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07/01/2014

A chaque aube je meurs / Each dawn I die - 1939

Si on en croit Richard Schickel et son livre "James Cagney : a celebration", "à chaque aube je meurs" était le film américain préféré de Staline. Je ne sais pas si c'est vrai. En tous les cas, "à chaque aube je meurs" est peut être le plus grand film de James Cagney, qui a cette fois-ci comme partenaire George Raft. L'un et l'autre étaient déjà apparus dans "Taxi" en 1932, même si George Raft n'était alors, même pas au générique. "A chaque aube je meurs", tourné par William Keighley fait parti de cette série de films tournés par Hollywood sur l'univers carcéral pendant les années 30. Ainsi on retrouve comme film de cette période portant sur les prisons américaines, "Ladies they talk about" (1933) avec Barbara Stanwyck du même Keighley, mais on peut citer aussi "Vingt Mille ans sous les verrous" (1932) de Michael Curtiz avec Spencer Tracy, ou encore "San Quentin" (1937) de Llyod Bacon avec Humphrey Bogart, et beaucoup d'autres. Jane Bryan est quasiment la seule actrice d'un film d'hommes. Elle est ici la petite amie de Cagney. Elle fait tout pour le faire sortir de prison. Le film est d'autant plus touchant ici, que Cagney est un homme innocent, piégé par un politicien véreux. Dans la vraie vie Jane Bryan abandonnera le cinéma au début des années 40, pour se marier avec un magnat de l'industrie pharmaceutique.

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Keighley est particulièrement à l'aise dans la description de cet univers sordide, nous montrant la violence des gardiens, la haine qui s'insinue dans le coeur des prisionniers, et les luttes de bande au sein même de la prison. "Prison Break" n'a pas fait mieux presque 70 ans plus tard. Le duo James Cagney / George Raft, est formidable. George Raft a un jeu ici un peu dans le style d'un Bogart. Et Cagney a l'intelligence de ne pas en rajouter et de rester dans son rôle. Le film est très émouvant à bien des égards et très réaliste, nous montrant des meurtres en prison, et une terrible lutte finale, qui semble avoir été tournée à balles réelles ! Impressionnant surtout pour l'époque. Il est donc difficile de ne pas sortir remué par un tel film, qui ne renonce à rien pour faire de cette oeuvre, peut être le plus beau film sur l'univers carcéral tourné par Hollywood dans les années 30. A redécouvrir.

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Ci-dessus : George Raft et James Cagney

Cagney, James (Each Dawn I Die)_03.jpg

Ci-dessus : George Raft et James Cagney

Annex - Cagney, James (Each Dawn I Die)_02.jpg

Ci-dessus : George Raft et James Cagney

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Ci-dessus : George Raft et Jane Bryan

 

Note : 8 / 10

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