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31/12/2014

Le crime était presque parfait / Dial M for Murder - 1954

"Le crime était presque parfait" est le premier film des trois films, de Grace Kelly pour Alfred Hitchcock. Le film est réalisé avec un sens du détail assumé, et en seulement 34 jours. Il est une adaptation fidèle d'un pièce de théâtre éponyme. Il était dans son propos, un peu révolutionnaire pour 1954. En effet, la femme infidèle (Grace Kelly) était sympathique, et le mari (Ray Milland) totalement antipathique. D'ailleurs, le personnage de l'amant joué par Robert Cummings laissait tout autant paraître un caractère positif. On voit sur chaque plan, le travail minutieux d'Hitchcock sur les moindres détails de la photographie et de la mise en scène, en particulier sur la fameuse scène des ciseaux. Il n'en reste pas moins que le film est confiné à un appartement pendant presque toute sa durée. Et on a donc très souvent l'impression d'assister à du théâtre filmé. C'est peut être pour cela, que "le crime était presque parfait", avait été tourné en 3D, afin de ne pas laisser cette impression de film statique au spectateur. On notera aussi que la musique de Dimitri Tiomkin, semble bien, à l'étroit dans cet appartement, et convient mieux aux grands espaces westerniens ou aux films d'action. Quoiqu'il en soit, "le crime était presque parfait", sera éclipsé la même année, par le fulgurant succès de "fenêtre sur cour" (autre réalisation d'Hitchcock). On pourra noter également la présence d'un intéressant remake avec Michael Douglas et Gwyneth Paltrow, "meutre parfait" (1998).

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Ci-dessus : Ray Milland & Grace Kelly

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Ci-dessus : Anthony Dawson & Grace Kelly

Disponible en DVD zone 2, VF et VO sous-titrée chez Warner France

Note : 7 / 10

30/12/2014

Les sacrifiés / They were expendable - 1945

"Les sacrifiés" est le type même des films inclassables de John Ford. On sait que Ford n'aimait pas particulièrement ce film. Ainsi, il devait dire dans une interview à Lindsay Anderson (réalisateur également), "qu'il n'en avait jamais eu rien à foutre de ce film et qu'il n'avait jamais vu un mètre de ce foutu film". Pour comprendre cette mauvaise opinion de Ford sur son propre travail, il faut savoir que Ford était alors sur le front Pacifique et avait perdu 13 hommes de son unité quand la MGM, lui donna à faire ce film de commande. De plus, Ford devait se blesser à la jambe sur le tournage et en abandonner la fin au profit de l'acteur Robert Montgomery à l'affiche avec John Wayne. Enfin, Ford ne devait pas non plus maîtriser le montage, qui semblait ne pas lui convenir. Ainsi, le film faisait 2H10, et Ford, aurait voulu le raccourcir à 1H40, et garder des scènes que la MGM avait enlevées. On se retrouve donc avec un film assez impersonnel, tourné comme un documentaire, avec très peu de musique (Ford n'en voulait pas). Pourtant devant la consternation, de son interlocuteur, Ford se décidait à revoir son film et écrivait quelques temps plus tard, à Lindsay Anderson : "Pour les Sacrifiés, vous aviez raison". Mais nous public de 2014, que pouvons nous retenir "des Sacrifiés" ?

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Comme je l'ai dit au début de cet article, "les sacrifiés" me semble le film, le plus impersonnel de Ford. Ford y met peu de ses situations cocasses, drôles et humaines qui ont fait la réputation de ses films. Alors, il y a bien la romance impossible entre Wayne et Donna Reed, ou le vieux charpentier qui refuse de partir, attendant avec son seul fusil l'arrivée des Japonais, dans une lutte qu'il ne peut se résoudre à refuser. Et si on rajoute la visite au blessé, c'est à peu près tout. Il n'y a pas une vraie analyse de la vie de la garnison, comme dans "la charge héroïque". Le film ressemble donc à un documentaire, et c'est ce qui en fait toute sa force et aussi sa faiblesse. Rien est glamour dans "les sacrifiés". Comme je l'ai dit la musique est presque absente. Alors ? Alors, le génie de Ford est de n'avoir jamais montré un seul soldat japonais. On voit bien des croiseurs, des tirs, des avions etc, mais le soldat ou l'armée japonaise dans son ensemble, est comme une force invisible qui broie tout, et ceux malgré les victoires successives du groupe de Wayne, qui remporte des succès mais toujours en reculant. Ford nous donne donc un film non exempt de longueurs, et parfois éloigné de son style original mais épuré du traditionnel glamour hollywoodien. On reste donc malgré tout, assez hypnotisé par cette errance militaire, au jour le jour, aux confins du Pacifique.

