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23/03/2013

Marie Walewska / Conquest - 1937

Faisons une petite pause dans les westerns pour vous parler aujourd'hui d'un très beau film, "Marie Walewska" tourné en 1937 par Clarence Brown. Le film est tenu uniquement par le duo Greta Garbo, Charles Boyer présent dans presque toutes les scènes. Greta Garbo, artiste mythique inutile de la présenter. On se rappelle qu'elle était une actrice suédoise, discrète voir terriblement timide. Son jeu, et sa beauté en avait fait une star. Aujourd'hui c'est une légende. Il est un peu difficile de citer ses plus grands films, car tous les films de Garbo sont des grands films. Pour ma part, j'en retiendrai quelques uns qui m'ont profondément marqué : Grand Hotel (1932) avec John Barrymore, "la Reine Christine" (1933), "Anna Karénine" (1935), le superbe "Roman de Marguerite Gautier" (1937) avec Robert Taylor et donc ce "Marie Walewska"Mais me diriez vous, qui est Marie Walewska ? De son vrai nom, Maria Walewska, elle était la maîtresse polonaise de Napoléon 1er. Amour sans espoir, mais amour sincère, elle devait être présente lors de moments clés de la vie de l'empereur. En tous les cas, c'est ce que le film nous laisse entendre et comme il est dit au début en avertissement au spectateur : si l'Histoire a pu en être modifié pour le besoin de la dramaturgie, l'esprit ne l'a pas été. Et c'est tout à fait vrai. Le film est inspiré du roman de Waclaw Gasiorowski et de la pièce de Helen Jerome. On a donc un scénario très sérieux et bien construit. On retrouve également un vétéran des studios, en la personne d'Henry Stephenson. On se rappelle de lui pour son rôle dans "la charge de la brigade légère" (1936) ou encore "Captain Blood" (1935). Mais il devait tourner près de 90 films pour les plus grands studios : MGM, Warner et RKO.

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La difficulté de tourner un film sur la vie de Napoléon est évidente. L'homme a eu une vie extraordinaire et démeusurée, qui en fait un espèce de démiurge des temps modernes. La reconstitution des batailles ont très souvent été impossibles pour de nombreux réalisateurs. Et ainsi la récente fresque télévisuelle avec Christian Clavier n'était malheureusement pas crédible au niveau de la réalisation des grandes batailles de l'empereur. Ainsi, seuls quelques grands réalisateurs comme Abel Gance avec son "Austerlitz" (1960) ou le russe Serge Bondartchouk arrivèrent à donner une ampleur à l'épopée guerrière de Napoléon. Mais dans "Marie Valewska" il n'en est en fait que très peu question. Ainsi, le titre américain "Conquest" résume en un mot le film. Il va s'agir ici non pas des conquêtes territoriales de Napoléon, mais bien de l'histoire de sa plus belle conquête féminine. L'histoire bataille va donc être reléguée au second plan, mais ce sera pour mieux mettre en avant la grande histoire et l'esprit d'un grand homme à travers un amour célèbre.

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Ci-dessus : Charles Boyer et Greta Garbo

Le film commence par une scène de pillage par les cosaques, du chateau du comte Walewski, mari de la comtesse Walewska. Cette scène fait froid dans le dos, le mobilier est brisé et sert pour la cheminée, le piano à queue devient une mangeoire pour les chevaux. La vandalisme d'un art de vivre distingué et son remplacement par un art de vivre primitif, illustre bien la situation de la Pologne, située à cette époque aux confins de la civilisation européenne. La comtesse apparaît à ce moment là en haut du grand escalier du chateau. Et là Clarence Brown filme les visages des Cosaques un par un, illuminés par la beauté de la comtesse. On sait alors dès ce moment là, qu'on a à faire à un grand film. L'autre grande scène du film est la scène du bal à Varsovie, où Napoléon rencontre une deuxième fois Marie Walewska. Les décors tout en blanc de cette scène sont somptueux et cette partie du film est également très réussie.

