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13/09/2013

L'aveu / Summer Storm - 1944

Tout d'abord, je crois qu'il faut remercier la maison d'édition Sidonis pour la sortie de "l'aveu". Le film n'a rien à voir avec le film du même nom, de Costa Gavras de 1970 avec Yves Montand.  'L'aveu" de Douglas Sirk est tiré d'une nouvelle de Tchekhov. Le film est très peu connu et très peu diffusé. Ceci dit la copie proposée par Sidonis est loin d'être exempte de tout reproche. En effet, si l'image est assez propre, elle manque par moment cruellement de définition. Et on comprend alors, pour l'éditeur n'a pas pris le risque de sortir en bluray, un film à la qualité d'image, finalement assez moyenne. "L'aveu" est le deuxième film de la période hollywoodienne de Douglas Sirk, spécialiste du drame et du mélodrame. C'est aussi le premier de sa série de films avec George Sanders.

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En partant de l'Allemagne nazie en 1937, Sirk était allée à Paris où il ne devait pas trouver beaucoup de soutiens. Et après une courte période française, il part pour Hollywood où il réalise "Hitler"s madman" (1943).  "L'aveu" est donc son deuxième film. Le film ne brille pas par le jeu de George Sanders, qui si il est évidemment excellent ne semble pas réellement être un juge de la Russie du Tsar. Enfin, le casting du comte Volsky semble incroyablement peu perspicace. En effet, pour ce rôle on a choisi le comique, et indissociable partenaire de Fred Astaire, Edward Everett Horton. Le film a donc toujours un ton décalé, décalé par l'accent et les manières "so british" de George Sanders, mais aussi par le jeu presque toujours comique d'Edward Everette Horton. On peut supposer que Sirk avait choisi ce casting. Il n'en reste pas moins, qu'il ne fait rien pour rendre le film très crédible. Linda Darnell est par contre parfaite dans son rôle, ainsi que la jeune Anna Lee.

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Ci-dessus : George Sanders et Linda Darnell

Sirk nous oppose ici les personnages et les thèmes comme dans la plupart de ses mélodrames. Ainsi, pour accentuer le pathétique d'une situation, il oppose la ville hypocrite à la campagne naturelle, l'individu à la société, les hommes aux femmes, les riches aux pauvres. Je retiens quelques plans, comme un plan de Linda Darnell montant les escaliers avec de nouvelles bottes, ou celui admirable où la jeune servante voit le meurtrier laver un couteau. Le film arrive à convaincre par son côté littéraire, et parce qu'il est évidemment parfaitement bien écrit. Malheureusement, le casting et un espèce d'escamotage des principales scènes du film, comme celle du meurtre, relègue le film au rang de bon film, alors qu'il aurait pu être un chef-d'oeuvre.

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Disponible en DVD zone 2 chez Sidonis VO sous-titré. Le DVD comprend comme tous les DVD Sidonis, une longue présentation de Mr Patrick Brion et de Mr Bertrand Tavernier.

La bande-annonce :

 

Extrait de la présentation de Patrick Brion et de Bertrand Tavernier :

 

 

Note : 7 / 10

12/09/2013

Souvenez vous ... de George Sanders !

George Sanders, est peut être l'archétype même du gentleman anglais au flegmme "so british". Il était pourtant né à Saint-Petersbourg en Russie, mais de parents britanniques. Au début de la révolution russe, la famille revient en Angleterre. Et c'est en travaillant dans une agence de publicité qu'il rencontre Greer Garson, qui lui suggère de devenir acteur. A partir de là, George Sanders allait jouer dans un nombre impressionnant de films, que ce soit dans "Rebecca" (1940), "Correspondant 17", mais surtout dans "le portrait de Dorian Gray" (1944), ou encore dans "The private affairs of Bel ami" (1947) où il interprétait un arriviste français de la plus belle des manières. Enfin son interprétation dans "Eve" avec Bette Davis devait rester dans toutes les mémoires. George Sanders, ne devait pas rater sa sortie, et décidait de se suicider avec des somnifères le 25 avril 1972, pour échapper à une déchéance physique qu'il ne supportait plus. Il laissa ce mot pour expliquer son geste : "Je m’en vais parce que je m’ennuie. Je sens que j’ai vécu suffisamment longtemps. Je vous abandonne à vos soucis dans cette charmante fosse d’aisance. Bon courage."

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Filmographie

  • 1934 : Love, Life and Laughter de Maurice Elvey

  • 1936 : Les Mondes futurs (Things to come) de William Cameron Menzies (non crédité)

  • 1936 : L'Homme qui faisait des miracles (The Man Who Could Work Miracles) de Lothar Mendes

