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28/01/2014

Kansas en feu / Kansas Raiders - 1950

On peut se demander pourquoi certains réalisateurs ont percé plus que d'autres. Comment déterminer la part de chance ou de talent ? C'est bien un peu ce que je demande après la vision de l'excellent "Kansas en feu". En effet, ce western est très bon. Il a tout d'abord une distribution intéressante avec Audie Murphy, un héros de la deuxième guerre mondiale dans la vraie vie, décoré des plus hautes médailles militaires. Marguerite Chapman, est très bien dans son rôle. Mais l'acteur qui tient le film, c'est le formidable Brian Donlevy. On se souvient de lui, dans d'autres westerns, comme "le premier rebelle" (1939) avec John Wayne ou dans "Billy the Kid" (1940) avec Robert Taylor. Mais on se souvient aussi de lui dans le superbe "le brigand bien aimé, Jesse James" (1939) d'Henry King, où il jouait un homme payé pour racheter contre presque rien les terres des fermiers pour le compte d'une compagnie de chemins de fer. C'était un petit rôle, mais essentiel dans le film. On retrouve dans ce "Kansas en feu" également Tony Curtis, dans un tout petit rôle, ici Kit Dalton. Le rôle de Tony Curtis est donc un second rôle, voir troisième rôle. En effet, son rôle n'influence jamais le scénario.

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Ici, on reprend donc l'histoire des jeunes années de Jesse James et c'est Audie Murphy qui a la responsabilité du rôle. Jesse James a quitté sa ferme détruite par les Nordistes et leurs partisans et il décide de partir avec sa bande, rejoindre les rebelles sudistes du colonel Quantrill (Brian Donlevy). Mais il va rapidement déchanter, et ses rêves de gloire et de vengeance vont se heurter au caractère meurtrier et sans pitié de Quantrill. Le personnage du colonel Quantrill a réellement existé. Et effectivement cet homme était sanguinaire et partisan surtout de son propre intérêt avant une quelconque défense des intérêts du Sud. Ainsi, il devait ravager le Kansas. On pourrait le qualifier aujourd'hui de criminel de guerre. Ray Enright se sort parfaitement de ce scénario et nous donne à voir une réalisation particulièrement efficace dans un superbe Technicolor.

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Ci-dessus : Marguerite Chapman et Audie Murphy

C'est donc le moment de se souvenir que Ray Enright a un filmographie particulièrement intéressante et a touché à presque tous les genres. Ainsi, il a tourné "Dames" (1934) une comédie musicale avec Ruby Keeler et Joan Blondell, mais aussi "Blondie Johnson" (1933) un film de gangster, ou encore des westerns, comme le très beau "Montana" (1950) avec Errol Flynn et Alexis Smith. Si on ajoute à tout ça que la musique de Milton Rosen, colle très bien à l'intrigue, on aura pas grand chose à reprocher à un film de série B qui mérite beaucoup mieux que ce qualificatif, qu'on lit encore trop souvent ici ou là. Seule la mort de Quantrill prête à sourire. En effet, ici Enright et les scénaristes donnent une mort dehéros à un homme à la vie finalement assez discutable. J'ajouterai que les rapports troubles, entre le colonel et Audie Murphy, rapports que l'on pourrait qualifier de paternel sont particulièrement troublants et intéressants et semblent réellement transfigurer le film et le marquer du sceau de l'intelligence, humanisant dans le même temps le personnage de Quantrill. J'avoue donc que j'ai été très surpris par la qualité de ce western particulièrement soigné.

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Ci-dessus : Marguerite Chapman et Audie Murphy (de dos)

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Ci-dessus : Brian Donlevy

 

Extrait :

 Disponible en DVD Zone 2 chez Universal, VO sous-titrée uniquement

Note : 7 / 10

26/01/2014

Ladies they talk about - 1933

"Ladies they talk about" est un film pré-code qui met en scène Barbara Stanwyck dans une prison de femmes. On retrouve également à l'affiche Preston Foster et Lyle Talbot, mais aussi la très jolie Dorothy Burgess. A la réalisation on retrouve le réalisateur de Robin des bois, William Keighley, qui est assez inspiré. Le film navigue entre l'horreur de l'exclusion de la société de ces femmes. Mais l'humour est souvent présent et l'érotisme aussi. Une détenue proclame d'ailleurs que ce qui manque le plus ici c'est la liberté, mais aussi les hommes. Le film navigue donc entre vengeance, frustration, et pardon. Ici Barbara Stanwyck porte toute seule le film sur ces épaules. Et les autres acteurs font finalement assez pâles figures à côté d'elle. On retiendra malgré tout le personnage du chef de la police, joué par Robert McWade, qui lui ne s'en laisse pas compter. On notera qu'il disparaîtra 3 ans après le tournage de ce film. On note la présence d'un deuxième réalisateu Howard Bretherton, mais à cette heure, je suis incapable de dire qu'elle a été son rôle dans le tournage.

