner :

 

 

Ce film est bien entendu indisponible en France et aux USA il est sans VF et sans sous-titres. On aura peut être une version DVD avec sous-titres dans 10 ou 20 ans ...



Note : 7,5 / 10

07/09/2012

Capitaine sans Peur / Captain Horatio Hornblower - 1951

Capitaine sans Peur est un film tiré d'un roman C.S. Forester. Le film a pour acteurs principaux, Gregory Peck et Virginia Mayo. Le film est une succession d'aventures maritimes et terrestres fictives d'un capitaine anglais pendant les guerres napoléoniennes. La réalisation de Raoul Walsh fait oublier toutes les invraisemblances du scénario et malgré qu'on soit Français on s'attache aux hommes du capitaine Hornblower et on espère qu'ils vont s'en sortir. La romance entre Virginia Mayo et Gregory Peck est pour sa part particulièrement attachante.

 

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Walsh passe à l'abordage et développe aussi beaucoup de thèmes, comme la solitude du commandement, la vie en mer, l'éloignement de la famille, le deuil, et l'impossible respect des conventions sociales quand 2 êtres sont attirés l'un vers l'autre.

 

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Enfin il faut noter la musique belle et exaltante de Robert Farnon qui soutient particulièrement l'action.

 

Un extrait ci-dessous de la musique :

 

 

On passe donc un très bon moment. Et si l'envie vous prend de monter à bord et de passer à l'abordage, voyez "Capitaine Sans Peur", ne vous inquiêtez pas, vous ne risquez pas de jeter votre film à l'eau !! ^^

 

La bande annonce  :

 

 

Note : 8,5 / 10

01/09/2012

La charge de la Brigade légère - 1936

La charge de la brigade légère a été tournée en 1936. On y retrouve donc pour la 2ème fois, Errol Flynn et Olivia de Havilland. En plus des 2 vedettes du film il y a également à l'affiche, Patric Knowles et Donald Crisp. Patric Knowles fera beaucoup de seconds rôles ou aura la vedette dans des comédies de l'époque. Donald Crisp reste lui, comme l'immortel interprète du père dans "quelle était verte, ma vallée" de John Ford. Michael Curtiz est à la réalisation sur ce film comme il l'était précédemment sur Capitaine Blood. Il est le maître du cinéma d'action de cette époque. Il était connu pour son très mauvais anglais (il était Hongrois, de son vrai nom Manó Kertész Kaminer) et pour sa dureté avec les acteurs. Enfin pour revenir au casting, le tout jeune David Niven est également présent.

 

Michael Curtiz ci-dessous :

 

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Concernant le sujet du film, certains pourraient voir dans ce film une ode au néo-colonialisme. Mais ce serait une grave erreur. En effet, ce film a été produit à un moment où  l'Europe est menacée par le nazisme. Les nazis sont au pouvoir depuis 1933. La charge de la brigade légère est donc une des réponses d'Hollywood à la menace nazie.

 

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Si il est vrai que l'histoire se concentre sur la guerre de frontière entre le Sultan Surat Khan, nouvel allié des Russes et l'armée anglaise aux Indes, puis sur la guerre de Crimée, cette toile de fond n'est qu'un décor. Et, il est impossible de ne pas voir en ce sultan, la reproduction d'Hitler ou du totalitarisme nationalisme poussé à l'extrème. Car comme lui, Surat Khan sera responsable de massacres de masse et donc d'innocents, de civils ou de militaires désarmés. On prévoyait donc en 1936 ce qu'il allait se passer ... ou alors ce film est un échos à la guerre d'Espagne.

 

Quoiqu'il en soit les autres thèmes du film sont la romance à 3 et l'esprit de sacrifice pour une cause qui apparaît juste noué à un sacrifice par amour pour sa belle. Ainsi il y a quelque chose de profondément romantique dans ce film.

 

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Concernant la musique, on a cette fois ci une composition extraordinaire de Max Steiner qui composera les très nombreux thèmes du film. Les plus célèbres restant l'ouverture, la charge finale et la valse originale écrite pour le film en début de film. A noter que Steiner étant à l'origine un compositeur viennois, aimait donc écrire des valses pour les films dont il était le compositeur.

 

Vous trouverez ci-dessous le thème de la charge finale, qui fait à lui seul plus de 9 minutes de musique symphonique !!

 

 

Malheureusement, ce film occasionna la blessure grave de plusieurs chevaux. C'est donc à cette époque que des associations se mirent en place pour protéger les animaux avec l'assentiment des stars de l'époque.

 

Un film qui mériterait sans conteste une restauration totale en Blu-ray. Pour ma part, j'ai découvert ce film à 14 ans sur un vieux magnéto qui avait enregistré la dernière séance de la veille.  Je crois que c'est ce film qui m'a fait aimer le cinéma.

 

Pour finir, sachez qu'en 1968 un remake sera fait. Mais il prendra le contre pied de la version de 1936, en mettant en avant le côté absurde du commandement et la rivalité des généraux dont les hommes feront les frais.

 

Un extrait du film :

 


La Charge de la brigade légère 1/6 


Le film :

http://www.dailymotion.com/playlist/x1j40y_apo-dictique_la-charge-de-la-brigade-legere/1#video=xgw4be

 

Le poème de Lord Tennyson dont le film s'est inspiré :

HALF a league, half a league,
Half a league onward,
All in the valley of Death
Rode the six hundred.
'Forward, the Light Brigade!
Charge for the guns!' he said:
Into the valley of Death
Rode the six hundred.