  • 1936 : Dishonour Bright de Tom Walls

  • 1936 : Find the Lady de Roland Grillette

  • 1936 : Strange Cargo de Lawrence Huntington

  • 1936 : Le Pacte (Lloyd's of London) de Henry King

  • 1937 : L'Amour en première page (Love Is News) de Tay Garnett

  • 1937 : Le Dernier négrier (Slave Ship) de Tay Garnett

  • 1937 : The Lady Escapes d' Eugene Forde

  • 1937 : Amour d'espionne (Lancer Spy) de Gregory Ratoff

  • 1938 : Quatre hommes et une prière (Four men and a prayer) de John Ford

  • 1938 : Concession Internationale (International settlement) d' Eugene Forde

  • 1939 : Mr. Moto's Last Warning de Norman Foster

  • 1939 : So This is London de Thornton Freeland

  • 1939 : The Outsider de Paul L. Stein

  • 1939 : The Saint Strikes Back de John Farrow

  • 1939 : The Saint in London de John Paddy Carstairs

  • 1939 : Edith Cavell (Nurse Edith Cavell) de Herbert Wilcox

  • 1939 : Le Premier Rebelle (Allegheny Uprising) de William A. Seiter

  • 1939 : Les Aveux d'un espion nazi (Confessions of a Nazi Spy) d'Anatole Litvak

  • 1940 : L'Enfer vert (Green Hell) de James Whale

  • 1940 : The Saint's Double Trouble de Jack Hively

  • 1940 : The Saint Takes Over de Jack Hively

  • 1940 : Chante mon amour (Bitter Sweet) de W. S. Van Dyke

  • 1940 : Le Fils de Monte-Cristo (The Son of Monte Cristo) de Rowland V. Lee

  • 1940 : The House of Seven Gables de Joe May

  • 1940 : Rebecca (Rebecca) d'Alfred Hitchcock

  • 1940 : Correspondant 17 (Foreign correspondant) d'Alfred Hitchcock

  • 1941 : The Saint in Palm Springs de Jack Hively

  • 1941 : The Gay Falcon d'Irving Reis

  • 1941 : Chasse à l'homme (Man Hunt) de Fritz Lang

  • 1941 : La Proie du mort (Rage in Heaven) de W.S. Van Dyke

  • 1941 : Crépuscule (Sundown) de Henry Hathaway

  • 1942 : A Date With the Falcon d'Irving Reis

  • 1942 : The Falcon Takes Over d'Irving Reis

  • 1942 : The Falcon's Brother de Stanley Logan

  • 1942 : Le Chevalier de la vengeance (Son of Fury) de John Cromwell

  • 1942 : Le Cygne noir (The Black Swan) d'Henry King

  • 1942 : Six destins (Tales of Manhattan) de Julien Duvivier

  • 1942 : Her Cardboard Lover de George Cukor

  • 1942 : The Moon and Sixpence d'Albert Lewin

  • 1942 : Quiet Please, Murder de John Larkin

  • 1943 : They came to blow up America d' Edward Ludwig

  • 1943 : Paris After Dark de Leonide Moguy

  • 1943 : Appointment in Berlin d'Alfred Green

  • 1943 : Vivre libre (This Land is mine) de Jean Renoir

  • 1944 : Jack l'éventreur (The Lodger) de John Brahm

  • 1944 : Intrigue à Damas (Action in Arabia) de Leonide Moguy

  • 1944 : L'Aveu (Summer storm) de Douglas Sirk

  • 1945 : Hangover Square de John Brahm

  • 1945 : Oncle Harry (The Strange Affair of Uncle Harry) de Robert Siodmak

  • 1945 : Le Portrait de Dorian Gray (The Picture of Dorian Gray) d'Albert Lewin

  • 1946 : Scandale à Paris (A Scandal in Paris) de Douglas Sirk

  • 1946 : Le Démon de la chair (The Strange Woman) d'Edgar G. Ulmer

  • 1947 : The Private Affairs of Bel Ami d'Albert Lewin

  • 1947 : Des filles disparaissent (Lured) de Douglas Sirk

  • 1947 : L'Aventure de Madame Muir (The Ghost and Mrs Muir) de Joseph L. Mankiewicz

  • 1947 : Ambre (Forever Amber) d' Otto Preminger

  • 1949 : L'Éventail de Lady Windermere (The fan) d'Otto Preminger

  • 1949 : Samson et Dalila (Samson and Delilah) de Cecil B. De Mille

  • 1950 : Ève (All about Eve) de Joseph L. Mankiewicz

  • 1950 : Black Jack de Julien Duvivier et José Antonio Nieves Conde

  • 1951 : Vendeur pour dames (I Can Get it For You Wholesale) de Michael Gordon

  • 1952 : Miracle à Tunis (The light touch) de Richard Brooks

  • 1952 : Ivanhoé (Ivanhoe) de Richard Thorpe

  • 1952 : Aveux spontanés (Assignment Paris) de Robert Parrish

  • 1953 : Appelez-moi Madame (Call Me Madam) de Walter Lang

  • 1954 : Voyage en Italie (Viaggio in Italia) de Roberto Rossellini

  • 1954 : Témoin de ce meurtre (Witness to Murder) de Roy Rowland

  • 1954 : Richard Cœur de Lion (King Richard and the Crusaders) de David Butler

  • 1955 : La Chérie de Jupiter (Jupiter's Darling) de George Sidney

  • 1955 : Les Contrebandiers de Moonfleet (Moonfleet) de Fritz Lang

  • 1955 : Duel d'espions (The Scarlet Coat) de John Sturges

  • 1955 : Le Voleur du roi (The King's Thief) de Robert Z. Leonard

  • 1956 : Si j'épousais ma femme (That certain feeling) de Melvin Frank et Norman Panama