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Ci-dessus : Henry Stephenson et Greta Garbo

Mais au delà de la construction d'une romance, c'est son inscription dans la grande histoire qui va en magnifier tout le contenu. Ainsi, le film va nous montrer un Napoléon humain et ayant une personnalité ambivalente pleine de grandeur, mais aussi par moment misérable. Ainsi, le pauvre amour de Marie Walewska va se trouver utilisé le plus souvent à des fins diplomatiques. Mais si la romance est là, la politique n'est jamais loin. Et les phrases prophétiques sur la construction européenne sont là pour nous rappeler que l'idéal d'une Europe des peuples ne date pas d'hier. "Marie Walewska" film sur la tragédie du destin d'un homme, incapable d'aimer librement, nous renvoie à un film beaucoup moins sérieux historiquement, "Désirée" (1954) avec Marlon Brando et Jean Simmons. L'un et l'autre auront pour point commun de montrer une des plus belles interprétations de Napoléon 1er à l'écran et comme le rappel que le plus grand des hommes, a lui aussi ses faiblesses et finalement une humanité, que pour son malheur il se refusa d'écouter, sinon trop tard.

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Extrait :


Disponsible en DVD Zone 2 (Vo sous-titré)

Note  : 7,5 / 10

22/03/2013

La rivière Rouge / Red River - 1948

Aujourd'hui, je suis heureux et fier de vous présenter la nouvelle version DVD et Bluray de "la rivière Rouge" (le chef d'oeuvre de Hawks). En effet, l'éditeur Wild Side a sorti une nouvelle version totalement restaurée. Le packaging est formidable et comprend un DVD et un Bluray qui inclus la version longue (cinéma) du premier montage de Hawks et la version plus courte issue du second montage également du réalisateur, initiée après la sortie du film en 1948. En effet, Hawks n'était pas totalement satisfait de la version cinéma, qu'il jugeait trop longue et ralentissant l'action. Cet exemple nous montre la liberté dont pouvait disposer les réalisateurs à cette époque pous la mise en valeur de leurs oeuvres. Quand on se rappelle aujourd'hui, le massacre que les studios imposèrent au chef d'oeuvre de Ridley Scott "le royaume des Cieux" dans sa version cinéma, on ne peut que rester songeur. Quoiqu'il en soit, et pour revenir à "la rivière Rouge", la version que nous propose Wild Side est admirable. J'avais vu ce film dans une mauvaise version, à la télévision lorsque j'étais adolescent et force de constater qu'avec cette édition Wild Side, nous avons un master totalement restauré et de la plus belle des manières. Il est vrai que Wild Side a pu bénéficier d'un superbe master. Mais il a aussi retravaillé l'image et cela se voit. Les griffures, déchirures, et autres salissures ont quasiment toutes disparues. Et si parfois le grain reste trop marqué, cela n'empêche pas le spectateur de se plonger dans l'action et d'être certain d'avoir la plus belle version de cette oeuvre magnifique entre les mains.

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Le film est le premier western de Hawks, mais il nous livre un superbe spectacle aux accents fordiens. Ainsi, les grands espaces deviennent rapidement des lieux inquiétants, peuplés d'indiens hostiles, et de dangers mortels. Le film nous raconte l'histoire d'une région (le Texas) ruinée à la sortie de la guerre de sécession, et de la volonté d'un homme (John Wayne) pour vendre son troupeau de bétails au Missouri, là où le bétail est encore demandé. Derrière ce scénario classique, Hawks magnifie le sacrifice des premiers éleveurs, mais aussi les relations humaines et l'action et fait de "la rivière Rouge" un western tout simplement mythique.

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 Ci-dessus : John Wayne et Coleen Gray

En plus de John Wayne et Montgomery Clift on retrouve John Ireland. On se souvient de John Ireland pour son interprétation dans "Spartacus" ou encore dans un autre western mythique "Réglements de comptes à Ok Corral". Pour les stars féminines on a droit à quelques minutes en début de film avec Coleen Gray et à la fin de la deuxième partie apparaît Joanne Dru dans une romance plus longue.

