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15/01/2014

Oliver ! - 1968

"Oliver !" est une comédie musicale, tirée du roman de Dickens, "Oliver Twist" et du musical de Lionel Bart et de la pièce écrite par Vernon Harris. Le film est dirigé par Carol Reed. Le film repose sur les épaules, du jeune Mark Lester, devenu aujourd'hui ostéopathe, comme quoi le cinéma mène vraiment à tout. Ron Moody est inoubliable dans le rôle de Fagin. Shani Wallis est superbe en fille des rues au grand coeur. Mais ce qui donne du corps au film, ce sont les milliers de figurant et l'extraordinaire prestation d'Oliver Reed (neveu du réalisateur), formidable en brute épaisse. On se souvient d'Oliver Reed pour son dernier film, "Gladiator". L'acteur, alcoolique notoire, devait d'ailleurs décéder d'une crise cardiaque sur le tournage de Gladiator. Il est à noter que la réalisation, de cette version d'Oliver, est très différente de celle de David Lean, qui avait déjà réalisé un "Olivier Twist" en 1948. Ce dernier film possédait une incroyable séquence d'introduction. Ici, la comédie et le chant font un peu oublier la misère du jeune héros.

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Le film devait obtenir un formidable succès mondial totalement mérité, et remporter 5 Oscars dont celui du meilleur film. Aujourd'hui encore il est très difficile de ne pas se laisser prendre par cette histoire de petit garçon abandonné. Quelque soit notre âge, "Oliver" réveille l'enfant qui sommeille au fond de nous. C'est peut être en cela qu'il est le plus touchant et oserais-je dire, le plus nécessaire, surtout à notre époque. "Oliver" s'impose comme une évidence.

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Ci-dessus : Mark Lester et Shani Wallis

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Ci-dessus : Oliver Reed

 

Extrait de l'ouverture :

 

Montage vidéo :

 

Film disponible en Bluray en Italie chez Sony, comprenant une version française et une version originale sous-titrée. A redécouvrir la qualité d'image est globalement parfaite.

 

Note : 8,5 / 10

11/01/2014

Amanda / Carefree - 1938

J'ai découvert Fred Astaire à l'adolescence. J'avais vu "Top Hat" (1935) et "Swing Time" (1936), ou encore "Shall we dance", mais jamais "Amanda". C'est aujourd'hui chose faite. J'avoue que tout jeune j'avais été bluffé par l'harmonie et la grâce du duo, et aussi par la classe de Fred Astaire. Chacun de ces deux films étaient pour moi de petite merveille, qui rendait le monde plus beau et le spectateur. J'ai appris bien plus tard que Ginger Rogers avait fait d'autres films avec Fred Astaire et que même elle devait avoir une seconde carrière d'artiste de comédie non musicale. Un jour peut être que le couple Fred Astaire / Ginger Rogers a autant fait pour la comédie musicale hollywoodienne. que John Ford pour le western. C'est d'autant plus vrai que lorsqu'on interrogea Stanley Donen sur ce qui avait été son inspiration, sur ce qui lui avait donné envie de se lancer dans le cinéma, il répondit lors de son passage à Paris : Fred Astaire ! En effet, c'est avec ces comédies musicales que l'enfant Stanley Donen découvrit la grâce et la beauté et avec Gene Kelly 15 ans plus tard, il réalisait en tant que réalisateur, son rêve d'enfant dans de nombreuses comédies musicales dont la plus célèbre évidemment : "chantons sous la pluie" (1952).

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"Amanda" intervient dans la carrière de Fred Astaire, après "demoiselle en détresse" (1937) qui avait été tourné avec Joan Fontaine. Le film était très faible que ce soit au niveau du scénario ou des scènes de danse. En effet, Joan Fontaine n'a jamais été une danseuse. Elle semblait donc totalement perdu face à Fred Astaire et la comparaison avec Ginger Rogers était terriblement destructrice pour Joan Fontaine. Après cet échec, les producteurs de la RKO se décidait à reformer le couple légendaire, dans "Amanda". Malheureusement si la comédie est sympathique, on atteint pas les sommets des précédents et pour cause: les seconds rôles habituels de Fred ne sont plus présents.  ni Edward Edward Everett Horton, ni Erik Rhodes, ni Eric Blore. On retrouve malgré tout, deux bons seconds rôles en la personne de Ralph Bellamy, et Jack Carson. L'un et l'autre feront une belle carrière hollywoodienne.

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Ci-dessus : Jack Carson, Ralph Bellamy et Fred Astaire

Si la magie opère donc moins dans la partie comédie, elle reste extraordinaire dans les scènes de danse que l'on aurait aimé encore plus nombreuses. La musique est d'Irving Berlin et est évidemment encore une fois merveilleuse. On peut se lasser de l'aspect comédie de ces films, et affirmer qu'on est loin du meilleur film du duo. Mais jamais la beauté et l'harmonie du couple Rogers / Astaire, ne pourra nous laisser de marbre. Indéniablement ces deux grands artistes auront marqué l'histoire du cinéma et des générations de spectateurs. Ginger Rogers et Fred Astaire tourneront un dernier film pour la RKO, "la grande farandole" (1939), avant de se retrouver à la MGM, 10 ans plus tard dans "entrons dans le danse" (1949).

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Extrait d'un des plus beaux numéros du film :

Film disponible aux Editions Montparnasse en VO sous-titrée (à noter que le film possède quelques saccades assez mal venues).

Note : 6 / 10

01/11/2013

La grande farandole / The Story of Vernon and Irene Castle - 1939

La RKO avait acheté les droits des mémoires d'Irene Castle en 1936 et le film fut mis en chantier en 1938. C'est le dernier film du couple Fred Astaire / Ginger Rogers à la RKO. Ce couple légendaire se retrouvera une ultime fois, mais cette fois-ci à la MGM, 6 ans plus tard, pour "entrons dans la danse' (1949). Dans "la grande farandole", Fred et Ginger jouent respectivement, Vernon et Irene Castle, couple de danseurs, immensément célèbre en 1915. Fred Astaire n'hésite pas d'ailleurs à évoquer son influence : "Ils eurent une influence extrême sur notre carrière, non que nous les ayons complètement imités, mais nous nous  sommes appropriés quelques uns de leurs pas et inspirés de leur style pour nos propres numéros."