  • 1956 : Ne dites jamais adieu (Never Say Goodbye) de Jerry Hopper

  • 1956 : La Cinquième Victime (While the City Sleeps) de Fritz Lang

  • 1956 : Death of a Scoundrel de Charles Martin

  • 1957 : La Passe dangereuse (The Seventh Sin) de Ronald Neame

  • 1958 : Le crime était signé (The Whole Truth) de Dan Cohen et John Guillermin

  • 1958 : De la Terre à la Lune (From the Earth to the Moon) de Byron Haskin

  • 1959 : Salomon et la reine de Saba (Solomon and Sheba) de King Vidor

  • 1959 : Une espèce de garce (That Kind of Woman) de Sidney Lumet

  • 1959 : Un brin d'escroquerie (A Touch of Larceny) de Guy Hamilton

  • 1960 : La Dixième Femme de Barbe-Bleue (Bluebeard's Ten Honeymoons) de W. Lee Wilder

  • 1960 : Panique à bord (The Last Voyage) d' Andrew L. Stone

  • 1960 : Le Village des damnés (Village of the Damned) de Wolf Rilla

  • 1961 : Cone of Silence de Charles Frend

  • 1961 : Five Golden Hours de Mario Zampi

  • 1961 : The Rebel de Robert Day

  • 1961 : Le Rendez-vous de Jean Delannoy

  • 1962 : L'agent secret de Churchill (Operation Snatch) de Robert Day

  • 1962 : Les Enfants du capitaine Grant (In search of the Castaways) de Robert Stevenson

  • 1963 : Les Bijoux du Pharaon (Cairo) de Wolf Rilla

  • 1963 : Il mondo di notte numero 3 de Gianni Proia

  • 1963 : The Cracksman de Peter Graham Scott

  • 1964 : Meurtre par accident (L'Intrigo) de George Marshall et Vittorio Sala

  • 1964 : Quand l'inspecteur s'emmêle (A Shot in the Dark) de Blake Edwards

  • 1964 : The Golden Head de Richard Thorpe et James Hill

  • 1965 : Les Aventures amoureuses de Moll Flanders (The Amorous Adventures of Moll Flanders) de Terence Young

  • 1966 : Le Secret du rapport Quiller (The Quiller Memorandum) de Michael Anderson

  • 1967 : La Nuit des assassins (Warning shot) de Buzz Kulik

  • 1969 : The Candy Man de Herbert J. Leder

  • 1969 : Les Kidnappeurs (The Body Stealers) de Gerry Levy

  • 1969 : Le Club des libertins (The best house in London) de Philip Saville

  • 1970 : La Lettre du Kremlin (The Kremlin Letter) de John Huston

  • 1972 : Doomwatch de Peter Sasdy

  • 1972 : Endless Night de Sidney Gilliat

  • 1973 : Psychomania de Don Sharp

11/09/2013

Hard to handle - 1933

"Hard to handle" est définitivement une comédie, même si le début du film, ne laisse rien présager de tel. Ainsi, le film commence avec un concours de danse dont le seul objectif est de donner le prix de 1000 $ au couple capable de rester le dernier debout à danser. Après cette introduction un peu confuse, qui devait rappeler des mauvais souvenirs au spectateur de la grande dépression, qui ne connaissait que trop bien ce genre de concours, le film prend de l'ampleur, et c'est assez impressionnant de voir Cagney devoir fuir une foule déchainée bien décidée à le lyncher. La mise en scène de Mervyn Leroy est donc, il faut bien le dire, assez impressionnante et la bande-annonce jointe à cet article en donne un petit extrait. Ensuite, le film ne sera que comédie et nous permet de découvrir James Cagney en publicitaire sans scrupules. Pour lui tout est bon, pour atteindre son objectif de réussite et de conquête de sa belle. Mais la route est longue et il commencera de très bas. C'est d'ailleurs assez étonnant de voir que la plupart des comédies et des mélodrames de cette période sont souvent des remèdes ou des conseils à l'initiative contre la crise économique.

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"Hard to handle" est donc un film assez revigorant surtout que Cagney n'est pas seul. En plus de son vieux compère Allen Jenkins qui jouait avec Cagney dans par exemple "le bataillon des sans-amours", on retrouve la belle Mary Brian ancienne vedette de la Paramount et qui joue donc ici dans un film de la Warner, car sans contrat avec un studio. Mary Brian n'était pas n'importe qui. En effet, elle a commencé dans le cinéma muet et devait tourner plus de 80 films, dont plus de 40 pour la seule Paramount. Elle avait commencé à tourner dans "Peter Pan"(1924). Son statut "freelance" ne devait pas être très enviable, car en général les vedettes de l'époque avaient un contrat d'exclusivité avec un studio, qui leur permettaient d'être payées, qu'elles jouent ou non. Etant obligée de tourner pour vivre, elle tourne donc 8 films pour la seule année 1933 ! On note aussi la présence de Claire Dodd. Enfin, j'ai découvert avec amusement le personnage de la belle mère joué par l'incroyable Ruth Donnelly, actrice avec un humour et des réparties à toute épreuve, et qui nous donne un personnage de belle mère détestable au possible.

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Ci-dessus : Ruth Donnelly, James Cagney, et Mary Brian

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Ci-dessus :  James Cagney, et Mary Brian

"Hard to handle" est donc un film sans énormément de prétention, mais rythmé et au final très sympathique, qui m'a fait passer une bonne soirée à rire et sourire devant les aventures d'un James Cagney aux abois, mais qui va déborder d'inventivité et d'énergie pour vendre des pamplemousses qu'il avait écrasés quelques années plus tôt à la figure Mae Clarke dans "Public Enemy" (1931). Pour le pamplemousse, et Cagney la boucle était enfin bouclée.