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Ainsi, la nature immense et sans fin va s'imposer tout le long du film et développer les oppositions et rendre presque fous des hommes au départ sains. Ce qui marque d'ailleurs lorsqu'on voit "la rivière Rouge" c'est donc bien l'absence de femmes tout le long du film. "La rivière Rouge" est donc un extraordinaire film d'hommes où la femme ne reprendra sa place qu'à l'ultime fin du film. La femme le plus souvent absent de la narration devient subitement la clé, de l'oeuvre qui va clôturer un des plus beaux westerns de l'histoire du cinéma. Bien évidemment on ne peut parler de "la rivière Rouge" sans dire quelques mots sur la musique de Dimitri Tiomkin qui magnifie les grands espaces et qui transforme le film de Hawks en une incroyable odyssée humaine. Pour finir, je laisserai la parole à John Ford qui fit cette déclaration après avoir vu John Wayne dans "la rivière Rouge" : "Je ne savais pas que ce grand fils de pute était capable de jouer comme ça !" One ne saurait mieux dire pour vous convaincre de voir et revoir "la rivière Rouge".

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 Ci-dessus : John Wayne et Montgomery Clift

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Ci-dessus : Montgomery Clift et Joanne Dru

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Ci-dessus : Joanne Dru et Hank Worden

 

La bande-annonce :

 

Extrait de la musique de Dimitri Tiomkin :

 

Note : 9 / 10

21/03/2013

Ouvrez votre esprit et changez !

Aujourd'hui pas d'hommage particulier, mais un appel à vous lecteurs et lectrices de Hollywood Classic : Ouvrez votre esprit et changez le monde ! Hollywood Classic est là pour vous et pour ça. Vous pouvez ouvrir ici votre esprit à un autre monde, celui du rêve en Technicolor ou en noir et blanc. Ce monde de rêves presque infini qui correspond aux cent premières années du cinéma, est totalement à vous. Chacun peut le découvrir à sa façon selon son parcours personnel. Ce blog est là, pour donner à chacun des itinéraires, des parcours, des conseils et des envies pour découvrir et promouvoir le cinéma classique. Ce blog considère que ce cinéma existe par lui même et continuera d'exister avec ou sans 3D, avec ou sans images de synthèse. Cette note est donc un appel à tous ceux et à toutes celles qui croient qu'être acteur c'est autre chose qu'éviter un rayon laser, ou qu'être réalisateur ce n'est pas forcément faire jouer des acteurs devant un fond bleu. Ce blog croit que tout n'est pas égal en matière de cinéma et que la qualité d'un film ne se juge pas à son âge.

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Créez des blogs, partagez votre amour des films classiques avec vos amis, vos proches, vos collègues. Comme l'a dit admirablement Mr Patrick Brion, "le cinéma est un art outragé". En effet, 80% de tout ce qui a été produit entre 1895 et 1927 est définitivement perdu. Cette phrase est une terrible sentence pour notre temps. Il nous faut donc exiger la restauration, la diffusion et la sortie des films bloqués, abandonnés ou perdus dans les archives des grands studios. Indignez vous contre l'abandon d'oeuvres magistrales du passé.