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Le film souffre néanmoins de nombreux défauts. Ainsi, on ne bénéficie pas de l'humour des éternels seconds rôles qui tournaient habituellement autour du couple dans leurs précédents films. Mais surtout on sent bien que l'on est devant une biographie filmée de danseurs de salons. Donc tout semble désespérément plat, même la chorégraphie réglée au millimètre, sent l'hagiographie. Alors heureusement, il y a le professionnalisme sans faille de Fred et Ginger. Il n'en reste pas moins que le film est de très loin le plus poussif de la série des 9 films produits avec la RKO. La terrible fin tragique, obscurcit encore un film qui n'en avait pas besoin. On retiendra principalement l'ultime valse avec Ginger et le pot pourri dansant dans les étoiles, et sur la carte des USA, qui sont visuellement très intéressants. Pour le reste, c'est très moyen. Donc, comme son titre ne l'indique pas, "la grande farandole" est donc une comédie musicale un peu triste, à la chorégraphie malheureusement bridée. A voir pour se convaincre du professionnalisme sans limites des deux stars du film.

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Court extrait :

 

Note : 5,5 / 10

15/10/2013

Délicieuse / Mad about music - 1938

Au départ, je dois vous dire, que je ne m'attendais pas à grand chose en commençant à voir ce "délicieuse" ou "Mad about music" dans son titre américain. Et puis, on se laisse prendre et entrainer par cette jolie histoire qui dans esprit respire la joie et nous rappelle un peu par certains aspects, la fameuse "mélodie du bonheur" (1965) de Robert Wise. Ici "Mad about music" est construit exclusivement autour de Deanna Durbin. J'avoue avoir été touché par la joie de vivre, la beauté et le talent de cette jeune personne, qui devait avoir autour de 17 ans au moment du tournage. Et il n'y a qu'à aller sur les commentaire de ses chansons, pour voir que plus de 70 ans après le tournage, elle possède encore de très nombreux fans inconditionnels. On comprend mieux alors le phénomène "Deanna Durbin", qui s'empara des USA à la fin des années 30. Lorsqu'on pense que Louis B Mayer qui l'avait vu avec Judy Garland dans "Every Sunday" (1936), avait dit : "Virez la grosse !".  Mais il parlait alors de Judy. Quoiqu'il en soit c'était Deanna Durbin qui s'en allait, mais pour mieux rebondir, et faire gagner beaucoup d'argent à l'Universal.

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Pour revenir à "Mad about Music", les scénaristes arrivent à rendre presque croyable, cette incroyable histoire de père de substitution. Il y a aussi une scène que j'aime beaucoup, où on visite un cinéma français de l'époque avec une diffusion d'une film au format 4/3. Certains trouveront à n'en pas douter ce film un peu "gnan-gnan". Moi je l'ai trouvé personnellement très beau et plein d'une innocence que l'on devrait aujourd'hui cultiver un peu plus. On notera que le film est dirigé par  Norman Taurog, l'homme au 182 films réalisés, qui remporta un Oscar de meilleur réalisateur en 1931 pour son film "Skippy" et une nomination en 1938. Quant à ce film, "délicieuse", il devait être nominé 4 fois aux Oscars. Je dois vous avouer qu'avec tout ça, je ne me sentais pas la force ni le courage de mettre une mauvaise note à Deanna Durbin, l'idole des jeunes de 1938. C'est tellement vrai que l'on retrouva sa photo dans la chambre abandonnée de la petite Anne Franck, morte en déportation. Quant à Deanna Durbin, elle devait nous quitter le 20 avril 2013 dans une discrétion absolue, sa mort n'étant révélée que 10 jours après son décès réel.

 

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Ci-dessus : Marcia Mae Jones et Deanna Durbin

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Ci-dessus : Herbert Marshall et Deanna Durbin


 

 

note :  7 / 10

13/10/2013

Le Grand Ziegfeld / The Great Ziegfeld - 1936

Lorsqu'on parcourt l'histoire du cinéma américain, on est obligé de s'arrêter devant quelques grands films, qui sont devenus des légendes du cinéma. "Le grand Ziegfeld" avec William Powell est bien de ceux là. Le film raconte l'histoire du grand producteur et chorégraphe de Broadway, Florenz Ziegfeld Junior. Le film peut faire peur au début, car il dure tout de même presque 3 heures. Cette durée est quelque chose d'assez inhabituelle pour 1936. En effet, la plupart des films et des productions courantes de cette époque, duraient entre 1H15 et 1H45. La longueur de cette production, est donc une preuve du caractère ambitieux du projet. Et le film l'est réellement. Les décors sont les plus beaux jamais vus, les costumes sont plus que magnifiques et sont quasiment irréels de beauté. Enfin, le casting est particulièrement bien choisi.

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"Le grand Ziegfeld" n'est pas seulement une incroyable comédie musicale. C'est aussi l'histoire de ce légendaire producteur, Ziegfeld (William Powell) de Broadway, qui commence sa carrière, en hâbleur de foire, lors de l'exposition universel de Chicago en 1895. Le film commence donc comme une production classique de William Powell, mais déjà avec une impressionnante mise en scène. Donc pendant cette exposition Ziegfeld va être en concurrence avec Jack Billings (Frank Morgan), afin que le public vienne voir son spectacle. La concurrence entre Denis Morgan et William Powell, sera un peu le fil rouge du film. Mais petit à petit cette concurrence, se transformera an collaboration, puis en amitié, rendant touchante cette confrontation.

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Ci-dessus : William Powell et Reginald Owen

Le film parcourt alors la vie de Ziegfeld, nous racontant sa rencontre avec sa future compagne Anna Held (Luise Rainer). Mais le film prendra littéralement son envol avec la mise en scène des célèbres "Follies" de Ziegfeld. Le film est plein d'émotion, que ce soit dans les relations de Ziegfeld avec les femmes ou son ambition de marier la beauté féminine à la beauté de l'art occidental. Ainsi le numéro "A pretty girl is like a melody" est un morceau inoubliable, de l'histoire de la comédie musicale. En effet, il nous montre une espèce de gigantesque pièce montée (digne de Busby Berkeley) sur laquelle est perchée tout ce qui fait la grâce et la beauté de la civilisation classique occidentale. Les premières marches représentent le 18ème siècle français, puis c'est le Japon et le fameux opéra de Puccini "Madame Butterfly", après on passe au rêve d'amour de Liszt, ensuite à la valse de Strauss, Caruso, Gershwin, et une apothéose incroyable où trône tout en haut, la femme, telle une reine du monde. Il est dur de ne pas pleurer devant tant de beautés et de grâces réunies. On peut dire que la MGM a tout mis en oeuvre pour faire un mémorable chef-d'oeuvre, réunissant toutes les beautés féminines de l'époque et toutes les beautés classiques et musicales du vieux continent et du nouveau monde, dans une apothéose cinématographique. Cet inoubliable numéro clôt alors la première partie du film. Il y a une ouverture et un entracte. Au moment de l'entracte, je décidais donc de faire une pause et je reprenais le soir même, pour voir la deuxième partie.