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Ci-dessus : Robert Montgomery

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Ci-dessus : John Wayne

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Ci-dessus : Donna Reed

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Ci-dessus : John Wayne, Donna Reed, & Robert Montgomery

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Ci-dessus : War Bond, Robert Montgomery & John Wayne

Disponible en DVD zone 2 sous-titrage en français chez Warner

 Note : 7 / 10

26/12/2014

The fabulous Dorseys - 1947

"The fabulous Dorseys" est une comédie musicale vraiment spéciale. En effet, elle raconte l'histoire de de Tommy & Jimmy Dorsey, par eux mêmes. En effet, ce sont Tommy & Jimmy Dorsey, qui jouent leur propres rôles. On peut également voir leurs orchestres respectifs, ainsi que le chef d'orchestre, Paul Whiteman, ou encore Art Tatum et bien d'autres. La chanteuse est Janet Blair. Elle débute au cinéma en 1941, participant à quatorze films américains jusqu'en 1948 ; trois de ses plus connus, durant cette période, sont la comédie, "Ma sœur est capricieuse" (1942), avec Rosalind Russell, le film musical, "Cette nuit et toujours" (1945), avec Rita Hayworth, et le film noir "Les Liens du passé" (1948), avec Franchot Tone. Ultérieurement, elle ne contribue qu'à cinq films, disséminés entre 1957 et 1976 (dont un film d'horreur britannique en 1962. Très tôt Janet Blair, avait montré des dons pour le chant. et à 18 ans, elle était déjà la chanteuse en titre de l'orchestre de Hal Kemp au Cocoanut Grove de Los Angeles. Vous l'aurez compris, il y a un énorme plateau de stars du jazz américain de l'époque, auquel il faut ajouter William Lundigan, et Sara Allgood inoubliable déjà, dans le rôle de la mère courage dans "quelle était verte ma vallée" (1941). Elle reprend ici encore le rôle d'une mère poule, qui s'inquiète pour ses enfants.

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Alors c'est vrai que l'on peut contester les talents d'acteurs de Tommy & Jimmy Dorsey. Néanmoins, leur présence ajoute une très grosse crédibilité au film. Ainsi, on sent bien que les anecdotes sont vraies. Comment pourrait il en être autrement ? C'est assez rare de voir deux musiciens légendaires raconter leur propre histoire et c'est pourtant cela qui se déroule sous nos yeux. Les scénaristes ont l'intelligence d'ajouter une romance entre Janet Blair et William Lundigan, pour avoir une fin, qui tienne la route. Mais peu importe on retient une réalisation tout à fait correct, et une photographie de James Van Trees par moment assez inspirée. C'est donc un pur plaisir de redécouvrir, ce fabuleux swing, des Dorseys, qui nous ferait presque regretter de ne pas avoir vécu cette époque bénie du jazz. Et lorsqu'on adore cette musique comme moi, c'est très dur de ne pas être un fan absolu d'un tel film. Je regrette pourtant sur l'édition que je possède, une image et un son un peu en retrait. Il faudra sans doute, se tourner vers l'édition Wild Side sur leur site, pour peut être espérer mieux et éviter les vendeurs particuliers de chez Amazon qui fourguent des éditions dépassées. Mais je ne peux garantir que l'édition Wild Side soit meilleure que ma copie issue d'une vieille édition DVD. Si quelqu'un a des informations sur la qualité de l'édition Wild Side, je suis preneur.

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Ci-dessous : Janet Blair & William Lundigan

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Ci-dessus : l'orchestre à la radio

Extrait :



Note : 7 / 10

25/12/2014

Miracle sur la 34ème rue / Miracle on 34th Street - 1947

"Miracle sur la 34ème rue" de George Seaton vient de sortir en Bluray Zone B. C'est un conte de Noël assez savoureux. Oui, je sais les contes de Noël sont souvent ennuyeux et pas très intéressants pour les adultes. Mais celui-ci est un peu différent. En effet, la comédie est pleine de bon sens. On a de plus un casting assez sympathique avec Maureen O'Hara, Natalie Wood alors âgée de 9 ans, John Payne ( le Robert Taylor de la Twenties Century Fox) et Edmund Gwenn dans le rôle du fameux Père Noël. Le sujet évoque l'histoire du vrai Père Noël en visite à New-York. De fil en aiguille il se fait engager par un grand magasin de jouets. Mais sa bonté, sa générosité, son envie de bien faire, d'aider les autres, font qu'il est envoyé dans un asile d'aliénés. Déjà, on commence à réfléchir. Et tout à chacun peut se poser la question : Qu'est ce que c'est que cette société qui envoie l'esprit de Noël en prison ou chez les fous ? Puis le Père Noël, va passer devant un tribunal qui devra déterminer qui est exactement notre homme. Il va donc s'évertuer à prouver qu'il est réellement le Père Noël afin de montrer qu'il n'est pas fou !

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Or il tentera de le prouver non par de la magie, mais bien grâce à son avocat (John Payne) et par l'aspect social que peut avoir Noël. Ainsi le message de ce film serait qu'une chose n'existe que parce qu'on y croit. Le jour où plus personne ne croit en une idée, elle disparaît simplement. On peut donc ranger ce film dans le style des films de Capra comme "la vie est belle" même si il lui est inférieur. On passe donc un très bon moment : on tremble, mais surtout on rit beaucoup d'un film pas si bête, et on ressort assez heureux en se disant que finalement Noël c'est pas si mal que ça après tout, et que finalement l'argent, la puissance et le pouvoir ne sont pas tout dans la vie. Qu'un film arrive à dire tout cela, tout en faisant rire, c'est déjà beaucoup, chacun en conviendra.

