Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

30/11/2013

Le cavalier au masque / The purple mask - 1955

"Le cavalier au masque" n'est pas le plus grand film de l'Universal. En effet, en plus de devoir supporter un scénario pas très crédible, pourtant tiré de la pièce de Paul Armont et Jean Manoussi, on se retrouve avec un Tony Curtis maniéré à l'extrème. Les incohérences du scénario se retrouvent dans quasiment chaque séquence. Ainsi, Tony Curtis est censé représenter un royaliste masqué en lutte contre le pouvoir dictatorial du premier consul, Bonaparte. Mais dès le départ, rien est crédible. Les ministres de la police sont représentés comme des shérifs prêts à conduire des charrettes de foin, ou à porter des fausses barbes. On finit par rire devant ce cavalier au masque, qui ne peut se voir qu'au deuxième ou au troisième degré. On retrouve des décors déjà vu dans d'autres films de Curtis, comme dans "le chevalier du roi" (1954) ou "le fils d'Ali Baba" (1952). Et oui, c'était l'époque où l'Universal utilisait et réutilisait ses décors pour plusieurs productions, pour des raisons économiques. La réalisation de H Bruce Humberstone n'est pas si mauvaise et les costumes sont plutôt chatoyants et vraiment d'époque. Malheureusement, c'est presque le seul point fort du film.

Le-Cavalier-au-masque-affiche-11184.jpg

A cela il faut ajouter un tournage en cinémascope et une présentation DVD en 4/3, et une très faible définition ! Si Universal voulait détruire son propre catalogue, il ne le ferait pas autrement. Le film en lui même n'a certes pas beaucoup de qualités. Mais là, c'est purement et simplement du sabotage. En conclusion, je vous conseille de ne pas acheter ce "cavalier au masque", car même en promotion, c'est toujours 7,50 € d'économie non investis sur un mauvais film, totalement massacré par l'éditeur.

cinéma, cinema, dvd, bluray, acteur, actrice, film, films, hollywood, ony Curtis, Colleen Miller, Gene Barry, Dan O’Herlihy, Angela Lansbury, George Dolenz, John Hoyt, Donald Randolph, Robert Cornthwaite, Paul Cavanagh, Gene Darcy, Eugene Borden, Jane Howard, Myrna Hansen, H Bruce Humberstone

Ci-dessus : On reconnait de gauche à droite, Colleen Miller, Angela Lansbury et Tony Curtis (en royaliste rose ...)

cinéma, cinema, dvd, bluray, acteur, actrice, film, films, hollywood, ony Curtis, Colleen Miller, Gene Barry, Dan O’Herlihy, Angela Lansbury, George Dolenz, John Hoyt, Donald Randolph, Robert Cornthwaite, Paul Cavanagh, Gene Darcy, Eugene Borden, Jane Howard, Myrna Hansen, H Bruce Humberstone

cinéma, cinema, dvd, bluray, acteur, actrice, film, films, hollywood, ony Curtis, Colleen Miller, Gene Barry, Dan O’Herlihy, Angela Lansbury, George Dolenz, John Hoyt, Donald Randolph, Robert Cornthwaite, Paul Cavanagh, Gene Darcy, Eugene Borden, Jane Howard, Myrna Hansen, H Bruce Humberstone

Note : 4 / 10 (pour les costumes et le second degré)

29/11/2013

Marie-Antoinette - 1938

Olivier, déjà très présent dans les commentaires, nous fait aujourd'hui, l'honneur d'écrire un article sur Hollywood Classic. Olivier est donc le rédacteur du jour. Son article est très bienvenue, car j'ai idée de commenter prochainement, un film post-révolution française, et j'ai en ce moment beaucoup de travail en dehors de ce blog.

Marie-Antoinette affiche France.jpg

Inspiré par la biographie de Stefan Zweig, le Marie-Antoinette de Van Dick s’attache à montrer une Marie-Antoinette, Dauphine puis Reine de France, avec une approche psychologique et faisant face tant bien que mal à l’indifférence et à l'impuissance temporaire du Dauphin, aux contraintes de la cour de Versailles puis aux remous politiques du pays. Tout entier centré sur elle, le film raconte l’évolution de Marie-Antoinette depuis son arrivée à 14 ans jusqu’à sa mort à près de 38 ans. Le film de 2h30 est ambitieux et dispose de gros moyens visibles à l’écran. Norma Shearer, grande star de la MGM, modifie son jeu tout le long du film pour coller à l’âge du personnage et aux événements. Elle livre une composition pleine d’énergie et aussi touchante qui lui vaudra une nomination méritée aux Oscars de 1939.  La mise en scène est spectaculaire avec un déploiement de décors somptueux et de costumes extravagants, même jusqu’à l’écoeurement. Le film alterne avec des scènes plus intimistes qui permettent de marquer les changements dans les relations de Marie-Antoinette avec les personnages masculins, Louis XV, Louis XVI et ses frères, son cousin et Axel de Fersen, son ami de cœur. Contrairement à Marie-Antoinette, leurs caractères sont mal dégrossis, vire à la caricature particulièrement pour Louis XVI ce qui est bien dommage. Tyrone Power qui joue le suédois Axel de Fersen fait preuve d’une forte présence à l’écran malgré ses 23 ans avec un jeu sobre qui contraste avec les français maniérés de la cour.