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Ci-dessus : William Powell et Luise Rainer

La deuxième partie du film est tout aussi forte que la première partie, sinon plus avec les apparitions de Ray Bolger (lui même). Ray Bolger c'est bien évidemment l'épouvantail du "Magicien d'Oz" de  Victor Fleming de 1939. Mais surtout le film permet de voir la vraie Fanny Brice, qui était une découverte de Ziegfeld. Puis le film évoque les relations tulmutueuses du producteur avec sa compagne, et les Ziegfeld Girls. Enfin, Myrna Loy apparaît presque à la fin du film. Le jeu de William Powell est très souvent bouleversant, et l'ultime scène du film, vous fera assurément applaudir ce chef d'oeuvre impérissable. La magnificence de cette production, devait coûter 2 millions de dollars à la MGM, mais en rapporter 4 millions et être un énorme succès. Enfin le film devait être nominés 7 fois, et recevoir 3 Oscars amplement mérités : Meilleur film, meilleur actrice pour Luise Rainer, et meilleur direction de danse pour Seymour Felix. Un petit mot, pour finir et pour vous dire qu'à l'heure où j'écris ces lignes, Luise Rainer est toujours parmi nous, et elle a 103 ans !

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Ci-dessus : Virginia Bruce et Luise Rainer

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Ci-dessus : Jean Chatburn et William Powell

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Ci-dessus : William Powell et Myrna Loy

 

Extrait :

Disponible en DVD zone 2 (VO sous-titrée)

Note : 9 / 10

08/10/2013

Sur la Riviera / On the Riviera - 1951

Le scénario de "Sur la Riviera" a été adapté plusieurs fois à l'écran par la Fox. Ainsi dans "Folies Bergère de Paris" (1935) avec Maurice Chevalier et Merle Oberon, et dans "une nuit à Rio" (1941) avec Don Ameche, Carmen Miranda et Alice Faye. Ces films sont eux mêmes inspirés de la pièce à succès "the Red Cat", écrite par Hans Adler et Rudolph Lothar, Le scénario subit peu de modifications et parfois les dialogues sont mêmes assez proches. Ici Danny Kaye joue donc deux rôles, un acteur et un pilote d'avion expérimental, payé par des industriels pour faire le tour du monde. Gene Tierney joue la femme du célèbre pilote. Vous l'aurez compris, c'est bien évidemment la ressemblance entre l'acteur de music-hall et le pilote qui va être à l'origine de tous les malentendus comiques du film. Le film commence par une imitation de Maurice Chevalier par Danny Kaye. La filiation avec le premier film "Folies bergère de Paris" (1935) est donc revendiqué. Le film a beaucoup de points forts, en particulier les scènes entre deux portes qui rappellent par moment Lubitsch dans "To be or not to be" (1942).

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Mais c'est vrai que l'autre point fort du film, aurait du être la partie comédie musicale, et pour dire vrai ce n'est que partiellement le cas. En effet, en 1951, la comédie musicale suit un nouveau chemin, avec des oeuvres tel que "Mariage royal" ou "un américain à Paris". Et ces films ont un ton nouveau. Or malgré toutes ses qualités, "on the riviera" reste un ton en dessous et surtout fait très "old fashion", et rappelle le style des comédies musicales de la Fox des années 40. La partie musicale est sous la direction d'Alfred Newman qui est le compositeur des musiques des 3 films : Folies Bergères de Paris, That Night in Rio et bien sûr On the Riviera. Néanmoins pour ce dernier film, quasiment tous les titres sont écrits et composés par la femme de Danny Kaye, Sylvia Fine. Enfin, le mari de Gene Tierney, Oleg Cassini s'occupe lui de la partie costume.

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Ci-dessus : Gene Tierney

La meilleure scène du film est vers la fin, où a lieu une incroyable discussion entre Danny Kaye et Gene Tierney, où celle-ci croit avoir couché avec le sosie de son mari et où lui croit parler de ses performances d'acteurs et non pas au lit. Cette scéne est vraiment très drôle. Pour le reste, les numéros musicaux manquent un peu d'ampleur, et de profondeur de champ, voir simplement de cette transcendance de la réalité que l'on trouve dans tant de films de Gene Kelly. Le film n'en reste pas moins un bon spectacle, qui nous permet de redécouvrir qui plus est la très belle Gene Tierney, ainsi que la trop méconnue actrice française, Corinne Calvet.

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Ci-dessus : Gene Tierney

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Ci-dessus :Danny Kaye et Corinne Calvet

Disponible en DVD zone 2 ou Bluray Freezone (VO sous-titré français)

Note : 7 / 10

13/08/2013

Varsity Show - 1937

"Varsity Show" est un film un peu fou. Ainsi, cela commence avec son titre qui aurait du être "Variety Show" reprenant le nom du journal de spectacles célèbres. Mais suite à un accident bénin sur le quai d'une gare, le titre du show est changé dans le film et donc le titre du film aussi. Je ne sais pas si je m'exprime bien. Mais vous l'aurez compris, "Varsity Show" est assez surprenant, mais aussi drôle. Ainsi, le scénario se déroule dans une université américaine, où les étudiants se désespèrent devant le pauvre spectacle de fin d'année qu'ils vont produire. Ils décident donc d'engager Dick Powell (ancien étudiant) comme metteur en scène. Les gags vont alors se multiplier jusqu'à l'ultime gag final, qui est vraiment énorme et qui m'a fait littéralement pleurer de rire.