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Ci-dessus : Maureen O'Hara et John Payne

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Ci-dessus : Natalie Wood et Maureen O'Hara

 

NOTE : 7 / 10

24/12/2014

Gouverneur malgré lui / The Great McGinty - 1940

"The Great McGinty" ne m'a pas autant enthousiasmé que "le gros lot" tourné la même année. En effet, ici le ton est plus noir, plus acerbe, plus dur, plus cynique. En effet, dans une république bananière, un caissier tente de se suicider, car il a tout perdu suite à une malhonnêteté. Sauvé par un barman, ce dernier lui raconte alors, l'histoire de sa vie, qui a basculé alors qu'il devenait pour la première fois de sa vie honnête. Vous l'aurez compris, on est devant un étrange film, qui nous fait une inversion de la figure du héros, ce dernier totalement brisé, n'est rien dans le film. Par contre l'histoire, l'histoire fait une lare part, à l'anti-héros qui raconte ses aventures. Le film peut être vu, comme une comédie, mais il est tout aussi dramatique. Pourtant, le cynisme des personnages est tel, que rien ne semble avoir une quelconque importance morale pour eux, ni femmes, ni enfants, ni vie sociale. Le film décrit un monde politique américain totalement corrompu, et vérolé où la démocratie, n'est quasiment qu'une occupation parmi d'autres pour la mafia. On peut penser à Chicago. Mais Sturges a l'intelligence de ne pas citer la ville. Cela pourrait donc être n'importe quelle ville des USA. L'acteur Brian Donlevy s'en tire plutôt bien et sa personnalité assez trouble convient parfaitement au personnage. Pourtant on peut, regretter un casting un peu juste, et sans star, avec tout de même Akim Tamiroff, et Muriel Angelus, cette dernière étant toujours dans un ton parfait, contrairement Tamiroff qui en fait parfois des tonnes dans son rôle de mafieux italien.

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Le film fait penser à beaucoup d'autres films politiques, comme "Mr Smith au Sénat" de Capra, ou "les fous du roi" (1949) première version de Robert Rossen, avec Broderick Crawford. Mais et c'est un peu un reproche, "gouverneur malgré lui" a un peu un côté "old fashion". On a un peu l'impression de regarder un film de James Cagney de 1933. Or on est là en 1940, le cinéma a évolué. On sent que Sturges a voulu jouer la sécurité pour son premier film, laissant l'originalité un peu au placard. Mais c'est bien tout ce que l'on pourrait bien reprocher à ce film cynique, sur des vies ratées, ou sur la grandeur et la décadence de l'animal politique et de l'être humain. A voir.

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Ci-dessus : Brian Donlevy (clochard) au centre

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Ci-dessus : Brian Donlevy (encaisseur pour la mafia)

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Ci-dessus : Brian Donlevy (maire) & Muriel Angelus

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Ci-dessus : Brian Donlevy (gouverneur ?)

Disponible en DVD Zone 2, sur Amazon autour de 1,99 €, copie claire et bien définie

 Note : 6 / 10

23/12/2014

A la recherche de John Ford !

La cinémathèque de Paris, rend hommage en ce moment à John Ford en diffusant quelques 90 films des quelques 135 films tournés par Ford. Je souhaiterai moi aussi rendre un vibrant hommage à ce réalisateur, qui a tant fait pour faire aimer le cinéma à des générations de spectateurs. John Ford, c'est le réalisateur de très nombreux chefs-d'oeuvre. On peut considérer qu'il a apporté une contribution majeure au western, par ses nombreux westerns sur la cavalerie américaine. On peut citer dans ce genre, "le massacre de fort Apache" (1948), "la charge héroïque" (1949), "Rio Grande" (1950) ou encore "les cavaliers". Mais John Ford c'est aussi le réalisateur de "la prisonnière du désert". Et c'est l'homme de quelques acteurs, on peut citer à l'époque du muet, Harry Carey, et ensuite évidemment John Wayne, ce dernier lui étant tributaire d'une grande partie de sa renommée. John Ford avait une personnalité ambivalente, marquée par les valeurs traditionnelles de l'Irlande dont sa famille était originaire, auquel il sacrifiera plusieurs films, comme "le mouchard" (1935), ou "révolte à Dublin" (1936). On peut aussi se demander si "quelle était verte ma vallée" (1946), ne contient pas aussi des réminiscences de l'Irlande de ses parents.

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Le cinéma de Ford est marqué par un respect des valeurs traditionnelles. Il avait compris bien avant d'autres que le public de son temps, n'était pas de gauche ou de droite, mais traditionnel. Ainsi, il devait glorifier par son cinéma, l'armée américaine, les pionniers de l'Ouest, la famille, la mère courage, le père digne, tout en y ajoutant l'humanité très forte dans chacun de ses personnages. Les meilleurs films de ce Ford sont ceux où l'humanité des personnages, fait concurrence à la tradition, ou aux institutions, même si cette dernière sort finalement toujours vainqueur. Ce respect des traditions ne devait pas l'empêcher de s'opposer violemment à la volonté folle d'un Cecil B. DeMille qui souhaitait purger Hollywood, de l'influence communiste supposée qu'il y régnait. Ainsi, lors d'une assemblée générale très tendue de la Screen Directors Guild, John Ford pris la parole, afin de protéger Mankiewicz qui était président de la Guild. Il s'adresse à DeMille avec les mots suivants : "Mon nom est John Ford et je fais des westerns. Je t’admire Cecil, mais je ne t’aime pas." De ses valeurs traditionnelles, il ne se départit jamais, même lorsque les temps changèrent, et que le public se tourna vers la contre-culture à la fin des années 60.  John Ford, devait s'éteindre en 1973, année de ma naissance. Mais aujourd'hui, alors que les valeurs simples, portées par Ford reviennent à la mode, il n'est pas étonnant que le public redécouvre son oeuvre et que son cinéma vive encore. Même dans les années 60, lorsqu'on demanda à Orson Welles, quels réalisateurs, il préférait, il répondit : "Je préfère les vieux maîtres, John Ford, John Ford, John Ford". Adversaire de Cecil B DeMille, proche du parti communiste dans les années 30, artisan d'un cinéma souvent vu comme réactionnaire, peu bavard dans ses interviews, Ford reste énigmatique pour les critiques. En cela, il porte la marque des grands génies de l'Humanité, comme Mozart ou Beethoven. On a pas fini de prendre du plaisir à regarder les films de Ford et à l'étudier, tout en sachant qu'on ne saura finalement jamais rien, du plus grand réalisateur américain du 20ème siècle.