Exigez que le cinéma actuel produise des oeuvres qui réveillent l'intelligence et les bons sentiments de l'être humain et pas ses plus bas instincts ou le plus souvent les tiroirs caisse des studios. Soutenez le cinéma classique de toutes les manières possibles. Et ensuite votre journée finie, ayez la certitude de faire parti des derniers chevaliers d'une époque révolue où dominait la beauté, le glamour, et l'intelligence. Le combat est inégal, et c'est le combat d'une vie, mais nous devons le mener, pour que le cinéma ne sombre pas définitivement dans une avalanche d'effets spéciaux destinés à un public adulescent que l'on souhaite à toute force abêtir. Combattez  l'uniformité culturelle imbécile que l'on veut nous imposer. Aujourd'hui alors que les moyens de communication n'ont jamais été aussi développés, l'accès à la culture quasi universelle avec internet, le pire destin est fait à une grande partie du cinéma classique, oublié, abandonné, dégradé. Ira t'on voir dans quelques années, certains films au musée plutôt qu'au cinéma ou chez soi ? Devra t'on tous être capables de parler 3 langues à l'avenir pour espérer découvrir une oeuvre cinématographique classique étrangère ? Une renaissance artistique est possible,"The Artist" a été la preuve éclatante qu'un public existait pour un autre cinéma. Mais encore faut il défendre cette renaissance et surtout l'exiger. C'est pour cela que je choisis Robert Taylor dans "Ivanhoé" pour illustrer ma note : un chevalier qui poursuit seul son idéal, mais aussi un acteur honteusement oublié par l'industrie du DVD en France. Qu'un tel acteur (Robert Taylor) ne puisse ne pas être diffusé au plus grand nombre, que ses plus grands films ne soient pas déjà en Bluray et ses plus petits en DVD, montre l'insigne bêtise de notre époque aux ordres de la finance, capable de trouver 250 millions de dollars pour un blockbuster, mais pas un dollar pour restaurer, diffuser, et sous-titrer un film classique. La Warner a un responsable de la diffusion du patrimoine de la société en France. Mais lorsqu'on voit les superbes éditions US de ces mêmes films et certaines pauvres éditions françaises on se dit qu'on est encore loin du compte. Savoir vendre c'est un métier. Ne savent ils pas que c'est par le haut que l'on vendra le grand cinéma, pas dans des éditions de seconde zone sans bonus, non restaurée ou à des prix prohibitifs en période de crise. Le Bluray était un immense espoir pour le cinéma classique. Ils sont en train de le tuer ! Heureusement quelques uns veillent encore et toujours : Bertrand Tavernier, Patrick Brion, les historiens du cinéma, les années laser qui multiplient les encarts historiques et poussent en avant les demandes des lecteurs, le site DVDclassik, TCM, Ciné Classic, le CNC, et mes amis blogueurs d'internet, mais nous avons besoin de chacun d'entre vous. Ce cinéma est notre patrimoine à tous ! Il doit vivre et être vu.

 

 

20/03/2013

Skyfall - 2012

"Skyfall" est le dernier James Bond en date au moment où j'écris ces lignes. Je ne vais pas vous refaire l'historique des films portant sur James Bond, ou le making-of du film. Mais j'aimerais vous donner mon avis. "Skyfall" est intéressant car il prend le contre-pied total de ce qu'était jusque là James Bond. James Bond est un séducteur, on ne le voit pas séduire sinon des prostituées notoires. James Bond est un peu prétentieux, sûr de lui, et a un humour anglais bien à lui qu'il balance le plus souvent à ses adversaires décédés sous ses mains. Et plus que tout, il excelle dans l'art de tuer. Ici ce n'est plus le cas, il a été blessé en mission. Il ne croit plus en lui, rate les tests du MI6 (si si). Et il est devenu incapable de toucher correctement une cible à 10 m et il est obligé de passer chez un psychiatre. Il va d'ailleurs rater ce test là aussi. Concernant le film lui même, on a arrêté les gadgets électroniques. Il se retrouve avec une radio miniature le permettant de le localiser (ce qui nous ramène à peu près à l'époque de Goldfinger) et un pistolet qui ne fonctionne que si lui seul s'en sert, parce que c'est bien connu, en 2012, on a de moins en moins de gadgets ... Et la James Bond girl est réduite à un rôle de potiche, pire que le dernier accessoire des laboratoires Q. La rencontre avec cette femme et James Bond est d'ailleurs suréaliste et n'amène rien à l'histoire. Étrange à première vue. La vérité c'est que les scénaristes ont voulu faire ressembler James Bond à Matt Damon et refaire du Jason Bourne. Mais lorsqu'on va voir un James Bond on s'attend à des Girls, un minimum de gadgets, une petite romance. En gros si vous allez dans un bar et que vous demandez une bière vous vous attendez pas à avoir un whisky.