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William Keighley est ici est à la réalisation, mais ce sont évidemment les scènes chorégraphiées par Busby Berkeley qui attirent encore l'attention. Le film n'est pas meilleur qu'un autre, mais il réalise réellement son objectif de distraction du spectateur, en alternant les gags et les numéros musicaux. On notera en plus de Dick Powell, éternel chanteur de charme, un formidable danseur noir : John W. Bubbles, On dit sur wikipédia qu'il enseigna les claquettes à Fred Astaire. C'est tout dire. Il forme donc un duo particulièrement intéressant avec Ford Washington Lee. Mais ils sont montrés ici comme des balayeurs et font leur entrée sous ce costume. Mais les noirs avaient ils d'autres emplois en 1937, ne serait ce que dans l'esprit du public américain de cette époque ? Quoiqu'il en soit, nos deux amis se rattraperont plus tard dans un beau numéro en costume et haut de forme cette fois. Pour le reste du casting on retrouve les soeurs Priscilla Lane et Rosemary Lane, mais aussi Ted Healy présents tous les trois, la même année dans "Hollywood hotel" également avec Dick Powell. J'avoue n'avoir pas eu le courage de mettre une mauvaise note à ce petit film, vu le plaisir qu'il m'a donné à le regarder. 76 ans après sa création, il reste un fantastique anti-dépresseur et il devrait être recommandé par la faculté de médecine.

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Ci-dessus : Priscilia Lane

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Ci-dessus : John W. Bubbles et Ford Washington Lee

 

Extrait :

 

Bande annonce :

 

Note : 7,5 / 10

04/08/2013

Sur l'avenue / On the avenue - 1937

"On the avenue" est un film de 1937, de la Twentieth century Fox, avec Dick Powell, et Madeleine Carroll. On se rappelle que Dick Powell c'est la vedette de toutes les productions de la Warner avec Busby Berkeley. Ainsi on le retrouve dans"42ème rue" (1933), "Prologue"(1933), "Dames" (1934),  "Wonder Bar" ou encore dans la série de films "chercheuses d'or" (1933, 1935, 1937). Donc c'est finalement assez exceptionnel de voir Dick Powell tourner pour la Fox. Dans une certaine mesure, on peut se demander si la Fox ne donne pas un cadeau empoisonné à Powell, vedette de la Warner. Ainsi dans la scénario qui n'est que prétexte à des malentendus amoureux entre Dick Powell et Madeleine Carroll, Powell se fait successivement giffler par deux fois, est obligé de jouer des numéros un peu vieillot même pour l'époque et finalement son show est modifié par deux fois. La Fox aurait voulu détruire l'image de séducteur de Powell, elle ne s'y serait pas pris autrement.

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Enfin, le premier numéro des frères Ritz parodie les comédies musicales de la RKO, et le dernier numéro de ses mêmes frères Ritz dont l'un est déguisé en femme, semble vouloir caricaturer les comédies musicales de la Warner. La comédie musicale qui critique la comédie musicale, c'est assez étrange pour être remarqué.

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Ci-dessus : Alice Faye et Dick Powell

Mais "on the avenue" a aussi des qualités, ainsi le très long premier numéro rappelle ceux de Busby Berkeley avec un bataillon de girls plutôt affriolantes et qui nous fait presque oublier que le film a été tourné 3 ans après l'instauration du code de censure. L'histoire est assez amusante et permet de passer un assez bon moment. Le sommet du film étant la descente d'Alice Faye accompagnée d'une bande de cochons derrière elle ! Le maximum du mauvais goût qui pouvait être fait à l'époque est dans ce film. Et c'est hilarant de voir la tête des personnes parodiées pendant les sketchs. Pour résumé le film multiplie les gags, pas toujours légers, Lorsqu'on le revoit, "Sur l'avenue" reste néanmoins une honorable comédie musicale, mais on a fait beaucoup mieux avant at après. Mais j'espère ne pas en avoir dit trop de mal, car il faut se souvenir que la musique est d'un certain Irving Berlin. C'est tout dire.

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Ci-dessus : Madeleine Carroll et Dick Powell

 

Extrait :

 

Note : 6,5 / 10

24/07/2013

Hollywood Hotel - 1937

"Hollywood Hotel" n'est pas le film le plus connu de Busby Berkeley, mais il reste comme l'un des plus sympathiques. Ainsi, si en 1937 le film musical est quelque peu en perte de vitesse, "Hollywood Hotel" n'en a que faire et nous propose le traditionnel cocktail d'humour, d'amour et de musique qui a fait le succès de ce type de production. Le film commence par le départ à Hollywood d'un jeune musicien et chanteur, interprêté par Dick Powell. Ce départ est le prétexte pour initier une première scène musicale dès l'ouverture, comme Berkeley l'avait déjà fait par exemple dans "Chercheuses d'or 1933". Et il faut bien reconnaître que la chanson "Hooray for Hollywood' est toute aussi entrainante que le fameux "Gold diggers" de 1933. Elle devait d'ailleurs rester un des hymnes d'Hollywood et traverser les âges à travers différentes reprises. On y voit le chef d'orchestre Bennie Goodman debout sur une voiture, et petit à petit on se rend compte qu'il y a un ballet de voitures qui fonce vers l'aéroport avec des avertissements pour les grandes vedettes, car une nouvelle star débarque : le jeune Ronnie Bowers (Dick Powell). Le ton est donné. Et malgré les aventures et les déboires du jeune héros, la joie, l'humour et l'amour irriguent tout le film. La critique d'Hollywood n'est jamais acide ou dramatique comme dans d'autres films au ton autrement sérieux. Ici Hollywood est vu comme un immense parc d'attraction.

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Pour le reste du casting, on retrouve les soeurs Rosermay et Lola Lane, mais aussi Hugh Herbert dans des numéros d'humour assez incroyables, avec un sketch qui moque les films pro-sudistes de l'époque et du sort réservé aux noirs dans ces films. Mais on y découvre aussi Ronald Reagan dans son deuxième film en présentateur de radio devant un cinéma ou encore Glenda Farrell et enfin Louella Parsons la célèbre chroniqueuse d'Hollywood qui joue son propre rôle. Et si Il  y a de nombreux numéros musicaux avec des orchestres de Jazz de l'époque, avec ainsi Benny Goodman et Raymond Paige, de la moquerie pour les actrices et acteurs qui prennent la grosse tête, il y a aussi dans "Hollywood Hotel" énormément d'idées qui seront plus tard reprises dans "Chantons sous la pluie" (1952). Ainsi, on retrouve le présentateur radio devant le cinéma, mais aussi la voix du chanteur utilisé pour un acteur stupide ne sachant pas chanter. On passe donc de scènes glamour à des sketchs ou des numéros musicaux, pour enfin une dernière reprise de "Hooray for Hollywood" et comme pour les autres films de Berkeley, on sent bien que ce dernier a ici posé les bases de l'entertainment et du musical, qui sont reprises avec le succès que l'on connaît par la MGM quelques années plus tard. Allez votre réservation vous attend à l'Hollywood Hotel !

