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31/10/2013

Ballade à Los Angeles ! Partie II : Les années 40

Et maintenant les années 40 ! Allons refaire un tour à Los Angeles ! On a la machine à remontée le temps pour ça.

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Jeunes californiennes en 1944

 

 

 

30/10/2013

Un Tramway nommé désir / A streetcar named desire - 1951

"Un tramwayn nommé désir", a été réalisé par Elia kazan en 1951. Elia Kazan est né dans une famille grec d'origine armenienne, fils d'un marchand de tapis. En 1911, la famille émigre aux États-Unis. Dans les années 30, il s'intéresse au théâtre commençant sa carrière par le métier d'acteur, puis comme metteur en scène. A la fin des années trente il réalise un premier court métrage, puis un documentaire "It's Up to You" (1940). Après toute une série de films, il réalise donc en 1951 "un tramway nommé désir" qu'il avait déjà mis en scène en 1947. Le thème principal du film, qui est évidemment tiré de la pièce éponyme de Tennessee Williams, est l'opposition entre le couple (Marlon Brando / Kim Hunter) à la sexualité épanouie et la jeune femme cultivée, à la sensibilité à fleur de peau (Vivien Leigh) mais seule et à la sexualité quasiment déviante.

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Le film est choquant par son thème autant que par l'ambiance moite qui s'en dégage. Ainsi, l'animalité du jeune couple et plus particulièrement du personnage joué par Brando est constante Mais ce qui marque le plus, c'est l'inadaptation de la société à un certain type de personnes. Ainsi, le caractère totalement inadapté du personnage de Vivien Leigh est particulièrement touchant. Sa supériorité intellectuelle évidente ne la sauve pas du triste destin qui lui est proposé. En effet, elle doit disparaître pour laisser la place au jeune ménage. Tennessee Williams a souligné dans son oeuvre la barbarie des sociétés humaines, qui finalement célèbre l'animalité et écrase comme un rouleau compresseur, toute sensibilité des personnes qui ne sont pas dans les normes. La réalisation parfaite de Kazan fait également date et personne mieux que lui n'aurait su adapter aussi bien, cette oeuvre magnifique. Les critiques ne devaient pas s'y tromper et le film recevra 12 nominations dont 4 Oscars. Elia Kazan devait tourner encore 3 fois avec Marlon Brando, tout d'abord dans "Viva Zapata" (1952), puis dans "Sur les quais" (1954).

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Ci-dessus : Kim Hunter et Marlon Brando

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Ci-dessus : Vivien Leigh et Marlon Brando

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Ci-dessus : Vivien Leigh et Kim hunter

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La bande-annonce :

Récompenses :

  • Oscar de la meilleure actrice : Vivien Leigh
  • Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle : Kim Hunter
  • Oscar du meilleur acteur dans un second rôle : Karl Malden
  • Oscar de la meilleure direction artistique

Note : 10 / 10

29/10/2013

Le fils d'Ali Baba / Son of Ali Baba- 1952

J'avais quitté Tony Curtis avec "le chevalier du roi" (1954), très piteux film chevaleresque. Je l'ai retrouvé avec "le fils d'Ali Baba" tourné deux ans plus tôt. Et là, je vous rassure tout de suite, l'oeuvre est bien meilleure. Alors même si c'est vrai que le réalisateur Kurt Neumann et les scénaristes n'atteignent jamais les sommets du genre, on en a quand même pour son argent, avec une bonne dose d'exostisme, de glamour, et d'aventures au pays des Milles et une nuit. Tony Curtis partage l'affiche, ici avec la belle Piper Laurie, mais aussi avec tout un harem de jolies filles dont Susan Cabot et Alice Kelley. Piper Laurie vous vous souvenez l'avoir vue dans le "gentilhomme de la Louisiane" et Alice Kelly c'est bien entendu la petite princesse Patma de "Against all flags" (1952) avec Errol Flynn.

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Le scénario très classique a néanmoins son lot de rebondissments et si souvent l'ambiance sonne trop américaine, on ne peut que s'extasier devant les décors et les costumes tout de même assez somptueux. "Le fils d'Ali Baba" est donc plutôt une bonne surprise, qui nous permet de découvrir un Moyen-Orient du mystère et de l'aventure, où les femmes sont des gourmandises, où le vin coule à flot et où l'aventure vous attend au coin de la rue. Cela change et ça fait du bien. Si vous aimez l'aventure et les jolies filles, ce film est fait pour vous.

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Ci-dessus : Alice Kelley (à gauche), Tony Cuytis et (Barbara Knudson ?)

