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22/05/2015

Bas les masques / Dead-Line USA - 1952

Je ne prétends pas être un spécialiste du réalisateur Richard Brooks, mais curieusement, je n'ai que des bons souvenirs de ses films. Et si on regarde sa filmographie on a en effet, le souvenir de quelques chefs-d'oeuvre. Ainsi, déjà son premier film, "cas de conscience" (1950) avec Cary Grant, était la marque d'un grand. Il rendait particulièrement bien cette atmosphère de dictature bananière où un chirurgien émérite (Cary Grant), devait opérer le dictateur local. "Sergent la terreur" (1953) avec Richard Widmark était un film de guerre tout à fait recommandable. Mais si on doit garder quelques uns de ses films, il faut citer évidemment, "Graine de violence" (1955), avec Glenn Ford essayant d'éduquer de jeunes délinquants dans un quartier abandonné des pouvoirs publics. Brooks a aussi réalisé un formidable western sur le racisme anti-indien, "la dernière chasse" (1956) avec Robert Taylor et Stewart Granger. Mais son oeuvre la plus marquante est peut être "Elmer Gantry, le charlatan", oeuvre magnifique sur la vie d'un prêcheur évangélique, plus charlatan que prêcheur. Ici, on a avec "bas les masques", un film sur la cause journalistique. Le film, peut se résumer à cette phrase de Camille Desmoulins : "La liberté politique n’a point de meilleur arsenal que la presse." Ainsi, Bogart va jouer le rôle d'un rédacteur en chef, qui devra combattre sur plusieurs fronts. Tout d'abord il devra se battre contre des actionnaires qui veulent vendre le journal. Dans le même temps, il tentera de récupérer sa femme qui veut le quitter, et de combattre avec son journal, le patron de la pègre. Ces différents niveaux d'histoire sont très intéressants, car ils écrivent le film par petites touches, qui se rejoignent dans un final assez saisissant. Le cinéphile attentif notera que la même année sera tourné par Samuel Fuller, "violence à Park Row", film sur la vie d'un journal de New-York à la fin du 19ème siècle. Dans "Bas les masques", Bogart joue en finesse, arrivant à l'aide d'un téléphone et d'une presse, à ses fins, légitimant l'immense pouvoir d'un journal. Lorsqu'on est journaliste, on ne devrait jamais oublier d'user de cette liberté de parole. Comme l'a très justement écrit, "le Canard Enchaîné" : La liberté de la presse ne s'use que si l'on s'en sert. "Bas les masques" est donc incontestablement un grand film. En 1976, "les hommes du président" feront échos à "bas les masques", avec cette fois-ci, le cadre du Watergate.

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Ci-dessus : Ethel Barrymore & Humphrey Bogart

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Ci-dessus : Humphrey Bogart & Kim Hunter

Disponible en DVD & en Bluray et en VO sous-titrée & VF. A noter une belle version française d'époque.

Note : 7,5 / 10

Commentaires

Hello l'ami, dans gaine de violence, il s'agissait de Glenn Ford. J'ai adoré bas les masques, un très très bon film à mon avis. Pour graine de violence bien que le sujet soit d'actualité, je le trouve un peu manichéen. ;O)

Écrit par : Willow | 25/05/2015

Il y en a un qui suit et c'est Willow !

Tu as tout fait raison Willow. Je te remercie pour m'avoir fait remarquer cette grosse coquille. Je viens de corriger.

C'est vrai que le sujet de "Graine de violence" est un peu traité de façon binaire. Néanmoins, c'est un peu le premier film américain qui met en avant la violence scolaire. Il reste donc pour moi, très marquant.

Amicalement.
Stéphane (Hollywood Classic).

Écrit par : Stéphane | 26/05/2015

Les commentaires sont fermés.