La bande-annonce :

Film disponible sur le site de la Warner en France, en DVD zone 2, sous-titré.

Note : 7 / 10

10/09/2013

Nid d'espions / The Fallen Sparrow - 1943

Pour aujourd'hui j'évoquerai avec vous, encore un film noir, et pas n'importe lequel. En effet, il s'agit d'une production RKO, "Nid d'espions" avec John Garfield et Maureen O'Hara. John Garfield c'est bien évidemment l'inoubliable interprète du "facteur sonne toujours deux fois" (1946) ou encore de "Menaces dans la nuit" (1951). On peut d'ailleurs dire que ses films  les plus célèbres restent des films noirs. Il devait disparaître prématurément d'une crise cardiaque en 1952, peut être suite aux soucis que lui causa la commission anti-communiste, dirigée par le sénateur Mc Carthy. Mais le film n'a pas seulement pour vedettes John Garfield et Maureen O'Hara, on retrouve aussi d'autres vedettes féminines comme Patricia Morison, qui devait partager sa carrière entre le cinéma, la télévision, le théâtre et Broadway. Aujourd'hui Patricia Morison a 99 ans ! Mais il faut aussi citer la jolie Martha O'Driscoll beaucoup moins sophistiquée que nos deux autres héroïnes. Walter Slezak est quant à lui presque caricatural dans son rôle de tortionnaire sadique.

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Si le réalisateur, Richard Wallace, n'a pas laissé une marque indélébile sur le cinéma hollywoodien, il en reste néanmoins un honnête artisan, ici particulièrement bien inspiré. Mais peut être a t'il eu la chance de bénéficier de l'apport de Nicholas Musuraca comme directeur de la photographie. Or à n'en pas douter, le travail de Nicholas Musuraca sur "nid d'espions" est exceptionnel. On peut d'ailleurs reprendre les mots du critique et historien Eric Schaefer pour qualifier le travail de Musuraca : « Le nom de Nicholas Musuraca reste injustement obscur parmi les directeurs de la photographie de l'âge d'or d'Hollywood. Dans ses premières années à la RKO dans les années 1940, Musuraca collabora aussi bien à des séries A qu'à des séries B, à des films de prestige qu'à des films de genre sans ambition. Pour cette raison, et parce qu'une grande partie des films qu'il a tournés n'ont atteint que récemment le statut de classique ou de tournant du cinéma, il demeure un maître négligé. De même que celui de Gregg Toland sur Citizen Kane (1941), le travail de Musuraca pour Stranger on the Third Floor (1940) définit les conventions visuelles du film noir et codifie l'aspect des films RKO pour les années 1940. La photographie de Musuraca commence et disparaît dans l'ombre, très influencée par l'expressionnisme allemand, et peut être considérée comme un des facteurs majeurs dans la résurrection de ce style à Hollywood dans les années 1940. Le ton dominant de son image est le noir, un choix stylistique qui se prête bien au film noir et aux films d'horreurs mélancoliques produits par Val Lewton. Mais même dans les limites du système des studios, Musuraca réussit à transposer son style à d'autres genres. Le western Blood on the Moon (1948) et le drame familial nostalgique de George Stevens Tendresse (1948) sont tous deux empreints des ombres que Musuraca avait apportées au film d'horreur dans La Féline (1942) et au film noir dans Le Médaillon (1946). À travers les conventions de genres variés et les exigences différentes de nombreux réalisateurs, Musuraca réussit à maintenir une esthétique personnelle uniforme." On a donc sur ce film, en plus d'un bon casting, un directeur de la photographie qui a déjà fait merveille dans le passé et qui fera de nouveaux des étincelles trois ans plus tard, sur le tournage du "médaillon". Dans "nid d'espions" Musaraca travaille les ombres, les reflets et le noir pour en faire l'esthétique du film. On peut en voir quelques exemples dans les images ci-dessous :

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Ci-dessus : John Garfield (poursuivi par son double et ses angoisses)

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Ci-dessus : John Garfield avec son ombre et une ombre féminine amie ou ennemie ?

Le travail de Musuraca mérite donc tous les éloges, mais il faut aussi féliciter Richard Wallace, qui par des plans astucieux, augmentent encore la tension dans un final à rebondissements. Mais alors quels sont les défauts de ce "nid d'espions" ?  Il faut peut être aller les chercher du côté d'un scénario inutilement complexe par moment, alors que l'on connaît les coupables depuis le début. L'attention du spectateur reste pourtant en éveil, tout le long du film, car on veut savoir comment tout cela va finir et savoir ce qu'il s'est passé et si Garfield va s'en sortir. "Nid d'espions" reste donc un film parfait sur la forme mais qui aurait peut être mérité un meilleur scénario. Il n'en reste pas moins qu'il revisite avec succès le genre.

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Ci-dessus : Patricia Morison

Disponible en DVD zone 2 aux éditions Montparnasse en VO et VF, dans une qualité d'image très correcte même en vidéoprojection

Note : 8 / 10

09/09/2013

Avant Naomi Watts, avant Jessica Lange ...

