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28/01/2014

Kansas en feu / Kansas Raiders - 1950

On peut se demander pourquoi certains réalisateurs ont percé plus que d'autres. Comment déterminer la part de chance ou de talent ? C'est bien un peu ce que je demande après la vision de l'excellent "Kansas en feu". En effet, ce western est très bon. Il a tout d'abord une distribution intéressante avec Audie Murphy, un héros de la deuxième guerre mondiale dans la vraie vie, décoré des plus hautes médailles militaires. Marguerite Chapman, est très bien dans son rôle. Mais l'acteur qui tient le film, c'est le formidable Brian Donlevy. On se souvient de lui, dans d'autres westerns, comme "le premier rebelle" (1939) avec John Wayne ou dans "Billy the Kid" (1940) avec Robert Taylor. Mais on se souvient aussi de lui dans le superbe "le brigand bien aimé, Jesse James" (1939) d'Henry King, où il jouait un homme payé pour racheter contre presque rien les terres des fermiers pour le compte d'une compagnie de chemins de fer. C'était un petit rôle, mais essentiel dans le film. On retrouve dans ce "Kansas en feu" également Tony Curtis, dans un tout petit rôle, ici Kit Dalton. Le rôle de Tony Curtis est donc un second rôle, voir troisième rôle. En effet, son rôle n'influence jamais le scénario.

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Ici, on reprend donc l'histoire des jeunes années de Jesse James et c'est Audie Murphy qui a la responsabilité du rôle. Jesse James a quitté sa ferme détruite par les Nordistes et leurs partisans et il décide de partir avec sa bande, rejoindre les rebelles sudistes du colonel Quantrill (Brian Donlevy). Mais il va rapidement déchanter, et ses rêves de gloire et de vengeance vont se heurter au caractère meurtrier et sans pitié de Quantrill. Le personnage du colonel Quantrill a réellement existé. Et effectivement cet homme était sanguinaire et partisan surtout de son propre intérêt avant une quelconque défense des intérêts du Sud. Ainsi, il devait ravager le Kansas. On pourrait le qualifier aujourd'hui de criminel de guerre. Ray Enright se sort parfaitement de ce scénario et nous donne à voir une réalisation particulièrement efficace dans un superbe Technicolor.

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Ci-dessus : Marguerite Chapman et Audie Murphy

C'est donc le moment de se souvenir que Ray Enright a un filmographie particulièrement intéressante et a touché à presque tous les genres. Ainsi, il a tourné "Dames" (1934) une comédie musicale avec Ruby Keeler et Joan Blondell, mais aussi "Blondie Johnson" (1933) un film de gangster, ou encore des westerns, comme le très beau "Montana" (1950) avec Errol Flynn et Alexis Smith. Si on ajoute à tout ça que la musique de Milton Rosen, colle très bien à l'intrigue, on aura pas grand chose à reprocher à un film de série B qui mérite beaucoup mieux que ce qualificatif, qu'on lit encore trop souvent ici ou là. Seule la mort de Quantrill prête à sourire. En effet, ici Enright et les scénaristes donnent une mort dehéros à un homme à la vie finalement assez discutable. J'ajouterai que les rapports troubles, entre le colonel et Audie Murphy, rapports que l'on pourrait qualifier de paternel sont particulièrement troublants et intéressants et semblent réellement transfigurer le film et le marquer du sceau de l'intelligence, humanisant dans le même temps le personnage de Quantrill. J'avoue donc que j'ai été très surpris par la qualité de ce western particulièrement soigné.

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Ci-dessus : Marguerite Chapman et Audie Murphy (de dos)

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Ci-dessus : Brian Donlevy

 

Extrait :

 Disponible en DVD Zone 2 chez Universal, VO sous-titrée uniquement

Note : 7 / 10

26/01/2014

Ladies they talk about - 1933

"Ladies they talk about" est un film pré-code qui met en scène Barbara Stanwyck dans une prison de femmes. On retrouve également à l'affiche Preston Foster et Lyle Talbot, mais aussi la très jolie Dorothy Burgess. A la réalisation on retrouve le réalisateur de Robin des bois, William Keighley, qui est assez inspiré. Le film navigue entre l'horreur de l'exclusion de la société de ces femmes. Mais l'humour est souvent présent et l'érotisme aussi. Une détenue proclame d'ailleurs que ce qui manque le plus ici c'est la liberté, mais aussi les hommes. Le film navigue donc entre vengeance, frustration, et pardon. Ici Barbara Stanwyck porte toute seule le film sur ces épaules. Et les autres acteurs font finalement assez pâles figures à côté d'elle. On retiendra malgré tout le personnage du chef de la police, joué par Robert McWade, qui lui ne s'en laisse pas compter. On notera qu'il disparaîtra 3 ans après le tournage de ce film. On note la présence d'un deuxième réalisateu Howard Bretherton, mais à cette heure, je suis incapable de dire qu'elle a été son rôle dans le tournage.