 

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Ci-dessus : Lola Lane

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 Ci-dessus : Rosemary Lane

La chanson Hollywood Hotel et autres :

 Disponible sur le volume 2 des films consacrés à Busby Berkeley (zone 1). A noter que le film possède des sous-titres français et anglais.

Note : 7 / 10

20/04/2013

L'entreprenant Mr Petrov / Shall we dance - 1937

Tourné après le fabuleux et inoubliable "Swing Time" (1936) et avant "pension d'artistes" (1937), "l'entreprenant Mr Petrov" ou en anglais "Shall we dance" est un film du duo Fred Astaire / Ginger Rogers qui a beaucoup de qualités mais aussi bien évidemment des défauts. Pour les défauts, autant en parler tout de suite, c'est la partie sur le bateau, où la flanerie amoureuse entre Ginger et Fred peut apporter une certaine lassitude au spectateur. En effet, le réalisateur Mark Sandrich multiplie les promenades avec chiens sur le pont. Et il faut bien le dire ce gag ne prend pas vraiment. Enfin, si le numéro de Fred Astaire avec les mécaniciens noirs est assez intéressant au niveau musical et au niveau de sa chorégraphie, il en est tout autrement de son réalisme. Ainsi, a t'on déjà vu une salle des machines totalement blanche ? ! Cela donne un aspect assez suréaliste à cette partie. Car si finalement le jeu dansant de Fred avec le bruit des machines est très intéressant. On a comme un gros doute concerant ce décor. Si le blanc et l'Art Deco convienne à une représentation stylisée de Venise ou d'hotels ou de résidences de luxe, on a vu mieux comme décor pour les machines d'un bateau. Enfin, si le scénario est très travaillé, il paraît déraisonablement complexe. Mais d'un autre côté les gags sont pour certains irrésistibles (mis à part donc celui du pont sur le bateau).

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Pour les qualités et il y en a beaucoup, c'est tout d'abord et évidemment le duo Ginger Rogers / Fred Astaire, qui n'a jamais été peut être aussi étincelant. Les répliques font mouche et les situations les plus cocaces et les plus improbables sont mises en oeuvre. Ainsi, une fausse Ginger se retrouve dans le lit de Fred Astaire. Quant on sait qu'il était impossible aux USA à cette époque de mettre à l'écran une femme et un homme couchés dans le même lit, c'est d'autant plus drôle. La situation étant précédée de deux hommes ivres morts portant la fausse Ginger dans la chambre d'un autre monsieur devant le regard choqué du gérant de la résidence. Comme dans beaucoup de films de cette époque, l'humour de situation est irrésistible et fait travailler l'imagination du spectateur plutôt que des images vulgaires comme on peut trop souvent le voir aujourd'hui. L'humour est ainsi très présent tout au long du film. Mais le plus gros gag est celui ou Eric Blore essaye d'épeler sans succès au téléphone, à Edward Everett Horton, le nom de la prison dans laquelle il est enfermé. Pour les gens comme moi qui peuvent avoir de temps en temps, des difficultés en anglais, j'avoue que j'en ai ri aux larmes.

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Alors l'humour mise à part, ce sont bien les numéros de danse ou les chansons chantées par Fred qui font la différence. J'en ai reproduit deux exemples dans les videos jointes à cet article. L'ensemble des chansons sont de la composition de George Gershwin et d'Ira Gershwin pour les paroles. Il n'est pas besoin de rappeler l'extrème qualité de ces hauteurs, malheureusement trop tôt disparu pour Georges Gershwin. Le plus beau numéro est sans conteste celui de la chanson "They All Laughed", ou après une courte introduction chantée par Ginger, cette dernière se retrouve dans un incroyable numéro d'improvisation qui montre, si il en était encore besoin, la formidable symbiose artistique du couple Astaire /Rogers. Le numéro "Let's Call the Whole Thing Off" est quant à lui un magnifique numéro sur patins à roulettes, et on imagine en le voyant toutes les chutes que les deux acteurs ont du subir pour arriver finalement, à la parfaite production artistique du numéro que l'on voit à l'écran. Enfin ce n'est pas tant le numéro final qui a attiré mon attention, même si il a un côté très Busby Berkeley, mais c'est bien la chanson "they can't take that away from me", qui si elle s'inscrit totalement dans le film est bien aussi le symbole de la célébrité provisoire et de la gloire qui passe quand la lumière se rallume et que la salle se vide, mais aussi quand le couple devait se séparer à l'écran. Mais de ce côté là, il n'y a rien à craindre. Rien ne leur a été enlevé. Ginger et Fred sont maintenant légendaires et le temps et les modes n'ont rien enlevé à ce talent artistique immortel. Ainsi, Ginger et Fred se retrouveront en 1949 sur ce même numéro, mais cette fois-ci dansant. Les modes passent mais les légendes ne meurent jamais.

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Extraits :

 

 

La scène la plus drôle avec Eric Blore :

 

Disponible en DVD Zone 2. On se demande bien quand on aura droit à une version Bluray restaurée de tous ces films, parce qu'on est très loin d'une qualité d'image optimale !! Bougez vous les éditeurs !

 

Note : 7 / 10

02/04/2013

Le danseur du dessus / Top Hat - 1935

"Le danseur du dessus" ou en anglais "Top Hat" a été tourné en 1935 par Mark Sandrich. C'est bien évidemment une production RKO comme toute la série de films tournés par le couple Ginger Rogers / Fred Astaire et le quatrième film du duo. Le titre anglais fait référence au haut de forme (top hat) de la classe sociale aisée américaine des années 30. Ainsi, le film se démarque des comédies musicales à l'aspect sociale comme "Chercheuses d'or de 1935" tournée la même année par la Warner. Ici la crise n'apparaît nulle part et à ne voir que ce film, on penserait que rien a changé en 1935 pour les plus aisés aux USA et que de toute façon rien ne changera jamais. C'est bien évidemment le défaut, mais aussi la grande force de "Top Hat" qui s'appuie sur d'irréels décors "Art Deco" tout en blanc. En effet, cette impression inaliénabilité fait de "Top Hat" un rêve éveillé ou les seules choses importantes sont les robes que portent Ginger, le noeud papillon avec le smoking, et bien évidemment l'amour. Ainsi, cet univers en dehors de toute réalité est composé de fabuleux décors : suites grandioses, mais aussi de la reconstruction d'un Venise en art deco tout en blanc qui accentue l'incroyable rêverie d'un conte de fée presque intemporel. Dans "Top Hat" les jours heureux n'ont pas besoin de revenir, car ils ont toujours été là et le seront toujours. Ainsi, l'activité professionelle des protagonistes passe toujours au second plan, sauf peut être pour Fred Astaire qui est là encore un danseur professionnel. Mais même pour lui, le spectacle devra se plier à sa vie privée.