Avant Naomi Watts, avant Jessica Lange, il y a eu Fay Wray dans le rôle de l'héroïne de la première version de King-Kong de 1933. On a peine à imaginer ce que c'était que la création d'un tel film en 1933. A l'époque il n'y avait aucune image de synthèse. Ce qui était à l'écran était l'oeuvre de costumiers, décorateurs, peintres, photographes, et réalisateur. Fay eut la chance de participer à cette grande production, mais au delà de "King-Kong", Fay devait être présente sur les écrans pendant plus d'un demi-siècle, réussissant autant dans le cinéma muet, que dans le cinéma parlant. Aujourd'hui le monde l'a un peu oubliée, mais pas Hollywood Classic qui se souvient et qui reprend le flambeau pour garder constamment allumée la flamme de la mémoire de la plus belle époque d'Hollywood.

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Hommage vidéo :

 

 

 

08/09/2013

Assurance sur la mort / Double Indemnity - 1944

 "Assurance sur la mort" ou en anglais "double indemnity" est un film de Billy Wilder adapté du roman éponyme de James M Cain. Ce film reste peut être comme le plus célèbre "film noir" classique. Je pense qu'il n'est pas nécessaire de présenter Billy Wilder, qui est un des plus célèbres réalisateurs de la période faste d'Hollywood. Wilder était évidemment un génie touche à tout, qui brilla autant dans les comédies comme "Sept ans de réflexion" (1955),  "certains l'aiment chaud" (1959), "la garçonnière" (1960), mais aussi dans les films noirs comme donc "Assurance sur la mort" (1944), pour atteindre un espèce de sommet cinématographique avec "Boulevard du Crépuscule" (1950). D'ailleurs,l n'y a rien d'étonnant que les cahiers du cinéma ait choisi pour leur première couverture de mettre à l'affiche "Boulevard du Crépuscule". On a donc comme réalisateur, un petit génie et un casting très alléchant avec Fred MacMurray, Barbara Stanwyck et Edward G Robinson. On ajoute que le scénario a été rédigé par Wilder et Raymond Chandler, l'écrivain mondialement célèbre et reconnu dans l'écriture de romans policiers dans les années 40. La collaboration entre Chandler et Wilder sur le film, fut fructueuse, mais aussi difficile. En effet, Wilder avait commencé sa carrière comme scénariste et ne s'en laissait pas compter. On sait d'ailleurs que Wilder se mit à la réalisation car il était frustré de voir son travail de scénariste par des réalisateurs qu'il n'estimait pas. Ainsi, il me semble que par "la porte d'or" scénarisé par Wilder est totalement déséquilibré dans sa construction, et montre à l'écran, le résultat de la défaite de Wilder pour modifier un scénario que le réalisateur a rendu bancal. Ici sur "Assurance sur la mort", Wilder a aimé le travail de Chandler sur le film, mais il reconnaît dans ses Entretiens avec Michel Ciment que cette collaboration fut assez difficile. Dans ses lettres, Raymond Chandler écrit : «Ce travail avec Billy Wilder a été atroce et aura sans doute abrégé ma vie».

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 Pour revenir à "Assurance sur la mort", on a donc un casting 4 étoiles, un génie à la réalisation, et un autre génie à l'écriture. Le film était donc parti sous les meilleurs auspices. A cela on rajoute un autre très grand artiste : Miklós Rózsa, pour la musique. Que demander de plus ? Et le résultat à l'écran est particulièrement réussi. Le film respecte tous les codes du film noir, mais avec quelques particularités. Ainsi, il y a tout le long la voix du personnage principal qui finalement raconte l'histoire dans des "flashbacks" successifs. Cela aurait pu alourdir le film, mais il n'en est rien. Cela donne un côté un peu littéraire et presque intellectuel à un film qui ne l'est pas.

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Ci-dessus : Fred McMurray et Barbara Stanwyck

On sent que Wilder a voulu enlever tout côté glamour au film et donner à Stanwyck une image qui va au delà de la femme fatale. En effet, il en fait un être quasiment maléfique, que le héros suivra les yeux fermés jusqu'à l'ultime fin où il ne la suivra plus, mais où peut être il aurait du le faire. On ne le saura jamais. Wilder et Chandler excelle à donner d'ailleurs de multiples fausses pistes au spectateur. Ainsi, je me suis demandé quand Edward G Robinson a su qui était réellement le meurtrier. Son jeu est parfait, car on a toujours l'impression qu'il a un coup d'avance et qu'il sait. Cela donne un ton très particulier à l'ensemble de l'oeuvre. Wilder a décidé également de changer un peu le roman original, autant pour des raisons cinématographiques, que pour des raisons de censure. Ainsi, on ajouta des éléments de suspens.

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Cj-dessus : Barbara Stanwyck et Fred McMurray

George Raft avait été pressenti, mais il refusa de jouer un meurtrier. Enfin Wilder transforma Barbara Stanwyck, faisant d'elle une blonde vénéneuse. Mais dans "Assurance sur la mort" ce n'est pas seulement un bon casting, un bon compositeur, et un bon réalisateur, c'est aussi une consécration de l'esthétique du film noir. Ainsi Wilder comme sur d'autres films bénéficient d'une superbe photographie en la personne de John F Seitz, qui sera 7 fois nominés aux Oscars de la meilleure photographie. Ainsi, sans vouloir trop pousser cette étude, regardez l'image ci-dessous. Ne peut on penser que Fred McMurray cache derrière la porte un lourd secret ? la porte n'est elle pas ici le symbole d'un secret que l'autre personne que l'on ne voit pas ici sur la photo, ne doit absolument pas savoir ? Et dans la photo ci-dessous, on remarque l'étrangeté d'une situation exceptionnelle dans un supermarché quelconque de l'époque. Il y a donc une opposition entre ce lieu public commun et la situation que vivent les deux protagonistes.