ladies-they-talk-about-movie-poster-1933-1020198479.jpgIl est amusant de constater qu'une détenue du film, Dorothy Burgess, avait eu affaire avec la justice, suite à un accident de voiture, le 23 décembre 1932. Elle elle avait donc été accusée d'homicide involontaire, après son implication dans cet accident de la route, et le décès d'une personne. L'affaire se soldait par le versement d'une importante somme d'argent aux parents de la défunte. Il n'en reste pas moins que cela devait être assez troublant pour le public de l'époque, de voir ainsi la belle Dorothy Burgess, derrière les barreaux, alors qu'elle même avait eu des difficultés pour ne pas se retrouver en prison. En dehors de cette anecdote et de la belle plastique de Dorothy Burgess, on ne peut pas dire que l'on est impressionné ici par son jeu d'actrice, quant à lui très moyen. Elle disparaîtra prématurément, d'une attaque de tuberculose en 1961. Pour le reste, "Ladies they talk about" a assez de rebondissements, d'humour et d'érotisme pour être un encore aujourd'hui un honnête divertissement, avec quelques scènes particulièrement bien traitées (par exemple celles du tunnel, où William Keighley joue avec les reflets de l'eau).

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Ci-dessus : Barbara Stanwyck et Robert McWade

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Ci-desuss : Barbara Stanwyck et Lillian Roth

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Ci-dessus : Dorothy Burgess

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Ci-dessus : Lyle Talbot

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Ci-dessus : Photo de Dorothy Burgess

 

Extrait :

 

Clip vidéo :

 

Disponible chez Warner Bros sur la boutique internet de l'éditeur en DVD Zone 2, sous-titrage français.

Note : 6,5 / 10

25/01/2014

Le ténor / Forget me not - 1936

Je n'ai jamais eu cette passion de l'opéra, que mon père a pu avoir tout le long de sa vie, allant jusqu'à chanter au théâtre du Chatelet avec Luis Mariano. Mais pour ma part, j'ai toujours eu un très grand respect pour la musique d'opéra et un plaisir à écouter quelques airs de temps en temps. Ainsi, dans "le ténor" l'opéra est une grande star du film, et peut être le personnage le plus important. "Le ténor" est un mélodrame produit par la société "London Film" (le studio d'Alexander Korda). Le film est dirigé par son frère Zoltan Korda et joué par Joan Gardner, femme à la ville de ce même Zoltan. Joan Gardner ne devait faire encore que 3 films après ce "Ténor". Et c'est assez étrange, car elle a un visage très photogénique. Les frères Korda, ces immigrés de l'ancien empire austro-hongrois vont révolutionner le cinéma britannique. Ici, il nous propose un somptueux mélodrame d'une durée de seulement 69 minutes, mais pas exempt d'une très forte émotion. A la photographie on retrouve Hans Schneeberger, immense photographe, à la filmographie impressionnante, qui avait travaillé sur "l'ange bleu" (1930) ou sur une version du "Tigre du Bengale" de 1938, et qui travaillera plus tard sur "l'enfer blanc" (1943).

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Ainsi, l'histoire de cette jeune anglaise (Joan Gardner) qui part en croisière, qui y découvre l'amour et sa déception est très touchante. Et cette éducation sentimentale bercée par des airs d'opéra est remplie d'humanité. Car la jeune femme va rencontrer le ténor. Mais qui choisira t'elle, entre le beau jeune homme et la belle âme ? Le film est aussi bien l'opposition entre deux amours, que l'étude du coeur d'une femme qui doit choisir entre deux sortes d'amour. "Le ténor" est finalement le genre de film, qui plaira forcément au public féminin. A voir avec sa douce et tendre au coin du feu.

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Ci-dessus : Ivan Brandt et Joan Gardner

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Ci-dessus : Joan Gardner

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Ci-dessus : Joan Gardner et Beniamino Gigli  (le ténor)

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Ci-dessus : Joan Gardner

 

Extrait :

 