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Rétrospective Ford à la Cinémathèque :

http://www.cinematheque.fr/fr/dans-salles/hommages-retros...

 

Hommage vidéo à John Ford :

 

21/12/2014

Quatre étranges cavaliers / Silver Lode - 1954

"Quatre étranges cavaliers" est loin d'être un western de série B, que l'on pourrait voir d'un oeil distrait. En effet, même si on suppose que les moyens financiers ont été très limités, et que le tournage a duré une quinzaine de jours, et que le film était terminé en trois semaines, il n'en reste pas moins que l'ensemble bénéficie de grandes qualités. On peut tout d'abord parler du scénario très intelligent. En effet, dans "quatre étranges cavaliers", un homme (John Payne) qui allait se marier, est arrêté par un Marshall (Dan Duryea), dont l'honnêteté semble laisser à désirer. De cette histoire de la scénariste Karen DeWolf au démarrage simple, Allan Dwan nous laisse voir un film qui dénonce une communauté qui se retourne contre un homme seul, mais aussi une dénonciation du Maccarthysme présent entre 1953 et 1954, à travers l'arrivée du fameux sénateur Maccarthy à la sous-commission d'enquête permanente du Sénat américain. Les plus observateurs, remarqueront d'ailleurs que dans ce western, le nom du marshall joué par Dan Duryea est McCarthy, et que le sénateur éponyme avait attaqué le général Marshall dans un discours en 1952, ce dernier étant partisan d'une guerre limitée en Corée. Vous l'avez compris, "quatre étranges cavaliers" tient tout autant du western, que d'une critique sociale et politique de l'Amérique du début des années cinquante.

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On peut rapprocher le film, de "Furie" (1936) de Fritz Lang, où un homme emprisonné subissait l'attaque d'une population prête à le lyncher, mais aussi du "train sifflera trois fois" (1952), de Fred Zinnemann. On peut noter dans les "Quatre étranges cavaliers", la prestation exceptionnelle de Dan Duryea. La fiancée du héros, se fait presque voler la vedette par l'entraineuse du saloon, Dolores Moran, qui a les meilleurs répliques. Cela peut s'expliquer par le fait, qu'elle est l'épouse à ce moment là du producteur du film, Benedict Bogeaus. Au crédit du film, il faut aussi dire un mot de la belle photographie de John Alton qui a travaillé sur tous les films d'Allan Dwan, et quelques clins d'oeil, sur le 4 juillet, fête nationale des USA, ou sur la "liberty bell" (cloche de la liberté), qui sont l'un et l'autre des appels à ne pas condamner sans preuves. Dans une époque, comme la nôtre, où l'on a tendance à condamner via média interposé, et où les communautés tendent à s'affronter, "quatre étranges cavaliers" est un film indispensable, un beau western, mais aussi un grand film.

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Disponible chez Sidonis & Calysta dans un coffret western, spécial Allan Dwan, VF et VO sous-titrée

 Note : 7,5 / 10

20/12/2014

Le gros lot / Christmas in July - 1940

Il y a quelques films et quelques réalisateurs miraculeux, souvent aidés par des scénaristes de talents. C'est le cas de Preston Sturges et de "gros lot", comédie charmante à la durée relativement courte, même pour l'époque (64 minutes). Le film s'appuie non pas tant sur le casting, même si Dick Powell et Ellen Drew s'en tirent remarquablement bien, mais sur son scénario drôle, intelligent, et sensible. "Le Gros Lot" est l’adaptation d’une pièce de théâtre écrite par Sturges en 1931 (A Cup of Tea) en pleine Dépression. L'histoire raconte l'aventure d'un jeune employé, qui se verrait bien le gagnant du premier prix d'un concours national de slogan pour une célèbre marque de café. Usant son entourage, avec sa volonté de gagner, ses collègues du bureau, lui font une farce et écrivent un faux télégramme, informant notre héros, qu'il est le Grand gagnant du fameux concours de slogans ! A partir de là, le récit prend son envol, et les malentendus vont se multiplier jusqu'au dénouement final. Sturges nous donne ici une comédie sociale enlevée, où le rire se dispute parfois aux larmes. On pense à Capra et à "la vie est belle" (1946), où un idéaliste se bat contre un banquier, égoïste, cupide et injuste. Ici Dick Powell, subit plus les évènements. Il n'y a pas de grandes tirades, contre le système, sinon la finale d'Ellen Drew, mais qui ne remet pas en cause les fondements de la société américaine.