Marie-Antoinette film 1.jpg

Ci-dessus : Norma Shearer


Pour peu que l’on soit attaché à la réalité historique, le film est altéré par des erreurs : ainsi la Dauphine rencontre son futur mari à Versailles et non à Compiègne, elle est accueillie par les frères du dauphin adultes alors qu’ils avaient 14 et 12 ans, des personnages essentiels manquent comme la sœur du roi, le premier dauphin, la gouvernante des enfants meurent sous les coups des révolutionnaires ou encore Fersen retrouve Marie-Antoinette à la prison de la Conciergerie ce qui est pure fiction. Tout aussi regrettable, l’étiquette n’existe plus ainsi Marie-Antoinette et Fersen s’embrassent en public et les dialogues sont bien trop modernes tandis que les  décors ne ressemblent pas au Château de Versailles et le style des costumes et des coiffures ne suivent pas la mode sur les 23 années que couvre le film. Une gageure que même des films plus récents n’ont pas réussie non plus.

Marie-Antoinette film 2.jpg

Ci-dessus : Joseph Schildkraut, Robert Morley et Norma Shearer


Un mot sur la musique puisque Stéphane a l’habitude d’attirer ses lecteurs dessus !! Signée Herbert Stothart, elle fait l’objet d’un prologue de près de 3 minutes puis d’un entracte où l’on reconnait « La marseillaise » ou « Ca ira, ça ira ». La bande originale fut nominée aux Oscars. Le film se voit comme un beau spectacle porté par le talent de Norma Shearer et des personnages hauts en couleur. Depuis Stefan Zweig de nouvelles biographies de Marie-Antoinette corrigeront cette vision mélodramatique de l’histoire mais pour faire vibrer les cœurs, le but est atteint.

Rédacteur du jour : Olivier

Marie-Antoinette film 3.jpg

Marie-Antoinette film 4.jpg

Marie-Antoinette film 5.jpg

Marie-Antoinette film 6.jpg

Ci-dessus : Norma Shearer

Marie-Antoinette film 7.jpg

Ci-dessus : Tyrone Power et Norma Shearer

Marie-Antoinette film 9.jpg

Note de Stéphane : J'ajouterai que la scène la plus poignante est la séparation de Marie-Antoinette de son fils qu'elle sait qu'elle ne reverra plus.

 

Extrait de la musique du film :

 

Montage vidéo sur le film :

 

La note d'Olivier : 6 / 10

La note de Stéphane : 7 / 10

28/11/2013

Ballade à Los Angeles ! Partie IV : Les années 60

Une nouvelle décennie et cette fois-ci nous voilà dans les psychédéliques années 60. Pas besoin du LSD pour visiter Los Angeles des années 60, Hollywood Classic vous l'apporte sur un plateau.

cinéma,cinema,bluray,dvd,film,films,hollywood,voyage,ballade,acteur,actrice

Ci-dessus : Los Angeles, Hollywood Bvd - 1965

 

 

27/11/2013

Des pissenlits par la racine - 1964

"Des pissenlits par la racine" est la première collaboration entre Mireille Darc et Georges Lautner. Cette collaboration débouchera sur 13 films, dont "des pissenlits par la racine". Ce film a été tourné par Lautner après "les tontons flingueurs" (1963). Il bénéficie d'un budget moindre par rapport aux "tontons", mais il regroupe tout de même de grands noms du cinéma français de l'époque :  Mireille Darc, Maurice Biraud, Francis Blanche, Michel Serrault, Louis de Funes, et Darry Cowl, Il faut tout de suite, dire un mot sur l'affiche ci-dessous, qui met en avant De Funes, alors que celui-ci a un rôle tout à fait mineur dans le film. Le film commence par quelques vues sur le Paris de 1964. On peut d'ailleurs se demander si en 50 ans, Paris a beaucoup changé. Mais c'est une autre histoire. Puis, l'intrigue commence dans un café, et met en avant un Maurice Biraud (petit truand récemment sorti de prison). Et c'est dans ce café, que l'intrigue va commencer à se mettre en place, et où Lautner et Audiard posent les personnages.