 Note : 7,5 / 10

24/01/2014

La charge des tuniques bleues / The last Frontiere - 1955

"La charge des tuniques bleues" est un western en Technicolor et en cinémascope d'Anthony Mann. Anthony Mann avait réalisé l'année précédente, l'excellent "je suis un aventurier" avec James Stewart, et en 1955 "l'homme de la plaine" avec le même James Stewart. Ici c'est Victor Mature qui a le rôle titre et même si Anne Bancroft n'apparaît pas tout de suite au générique, c'est bien sa relation avec Mature qui crève l'écran. Mais on en reparlera plus tard. J'avoue que la jaquette du boitier DVD n'était pas très vendeuse et juste un peu mieux que l'horrible affiche française que vous pouvez voir ci-dessous. Tout d'abord parce que le film a un ton décalé, qui jure avec la production courante de l'époque. On nous propose la vie d'un fort en territoire indien. à travers la relation entre un trappeur qui devient éclaireur de l'armée (Victor Mature) et une femme délaissée (Anne Bancroft) par son mari (Robert Preston), colonel du régiment avide de gloire. La relation amoureuse entre Victor Mature et Anne Bancroft est ici brûlante, et la sexualité est suggérée très fortement, comme rarement vu dans le cinéma hollywoodien de cette époque. L'adultère est mise en avant et les concepts chrétiens de fidélité sont battus en brêche. Ainsi, si dans "la charge fantastique" (1942), le couple Errol Flynn / Olivia Havilland avaient des adieux magnifiques. Ici les adieux ne sont que l'occasion de clôturer une nouvelle dispute. Le romantisme est donc absent du film. C'est un choix et cela donne un ton particulier au film.

 

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Enfin, l'obsession du colonel qui veut absolument avoir son moment de gloire, si elle fait écho à la même recherche de gloire de Henry Fonda dans "le massacre de Fort Apache", elle ne trouve ici aucune légitimité, ni beaucoup d'opposition dans la faible prestation de Guy Madison. Et la légende, ne vient pas sauver la réputation du colonel. Alors c'est vrai que le film ne tombe pas dans les excès contestataires des années 60. Mais il n'en reste pas moins extrêmement novateur sur bien des points, ainsi que sur la confrontation entre l'homme civilisé barbare et le mythe du "bon sauvage". Enfin, Anthony Mann nous donne à suivre des combats en lisière de forêt, qui de "la chute de l'empire romain" (1964) à "Gladiator" (2000) parcourt l'histoire du cinéma, donnant là encore un ton si particulier au film. Vous auriez donc tort de vous priver d'un western vraiment pas comme les autres, où l'héroïque colonel est le problème et l'éclaireur sous éduqué, la réponse.  Un western en avance de 15 ans sur son temps, c'est assez rare pour être signalé.

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Ci-dessus : Victor Mature et Anne Bancroft

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Ci-dessus : Robert Preston et Victor Mature

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Ci-dessus : James Whitmore et Robert Preston

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Ci-dessus : Photos du tournage

Note : 7 / 10

23/01/2014

Interview de Fritz Lang !

Vous trouverez ci-dessous une interview de Fritz Lang d'une durée de presque 50 minutes, très intéressante. A voir et à revoir.

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22/01/2014

L'invraisemblable Vérité / Beyond a reasonable doubt - 1956

"L'invraisemblable Vérité" est le dernier film américain de Fritz Lang. Le film ne se distingue pas par une mise en scène particulièrement fouillée comme dans d'autres films de Lang. André Bazin, parle d'ailleurs de "vide barométrique de la mise en scène". Je n'irai pas jusque là, mais on sent que Lang est allé un peu au bout de son destin hollywoodien ou de son inspiration en Amérique. C'est le producteur, Bert E. Friedlob, qui lui avait proposé ce scénario tout de suite après le tournage de "la cinquième victime". Le film est aujourd'hui surtout, fascinant pour le modernisme de son propos, qui nous raconte l'histoire d'un journaliste qui se fait passer pour le coupable du meurtre d'une jeune femme, afin de prouver la dérisoire incertitude de la justice et donc l'injustice de la peine de mort. Lang qui n'a pas eu la main mise sur le scénario semble être allé au bout de son inspiration. Ainsi sa réalisation semble dénuée de tout l'expressionnisme sublime qui l'ont rendu célèbre dans nombreux de ses films, et même dans des films noirs américains, comme "la femme au portrait" (1944) ou "la rue rouge" (1945).

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La fin du film, d'une profonde noirceur semble être le parallèle de l'esprit d'un réalisateur, lassé par la société américaine qu'il avait dénoncé quelques mois auparavant dans "la cinquième victime". Il finira d'ailleurs par la traiter de "panier de crabes". On ne s'en doutait peut être pas à l'époque, mais le départ de Fritz Lang était peut être aussi imperceptiblement, le début de la fin artistique du grand Hollywood. Quoiqu'il en soit, le scénario de "l'invraisemblable vérité" devait être de nouveau tournée en 2006 et sortir sous le même titre américain que le film de Lang : "Beyond a reasonable doubt". Le titre français est "présumé coupable" et le procureur prend une place qu'il n'a pas dans le film de Lang. En effet, c'est Michael Douglas qui reprend le rôle. Quant au journaliste joué par Dana Andrews, Jesse Metcalfe n'apporte pas beaucoup d'étoffe à son personnage. Et je ne parlerai pas de l'actrice féminine qui reste à des années lumières de Joan Fontaine. Cette nouvelle version, reste néanmoins un bon divertissement, qui n'arrive pas évidemment à concurrencer l'original qui reste lui comme un classique du film noir, même si on a connu Lang beaucoup plus inspiré.