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Néanmoins plusieurs répliques font mouche. Ainsi, lorsque le directeur du magasin veut récupérer tous les jouets des enfants, en proclamant que ces jouets lui appartiennent. Le policier du quartier, lui rétorque : "What do you think you are ? Hitler ?" (Qui penses tu être ? Hitler ?). On rit donc beaucoup, mais une larme vient aussi à l'oeil, lorsqu'on voit que la première tâche de notre héros est de faire un cadeau à la petite fille en fauteuil roulant. Comme si le plus important était d'aider les handicapés et que cela devait être la première tâche des biens portants. Prodigieux film ! Enfin, le film se termine par un long plaidoyer de la compagne du héros (jouée par Ellen Drew) pour qu'on laisse sa chance à un employé de faire ses preuves. On peut considérer que ce discours est toujours d'une brûlante actualité. Preston Sturges nous surprend donc réellement par l'intelligence de l'ensemble. Mais finalement est-ce réellement surprenant pour un homme qui obtiendra l'Oscar de la meilleure adaptation théâtrale la même année, pour "gouverneur malgré lui" avec Brian Donlevy ? A noter que ce dernier film, est disponible sur Amazon France entre 1,50 et 1,99 €. Cela m'amène à dire que l'on vit quand même une drôle d'époque, où la créativité, l'intelligence, est à 1,99 € et la connerie à 24,99 € en 3D DTS ... Mais c'est une autre histoire. En toute évidence, Preston Sturges est un grand scénariste et un grand réalisateur, malheureusement oublié aujourd'hui.

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Ci-dessus : Ellen Drew & Dick Powell

Disponible chez BAC Films zone 2 en VO sous-titrée, image correcte, sans plus

Note : 7,5 / 10

16/12/2014

Quand la poudre parle / Law and Order - 1953

Pour les amateurs de western, je vais vous parler d'un film que j'ai vu récemment et très sympathique. Il s'agit de "quand la poudre parle", un western en Technicolor tourné par Nathan Juran, avec Ronald Reagan. Alors je sais qu'aujourd'hui, il est de mode de faire du "Reagan-bashing", mais franchement c'est un peu stupide, car pour jouer dans des films dirigés par Raoul Walsh  Edmund Goulding, ou encore Sam Wood, il fallait être un bon acteur. Tellement bon acteur, que comme vous le savez tous, il devait arriver à se faire élire président des Etats-Unis, et à gagner la guerre froide. Il ne faut donc pas sous-estimer le talent d'acteur de Ronald Reagan, même si il n'a pas évidemment une carrière cinématographique, à la hauteur de sa carrière politique. Pour le réalisateur de "quand la poudre parle", Nathan Juran, celui-ci était le décorateur de "qu'elle était verte ma vallée" (1941) de John Ford, ou de "le fil du rasoir" (1946) avec Tyrone Power. Il tournera la même année pour l'Universal, "la légende de l'épée magique" (1953) et "le septième voyage de Sinbad" (1958).

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"Quand la poudre parle" ne révolutionne pas le western, mais a pas mal de qualités dont un bon casting avec Dorothy Malone, qui nous laisse rêver à ses charmes. Enfin, le méchant est comme il se doit détestable. On passe donc un bon moment devant un film en Technicolor à la photographie recherchée. Les décors ne sont pas non plus en reste. Il n'y a donc pas grand chose à reprocher à ce film, sinon peut être le classicisme presque extrême du scénario et la faible ambition de l'oeuvre. Il n'en reste pas moins que "quand la poudre parle" reste un très bon divertissement.

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Ci-dessous : Ronald Reagan

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Ci-dessous : Dorothy Malone

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Ci-dessus : Ronald Reagan (en mauvaise posture)

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Ci-dessus : Dorothy Malone & Ronald Reagan (le futur président aide pour la vaisselle)

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Ci-dessus : Dorothy Malone & Ronald Reagan

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La présentation de Mr Patrick Brion :

 

La bande-annonce :

Disponible chez nos amis de Sidonis & Calysta en DVD zone 2 mais seulement en VO sous-titrée (à noter une belle copie)

 

Note : 7 / 10

14/12/2014

L'éventail de Lady Windermere / The Fan - 1949

"L'éventail de Lady Windermere" est une adaptation d'une pièce éponyme d'Oscar Wilde et un remake du film muet d'Ernst Lubitsch, datant de 1925. Le film en noir & blanc, est réalisé parfaitement par Otto Preminger. On peut noter un beau casting avec George Sanders, Jeanne Crain, Madeleine Carroll  et Richard Greene. La photographie de Joseph LaShelle est par moment magnifique. Joseph LaShelle était un des photographes préférés de Preminger avec lequel il travailla sur 6 films. Le film raconte donc la relation trouble entre Lord Windermere et une certaine Mme Erlynne qui essaye de rentrer de nouveau dans la haute société. Lady Margaret Windermere se rend alors compte que son mari dépense de fortes pour cette femme et pense que son mari le trompe. Qu'en est il vraiment ? Le film ne répond jamais formellement à la question, et peut être le fait qu'il n'y réponde jamais, ajoute au charme d'une oeuvre légère et distinguée. Alors que peut on reprocher à ce film ? Uniquement qu'il y a un peu trop de flashbacks qui n'apportent finalement rien à la narration, et qui au contraire la coupe. Malgré tout, on reste subjuguer par les dialogues, les costumes, le charme de l'époque victorienne, et surtout par le talent de Preminger qui nous donne à voir un film magnifique en seulement 76 minutes.