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Les scénaristes ont poussé le vice jusqu'à montrer les mêmes scènes sur la plage que dans la "mort dans peau", avec les mêmes lampions, et lampes. Pire comme Jason Bourne, Bond "oublie" de rentrer et de signaler qu'il est en vie à sa hiérarchie. On retrouve une longue scène de dialogue avec "le méchant" démeusurément longue, qui n'est pas sans rappelé les monologues de Christopher Waltz dans "Inglourious Basterds". Bref, si le personnage et le mythe de James Bond ne sont pas morts ils sonts bien amochés. La cassure n'est pas tant entre par exemple les films de Roger Moore, où on retrouvait des femmes presque nues sur chaque plan (voir "l'espion qui m'aimait"), mais la rupture est même avec l'esprit d'un Bond, du roman et simplement des précédents opus. Le gros point positif c'est que c'est admirablement filmé. La première scène montrant la lumière dans les yeux de Bond est magistral. Et Sam Mendès va nous reprendre tout au long du film des plans intéressants. On peut donc espérer que le coup des scénaristes, est un coup d'essai qui ne va pas nous amener une génération de James Bond totalement fagocitée par le phénomène "Jason Bourne" ou alors cela ne ressemblera plus à grand chose et n'aura évidemment pas grand sens. Il faut quand même espérer que la phase dépressive étant passée, on ira sur autre chose et vers un retour à ce qui a fait le succès des Bond : filles, romance, action, gadgets. Je mets donc une bonne note à l'ensemble, le film se voyant très bien et étant novateur. Il faut récompenser la prise de risques. Mais franchement on s'attend quand même un peu à autre chose dans le prochain volet ou alors ce n'est pas seulement Daniel Craig qui va faire la gueule, mais aussi le public. Parce Que franchement avoir un générique et la chanson d'Adèle pour nous rappeler que l'on regarde un James Bond, c'est pour le moins léger. A t'on assisté à un espèce de Crépuscule des Dieux ou à une future renaissance ? L'avenir nous le dira.

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La chanson titre d'Adèle :

 

La bande-annonce :

 


Note : 8 / 10

19/03/2013

Un homme a disparu / Backfire - 1950

Nous allons terminé notre cycle sur Virginia Mayo par "un homme a disparu" (Backfire) tourné en 1948 mais sorti en fait seulement deux ans plus tard en 1950. Le film est tiré d'une nouvelle de Larry Marcus intitulé "into the night" et bénéficie (si on peut dire) du duo de scénaristes (Ben Roberts Ivan Goff) qui a déjà oeuvré sur "l'enfer est à lui". A mon sens, si le parti pris d'un scénario linéaire était déjà contestable sur "l'enfer est à lui", la construction du scénario façon puzzle est encore plus déroutante ici, où les flashbacks sont incessants et font constamment perdre au spectateur le fil de l'histoire. Le film est donc très pénible à voir, malgré la beauté de Virginia Mayo et le jeu d'acteurs débutants comme ici Gordon MacRae ou habitué aux seconds rôles comme Edmond O'Brien. Pourtant le film bénéficie d'un grand réalisateur en la personne de Vincent Sherman. Et c'est d'ailleurs parfaitement filmé. Malheureusement le montage scénaristique est pitoyable et noie le spectateur qui ne sait finalement plus ce qui est le passé, la réalité, ou l'hypothèse. D'ailleurs Sherman après avoir tourné "les aventures de Don Juan" avec Errol Flynn avait refusé plusieurs fois de tourner le film considérant également que les multiples flashbacks du roman de de Larry Marcus, allaient rendre sa construction et sa future vision impossible. Mais Jack Warner devait insister et convaincre Sherman en lui disant que son acceptation lui vaudrait les faveurs futures du studio. Ainsi, la Warner pouvait faire travailler 6 acteurs sans travail à l'époque : Edmond O'Brien, Gordon MacRae, Virginia Mayo, Dane Clark, Viveca Lindfors, and Richard Rober.