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Ci-dessus : Sidney Blackmer et Dana Andrews

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Ci-dessus : Barbara Nichols et Dana Andrews

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Ci-dessus : Dana Andrews et Joan Fontaine

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ci-dessus : Joan Fontaine et Fritz Lang

Note : 7,5 / 10

21/01/2014

Le brigand bien aimé / Jesse James - 1939

J'ai revu ce film dimanche soir, donc je remets cet article un peu en avant pour ceux qui ne l'aurait pas lu. Et oui sur Hollywood Classic aussi on a droit aussi de temps en temps à des rediffusions. "Le brigand bien aimé" (1939) fait parti de ces quelques westerns en Technicolor tournés à la fin des années 30 et au début des années 40. On y retrouve par exemple "Billy le kid" (1941) avec Robert Taylor, mais aussi "le retour de Frank James" (1940), et "la Reine des rebelles" (1941). Il faut se souvenir qu'à la fin des années 30 le western hollywoodien est dans un état déplorable artistiquement. Le genre est encore très prolifique, ainsi John Wayne tourne entre la fin des années 20, et 1938 des dizaines de westerns, mais la plupart sont très médiocres et peu dignes d'intérêts. Et c'est autour de 1939 que le genre va regagner ses lettres de noblesse pour devenir une des plus belles parts du cinéma hollywoodien pendant plus de 20 ans. Ainsi, si aujourd'hui le public français se souvient surtout de "la chevauchée fantastique" (1939) de John Ford comme début de ce renouvellement, c'est "le brigand bien aimé" sorti au début de janvier 1939 qui marque réellement le retour du genre Western au premier plan. Le film mis en production par la Twentieth Century Fox et son producteur Darryl F Zanuck, s'inscrit dans toute la liste de films, plus ou moins pro-sudistes de l'époque tournés par la Fox ou par les autres studios d'ailleurs. Ainsi, la filiation se fera pour la Fox avec la suite du "brigand bien aimé", "le retour de Frank James" mais aussi "la Reine des rebelles".

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Le film donc tourné par Henry King, bénéficie d'un beau casting avec en tête d'affiche Tyrone Power et Henry Fonda, mais avec aussi le très habitué des westerns, Randolph Scott. Le brigand bien aimé présente la vie de Jesse James sous un jour légendaire et hagiographique et montre sa lutte contre une société qui change et contre des affairistes et des voleurs à la solde de l'état. Sa lutte en dehors de la loi, va faire du "brigand bien aimé" un superbe film de vengeance qui explique finalement comment un honnête homme peut devenir un délinquant. Il y a évidemment du "Robin des Bois" dans ce film. Et il est bien difficile de ne pas prendre parti pour Jesse James, dont la mère se fait assassiner, dont la ferme est volée. Jesse James deviendra alors le représentant violent des petits fermiers de l'Ouest, pris à la gorge par le progrès mais par aussi les pires affairistes aidée par la finance. Le scénario de Nunnally Johnson est parfaitement écrit et on comprend la volonté de ce dernier à vouloir pousser Zanuck à adapter à l'écran son scénario.

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Ci-dessus : Tyrone Power

Si à cela on doit ajouter une superbe réalisation d'Henry King qui devait comme à son habitude reconnaître en avance  les extérieurs avant de tourner, vous comprendrez que ce film m'a beaucoup plu. Ainsi, la plus belle scène est sans doute la scène de l'attaque du train. On y voit Tyrone Power sautant de wagon en wagon dans l'ombre de la nuit et les passagers éclairés dans le train en même temps, mais ne se doutant de rien. L'esthétique de la scène est réellement superbe. Ce film est un des plus beaux rôles de Tyrone Power. Le seul bémol et il n'est pas des moindres, est le sort fait aux chevaux à l'époque. Ainsi, deux chevaux sont précipités d'une falaise pour les besoins d'une scène. C'est assez cruel pour être noté. Et les associations de protection des animaux mettront souvent en avant ce film pour montrer la cruauté du Hollywood de cette époque à l'égard des bêtes. Quoiqu'il en soit, le film devait être un gros succès et donc bénéficier l'année suivant d'une suite avec également Henry Fonda : "le retour de Frank James". Premier chef d'oeuvre du Western en couleur, tout autant que film social, "le brigand bien aimé" mérite donc tout votre intérêt.

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Ci-dessus : Tyrone Power et Nancy Kelly

Galerie de photos du film :

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Ci-dessus : Tyrone Power et Nancy Kelly

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Ci-dessus : Henry Fonda et Tyrone Power

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Ci-dessus : Nancy Kelly, Tyrone Power et le réalisateur Henry King sur le tournage du "Brigand bien aimé".