18429259.jpg

Ici, comme souvent chez Audiard et Lautner, il nous est décrit le Paris  des petits truands et des escrocs. Et l'intérêt, comme dans "les tontons flingueurs" est de nous montrer les rapports entre le milieu et l'honnête homme, joué par un Michel Serrault, pas si innocent que ça, finalement. D'un sujet au départ sérieux, Lautner et Audiard, nous élèvent vers des sommets de comédie rarement atteints. Rivalité amoureuse, situations improbables, voir impossibles, font de ce film, un classique de la comédie policière française. Les connaisseurs remarqueront que Louis De Funes reprendra un rôle un peu similaire dans "Jo" (1971), cette fois-ci sous la direction de Jean Girault, et qu'Yves Robert développera le thème de la vamp ou de la femme fatale, dans "le grand blond avec une chaussure noire" (1972). Un petit mot sur la partition musicale de Gerorges Delerue, qui nous gratifie d'une sorte de petit concerto. Je n'aurai donc pour ma part, aucun mépris, pour des films comme celui-ci, qui reste comme un classique de la comédie française, des années 60.

Pissenlits3.JPG

Ci-dessus : Maurice Biraud, Mireille Darc, Louis de Funes

Pissenlits1.JPG

Ci-dessus : Maurice Biraud, et Mireille Darc

Pissenlits2.JPG

Ci-dessus : Mireille Darc et Maurice Biraud

des-pissenlits-par-la-racine-09-g.jpg

Ci-dessus : Michel Serrault et Mireille Darc

 

Extrait :

 

Intermède musical dans le film :

Note : 7,5 / 10

26/11/2013

Les Tontons flingueurs - 1963

Il y a quelques films qui sont cultes, pour nous Français. Et c'est vrai que "les tontons flingueurs" en font partis. Avec la disparition récente de Georges Lautner, on ne peut que penser à son plus grand succès et à son association avec Michel Audiard, qui devaient nous donner ce cinéma d'Audiard qui manque tant à une époque comme la notre. Le casting était admirable, avec en tête Lino Ventura, Bernard Blier, et Francis Blanche. Et on devait revoir beaucoup d'acteurs des "Tontons" dans beaucoup films français de Lautner. On repense à "Des pissenlits par la racine" (1964) ou à "ne nous fâchons pas" (1966). Il était beau le cinéma français de papa. Il avait de la gueule, des couilles, et il ne s'en laissait pas compter. C'était un cinéma d'homme, mais qui voulait dire quelque chose. Hollywood Classic vous propose donc un reportage sur la naissance et le tournage des "Tontons flingueurs", en mémoire de Georges Lautner, grand réalisateur français, disparu récemment.

cinéma, cinema, dvd, bluray, acteur, actrice, film, films, hollywood, lino ventura, claude rich, Bernard Blier, Francis Blanche, Sabine Sinjen, Jean Lefebvre, Horst Frank, Michel Audiard, georges lautner

cinéma, cinema, dvd, bluray, acteur, actrice, film, films, hollywood, lino ventura, claude rich, Bernard Blier, Francis Blanche, Sabine Sinjen, Jean Lefebvre, Horst Frank, Michel Audiard, georges lautner

Ci-dessus : Lino Ventura & Claude Rich

cinéma, cinema, dvd, bluray, acteur, actrice, film, films, hollywood, lino ventura, claude rich, Bernard Blier, Francis Blanche, Sabine Sinjen, Jean Lefebvre, Horst Frank, Michel Audiard, georges lautner

Ci-dessus : Jean Lefebvre, Francis Blanche, et Bernard Blier

cinéma,cinema,dvd,bluray,acteur,actrice,film,films,hollywood,lino ventura,claude rich,bernard blier,francis blanche,sabine sinjen,jean lefebvre,horst frank,michel audiard,georges lautner

Ci-dessus : Sabine Sinjen et Claude Rich


Film disponible en DVD et Bluray zone B.

 



 

Note : 8,5 / 10

25/11/2013

Souvenez vous de ... Mireille Darc !

Si on évoque le souvenir de Georges Lautner, on est obligé d'évoquer son égérie : Mireille Darc. En effet, Mireille Darc a été présente dans de très nombreux films de Georges Lautner et on peut bien dire que c'est lui qui lui a donné sa chance, en insistant pour qu'on lui fasse repasser des bouts d'essais, comme elle l'a plus tard raconté. Georges Lautner devait réaliser 13 films avec Mireille Darc, dont certains très bons. Comme à Hollywood, il y eut une époque en France, où il existait dans le cinéma une conjonction incroyable de talents. Georges Lautner, Michel Audiard, Mireille Darc, Bernard Blier, Lino Ventura, Jean Gabin, Jean Lefebvre, Pierre Mondy, Francis Blanche, Maurice Biraud, Louis De Funès, Darry Cowl, Claude Rich, etc etc. Que de grands noms, pour un cinéma pas très intellectuel, mais populaire et qui aujourd'hui, n'a pas fini de nous faire rêver !

205958-en-1960-mireille-darc-fait-ses-637x0-3.jpg

000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000.jpg

m_175775208_0.jpg

1007170915211058236419497.jpg

barbouzes-1964-10-g.jpg

m_175775268_0.jpg

mireille-darc.jpg

mireille-darc-guy-laroche.jpg