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Le scénario fut d'abord écrit par Dwight Taylor. Mais Fred Astaire eut une réaction négative à sa lecture, trouvant le scénario trop proche de "The Gay Divorcee" tourné un an plus tôt. Le réalisateur Mark Sandrich se décida donc à engager Allan Scott pour réécrire le scénario. Le scénario devait donc être assez vaudevillesque et réserver son lot de quiproquos et de rebondissements en série. Le bureau de la censure (Hays) quant à lui, demanda des modifications mineures. Une de ces modifications est assez amusante pour être citée. En effet, dans le film, le personnage de Beddini disait : "Pour la femme le baiser, pour l'homme l'épée". La phrase originale avant censure était :"Pour l'homme l'épée, pour la femme le fouet". Le personnage de Beddini me permet d'introduire donc le reste du casting qui comprend la même équipe que sur "la joyeuse divorcée" avec donc Erik Rhodes en Beddini, mais aussi le désopilant Edward Everett Horton et son valet Eric Blore, et enfin Helen Broderick.

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"Top Hat" devait être aussi la première collaboration entre Irving Berlin et Fred Astaire. Irving Berlin et Fred Astaire devaient rester des amis proches et Berlin devait composer encore la musique de 6 films de Fred Astaire. Berlin devait d'ailleurs confirmer que travailler avec Fred Astaire, lui donnait beaucoup de confiance. Enfin il faut en venir maintenant à ce que j'appellerais la bataille des plumes de "Top Hat". En effet, Ginger Rogers avait décidé de mettre en avant sa propre robe, créée par elle pour le numéro de danse "cheek to cheek". Mais toute l'équipe était contre cette idée, que ce soit le réalisateur ou même Fred Astaire. Alors qu'habituellement Fred Astaire était plutôt conciliant concernant les demandes de ses partenaires. Malheureusement il perdit son calme lorsqu'il vit la robe de Ginger. Il devait affirmer : "Jamais de ma vie je n'avais vu autant de plumes !" Ce qui devait arriver, arriva et Ginger fondit en larmes et la mère de cette dernière devait s'emporter verbalement sur Fred Astaire. Une nuit de travail des couturières du studio devait finalement calmer les esprits et la scène pu enfin être tournée.

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Je ne m'étendrais pas trop longtemps sur la belle chorégraphie de Hermes Pan. Mais "Top Hat" est bien au niveau des autres films de Fred et Ginger et dépasse déjà ses illustres prédécesseurs que sont "la joyeuse divorcée" ou "Roberta". Comme pour "la joyeuse divorcée" la chanson "No strings I'm Fancy Free" est introduite par un dialogue. Mais contrairement à "la joyeuse divorcée", Top Hat se décide à s'émanciper totalement de l'influence d'un Busby Berkeley pour cette fois-ci mettre en avant le couple Astaire / Gingers. Top Hat est donc l'exact contraire de la série des "chercheuses d'or", il n'en pas moins une formidable réussite artistique et financière pour la RKO. En effet, "Top Hat" devait être un des films les plus rentables des années 30. En effet, pour un coût de 609 000 $, il devait rapporter 3,202,000 $ à la RKO. C'est totalement mérité pour un des films qui devait faire de Fred et Ginger deux légendes vivantes de la comédie musicale hollywoodienne mais aussi du cinéma. J'avais à peine 14 ans quand Fred Astaire a disparu mais lui et Ginger m'ont toujours accompagné.

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Bande-annonce :

 

Extrait : No strings I'm Fancy Free - Top Hat 1935 

 

Extrait : Isn't this a lovely day -Top Hat 1935

 

Analyse des critiques :

 

Note : 7,5 / 10

30/03/2013

Chercheuses d'or de 1937 / Gold Diggers of 1937 - 1937

"Chercheuses d'or de 1937" est le troisième film de la série des "chercheuses d'or". Devant le succès des deux premiers numéros, la Warner ne pouvait pas faire moins que de relancer la machine. Et comme dans les autres numéros, les pires stratagèmes seront envisagés pour trouver de grosses sommes d'argent, avec une bonne dose d'humour, et avec au milieu l'habituel pigeon que chacun veut plumer. Vous y ajoutez la musique de  Harold Arlen et Harry Warren et les paroles d'Al Dubin et E Y Harburg plus la chorégraphie de Busby Berkeley et vous vous trouvez avec un assez sympathique divertissement. Le film est mené par le duo de stars : Dick Powell et Joan Blondell. Dick Powell avait déjà joué dans plusieurs films de Busby Berkeley : "42ème Rue", "Chercheuses d'or de 1933", "Footlight Parade", "Dames", et "Chercheuses d'or de 1935". Mais le duo Joan Blondell et Dick Powell avait aussi travaillé ensemble sur "Chercheuses d'or de 1933", "Footlight Parade" et "Dames". Et à la réalisation on retrouve un déjà vétéran d'Hollywood, Llyod Bacon à qui on doit 130 films dont par exemple " 42ème rue",  "Picture Snatcher", ou encore "Footlight Parade" déjà commentés ici. Vous l'aurez compris, nous avons donc ici des gens qui ont l'habitude de travailler ensemble et à l'écran force de constater que la magie va encore une fois opérer.

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Il faut ajouter, si cela ne suffisait pas, un casting de seconds rôles intéressants avec en tête l'incroyable interprétation de Victor Moore qui se trouve être un formidable rôle à situer entre le malade chronique et le malade imaginaire. Victor Moore avait commencé sa carrière d'acteur par le muet et on se souvient de lui surtout pour son rôle d'impressario de Fred Astaire, dans le fameux "Swing Time" tourné un an plus tôt. Mais si dans "Swing Time" Moore avait un rôle de faire-valoir, là c'est bien lui qui vole la vedette. Avec Moore on sent que le film est plus fort. On a aussi à l'affiche, Lee Dixon qui nous fait plusieurs numéros de claquettes qui ne font pas oublier ceux de Fred Astaire. Enfin, pour le reste du casting on retrouve des actrices de compléments en la personne de Glenda Farrell, et Irene Ware qui auront l'une et l'autre de petites carrières cinématographiques, et tout le chorus de girls.