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Ci-dessus : Richard Greene & Madeleine Carroll

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Ci-dessus : Richard Greene,  Madeleine Carroll & Jeanne Crain

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Ci-dessus : George Sanders & Jeanne Crain

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Ci-dessus : Jeanne Crain & Madeleine Carroll

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Ci-dessus : George Sanders & Jeanne Crain

Film disponible en DVD zone 2 en VO sous-titrée dans la collection Hollywood Legends

Note : 8 / 10

13/12/2014

Trois petits mots / Three Little Words - 1950

Les années 30, 40, et 50, à Hollywood, ce sont les années des comédies musicales. Dans les années 30, la Warner était en tête pour ses comédies musicales sociales, inspirées du quotidien et de la difficulté de vie des Américains pendant la crise économique, suivi par la RKO et le duo Fred Astaire / Ginger Rogers. Dans les années 40, la Twentieth Century Fox devait prendre le relais dans les années 40, poursuivi par la MGM. Les années 50, devaient rester l'âge d'or de la comédie musicale en couleur. D'ailleurs peut être aucun studio n'a jamais fait autant pour la comédie musicale américaine que la MGM. C'est encore le cas ici pour "Trois petits mots" tourné en Technicolor par Richard Thorpe. Richard Thorpe c'est évidemment le réalisateur des films de chevalerie avec Robert Taylor. On peut citer "Ivahnoé" (1952), "les chevaliers de la table ronde" (1953), et " les aventures de Quentin Durward" (1955). Mais Thorpe a touché à tous les genres, films noirs, comédies, westerns et donc la comédie musicale avec ce film "trois petits mots". Son oeuvre classique et souvent flamboyante, est malheureusement sous-estimée. Ces films d'aventure restent néanmoins encore aujourd'hui des classiques du genre.

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Pour revenir, à "trois petits mots", le film nous raconte l'histoire du danseur, prestidigitateur Bert Kalmar, et de son associé pianiste compositeur Harry Ruby. Les protagonistes ont réellement existé, et le film suit relativement bien, le cours de leurs biographies respectives. On sent bien néanmoins que le film, et l'histoire n'est que prétexte pour introduire des numéros musicaux, assez originaux et sympathiques, mais qui n'atteignent jamais le niveau de comédies plus célèbres de la MGM, tournées par exemple par Stanley Donen. Le casting comprend outre Fred Astaire, Vera Ellen, Arlene Dahl et Gloria DeHaven. On notera que cette dernière, reprend une chanson chantée par sa mère Carter DeHaven. On remarque aussi, une première apparition de la jeune Debbie Reynolds, qui lui vaut un contrat à la MGM, et deux jours de tournage, rémunérés 350 $ chacun, comme elle l'écrit dans son autobiographie. Pour la circonstance Debbie Reynolds était doublée par l'interprète originale de la chanson, I Wanna Be Loved By You reprise bien plus tard par Marilyn Monroe, Helen Kane.

 

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Ci-dessus : Fred Astaire & Vera Allen

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Ci-dessus : Vera Allen

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Ci-dessus : Arlene Dahl, Red Skelton, Fred Astaire, & Vera Allen

Extrait :

 

La bande-annonce :

 Note : 7,5 / 10

11/12/2014

Capitaine King / King of the Khyber Rifles - 1953

Je me faisais une joie de revoir, "Capitaine King", film en Technicolor d'Henry King, que j'avais vu, étant plus jeune et qui m'avait fait très bonne impression. Malheureusement l'édition de l'éditeur ESC est presque déplorable. On constate tout d'abord un format étrange de l'image, pas réellement adapté à nos écrans, et qui oblige à ruser avec son vidéoprojecteur, pour bénéficier d'autre chose que d'une image au format timbre poste. Mais le pire ce n'est pas ça, c'est bien le massacre d'une des plus belles scènes du film : la scène du baiser entre Tyrone Power & Terry Moore. Ainsi, cette scène romantique est coupée du baiser final. Cela montre un non professionnalisme de l'éditeur, à se demander si quelqu'un a réellement regardé la qualité d'un Master, rempli de points blancs et griffures. Pour le reste, "Capitaine King" est un formidable film d'aventure, qui nous compte les exploits d'un officier britannique métisse (Tyrone Power), qui doit lutter contre le racisme et les préjugés autant que contre les rebelles en révolte dans les collines. Les films hollywoodiens, sur l'Inde coloniale, sont nombreux. On peut citer. 'les trois lanciers du Bengale" (1935), "la charge de la brigade légère" de Michael Curtiz avec Errol Flynn, "alerte aux Indes" (1938), "Gunga Din" (1939) ou encore "Kim" (1950) avec encore Errol Flynn.

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Le film est formidablement réalisé par King, qui met tout son talent au service de Tyrone Power et du sujet. La musique magnifique, de Bernard Hermann fait également beaucoup pour le charme du film. On ne peut donc s'empêcher de penser que le film aurait vraiment mérité une autre édition avec une belle restauration en Bluray. Au lieu de ça, on a droit à une édition au rabais, avec un film incomplet, où la plus belle scène est littéralement massacrée. Sidonis ou Wild Side devraient bien racheter les droits et nous proposer autre chose, ou alors qu'ESC fasse le nécessaire pour nous sortir une édition propre et gratuite pour les personnes qui ont déjà acheté cette première édition. Mais là je rêve ... Bref ! Un très beau film, malheureusement sorti dans une édition qui frise le carton rouge. Ceci dit, cela reste aujourd'hui la seule édition disponible à la vente.

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Ci-dessus : Tyrone Power & Michael Rennie

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Ci-dessus : Michael Rennie & Terry Moore

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Ci-dessus : Tyrone Power

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Ci-dessus : Tyrone Power & Terry Moore

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Ci-dessus : Terry Moore & Tyrone Power

 

Extrait N°1 de la musique :

 

Extrait N°2 de la musique :

 Disponible en DVD zone 2 en VO sous-titrée, dans la collection Hollywood Legends.