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Sherman fit de son mieux avec le script de notre duo de scénaristes qui faisait en sorte d'améliorer la nouvelle. Les acteurs étaient également au mieux de leur forme. Néanmoins tout cela restait indigeste à l'écran. Les critiques égratignèrent pour la plupart le film lors de sa première au Globe cinema de New-York le 26 janvier 1950. Et si le studio pensait surfer sur le succès critique de "l'enfer est à lui" ce ne fut malheureusment pas le cas. Les conséquences ne tardèrent pas à tomber. Ainsi, la performance de l'actrice suédoise Viveca Lindfors fut jugée insuffisante par le studio et son contrat fut dénoncé. Hollywood était toujours sans pitié, un peu comme dans un bon film noir finalement. Il reste donc ici quelques beaux plans tournés par Sherman, la beauté de Virginia Mayo, un peu de supsens, la musique de Daniele Amfitheatrof ... c'est à peu près tout.  Et donc bien peu au final au regard d'autres chefs-d'oeuvre du genre et de ce que le film laisse espérer lors de la mise en place de l'intrigue.

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Ci-dessus : Virginia Mayo

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Ci-dessus : Viveca Lindfors

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Ci-dessus : Virginia Mayo et Gordon MacRae

Film, disponible en Zone 1 dans la collection "film noir".


Note : 4,5 / 10

18/03/2013

Souvenez vous de .... Virginia Mayo !

Vous vous souvenez sûrement de cette magnifique actrice qui donnait la réplique à James Cagney, dans "l'enfer est à lui" (1949), ou dans les Cadets de West Point (1950). Mais le public français se rappelle peut être encore mieux d'elle pour ses interprétations inoubliables dans "capitaine sans peur" (1951) avec Gregory Peck, ou dans "la maitresse de fer" (1952) avec Alan Ladd, ou bien dans "une corde pour te pendre" (1951) avec Kirk Douglas, ou dans "la fille du désert" (1949) de Walsh. Vous l'avez reconnu il s'agit bien évidemment de Virginia Mayo. Une des grands stars du Hollywood de la fin des années 40 et des années 50. Chaque jour sa beauté, et sa grâce me manquent. Heureusement il nous reste tous ses films à voir et à revoir à l'infini. Son image brille éternellement au firmament des étoiles d'Hollywood et dans mon coeur.