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Je ne peux finir sans dire un mot sur la très belle musique de Miklos Rosza, qui ici évoque sans aucun doute possible, l'inexorable destin, et peut être la peine qui attend les futurs assassins, et la lutte désespérée de l'Homme pour échapper à cette peine. Le film atteint alors son sommet lors de la scène proche du "Hollywood Bowl" où Rosza a l'idée prodigieuse de réunir sa musique à la musique de Beethoven (la 7ème symphonie je suppose). Cette scène est sans aucun doute le sommet musical du film et un des tournants du scénario. Vous l'aurez compris, "Assurance sur la mort" est un chef-d'oeuvre du film noir. On notera enfin que Wilder n'était pas satisfait de la fin et tourna donc une fin alternative, enfin MacMurray devait jouer en 1960 dans un autre film de Wilder : "la garçonnière" (1960). Une version de "Assurance sur la mort" a été sortie en Bluray chez Kino, sans sous-titres ni version française. On ne peut donc qu'espérer que les éditeurs en France, se décident à faire un effort pour sortir ce film en Bluray dans nos contrées. Il le mérite largement,

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Ci-dessus : Fred McMurray et Edward G Robinson

Film disponible en DVD zone 2 chez Carlotta.

La musique de Miklos Rozsa :

 

Reportage présentant le film :

Note : 9 / 10

07/09/2013

La femme la plus riche du monde / The richest girl in the world - 1934

La femme la plus riche du monde, est un film avec Miriam Hopkins et le jeune Joel McCrea. On retrouve dans les seconds rôles la jolie Fay Wray. Reginald Denny et Henry Stephenson complètent la distribution. On se rappelle d'Henry Stephenson pour son rôle de messager du nouveau roi dans "Capitaine Blood" (1935) ou dans "le médaillon"(1946) chroniqué ici. Mais il a joué dans de nombreux autres films, que ce soit dans "la charge de la brigade légère" (1936), "le prince et le pauvre" (1937) ou encore "Marie Walewska" (1937). Dans les années 30, on peut considérer que Miriam Hopkins est au sommet de sa carrière d'actrice. Elle est la beauté et la jeunesse pour elle. Et par exemple sa prestation en fille légère dans "Dr Jekyll and Mr Hyde" est inoubliable, avec sa fameuse réplique :"Come back soon. soon". Et cette réplique aurait du rester aussi célèbre que le fameux, "I just want to be alone" de Greta Garbo. Quant au second personnage féminin, Fay Wray, c'est évidemment pour le cinéphile français, l'actrice du "King Kong" de 1933. Mais elle ne fut pas que cela. Elle devait commencer sa carrière en 1923 et la faire durer pendant 57 ans, réussissant autant dans le cinéma muet que parlant. Et elle devait définitivement nous quitter à l'âge de 96 ans, le 8 août 2004.

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Mais revenons au film ! Le film est une comédie qui commence par un débout assez confus où on se demande bien où les scénaristes veulent nous mener. Mais l'histoire est finalement assez simple. Ainsi, Miriam Hopkins joue une richissime milliardaire, qui passe son temps à abandonner ses affaires à son très sérieux conseil d'administration qui ne l'a jamais vu et son homme à tout faire joué par Henry Stephenson gère le courant. La vie pourrait être belle, mais elle est malheureuse en amour, les hommes ne l'aimant que pour son argent. Ne sachant pas si on pourrait l'aimer pour ce qu'elle est réellement en tant que personne, après une période de cafard, elle se décide à mettre à l'épreuve un de ses amis (Joel McCrea) pour savoir si réellement il l'aime. Mais ce dernier croit qu'elle n'est que la secrétaire particulière de la richissime célibataire. Quiproquos et malentendus vont donc se multiplier jusqu'au dénouement final.

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Ci-dessus : Miriam Hopkins

Le film contient certaines scènes tendres, voir assez osées pour l'époque, mais restant toujours dans la tendresse plus que dans la sensualité pure. Mais il est vrai que les protagonistes se trouvent souvent allongés à s'embrasser, ce qui sera interdit par le code Hays quelques mois plus tard. La dernière scène du film est d'ailleurs la plus drôle. En effet, elle montre un homme très satisfait d'avoir accompli ses devoirs conjugaux, et montrant sa bonne humeur à un autre qui pense qu'il a couché avec sa fiancée. Le film est donc amusant sans atteindre les sommets de la comédie. On a vu mieux, mais on a vu bien pire aussi. L'intérêt réside surtout dans sa distribution et dans un scénario et des dialogues intelligents.

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Ci-dessus : Fay Wray et Reginald Denny

Disponible chez les éditions Montparnasse (DVD Zone 2), en VO sous-titré. qualité d'image acceptable même en vidéoprojection.