Note du film : 7,5 / 10

Note du film avec l'édition actuelle ESC : 6 / 10

10/12/2014

La rose noire / The black rose - 1950

"La rose noire" film d'aventure, en Technicolor d'Henry Hathaway, est un film étrange. Cela commence par son titre, "la rose noire". On comprend plus tard au détour d'un dialogue, que le titre fait référence à la Chine, dont est originaire le clou de girofle, surnommé la rose noire. Mais il fait plus sûrement référence à une jeune captive Maryam (jouée par Cécile Aubry), surnommée "la rose noire". La première partie n'est pas très convaincante. En effet, l'ouverture, sur des châteaux, dont l'architecture de certains, ne fait pas très 13ème siècle est assez troublante. La suite, est également déroutante, avec cette haine du jeune bâtard saxon (joué par Tyrone Power), qui fait un scandale à la lecture du testament de son père, et refuse de rejoindre l'armée du roi, vu comme un envahisseur normand. Le conflit se termine par la volonté de quitter une Angleterre souillé par la présence normande. Le voyage devient donc autant une odyssée qu'une initiation ou une révolte contre l'ordre établi, d'un pays tellement aimé, qu'il en devient détesté, car occupé par des Normands que notre héros, voient toujours (2 siècles) après la conquête comme des envahisseurs.

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Etrangement, Hathaway semble plus à son aise à tourner la suite de son aventure sous un climat exotique. Et le film prend du corps pour suivre les péripéties des deux protagonistes (Tyrone Power & Jack Hawkins); aventures qui commencent aux confins du Moyen-Orient, et qui se finiront en Chine. "La rose noire" est avant tout une histoire sur l'amitié : l'amitié entre un aventurier (Tyrone Power) et son compagnon de fortune et d'infortune (Jack Hawkins), et l'amitié entre ce même aventurier (joué par Power) et un seigneur de guerre mongol (Orson Welles). Et au milieu de ces amitiés où naissent parfois des conflits, Cécile Aubry tente de faire survivre son petit rôle. Elle craignait d'ailleur d'être mangée toute crue, par les deux monstres sacrés qu'étaient Orson Welles et Tyrone Power. Mais au delà, le film nous parle aussi de l'Homme et de son rapport à la violence. Cette dernière semble normale pour les Mongols, élevés dans la violence et devenus naturellement cruels, mais immorale et anormale pour un seigneur anglais, élevé dans des idéaux de chevalerie. J'oserai un raccourci facile, en disant que ce film semble d'une brûlante actualité, et nous parle aussi de ces hommes qui partent faire la guerre, pour des causes qui ne sont pas les leurs. La violence importée semble ici toujours la plus cruelle. Cinématographiquement, le film paraît parfois un peu kitch et les dialogues un peu ampoulés ou déconcertants. Il n'en laisse pas moins une forte impression dans sa conclusion, et on est heureux d'avoir vu un film d'aventure, finalement pas si bête. A noter que "la rose noire", sera le premier et seul film américain de Cécile Aubry, que l'on connaîtra en France, comme scénariste et réalisatrice, des séries "Poly" où jouera son mari, et "Belle et Sébastien", dont elle assurera aussi le rôle de narratrice. Enfin, on peut également dire que Cécile Aubry rencontra au Maroc sur le tournage, son futur mari, Si Brahim el Glaoui, fils du pacha de Marrakech.

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Ci-dessus : Cécile Aubry (de dos), Jack Hawkins, & Tyrone Power

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Ci-dessus : Tyrone Power

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Ci-dessus : Orson Welles

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Ci-dessus : Tyrone Power & Jack Hawkins

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Ci-dessus : Tyrone Power & Cécile Aubry

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Ci-dessus : Tyrone Power

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Ci-dessus : En pause sur le plateau de "la rose noire"

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Ci-dessus : Cécile Aubry

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Ci-dessus : Extrait du journal de Cécile Aubry - (Article du Paris Match n°40 du 24 décembre 1949)

Film disponible en DVD Zone 2 en VF et VO sous-titrée dans la collection Hollywood Legends, et dans une qualité d'image tout à fait correct.

Note : 6,5 / 10

07/12/2014

Intrigues en Orient / Background to Danger - 1943

1942, le Reich cherche des alliés et la Turquie est un morceau de choix, pour s'emparer de régions pétrolifères et contrer les Russes par le sud. Malheureusement, pour l'Allemagne, la Turquie reste neutre. Des réseaux d'espions s'installent donc à Ankara pour influencer la Turquie et tout faire, pour la faire basculer du côté des nazis ou des alliés. Un américain (George Raft) arrive dans cette région, pour faire du tourisme. Mais on devine rapidement que c'est un agent américain, qui est là pour contrer les manoeuvres allemandes, qui veulent diffuser de fausses preuves de la préparation d'une attaque soviétique sur la Turquie. C'est à peu près, le sujet "d'intrigues en Orient", film en noir & blanc, tourné par Raoul Walsh . On retrouve un casting plutôt sympathique avec deux acteurs présents dans "Casablanca" de Michael Curtiz : Peter Lorre et Sidney Greenstreet. On peut également citer Brenda Marshall, qui est pourtant ici totalement transparente, dans un tout petit rôle, qui fait d'elle malheureusement, une potiche. Pour clôturer la partie casting, on peut aussi citer, Osa Massen, actrice danoise qui n'apparaît que dans les 15 premières minutes du film. "Intrigues en Orient", n'est pas un pur film de propagande, car il nous donne à voir un bon petit film d'espionnage, avec des rebondissements et un peu d'action. Mais malgré tout, ce film reste tout à fait mineur dans la filmographie de Walsh. Mais on ne s'ennuie guère, à suivre ce film de 75 minutes, et c'est déjà pas mal. A noter une image globalement correcte de l'édition Warner, mais malheureusement pas exempte de griffures un peu gênantes, surtout lors des scènes d'action (poursuite en voiture).