ladies-they-talk-about-movie-poster-1933-1020198479.jpgIl est amusant de constater qu'une détenue du film, Dorothy Burgess, avait eu affaire avec la justice, suite à un accident de voiture, le 23 décembre 1932. Elle elle avait donc été accusée d'homicide involontaire, après son implication dans cet accident de la route, et le décès d'une personne. L'affaire se soldait par le versement d'une importante somme d'argent aux parents de la défunte. Il n'en reste pas moins que cela devait être assez troublant pour le public de l'époque, de voir ainsi la belle Dorothy Burgess, derrière les barreaux, alors qu'elle même avait eu des difficultés pour ne pas se retrouver en prison. En dehors de cette anecdote et de la belle plastique de Dorothy Burgess, on ne peut pas dire que l'on est impressionné ici par son jeu d'actrice, quant à lui très moyen. Elle disparaîtra prématurément, d'une attaque de tuberculose en 1961. Pour le reste, "Ladies they talk about" a assez de rebondissements, d'humour et d'érotisme pour être un encore aujourd'hui un honnête divertissement, avec quelques scènes particulièrement bien traitées (par exemple celles du tunnel, où William Keighley joue avec les reflets de l'eau).

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Ci-dessus : Barbara Stanwyck et Robert McWade

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Ci-desuss : Barbara Stanwyck et Lillian Roth

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Ci-dessus : Dorothy Burgess

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Ci-dessus : Lyle Talbot

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Ci-dessus : Photo de Dorothy Burgess

 

Extrait :

 

Clip vidéo :

 

Disponible chez Warner Bros sur la boutique internet de l'éditeur en DVD Zone 2, sous-titrage français.

Note : 6,5 / 10

25/01/2014

Le ténor / Forget me not - 1936

Je n'ai jamais eu cette passion de l'opéra, que mon père a pu avoir tout le long de sa vie, allant jusqu'à chanter au théâtre du Chatelet avec Luis Mariano. Mais pour ma part, j'ai toujours eu un très grand respect pour la musique d'opéra et un plaisir à écouter quelques airs de temps en temps. Ainsi, dans "le ténor" l'opéra est une grande star du film, et peut être le personnage le plus important. "Le ténor" est un mélodrame produit par la société "London Film" (le studio d'Alexander Korda). Le film est dirigé par son frère Zoltan Korda et joué par Joan Gardner, femme à la ville de ce même Zoltan. Joan Gardner ne devait faire encore que 3 films après ce "Ténor". Et c'est assez étrange, car elle a un visage très photogénique. Les frères Korda, ces immigrés de l'ancien empire austro-hongrois vont révolutionner le cinéma britannique. Ici, il nous propose un somptueux mélodrame d'une durée de seulement 69 minutes, mais pas exempt d'une très forte émotion. A la photographie on retrouve Hans Schneeberger, immense photographe, à la filmographie impressionnante, qui avait travaillé sur "l'ange bleu" (1930) ou sur une version du "Tigre du Bengale" de 1938, et qui travaillera plus tard sur "l'enfer blanc" (1943).

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Ainsi, l'histoire de cette jeune anglaise (Joan Gardner) qui part en croisière, qui y découvre l'amour et sa déception est très touchante. Et cette éducation sentimentale bercée par des airs d'opéra est remplie d'humanité. Car la jeune femme va rencontrer le ténor. Mais qui choisira t'elle, entre le beau jeune homme et la belle âme ? Le film est aussi bien l'opposition entre deux amours, que l'étude du coeur d'une femme qui doit choisir entre deux sortes d'amour. "Le ténor" est finalement le genre de film, qui plaira forcément au public féminin. A voir avec sa douce et tendre au coin du feu.

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Ci-dessus : Ivan Brandt et Joan Gardner

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Ci-dessus : Joan Gardner

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Ci-dessus : Joan Gardner et Beniamino Gigli  (le ténor)

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Ci-dessus : Joan Gardner

 

Extrait :

 

 Note : 7,5 / 10

24/01/2014

La charge des tuniques bleues / The last Frontiere - 1955

"La charge des tuniques bleues" est un western en Technicolor et en cinémascope d'Anthony Mann. Anthony Mann avait réalisé l'année précédente, l'excellent "je suis un aventurier" avec James Stewart, et en 1955 "l'homme de la plaine" avec le même James Stewart. Ici c'est Victor Mature qui a le rôle titre et même si Anne Bancroft n'apparaît pas tout de suite au générique, c'est bien sa relation avec Mature qui crève l'écran. Mais on en reparlera plus tard. J'avoue que la jaquette du boitier DVD n'était pas très vendeuse et juste un peu mieux que l'horrible affiche française que vous pouvez voir ci-dessous. Tout d'abord parce que le film a un ton décalé, qui jure avec la production courante de l'époque. On nous propose la vie d'un fort en territoire indien. à travers la relation entre un trappeur qui devient éclaireur de l'armée (Victor Mature) et une femme délaissée (Anne Bancroft) par son mari (Robert Preston), colonel du régiment avide de gloire. La relation amoureuse entre Victor Mature et Anne Bancroft est ici brûlante, et la sexualité est suggérée très fortement, comme rarement vu dans le cinéma hollywoodien de cette époque. L'adultère est mise en avant et les concepts chrétiens de fidélité sont battus en brêche. Ainsi, si dans "la charge fantastique" (1942), le couple Errol Flynn / Olivia Havilland avaient des adieux magnifiques. Ici les adieux ne sont que l'occasion de clôturer une nouvelle dispute. Le romantisme est donc absent du film. C'est un choix et cela donne un ton particulier au film.