Note : 6 / 10

06/09/2013

Niagara - 1953

"Niagara" est l'histoire d'un homme trompé (Joseph Cotten) par sa femme (Marilyn Monroe), lassée des problèmes psychologiques de son mari. En effet, son mari est obsédé par sa belle épouse et semble tout autant incapable de la satisfaire sexuellement que de la sortir d'une espèce de sinistrose, teintée de soupçons de plus en plus précis sur la non fidélité de sa femme. Hollywood aborde avec pudeur, les mariages malheureux ou les incompréhensions et les crises remplacent le sexe. Le film est très plaisant à voir.  Ainsi, on retrouve avec plaisir Joseph Cotten, Marilyn Monroe et Jean Peters. On notera que Jean Peters était la femme d'Howard Hughes et qu'elle subissait dans la vraie vie, un mariage particulièrement déplaisant avec ce dernier.

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Malgré que le film soit en couleur, il respecte particulièremen tous les canons du film noir. On lorgne ici le plus souvent du côté d'Hitchcock. Mais Hathaway n'arrive jamais à la hauteur du maître. Il parvient pourtant à retranscrire une espèce d'étouffement avec les chutes d'eau qui sont comme le paradigme inexorable de la vie qui file mais aussi d'une espèce d'éternité de la nature, impossible à arrêter ou à saisir. On peut aussi voir ces chutes d'eau, comme la chute de nos protagonistes, comme annonciateur de cataclysmes futurs. Mais peut être plus que tout ces chutes sont le reflet du désir humain et des passions débordantes. Le film avait donc tout pour être réussi. Peut être ce qui manque au film, c'est une autre actrice que Marilyn. En effet, si elle est parfaite en femme insatisfaite, en femme fatale, on a quand même du mal à croire qu'elle va manigancer un plan pour se débarasser de son mari. C'est peut être un peu le point faible du film. Pour résumer le film a donc un peu les défauts de ses qualités, et inversement.

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Néanmoins, le film reste un excellent spectacle qu'Hitchcock n'aurait pas renié. Dommage que la collaboration entre Hathaway n'ait pas été prolongée sur d'autres films. Quand à Hathawyay, il ne devait en avoir fini tout de suite avec le film noir. En effet, il devait réaliser en 1956 un très troublant thriller "A vingt-trois pas du mystère" 3 ans plus tard. On notera pour finir une formidable restauration numérique, en Bluray, qui rend la présence de Marilyn à l'écran quasiment physique. L'achat s'impose donc de lui même.

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Film disponible en Bluray (Zone Free) avec VO et VF et sous-titres. Le film devrait être disponible en Zone B courant octobre.

 

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Note : 8 / 10

05/09/2013

Roy Webb : Hommage à un artisan d'Hollywood

Roy Webb n'est pas le compositeur de musique de film, le plus connu, mais il n'en reste pas moins un homme de talent, qui a composé plus de 200 musiques de film pour la RKO. et qui a reçu une nominations aux Oscar pour "the enchanted cottage" en 1946. Hollywood Classic vous appelle donc à vous souvenir de Roy Webb dont le travail inlassable ne doit pas être sous-estimé, mieux doit être aujourd'hui réévalué.

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04/09/2013

La ruée sauvage / The Texans - 1938

Je manque à tous mes devoirs car j'ai oublié de chroniquer, ne serait ce que rapidement "la ruée sauvage", formidable western. Et si Patrick Brion loue avec raison "le brigand bien-aimé" et "la chevauchée fantastique" (1939) comme étant les films qui ont renouvelé le genre western après une série d'innombrables petits films souvent insignifiants, pour ma part, je serai très partisan de rajouter cette "ruée sauvage" du trop méconnu James P Hogan. En effet, le film nous met en scène tout d'abord un casting très intéresant avec Randolph Scott, Robert Cummings, mais aussi Joan Bennett. Enfin Robert Barrat en politicien véreux, avide et corrompu. Ainsi, le film met en scène le Texas sudiste d'après la guerre de sécession. Le film ouvre donc sur une incroyable scène d'une ville remplie de soldats sudistes en guenilles et pouilleux à la merci des soldats de l'union. Mieux notre héros Randolph Scott est dans le même état, et les pieds dans la boue, sans même une paire de bottes ! Et là on dit en voyant ça : "Qu'est ce que c'est que ce film là !"

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Le film va donc dérouler à partir de là son histoire et la rencontre de cet aventurier avec Joan Bennett qui joue ici la grande propriétaire d'un ranch, prête à tout pour sauver ses bêtes et ses affaires des mains des nordistes qui veulent l'exproprier à tout prix. Vous connaissez sûrement tous, la fameuse maxime romaine : "Vae Victis" (malheur aux vaincus). C'est bien de cela dont il est question ici. Mais nos amis ont plus d'un tour dans leur sac pour échapper à l'injustice des vainqueurs. J'avoue donc que j'ai pris pas mal de plaisir à voir ce film, où le frère de John Ford est présent, en la personne de Francis Ford. "La ruée sauvage" revisite le thème de la survivance d'une communauté face à la force des vainqueurs, un peu comme dans "Autant en emporte le vent", mais ici il n'y a pas d'attachement à la terre, mais plus à du bétail, source de toute fortune, et de tout avenir. "La ruée sauvage" est donc un très beau film à redécouvrir de toute urgence, sortie le 20 juillet 1939 en France. Et en plus vous aurez la joie de redécouvrir la très jolie Joan Bennett.

