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25/02/2014

Le cinéma américain bien portant ou mourant ?

Peut être est il temps de regarder quelques chiffres ? Ainsi on veut nous faire que le cinéma américain est en grande forme. Mais de qui se moque t'on ? Depuis l'an 2000, il est constante décroissance et semble à peine remonter en 2012. Mais la vérité c'est qu'en 1940, il y avait chaque semaine 83 millions d'Américains au cinéma. Soit plus de 4,3 milliards de spectateurs chaque année. Aujourd'hui si on reprend ce graphique et que l'on divise le nombre d'entrées en milliards de dollar, par le prix d'une place on arrive à un peu plus de 99 millions de spectateurs mais cette fois-ci par an ! La faute à Internet ? à l'offre vidéo grandissante de la télévision, du Bluray, du DVD ? Pire la 3D censée arrêter l'hémorragie ne semble pas être réellement la solution. En tant que spectateur, on compte sur les doigts d'une seule main, les films de ces 10 dernières années où l'émotion était réellement présente, devant une image non gorgée à en vomir d'effets spéciaux.

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Ci-dessus : Le nombre de tickets vendus en Milliards ds $

Et au delà du faible nombre de tickets vendus par rapport au début des années 40, c'est bien l'appauvrissement artistique global, mais aussi intellectuel du cinéma américain qui choque le plus. Des genres ont ainsi totalement disparu. Le western n'existe plus, sinon à travers des parodies ultra-violentes, comme "Django Unchained" (2013) qui apparaissent de temps en temps Le péplum et les mélodrames n'ont quasiment plus le droit de citer. La comédie musicale existe encore dans des divertissements pour jeunes adolescents. Et je ne parlerai pas du film d'aventure ou historique, qui a presque totalement disparu, même si tous les 7 ou 8 ans, Spielberg nous sort un film d'aventure tout public. Mais Indiana Jones, est l'arbre qui cache la forêt ou plutôt le désert cinématographique actuel, vérolé par la violence, la connerie, la drogue et le sexe déviant.

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La télévision première cause de la baisse de fréquentation des salles devient aujourd'hui, le refuge d'un meilleur spectacle avec la production depuis quelques années de séries de qualité : "les Tudors", ou encore "House of Cards". Malheureusement l'expression cinématographique est éparpillée ici dans le mode série, qui empêche au final toute construction scénaristique au profit d'une linéarité propre au format de la série télévisuelle. Le cinéma hollywoodien actuel, apparaît donc de plus en plus, comme un malade en fin de vie, maintenu debout par une cohorte de super héros. Alors que faire ? Le cinéma hollywoodien doit-il se contenter de ses profits et accepter sa décadence, qui l'amène à dépenser toujours plus dans sa prochaine super-production, et continuer de nourrir son symptôme de joueur compulsif, attiré à l'infini par la même martingale ?  Je crois qu'il n'en est rien. Le cinéma doit retrouver son public familial. Bien sûr, personne ne pense que les gens massivement abandonneront leur IPAD, leurs écrans de PC, et leur home-cinéma pour se ruer en masse au cinéma comme en 1939. Mais peut être que le concept de spectacle familial devrait de nouveau renaître. Ainsi, j'ai rarement ressenti autant d'émotions dans une salle pendant la projection de "The Artist" où le public redécouvrait un genre. On peut donc rêver qu'un jour un réalisateur courageux et talentueux, comme Michel Hazanavicius, redécouvre Monument Valley et décide de revisiter le genre western. Tout est prêt. Rien a changé depuis 1939. Le succès de "True Grit" en 2010, qui a engrangé 251 millions de  dollars, prouve que le western attire encore le public. En 2000, "Gladiator" a réveillé le péplum que l'on disait enterré. Alors, silence on tourne ou circuler il n'y a rien à voir ? A vous de choisir. Car c'est vous public qui décidera au final du futur du cinéma.

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