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Ci-dessus : Tyrone Power et Randolph Scott sur le tournage du "brigand bien aimé"

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Ci-dessus : Une photo de tournage. Notez l'énorme caméra Technicolor à gauche de l'image et le rail pour le traveling.

 

Film disponible en DVD zone 2 et Bluray Zone B (l'image du Bluray est superbe)

 

Note : 8,5 / 10

20/01/2014

Hommage à Bette Davis !

Vous savez tout le bien que je pense des films de Bette Davis, de ses mélodrames et en particulier de "Now Voyager" en français "une femme à la recherche de son destin" (1942). James Wood nous explique dans la vidéo ci-dessous que Bette Davis reste la plus grande actrice du cinéma américain. Et c'est la vérité. Elle était capable de tout jouer.

 

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Hommage de James Wood :

 

 

Interview avec quelques mots de français en 1963 par François Chalais :

 

19/01/2014

Embuscade / Ambush - 1950

"Embuscade" est le premier western de Sam Wood qui a la particularité de nous montrer en plus de Robert Taylor et Arlene Dahl, Jean Hagen. Jean Hagen on se rappelle d'elle surtout pour son rôle totalement décalé dans "chantons sous la pluie" (1952), où elle interprétait Lina Lamont, la star du muet incapable de parler sans zozoter. C'est intéressant de la voir ici en femme battue, rôle qu'elle devait jouer également dans son vrai mariage avec Tom Seidel. Quant à Arlene Dahl on peut citer quelques films notables avec elle, comme "la scène du crime" (1949) ou "le convoi maudit" (1950) encore un western, mais cette fois-ci avec Joel McCrea.

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La scénariste féminine Marguerite Roberts, nous développe une histoire où l'aspect de la femme de l'Ouest est mise en avant, que ce soit à travers le personnage Jean Hagen, battue par son mari sous-officier ivrogne, et qui développe une relation adultère avec un officier, ou que ce soit dans la femme otage des indiens, ou encore dans la romance de Robert Taylor avec Arlene Dahl. Le film est assez bien filmé, et la nature semble se confondre avec l'intrigue et les personnages, pour menacer et rendre le spectateur prisonnier du destin de ce régiment à la recherche d'une femme prisonnière des indiens.

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Ci-dessus : Robert Taylor et John McIntire

Ceci étant dit, le réalisateur Sam Wood, malgré tout son talent dans la réalisation des films de Gloria Swanson entre 1921 et 1929, ou dans la réalisation de quelques films des Marx Brothers, ne parvient jamais à faire oublier le maître John Ford. Car quand on pense à un western sur la cavalerie américaine, on pense naturellement à "Rio Grande" (1950), "le massacre de Fort Apache" (1948), ou "la charge héroïque" (1949).  Bref, le niveau a été mis très très haut. Et ce n'est pas faire déshonneur à Sam Wood que de dire que John Ford est meilleur que lui dans tous les domaines. Sam Wood disparaîtra 4 mois après la sortie en salle, de ce qui reste son dernier film. On ne saura jamais si il aurait pu s'épanouir dans le genre western.

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Ci-dessus : Robert Taylor et Arlene Dahl

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Ci-dessus : Jean Hagen et Bruce Cowling

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Ci-dessus : Arlene Dahl

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Extrait :

 Disponible en DVD zone 2 sur la boutique en ligne de la Warner (Version française et VO sous-titrée)

Note : 6,5  / 10

18/01/2014

Les fantastiques années 20 / The Roaring Twenties - 1939

"Les fantastiques années 20", est un film marquant du cinéma hollywoodien. Tout d'abord, car c'est le premier film de Raoul Walsh à la Warner. Celui-ci après 25 ans de carrière trouve enfin le studio qui va le révéler. De plus, si le film nous parle des années 20, il clôture aussi tous les films de gangsters des années 30, laissant le public orphelin quelques années d'un genre qui renaîtra comme le Phénix, mais cette fois-ci comme transformé dans le film noir. Mais lorsqu'on le regarde avec nos yeux d'aujourd'hui, le film semble aussi être un passage de témoin entre James Cagney et Humphrey Bogart, ce dernier devenant une des vedettes du film noir des années 40 et 50. Comme à son habitude Walsh nous donne un portrait tout en nuances du héros. Le film raconte l'histoire des soldats américains qui reviennent de la guerre de 14, et qui retrouvent une Amérique changée. Ainsi, le travail ne les a pas attendus. Le chômage augmente, la prohibition sur la vente d'alcool, apparaît et les trafics mafieux également. Comme aujourd'hui la mitrailleuse, devient alors l'arme la plus utilisée par les gangsters, pour préserver leur marché très concurrentiel. On est d'ailleurs frappé par l'absolu modernité des thèmes abordés : chômage, exclusion, violence, mafia, crack boursier. Et l'apparition d'une écoute de la radio avec un casque audio, nous rend l'époque presque familière. L'histoire des personnages est donc inscrite dans l'actualité des années 20, et Walsh a un talent terrible pour revenir dans le temps et faire des montages très modernes, d'actualités qui auraient pus sembler très plates dans une présentation trop classique. On notera aussi que la film a beaucoup de chansons interprétées par Priscilla Lane. Cela donne un côté sympathique au film, et lui donne une respiration. De plus, les numéros musicaux sont aussi l'occasion de voir des "girls" peu habillées, donnant au film un côté "pré-code", mais 5 ans après son instauration !