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Filmographie

Cinéma

  • 1943 : La Vie aventureuse de Jack London (The Story of Jack London) d'Alfred Santell : Mamie
  • 1944 : Seven Days Ashore de John H. Auer : Carole Dean
  • 1944 : La Princesse et le pirate (The Princess and the Pirate) de David Butler : Princesse Margaret
  • 1945 : Le Joyeux Phénomène (Wonder Man) de Bruce Humberstone : Ellen Shanley
  • 1946 : Le Laitier de Brooklyn (The Kid from Brooklyn) de Norman Z. McLeod : Polly Pringle
  • 1946 : Les Plus Belles Années de notre vie (The Best Years of Our Lives) de William Wyler : Marie Derry
  • 1947 : Au-dessus du ciel (Out of the Blue) de Leigh Jason : Deborah Tyler
  • 1947 : La Vie secrète de Walter Mitty (The Secret Life of Walter Mitty) de Norman Z. McLeod : Rosalind Van Hoorn
  • 1948 : Smart Girls Don't Talk de Richard L. Bare : Linda Vickers
  • 1948 : Si bémol et fa dièse (A Song Is Born) de Howard Hawks : Honey Swanson
  • 1949 : Flaxy Martin de Richard L. Bare : Flaxy Martin
  • 1949 : La Fille du désert (Colorado Territory) de Raoul Walsh : Colorado Carson
  • 1949 : Vénus devant ses juges (The Girl from Jones Beach) de Peter Godfrey : Ruth Wilson
  • 1949 : L'enfer est à lui (White Heat) de Raoul Walsh : Verna Jarrett
  • 1949 : Feu rouge (Red Light) de Roy Del Ruth : Carla North
  • 1949 : Always Leave Them Laughing de Roy Del Ruth : Nancy Eagen
  • 1950 : Du sang sur le tapis vert (Backfire) de Vincent Sherman : Nurse Julie Benson
  • 1950 : La Flèche et le flambeau (The Flame and the Arrow) de Jacques Tourneur : Anne De Hesse
  • 1950 : Les Cadets de West Point (The West Point Story) de Roy Del Ruth : Eve Dillon
  • 1951 : Capitaine sans peur (Captain Horatio Hornblower) de Raoul Walsh : Lady Barbara Wellesley
  • 1951 : Une corde pour te pendre (Along the Great Divide) de Raoul Walsh : Ann Keith
  • 1951 : Trois filles à marier (Painting the Clouds with Sunshine) de David Butler : Carole
  • 1951 : Starlift de Roy Del Ruth : Elle-même
  • 1952 : La Collégienne en folie (She's Working Her Way Through College) de H. Bruce Humberstone : Angela Gardner
  • 1952 : La Maîtresse de fer (The Iron Mistress) de Gordon Douglas : Judalon De Bornay
  • 1953 : Catherine et son amant (She's Back on Broadway) de Gordon Douglas : Catherine Terris
  • 1953 : Le Bagarreur du Pacifique (South Sea Woman) de Arthur Lubin : Ginger Martin
  • 1953 : La Nuit sauvage (Devil's Canyon) de Alfred Werker : Abby Nixon
  • 1954 : Richard Cœur de Lion (King Richard and the Crusaders) de David Butler : Lady Edith Plantagenet
  • 1954 : Le Calice d'argent (The Silver Chalice) de Victor Saville : Helena
  • 1955 : Les Perles sanglantes (Pearl of the South Pacific) de Allan Dwan : Rita Delaine
  • 1956 : L'Or et l'Amour (Great Day in the Morning) de Jacques Tourneur : Ann Merry Alaine
  • 1956 : Le Shérif (The Proud Ones) de Robert D. Webb : Sally
  • 1956 : Intrigue au Congo (Congo Crossing) de Joseph Pevney : Louise Whitman
  • 1957 : Les Loups dans la vallée (The Big Land) de Gordon Douglas : Helen Jagger
  • 1957 : L'Histoire de l'humanité (The story of Mankind) de Irwin Allen : Cléopâtre
  • 1957 : Violence dans la vallée (The Tall Stranger) de Thomas Carr : Ellen
  • 1958 : Sur la piste des Comanches (Fort Dobbs) de Gordon Douglas : Celia Gray
  • 1959 : Le Courrier de l'or (Westbound) de Budd Boetticher : Norma Putnam
  • 1959 : Bagarre au-dessus de l’Atlantique (Jet Over the Atlantic) de Byron Haskin : Jean Gurney
  • 1961 : La révolte des mercenaires (La rivolta dei mercenari) de Piero Costa : Lady Patrizia, duchesse de Rivalta
  • 1965 : Furie sur le nouveau Mexique (Young Fury) de Christian Nyby : Sara McCoy
  • 1966 : Castle of Evil de Francis D. Lyon : Mary Theresa Pulaski
  • 1967 : Fort Utah de Lesley Selander : Linda Lee
  • 1975 : Fugitive Lovers de John Carr : Liz Trent
  • 1976 : Won Ton Ton, le chien qui sauva Hollywood (Won Ton Ton, the Dog Who Saved Hollywood) de Michael Winner : Miss Batley
  • 1977 : Haunted de Michael A. DeGaetano : Michelle
  • 1978 : French Quarter de Dennis Kane : Comtesse Willie Piazza/Ida
  • 1990 : Evil Spirits de Gary Graver : Janet Wilson
  • 1993 : Midnight Witness de Peter Foldy : Kitty
  • 1997 : The Man Next Door de Rod C. Spence : Lucia

Une vidéo hommage :