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Ci-dessus : Irene Ware

Enfin le cinéphile averti notera la présence dans un tout petit rôle (en secrétaire) de Susan Fleming. Cette dernière ne resta absolument pas célèbre pour ses prestations cinématographiques. En effet, pour elle, il n'y avait rien de plus ennuyeux que de tourner un film et elle détestait cela. Mais elle devait malgré tout rester célèbre en devenant l'épouse d'Harpo Marx jusqu'à la mort de ce dernier le 28 septembre 1964.

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Ci-dessus : Irene Ware, Glenda Farrell, et Joan Blondell

Quant au film c'est une très bonne comédie musicale, on rit beaucoup. Il y a des jolies filles un peu partout qui se balladent en short ou en mini-jupe. Et en cette période de crise, il faut bien dire que ça fait du bien. Alors si le duo Powell, Blondell ne fait pas oublier le duo Ginger Rogers, Fred Astaire, le duo fonctionne maglré tout très bien. Et on s'amuse de tous les complots mis en oeuvre avec le sourire par ces méchants messieurs et ces jolies demoiselles afin de trouver rapidement du cash au dépend du traditionnel pigeon. Comme dans tous les films, un formidable numéro ("All's Fair in Love and War") clôturera l'ensemble. Il n'a malheureusement pas ici l'ampleur ni la durée des autres films de Berkeley. Il n'en reste pas moins terriblement sexy même 76 ans après, censure ou pas d'ailleurs et sera nominé aux Oscars. Ainsi, il est presque impossible pour le spectateur de ne pas succomber au charme de ses chercheuses d'or.

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Ci-dessus : Glenda Farrell et Victor Moore

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Ci-dessuq : Charles D Brown, Glenda Farrell, et Osgood Perkins (père de l'acteur Anthony Perkins)

 

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Ci-dessus : Dick Powell  et Joan Blondell

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Ci-dessus : Pause sur le plateau de "chercheuses d'or 1937"

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Photo du tournage : vous noterez la présence de Busby Berkeley à 5 cm des acteurs !

Extrait du numéro final :

 

Chanson présente dans "Gold Diggers 1937" chantée par Dick Powell :

 

Disponible en DVD zone 1 sur le volume 2 des films de Busby Berkeley

Note : 7 / 10

17/03/2013

Les cadets de West Point / The West Point Story -1950

"Les cadets de West Point" a donc été tourné après l'étouffant "l'enfer est à lui". On retrouve donc pour la deuxième fois, le duo James Cagney/Virginia Mayo. Et cette fois ci, le scénario permettra au public de profiter de la plastique de rêve de Virginia Mayo mais aussi de ses talents de danseuse et  de chanteuse. A ce duo, il faut ajouter Doris Day, Gordon MacRae et Gene Nelson. Cagney joue le rôle de Elwin 'Bix' Bixby un directeur de spectacles sans emploi. Un producteur (qui fait imanquablement penser à Jack Warner) joué par Roland Winters lui proposera donc un marché : Monter le spectacle de fin d'année de West Point et convaincre son neveu cadet de rentrer dans le Showbusiness et d'abandonner la carrière militaire, en échange de quoi, le producteur lui trouvera des spectacles prestigieux à monter. La mission semblait facile, mais Cagney se heurtera à beaucoup de difficultés et en particulier son tempérament peu enclin à accepter l'autorité et les ordres.

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Le film fait parti des films que Gordon Macrae et Doris Day tourneront ensembles. Le film est très agréable à voir, si on arrive à passer le blabla sur la patrie, et l'armée un peu obligatoire dans ce type de film. Enfin, la danse des soldats de West Point, fait penser à des soldats de plombs dansant. Bon, honnêtement, sauf si c'est vraiment votre truc, je ne suis pas sûr que cela vous plaise. Ceci dit, pour le reste, je ne fais aucune réserve. C'est drôle, enlevé et les numéros dansés s'enchainent bien. Cagney en fait parfois un peu trop mais c'est pour la bonne cause. Quant à Virginia Mayo, elle irradie l'écran de sa présence et fagocite presque chaque scène. Etant un homme comme les autres, j'avoue qu'il est très difficile de ne pas avoir le regard qui la cherche obstinément sur l'écran. Le film quant à lui, devait recevoir une nomination aux Oscars dans la catégorie meilleure musique d'une comédie musicale et c'est bien évidemment amplement mérité.

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Ci-dessus : Doris Day, James Cagney et Virginia Mayo

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Ci-dessus : Virginia Mayo et James Cagney

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 Ci-dessus : Doris Day et James Cagney

 

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Extrait (la qualité d'image du DVD est bien supérieure) :

 

Note : 7 / 10

08/03/2013

Roberta - 1935

"Roberta" est le troisième film du duo Astaire/Rogers. Le film reprend le succès de ces prédécesseurs en insérant des numéros musicaux ou des chansons pendant tout la durée du métrage. "Roberta" est comme "la joyeuse divorcée" tournée un an plus tôt, une adaptation d'un spectacle de Broadway de 1933, du même nom. Contrairement à "la joyeuse divorcée", le film garde beaucoup de chansons du spectacle original. Le film bénéficie donc en plus du duo Astaire/Rogers, d'une prestigieuse distribution avec la présende de Irene Dunne qui se retrouve en haut de l'affiche ci-dessous et qui vole parfois la vedette à Fred Astaire et Ginger Rogers. On retrouve en plus, Randolph Scott qui semble bien embêter dans un rôle de directeur d'une maison de prêt à porter. Le rôle à contre emploi, lui va assez bien. Et il déjoue à merveille comme le demande le scénario.

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Alors bien sûr, il y a quelques incohérences dans le scénario, le portier est un prince russe, la vendeuse une princesse et Ginger Rogers une pseudo comtesse, et le scénario ne va pas toujours au bout de ses idées. Enfin certaines scènes trainent un peu en longueur et n'ont pas beaucoup d'intérêts. On se demande bien qui a eu l'idée de filmer deux fois presque consécutivement, l'endormissement de la vieille dame propriétaire initiale de la maison de prêt à porter. Si ce n'est pour introduire à chaque fois une chanson d'Irène Dunne, ces deux scènes n'ont aucun intérêt.