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Pour le reste, Walsh s'évertue à nous montrer 3 personnages dont chacun représente un caractère : le bon, la brute, et le truand avant l'heure en quelque sorte. Mais Walsh n'est absolument pas manichéen dans sa présentation.  Ainsi, si Bogart est ici toujours dans les sales coups, Gagney ne fait que protéger son affaire et ses proches. Cagney n'a pas le sadisme ou le vice de Bogart. Et c'est parce qu'il y a du bon en lui, qu'il va en quelque sorte se sacrifier, alors qu'il avait refusé l'idée même de se suicider au début du film. L'ambivalence du personnage principal voilà ce qui intéresse Walsh, comme dans tous ses films.  Ainsi, le troisième camarade joué par Jeffrey Lynn, représente l'avocat honnête qui rentre malgré lui dans les trafics. Et il n'intéresse ni Walsh ni les scénaristes, qui lui donnent presque un rôle de faire-valoir. Le film n'est pas exempt de belles émotions en particulier entre Cagney et Priscilla Lane, ou encore entre Cagney et sa maîtresse jouée par Gladys George, qui donne une formidable interprétation, semblant à 35 ans, en faire 45 dans le film ! Cagney trouvera t'il sa voie en dehors que dans le crime ? Le film répond à la question, mais je vous laisserai le découvrir, car cela en vaut la peine. Je vous conseille donc très fortement les "fantastiques années 20", qui montrent que le monde tourne sans jamais s'arrêter, mais que parfois les époques se ressemblent au moins sur certains points.

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Ci-dessus : Gladys George et James Cagney

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Ci-dessus : Frank McHugh et James Cagney

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Ci-dessus : Priscilla Lane

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Ci-dessus : Priscilla Lane et James Cagney

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Disponible en DVD Zone 1 (compatible zone 2) (VO sous-titrée)

 

Note : 7,5 / 10

15/01/2014

Oliver ! - 1968

"Oliver !" est une comédie musicale, tirée du roman de Dickens, "Oliver Twist" et du musical de Lionel Bart et de la pièce écrite par Vernon Harris. Le film est dirigé par Carol Reed. Le film repose sur les épaules, du jeune Mark Lester, devenu aujourd'hui ostéopathe, comme quoi le cinéma mène vraiment à tout. Ron Moody est inoubliable dans le rôle de Fagin. Shani Wallis est superbe en fille des rues au grand coeur. Mais ce qui donne du corps au film, ce sont les milliers de figurant et l'extraordinaire prestation d'Oliver Reed (neveu du réalisateur), formidable en brute épaisse. On se souvient d'Oliver Reed pour son dernier film, "Gladiator". L'acteur, alcoolique notoire, devait d'ailleurs décéder d'une crise cardiaque sur le tournage de Gladiator. Il est à noter que la réalisation, de cette version d'Oliver, est très différente de celle de David Lean, qui avait déjà réalisé un "Olivier Twist" en 1948. Ce dernier film possédait une incroyable séquence d'introduction. Ici, la comédie et le chant font un peu oublier la misère du jeune héros.

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Le film devait obtenir un formidable succès mondial totalement mérité, et remporter 5 Oscars dont celui du meilleur film. Aujourd'hui encore il est très difficile de ne pas se laisser prendre par cette histoire de petit garçon abandonné. Quelque soit notre âge, "Oliver" réveille l'enfant qui sommeille au fond de nous. C'est peut être en cela qu'il est le plus touchant et oserais-je dire, le plus nécessaire, surtout à notre époque. "Oliver" s'impose comme une évidence.

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Ci-dessus : Mark Lester et Shani Wallis

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Ci-dessus : Oliver Reed

 

Extrait de l'ouverture :

 

Montage vidéo :

 

Film disponible en Bluray en Italie chez Sony, comprenant une version française et une version originale sous-titrée. A redécouvrir la qualité d'image est globalement parfaite.