 

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Enfin, l'obsession du colonel qui veut absolument avoir son moment de gloire, si elle fait écho à la même recherche de gloire de Henry Fonda dans "le massacre de Fort Apache", elle ne trouve ici aucune légitimité, ni beaucoup d'opposition dans la faible prestation de Guy Madison. Et la légende, ne vient pas sauver la réputation du colonel. Alors c'est vrai que le film ne tombe pas dans les excès contestataires des années 60. Mais il n'en reste pas moins extrêmement novateur sur bien des points, ainsi que sur la confrontation entre l'homme civilisé barbare et le mythe du "bon sauvage". Enfin, Anthony Mann nous donne à suivre des combats en lisière de forêt, qui de "la chute de l'empire romain" (1964) à "Gladiator" (2000) parcourt l'histoire du cinéma, donnant là encore un ton si particulier au film. Vous auriez donc tort de vous priver d'un western vraiment pas comme les autres, où l'héroïque colonel est le problème et l'éclaireur sous éduqué, la réponse.  Un western en avance de 15 ans sur son temps, c'est assez rare pour être signalé.

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Ci-dessus : Victor Mature et Anne Bancroft

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Ci-dessus : Robert Preston et Victor Mature

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Ci-dessus : James Whitmore et Robert Preston

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Ci-dessus : Photos du tournage

Note : 7 / 10

23/01/2014

Interview de Fritz Lang !

Vous trouverez ci-dessous une interview de Fritz Lang d'une durée de presque 50 minutes, très intéressante. A voir et à revoir.

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22/01/2014

L'invraisemblable Vérité / Beyond a reasonable doubt - 1956

"L'invraisemblable Vérité" est le dernier film américain de Fritz Lang. Le film ne se distingue pas par une mise en scène particulièrement fouillée comme dans d'autres films de Lang. André Bazin, parle d'ailleurs de "vide barométrique de la mise en scène". Je n'irai pas jusque là, mais on sent que Lang est allé un peu au bout de son destin hollywoodien ou de son inspiration en Amérique. C'est le producteur, Bert E. Friedlob, qui lui avait proposé ce scénario tout de suite après le tournage de "la cinquième victime". Le film est aujourd'hui surtout, fascinant pour le modernisme de son propos, qui nous raconte l'histoire d'un journaliste qui se fait passer pour le coupable du meurtre d'une jeune femme, afin de prouver la dérisoire incertitude de la justice et donc l'injustice de la peine de mort. Lang qui n'a pas eu la main mise sur le scénario semble être allé au bout de son inspiration. Ainsi sa réalisation semble dénuée de tout l'expressionnisme sublime qui l'ont rendu célèbre dans nombreux de ses films, et même dans des films noirs américains, comme "la femme au portrait" (1944) ou "la rue rouge" (1945).

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La fin du film, d'une profonde noirceur semble être le parallèle de l'esprit d'un réalisateur, lassé par la société américaine qu'il avait dénoncé quelques mois auparavant dans "la cinquième victime". Il finira d'ailleurs par la traiter de "panier de crabes". On ne s'en doutait peut être pas à l'époque, mais le départ de Fritz Lang était peut être aussi imperceptiblement, le début de la fin artistique du grand Hollywood. Quoiqu'il en soit, le scénario de "l'invraisemblable vérité" devait être de nouveau tournée en 2006 et sortir sous le même titre américain que le film de Lang : "Beyond a reasonable doubt". Le titre français est "présumé coupable" et le procureur prend une place qu'il n'a pas dans le film de Lang. En effet, c'est Michael Douglas qui reprend le rôle. Quant au journaliste joué par Dana Andrews, Jesse Metcalfe n'apporte pas beaucoup d'étoffe à son personnage. Et je ne parlerai pas de l'actrice féminine qui reste à des années lumières de Joan Fontaine. Cette nouvelle version, reste néanmoins un bon divertissement, qui n'arrive pas évidemment à concurrencer l'original qui reste lui comme un classique du film noir, même si on a connu Lang beaucoup plus inspiré.

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Ci-dessus : Sidney Blackmer et Dana Andrews

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Ci-dessus : Barbara Nichols et Dana Andrews

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Ci-dessus : Dana Andrews et Joan Fontaine

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ci-dessus : Joan Fontaine et Fritz Lang

Note : 7,5 / 10