Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

06/11/2013

La Plume Blanche / White Feather - 1955

"La plume Blanche" est un film particulier. En effet, il bénéficie d'un bon casting avec Robert Wagner, Debra Paget, et Jeffrey Hunter. Le film est également en Cinémascope et Technicolor. Robert Wagner c'est évidemment le mari de Natalie Wood.  Jeffrey Hunter c'est celui qui joue le jeune métisse dans le chef-d'oeuvre de Ford, "la prisonnière du désert" (1956), Debra Paget, c'est la jeune actrice qui a déjà eu un rôle d'indienne dans "la flèche brisée" (1950), ou qui était une très attachante Cosette dans la version américaine des "Misérables" (1952), mais aussi comme interprète exotique dans les films de Fritz Lang, "le tigre du Bengale" et "le tombeau hindou" (1959). Alors forcément Jeffrey Hunter en indien n'est pas tout à fait crédible, mais cela reste acceptable. Le film bénéficie également en plus de Debra Paget, du même scénariste que sur "la flèche brisée" (1950), en la personne de Delmer Daves. On sait que Delmer Daves avait des sympathies pour les indiens. Et il les montra dans plusieurs films en tant que réalisateur ou scénariste. Ainsi par exemple il devait participer à l'élaboration du film, "la porte du diable" avec Robert Taylor ou évidemment à l'écriture scénaristique et à la réalisation de "la flèche brisée".

La plume blanche.JPG

Du Technicolor, un bon casting, un bon scénario, mais que manque t'il alors ? Et bien, il manque peut être un bon réalisateur. En effet, Robert D Webb, nous offre un film désespérément plat, sans contour et sans relief. Les meilleurs scènes sont les quelques plans larges ou la mise en avant de la beauté de Debra Paget. Mais je ne sais si c'est le format cinémascope qui ne lui convient, ou sa manière de filmer, mais c'est une réalité, tout est plat. Malgré tout on arrive quand même à s'attacher à un scénario qui ressemble un peu à celui de "danse avec les loups" (1990). En effet, les Indiens sont montrés comme des êtres intrépides, courageux, luttant pour sauvegarder leurs coutumes et leurs terres, devant un homme blanc, avide. Donc, malgré une réalisation sans inspiration, le film retient l'attention. On regrette néanmoins qu'un tel scénario n'est pas pu bénéficier d'une meilleure représentation cinématographique. On est pas passé loin d'un bien meilleur film. C'est bien dommage. On peut néanmoins, noter que "la plume blanche", formidable western pacifiste, est un essai que "danse avec les loups" concrétisera 35 ans plus tard de la plus belle des manières.

critique-plume-blanche-webb1.jpg

critique-plume-blanche-webb4.jpg

critique-plume-blanche-webb5.jpg

Disponible chez Sidonis & Calysta en VF et VO sous-titrée

Note : 5,5 / 10

Les commentaires sont fermés.