 

Note : 8,5 / 10

14/01/2014

Django Unchained - 2013

Hier j'ai malheureusement vu le dernier Tarantino, "Django Unchained". J'avoue avoir été très mal à l'aise pendant tout le film. En effet, les blancs sont systématiquement représentés comme soit des sadiques, soit des demeurés, mais de toute façon racistes. Les noirs sont tous exploités par les blancs. Et pour se faire justice, le gentil héros noir persécuté, doit tuer tous les blancs, à la limite il est devenu raciste à cause des blancs ... Vous l'aurez compris Tarantino, ne fait donc pas trop dans la nuance ou l'intelligence ici. Même Spyke Lee devait d'ailleurs refuser d'aller voir le film, jugeant que le drame de l'esclavage méritait autre chose qu'une représentation dans un western spaghetti. Pour mettre tout ça à l'écran, Tarantino nous ajoute des litres et des litres d'hémoglobines. Donc après deux heures, on arrive au massacre final, qui fait d'ailleurs penser plus à une scène de la série des "Freddy" qu'à un western.

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Alors oui c'est vrai que les acteurs sont plutôt bons. Mais l'infamie du scénario, et l'horreur des dialogues où le mot "nègre" est prononcé toutes les 3 minutes, sont particulièrement sordides. Je pense que le plus extrême militant des Black Panthers n'aurait pas pensé à un tel mélange de sadisme, de violence, d'ignominie, et d'irresponsabilité. Car finalement ce film n'est qu'un ignoble brûlot dont l'écriture semble avoir été laissée à une personne souffrant de graves problèmes psychologiques. On peut aimer le style de Sade, sans aimer ce qu'il décrit. C'est un peu pareil ici. "Django Unchained" est un bien méchant film, dont la moralité pourrait être : tue tous ceux qui le mérite surtout si ils sont blancs. Jeffrey T. Kuhner devait d'ailleurs titrer dans The Washington Post  “Jamie Foxx et la montée du sectarisme noir” et définir l’acteur comme un “nationaliste noir”. Il y écrit que “l’intolérance envers les Blancs fait partie de notre culture postmoderne, le film résumant un thème central : l’homme blanc est le diable – un fléau moral qui doit être éradiqué comme un virus mortel.” Il ajoute : “La discrimination positive, les races mises de côté, les quotas universitaires, l’implacable promotion de la “diversité”, le continuel mouvement vers l’élimination de nos racines européennes et judéo-chrétiennes de la place publique équivalent à une campagne libérale de racisme envers les Blancs.” Tout est dit.

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Ci-dessus : Jamie Foxx et Leonardo Di Caprio

Note : 3 / 10

13/01/2014

Hommage à Vivien Leigh !

Aujourd'hui je souhaite rendre hommage à une très grande actrice que les éditeurs ont un peu oublié : Vivien Leigh. Car si on retrouve en France en Bluray "autant en emporte le vent" (1939), "lady Hamilton" (1941), et "un tramway nommé désir" (1951), c'est à peu près tout. Alors que dans les pays anglo-saxons on a droit à un superbe coffret regroupant de grands films de Vivien Leigh, superbement restaurés. Qu'est ce que l'on attend en France pour racheter ces masters et faire revivre auprès du public français, cette grande dame de l'écran, immense artiste, à l'énigmatique beauté ?

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12/01/2014

Franc Jeu / Honky Tonk - 1941

"Franc Jeu" est un film de Jack Conway. Ce dernier avait réalisé 3 autres films avec Clark Gable : "The Easiest Way" (1930), "Saratoga" (1937),  "La Fièvre du pétrole" (1940). En 1948, il devait encore réaliser "Marchand d'illusions". Convway devait donc tourner en tout 5 films avec Gable. Le film a pour qualité principale, son formidable casting qui réunit en plus de Clark Gable, la magnifique Lana Turner, mais aussi Frank Morgan, que l'on a vu jouer dans "Le Grand Ziegfeld " (1936) avec William Powell, ou encore dans "la tempête qui tue" (1940). Dans les seconds rôles on note la présence de Claire Trevor, qui joue la rivale de Lana Turner, mais aussi Albert Dekker dans le rôle du méchant de service. Le film a pour scénariste une femme, Marguerite Roberts. Et on sent bien que le film est irrigué de cette touche féminine, qui donne un goût assez étrange à l'ensemble. Ainsi, on passe des rixes de saloon, au boudoir de Lana Turner en quelques minutes. Le film bénéficie de dialogues plutôt savoureux, et explicites pour l'époque, mais assez atténués afin de permettre une validation du film par la commission de censure. 