'Forward, the Light Brigade!'
Was there a man dismay'd ?
Not tho' the soldier knew
Some one had blunder'd:
Their's not to make reply,
Their's not to reason why,
Their's but to do and die:
Into the valley of Death
Rode the six hundred.

Cannon to right of them,
Cannon to left of them,
Cannon in front of them
Volley'd and thunder'd;
Storm'd at with shot and shell,
Boldly they rode and well,
Into the jaws of Death,
Into the mouth of Hell
Rode the six hundred.

Flash'd all their sabres bare,
Flash'd as they turn'd in air
Sabring the gunners there,
Charging an army, while
All the world wonder'd:
Plunged in the battery-smoke
Right thro' the line they broke;
Cossack and Russian
Reel'd from the sabre-stroke
Shatter'd and sunder'd.
Then they rode back, but not
Not the six hundred.

Cannon to right of them,
Cannon to left of them,
Cannon behind them
Volley'd and thunder'd;
Storm'd at with shot and shell,
While horse and hero fell,
They that had fought so well
Came thro' the jaws of Death,
Back from the mouth of Hell,
All that was left of them,
Left of six hundred.

When can their glory fade ?
O the wild charge they made!
All the world wonder'd.
Honour the charge they made!
Honour the Light Brigade,
Noble six hundred!

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Note : 8,5 / 10

29/08/2012

Capitaine Blood ou le fleuron du film de pirates - 1935

1935, le cinéma vient de sortir depuis quelques années (1927) de la période du muet et est entré dans l'ère du parlant. Certains films sont donc remis au goût du jour (le parlant) et deviennent les premiers remakes de l'histoire du cinéma. Capitaine Blood est un de ces films là. Certaines scènes d'action à la fin du film sont d'ailleurs reprise de la version avec Fairbanks. Mais ce serait stupide de limiter Capitaine Blood à un remake d'un film de Douglas Fairbanks. Ce film est tiré d'une nouvelle de Rafael Sabatini, spécialiste du roman d'aventures. Il est connu pour avoir écrit également Scaramouche et l'Aigle des Mers.

 

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Capitaine Blood, en plus de bénéficier de nouvelles vedettes comme Errol Flynn qui y fait ses débuts en tant que star et Olivia De Havilland, il bénéficie de la réalisation novatrice de Michael Curtiz. Alors bien sûr le film est encore très tributaire des décors et certaines scènes souffrent de l'effet "décors de studio". Mais heureusement les acteurs, le scénario, le réalisateurs et la fabuleuse musique d'Erich Wolfgang Korngold donnent un cachet tout particulier à l'oeuvre. Korngold fait parti de tous ses artistes qui quittèrent l'Europe menacée par le nazisme. Il réalisa entre autre musique celle de l'Aigle des mers en 1940 avec également Errol Flynn. Mais on se rappelle surtout de lui pour sa musique des aventures de Robin des Bois, primée en 1938 aux Oscars. Capitaine Blood, et les aventures de Robin des Bois purent bénéficier d'une exploitation sur le territoire français. Mais l'Aigle des mers ne put en bénéficier car le film a été tourné en 1940. Les spectateurs ne purent donc voir ce dernier film qu'après guerre., les Allemands  interdisant la diffusion de films américains considérés comme bien entendu subversifs.

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La musique de Korngold dans ce métrage est prodigieuse. Mais par manque de temps, il n'en pas composé la totalité. En effet, une partie a été empruntée au répertoire classique, en particulier sur la scène du duel avec son rival Levasseur . Il est donc noté au générique comme "arrangements musicaux", cela à sa propre demande. C'est assez dur envers lui même car il a beaucoup de thèmes à son actif dans ce film.

 

Voir ci-dessous :

 

Ouverture musicale de Captain Blood :

 

Scène d'amour (love scène) :

 

Ce dernier extrait de la scène d'amour entre Flynn et De Havilland ne rend pas toute la scène, car en effet à la fin de la scène Flynn se fait gifler et le thème de l'évasion par la mer revient et le thème initial est abandonné. Ce genre de choses donnent au film une éclatante modernité.

 

On note dans les seconds rôles : Basil Rathbone et Ross Alexander. Basil Rathbone était spécialisé dans les rôles de méchants. On le retrouve dans David Copperfield, les aventures de Robin des Bois et il a été un interprète inoubliable de Sherlock Holmes. Mais qui s'en souvient aujourd'hui ? Il joue ici le rôle d'un pirate rival aux ambitions gênées par celle de Blood. A noter que Ross Alexander se suicidera peu après le tournage de ce film. Il aurait été probablement une grande star d'Hollywood si les problèmes personnels ne l'avaient emportés.

 

Les thèmes de ce film, sont la volonté de l'individu de s'échapper d'une société inhumaine, violente, immorale, et donc foncièrement injuste. La mer et la piraterie sont le vecteur de cette libération. Finalement une rédemption sera trouvée à la fin du métrage. Je n'en dis pas plus. Curtiz déploie sont talent et comme à l'habitude avec lui, les scènes d'actions sont sublimées et particulièrement réussies.  Je tiens à dire que j'ai énormément rêvé en voyant ce film ou simplement en écoutant sa musique.

 

Alors vous aussi si le monde vous ennuie, levez vous et criez comme Blood :"If the world is against us, we are against the world !!!!"

 

La bande annonce :

 

 



Note : 8 / 10