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Ci-dessus : George Raft & Osa Massen

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Ci-dessus : Peter Lorre & George Raft

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Ci-dessus : Peter Lorre, Brenda Marshall & George Raft

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Ci-dessus : George Raft & Brenda Marshall

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Ci-dessus : George Raft & Sidney Greenstreet

Film disponible dans la collection "trésors Warner" en DVD zone 2, VO sous-titrée français

Note : 6 / 10

05/12/2014

Réglements de comptes / The big heat - 1953

"Réglements de comptes" est un des derniers films de Fritz Lang. Comme vous le savez tous, Fritz Lang s'était enfui d'Allemagne après l'arrivée des nazis au pouvoir. Il avait auparavant discuté avec Goebbels, qui lui avaigt dit qu'il voulait faire de lui, le cinéaste en titre du régime nazi. Suite à cette entrevue, Lang n'avait qu'une idée en tête, fuir l'Allemagne. Il quitta donc l'Allemagne, tout d'abord pour la France où il réalisait, "Liliom" (1934) avec Charles Boyer. Puis, en Amérique, il réalisait son premier film sur la vengeance, "j'ai le droit de vivre" (1936) avec Spencer Tracy. "Réglements de comptes", est aussi un film sur la vengeance d'un homme. Mais à la différence de "j'ai le droit de vivre", nous sommes ici devant un vrai film noir, comme Fritz Lang en a fait beaucoup. On peut ainsi citer, "La Femme au portrait" (1944), "La rue rouge"(1945), "Le Secret derrière la porte" (1948), ou encore "la femme au gardenia" tourné un an, avant "réglements de comptes". Dans "réglements de comptes", Lang est allé puiser à différentes sources d'inspirations. Il a évidemment apporté sa touche personnelle, mais on sent qu'il a subi l'influence d'autres films. On peut citer comme influence, "Gilda" (1946) de Charles Vidor. En effet, Lang reprend l'acteur principal de "Gilda", Glenn Ford, pour son film. Enfin le personnage féminin le plus touchant, jouée par Gloria Grahame, semble l'archétype même du personnage principal féminin de Gilda. C'est une femme totalement libérée, qui demande à un homme qu'elle ne connaît quasiment pas à le suivre, jusqu'à sa chambre d'hôtel. La situation est totalement inimaginable pour un film américain de 1953. Et la première chose qu'elle fait, c'est s'assoir sur le lit, et prendre des positions lascives (voir photos ci-dessous). C'est assez estomaquant pour l'époque. Mais Lang intellectualise la sexualité, restant tout en sous-entendu, beaucoup plus que dans "Gilda".

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Mais la comparaison avec "Gilda" ne s'arrête pas là. Ainsi, on retrouve un second rôle, comme Joseph Calleia qui était déjà présent dans "Gilda". Et le chef des gangsters est joué par Alexander Scourby, qui était présent dans "l'affaire de Trinidad" (1952), déjà avec déjà un certain Glenn Ford, et Rita Hayworth. Le casting de "réglements de comptes" est complété par Jocelyn Brando (soeur aînée de Marlon Brando), Jeanette Nolan et Lee Marvin. Fritz Lang se déchaîne pour nous donner une histoire de vengeance, sur fond de sexe, de violence et de corruption. Cette histoire déchire le voile de la censure des années 50, pour nous montrer une Amérique à la façade belle, mais dans le fond totalement pervertie par le crime et la corruption. Tout cela est accentué par la superbe photographie de Charles Lang. Lorsqu'on sait que le film a été tourné en seulement 15 jours, on se rend alors compte que les génies du cinéma, n'ont jamais été remplacés par des avalanches d'effets spéciaux comme on en voit trop souvent aujourd'hui ... On notera enfin que le couple à l'écran, Glenn Ford / Gloria Grahame, sera reformé un an plus tard, donc en 1954, pour "désirs humains" du même Fritz Lang. Alors que celui-ci avait choisi initialement, Peter Lorre qui aurait été associé à Rita Hayworth. Je finirai cette note, par remercier l'éditeur, Wild Side, qui nous donne là, une superbe édition Bluray & DVD avec un livre de 260 pages, remplis de photos magnifiques. Le master utilisé est qui plus est, quasiment immaculé. L'éditeur Wild Side fait réellement honneur au support Bluray et au cinéma. On attend avec impatience, d'autres éditions de cette qualité. Et j'irai presque jusqu'à dire que c'est un plaisir de dépenser 29,90 € pour une telle édition et un tel film ! Merci Wild Side pour ce cadeau de Noël !

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Ci-dessus : Gloria Grahame & Glenn Ford

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Ci-dessus : Gloria Grahame & Glenn Ford

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Film disponible chez Wild Side en DVD zone 2, VF et VO sous-titrée

Note : 9,5 / 10