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La magie opère donc entre le couple Gable / Turner. Elle opérait tellement bien que la femme de Clark Gable venait très souvent sur le plateau pendant les scènes intimes entre son mari et Lana Turner. Elle savait que Gable n'avait jamais caché sa préférence pour les blondes. Cette situation rendait Lana Turner particulièrement mal à l'aise et à chaque fois, elle s'enfermait dans sa loge, se décidant à sortir que lorsque Carole Lombard avait quitté le plateau. Lana Turner nia toujours une relation extra-conjugale de Clark Gable. Pourtant les mauvaises langues racontent que le tragique accident d'avion de Carole Lombard, avait un rapport avec cette liaison. On ne le saura jamais. Et comme dans "le massacre de fort Apache", la légende dépasse largement la vérité d'un western assez étrange qui a pour principal intérêt de nous montrer pour la première fois à l'écran l'incroyable chimie amoureuse du couple Lana Turner / Clark Gable. Pour le reste, on a vu dans cette catégorie de western un peu psychologique beaucoup mieux, avec en particulier "la rivière d'argent" (1948) avec Errol Flynn et Ann Sheridan, qui nous montre là aussi l'ascension d'un aventurier, mais de manière peut être plus sérieuse. Ainsi, on peut considérer que "la rivière d'argent" étudiera en profondeur des thèmes que "franc jeu" ne fait ici qu'effleurer. Dommage le casting était pourtant très prometteur.

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Ci-dessus : Clark Gable et Lana Turner

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Ci-dessus : Frank Morgan, Lana Turner, et Clark Gable

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Ci-dessus : Clark Gable et Albert Dekker

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Ci-dessus : Clark Gable et Lana Turner

Film disponible sur la boutique en ligne de la Warner, dans les trésors Warner en DVD VO sous-titrée.

Note : 6 / 10

11/01/2014

Amanda / Carefree - 1938

J'ai découvert Fred Astaire à l'adolescence. J'avais vu "Top Hat" (1935) et "Swing Time" (1936), ou encore "Shall we dance", mais jamais "Amanda". C'est aujourd'hui chose faite. J'avoue que tout jeune j'avais été bluffé par l'harmonie et la grâce du duo, et aussi par la classe de Fred Astaire. Chacun de ces deux films étaient pour moi de petite merveille, qui rendait le monde plus beau et le spectateur. J'ai appris bien plus tard que Ginger Rogers avait fait d'autres films avec Fred Astaire et que même elle devait avoir une seconde carrière d'artiste de comédie non musicale. Un jour peut être que le couple Fred Astaire / Ginger Rogers a autant fait pour la comédie musicale hollywoodienne. que John Ford pour le western. C'est d'autant plus vrai que lorsqu'on interrogea Stanley Donen sur ce qui avait été son inspiration, sur ce qui lui avait donné envie de se lancer dans le cinéma, il répondit lors de son passage à Paris : Fred Astaire ! En effet, c'est avec ces comédies musicales que l'enfant Stanley Donen découvrit la grâce et la beauté et avec Gene Kelly 15 ans plus tard, il réalisait en tant que réalisateur, son rêve d'enfant dans de nombreuses comédies musicales dont la plus célèbre évidemment : "chantons sous la pluie" (1952).

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"Amanda" intervient dans la carrière de Fred Astaire, après "demoiselle en détresse" (1937) qui avait été tourné avec Joan Fontaine. Le film était très faible que ce soit au niveau du scénario ou des scènes de danse. En effet, Joan Fontaine n'a jamais été une danseuse. Elle semblait donc totalement perdu face à Fred Astaire et la comparaison avec Ginger Rogers était terriblement destructrice pour Joan Fontaine. Après cet échec, les producteurs de la RKO se décidait à reformer le couple légendaire, dans "Amanda". Malheureusement si la comédie est sympathique, on atteint pas les sommets des précédents et pour cause: les seconds rôles habituels de Fred ne sont plus présents.  ni Edward Edward Everett Horton, ni Erik Rhodes, ni Eric Blore. On retrouve malgré tout, deux bons seconds rôles en la personne de Ralph Bellamy, et Jack Carson. L'un et l'autre feront une belle carrière hollywoodienne.

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Ci-dessus : Jack Carson, Ralph Bellamy et Fred Astaire

Si la magie opère donc moins dans la partie comédie, elle reste extraordinaire dans les scènes de danse que l'on aurait aimé encore plus nombreuses. La musique est d'Irving Berlin et est évidemment encore une fois merveilleuse. On peut se lasser de l'aspect comédie de ces films, et affirmer qu'on est loin du meilleur film du duo. Mais jamais la beauté et l'harmonie du couple Rogers / Astaire, ne pourra nous laisser de marbre. Indéniablement ces deux grands artistes auront marqué l'histoire du cinéma et des générations de spectateurs. Ginger Rogers et Fred Astaire tourneront un dernier film pour la RKO, "la grande farandole" (1939), avant de se retrouver à la MGM, 10 ans plus tard dans "entrons dans le danse" (1949).

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Extrait d'un des plus beaux numéros du film :

Film disponible aux Editions Montparnasse en VO sous-titrée (à noter que le film possède quelques saccades assez mal venues).

Note : 6 / 10