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Ci-dessus : Joan Bennett et Randolph Scott

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Ci-dessus : Randolph Scott et Robert Cummings

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Ci-dessus : May Robson et Joan Bennett

Film disponible en DVD zone 2, sous-titré chez Sidonis. A noter que le film possède une belle introduction de Patrick Brion


Note : 7,5 / 10

03/09/2013

Avez-vous connu le Super 8 ?

Je ne sais pas si vous avez connu le Super 8 ? Mais moi oui. C'était avant la démocratisation de la vidéo cassette, avant le DVD, et bien évidemment avant le Bluray. Il n'y avait pas de numérique. On ne savait pas ce que c'était et on voyait de courts extraits de film au format Super 8, avec le son de l'appareil qui faisait tourner les bobines. La bande était précieuse, on avait parfois peur qu'elle brûle. C'était artisanal. Mais c'est peut être mon premier souvenir de cinéma, et la première fois que j'ai découvert ce qu'il signifiait en tant qu'art, et expression au présent de souvenirs d'un monde déjà passé. Je crois que mon père ne m'a jamais rien appris d'autres sinon à bien me tenir et à aimer la beauté sous toutes ses formes. Le Super 8 était là pour ça. Ainsi, j'ai découvert Fred et Ginger, mais aussi Mary Poppins, Laurel et Hardy, et Caliméro. Tout un programme pour un enfant de 7 ans. Aujourd'hui le numérique et les vidéoprojecteurs dernier cri, n'ont jamais pu dépasser ce souvenir merveilleux du super 8 et cette fierté de posséder un bout de film que presque personne ne pouvait avoir, mais que l'on partageait en famille. Comme l'a chanté "Within Temptation", Memories ......

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Extrait de films que l'on pouvait voir en super 8 :

 

 

 

02/09/2013

The last of Robin Hood - 2013

Il y a des jours où tout va bien. Aujourd'hui c'est un jour comme ça. En plus j'ai appris la prochaine sortie d'un film sur la dernière petite amie d'Errol Flynn, Berverly Aadland. Cette dernière est restée célèbre par son jeune âge. En effet, elle avait 15 ans lorsqu'elle rencontra Flynn en 1957 et 17 ans à la mort de Flynn en 1959. Kevin Kline jouera Flynn, ce qui semble très judicieux. Et Susan Sarandon sera la mère de Beverly Aadland. Avec un tel casting, on espère donc voir un film intéressant prochainement sur nos écrans.

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Sources :

 

Souvenez vous de ... Doris Day !

Je ne suis pas un fan absolu de Doris Day. Je ne pense pas que ce soit la plus grande actrice du monde. Mais je trouve qu'elle avait de réels talents de chanteuse dans les comédies musicales. Hollywood Classic lui rend donc aujourd'hui hommage comme il se doit. On retrouvera d'ailleurs ici quelques films que j'ai vu de Doris.

http://hollywoodclassic.hautetfort.com/tag/doris+day

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Hommage vidéo (c'est elle qui chante là) :

 

01/09/2013

L'autre / In name only - 1939

"L'autre" est le troisième film du duo Cary Grant / Carole Lombard, après "Sinners in the Sun" (1932) et "l'aigle et le vautour" (1933) déjà commenté sur ce blog. "L'autre a beaucoup de qualités avec d'abord une belle distribution qui comprend en plus de Cary Grant et Carole Lombard, Kay Francis, Helen Vinson et Charles Coburn. Kay Francis nous l'avons vu joué dans "voyage sans retour" (1932) ou dans "Jewell Robbery" (1932), tous les deux avec William Powell. Helen Vinson c'est bien entendu la tentatrice par excellence. Elle jouera d'ailleurs toujours un peu ce même rôle que ce soit dans "Jewell Robbery" où elle donnait déjà la réplique à Kay Francis, qu'ici dans "l'autre" ou bien dans "Torrid Zone" (1940). Enfin Charles Coburn, c'est l'adorable vieux monsieur débonnaire et dépensier des "hommes préfèrent les blondes" (1953) ou le sadique médecin de "Kings Row" (1942).

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Vous l'aurez donc compris "l'autre" bénéficie d'une très intéressante distribution, que l'on pourrait qualifier de premier choix. Mais ce n'est pas tout. Le scénario est assez intelligent et arrive à montrer la destruction des sentiments sur un  homme en l'occurrence ici Cary Grant. Le côté un peu amusant des comédies de Cary Grant est utilisé ici de façon mélodramatique, afin de mettre en avant ses fragilités et ses erreurs d'être humain. Le film est donc assez crédibbe et Grant campe finalement bien ce personnage un peu dramatique. La réalisation de John Crownwell n'a par contre rien de tonitruant. La musique de Roy webb est ici un peu passe partout sans beaucoup de pièces vraiment au dessus du lot.

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Ci-dessus Cary Grant et Carole Lombard

Il n'en reste pas moins que globalement le charme opère encore une fois et qu'on se surprend à souhaiter une fin heureuse au couple Grant / Lombard. C'est peut être ce que l'on peut reprocher, c'est de ne pas finir le film et de laisser le spectateur devant une interrogation : a t'on vu un drame ou est ce un mélodrame ? Pour ma part, je ne sais pas.

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Ci-dessus : Carole Lombard et Cary Grant

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Ci-dessus : Cary Grant, Carole Lombard et Kay Francis

Disponible en DVD zone 2 aux éditions Montparnasse ou sur le satellite en ce moment sur TCM mais avec un logo.

Extrait et clip vidéo :

Note : 7,5 / 10