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Mais heureusement, "Roberta" c'est aussi, l'incroyable numéro de claquettes de "I'll be Hard to Handle" entre Ginger et Fred où les pieds de nos deux danseurs semblent littéralement dotés d'un dialogue expressif comme peut être jamais vu dans l'histoire du cinéma et de la danse. De plus, la fabuleuse chanson "Smoke Gets in Your Eyes", qui sera chantée par Irene Dunne et reprise dans une danse par Fred et Ginger, deviendra d'ailleurs plus tard, la fameuse chanson des Platters "Smoke Gets In Your Eyes / no matter what you are". Dans cette version dansante, le couple Astaire/Rogers atteind une incroyable et miraculeuse perfection et une beauté qui amènent le spectateur dans un état de rêve éveillé. On passe donc globalement un très bon moment et on ressort abasourdi par la performance du duo de vedettes et par le talent de chanteuse d'Irene Dunne.

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ci-dessus : Randolph Scott & Fred Astaire dans "Roberta"

Enfin, je finirai cette note en vous disant que "Roberta" est le seul film du duo Astaire/Rogers qui fera l'objet d'une reprise de la part de la MGM en 1952, sous le nom de "Lovely to Look At" avec Kathryn Grayson et Howard Keel.

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Ci-dessus : Irene Dunne

 

Le duo mythique dans "Smoke Gets in Your Eyes " :

 

 

La version chantée de "Smoke Gets in Your Eyes" par Irenne Dune et celle dansée avec Fred et Ginger :

 

 

Note : 7,5 / 10

 

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02/03/2013

La joyeuse divorcée / The gay divorcee - 1934

On peut dire sans se tromper que si Fred Astaire n'était pas venu à Hollywood en 1933, une grande partie de l'histoire du cinéma américain en aurait été changée. Pourtant en 1933 Fred Astaire n'était pas un nouveau venu dans le milieu du show business et avait déjà derrière lui une importante carrière de danseur à Broadway mais aussi à Londres. Et la comédie musicale n'était pas elle non plus à ses débuts. Elle était née avec les premiers films parlant, et avait ensuite bénéficié de l'aide d'un bon génie en la personne de Busby Berkeley. "La joyeuse divorcée" est une reprise de la dernière comédie musicale du même nom  jouée sur scène 248 fois par Fred Astaire avant son arrivée à Hollywood en 1933. Fred Astaire formait un couple sur scène avec sa soeur Adèle jusqu'à ce que celle-ci se décide de se retirer définitivement pour se marier. Fred Astaire se retrouvait donc au démarrage d'une grande aventure hollywoodienne sans partenaire féminin attitrée. Mais cela ne devait pas durer très longtemps. En effet, sur "Carioca" (1933) Fred et Gingers n'obtenaient pas un grand rôle mais ils devaient voler la vedette aux star du film et taper dans l'oeil des producteurs de la RKO. Concernant Ginger Rogers elle n'était pas une inconnue pour Fred Astaire, en effet elle avait joué avec lui au début de 1930 à Broadway dans la comédie musicale "Girl Crazy". Par contre, la carrière cinématographique de Ginger Rogers avait été jusque là assez chaotique. Et si elle avait obtenu un succès important avec la Warner sur "42ème Rue" ou sur "Chercheuses d'or 1933", les rôles confiés à Ginger Rogers n'étaient que des seconds rôles, parfois proche de la figuration. "La joyeuse divorcée" devait donc donner réellement sa chance au couple de prendre son envol cinématographique et de montrer au monde les talents de danseuse de Ginger Rogers et Fred Astaire. Et donc ironiquement, c'est sur une histoire de divorce que le couple le plus célèbre de l'histoire de la comédie musicale devait réellement naître et se souder.

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 Le film en lui même reprend plusieurs interprètes de la version de Broadway avec donc en premier (vous l'avez compris), Fred Astaire, mais aussi Erik Rhodes et Eric Blore. Erik Rhodes joue Tonetti un italien vantar et précieux, Eric Blore un serveur stupide et pédant. La distribution est complétée par Edward Everett Horton qui sera très souvent présent dans les films de Fred et Ginger. Il introduira dans chacun, une touche de dignité maïs aussi d'humour. Enfin, on retrouve également Alice Brady, que l'on peut revoir dans "Chercheuses d'or de 1935" précédemment commenté sur ce blog. Le film en lui même est particulièrement intéressant à plus d'un titre. En effet, outre de nous montrer à l'écran le merveilleux couple Rogers/Astaire, il nous permet de voir une nouvelle forme de comédie musicale. Ainsi, si les numéros avec des chorus de girls sont toujours bien présents. Ils ne sont plus la raison d'être du film. Là c'est bien le couple qui est mis en avant. Alors bien sûr il y a des grands numéros comme celui du continental qui dure presque 17 minutes, mais là encore on met le couple Ginger Roger/Fred Astaire sur le devant de la scène. Si le film a donc bien subi l'influence du style de Berkeley il a aussi son propre style avec un style ArtDeco tout en blanc, et représente une évolution de la forme de la comédie musicale qui se recentre sur un couple de danseurs et sur des numéros qui apparaissent tout le long du film et non plus seulement à la fin comme avant chez Busby Berkeley. Le film retrouve alors une certaine cohésion et une très forte modernité.

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Ginger Rogers et Fred Astaire dans "la joyeuse divorcée" :

 

Le film lui même raconte l'histoire d'une jeune femme qui veut divorcer d'un mari toujours absent. Elle se décide donc à aller voir un avocat qui lui proposera de mettre en place un flagrant délit d'adultère pour se faire il engage un italien joué par Erik Rhodes. Les quiproquos se multiplieront alors jusqu'au dénouement final. La comédie est excellente et on rit beaucoup devant cet italien qui oublie la phrase "mot de passe" et qui aborde toutes les blondes de l'hotel en disant n'importe quoi. Mais c'est bien évidemment les numéros musicaux qui sont la pière angulaire du film et en particulier le fameux numéro "Night & Day" chanson écrite par Cole Porter et qui commence par quelques mots presque non chantés. Et lorsqu'on voit Ginger et Fred danser dans ce numéro on se rend compte que c'est bien cela la vraie classe et qu'il y a eu une époque bien avant notre naissance où les princes et les princesses existaient vraiment à l'écran. C'est ce que je me disais déjà quand j'avais 14 ans et que je les regardais danser sur le cinéma Super 8 de mon père dans les années 80. Aujourd'hui rien a changé, le temps s'enfuit, les modes passent, mais Ginger et Fred restent éternellement jeunes et comme une image absolue de la beauté et de la grâce pour tous ceux qui savent les aimer.

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Fred Astaire, Ginger Roger et Erik Rhodes (le fameux Tonetti !!!)

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Extrait de Night and Day :

 

Film disponible en dvd zone 2 (éditions Montparnasse).

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Note : 7,5 / 10