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Ci-dessus : une scène de danse avec milada mladova

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Ci-dessus : Alice Kelley (à gauche) et (Barbara Knudson ?)

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Ci-dessus : Tony Curtis et Piper Laurie

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Silence ! Action ! (Piper Laurie vient au secours de Tony Curtis)

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Ah ! Que c'était beau le Technicolor !

Disponible en DVD zone 2 chez Universal (en VF et VO sous-titrée)

A noter une image malheureusement peu définie. Le film mériterait une meilleure définition.

 

La bande-annonce :

 

Note : 6 / 10

28/10/2013

Souvenez vous de ... Priscilla Lane !

Priscilla Lane (1915-1995) semble oubliée aujourd'hui, mais à la fin des années 30 et au début des années 40, elle a fait beaucoup de films pour la Warner, où elle était sous contrat. Elle et ses trois sœurs aînées étaient connues comme chanteuses sous le nom des "Soeurs Lane", qui leur permis de faire leur entrée dans le cinéma. Sur les quatre, Priscilla allait avoir la carrière cinématographique la plus réussie, même si elle devait faire moins de films que deux de ses sœurs . Avec sa voix chaude , un talent musical, les regards aux yeux bleus , Priscilla ressemblait à Ginger Rogers, ce qui à la fois aidé et entravé sa carrière. Lola (1906-1981) et Rosemary (1914-1974) eurent des rôles moyennement réussies dans les films , et la sœur aînée , Leota (1903-1963), est apparu avec ses frères et sœurs dans trois films - "Four Daughters " (1938) , " Daughters Courageous " (1939). Priscilla et Rosemary ont fait leurs débuts dans " Varsity Show" (1937) face Dick Powell. "The Roaring Twenties"  (1939) dans laquelle la jeune soeur de Lane apparu aux côtés de James Cagney , Humphrey Bogart et Gladys George semblaient assurer son succès. Mais Priscilla avait une forte volonté et souvent elle rejeta des scripts qu'elle jugeait inadaptée pour elle, provoquant des tensions entre elle et le patron du studio, Jack Warner. Pendant les années 1940, elle est apparue dans plusieurs films à succès , dont " Blues In The Night" (1941) , " Arsenic et vieilles dentelles " (sorti en 1944) et surtout "Saboteur " (1942) pour la Universal. Elle a quitté Warner en 1941, après avoir gagné une augmentation de salaire , mais pas toujours de meilleurs scripts. Elle a trouvé loin de la Warner, eller réussit à obtenir de meilleurs rôles , en travaillant avec des réalisateurs comme Alfred Hitchcock et Frank Capra. En 1943, elle a pris sa retraite et s'est concentré sur son mariage avec un colonel de l'Air Force, Joesph Howard, et en 1945 a donné naissance à la première de quatre enfants. Ses deux derniers films étaient "Fun On A Weekend" (1947), et un film noir sous-estimé "The Bodyguard" (1948). Elle a ensuite quitté Hollywood, pour se consacrer à son rôle d'épouse et de mère . En 1951, elle et sa famille ont déménagé au Massachusetts, où elle s'est concentrée sur son travail dans des oeuvres de charité. Lorsque son mari est décédé en 1977 , Priscilla avait du mal à s'en remettre, déclarant: «Je suis encore en train de me ressaisir après la mort de Joe . " Elle a continué son travail de charité et son dévouement à l'Église catholique (à laquelle elle s'est convertie l'année précédente) . En 1994 , Priscilla a été diagnostiqué avec un cancer du poumon et elle a déménagé dans une maison de repos près du lieu où son fils aîné et sa famille vivaient. Elle est morte dans les premières heures du matin du 4 Avril 1995, de cancer du poumon et d'insuffisance cardiaque chronique et a été enterré aux côtés de son mari.

Priscilla avait une présence unique sur chacun de ses films. Elle était capable de chanter et de danser,on peut aujourd'hui regretter qu'on ne lui a pas toujours donné des scénatios à la hayteur de son talent. Mais elle a abandonné sa carrière avec aucun regret et a eu une vie ensuite, très heureuse et satisfaite loin du glamour d' Hollywood. Souvenez vous de ... Priscilla Lane ! On en fait plus des femmes glamour comme elle.

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Hommage vidéo :

 

27/10/2013

Infidèle / Unfaithful - 2002

"Infidèle" est un remake du film de Claude Chabrol, "La Femme infidèle", un film réalisé par Claude Chabrol en 1969. Ici Richard Gere reprend le rôle du mari, Diane Lane celle de la femme, et Olivier Martinez, celui de l'amant. Le film est parfaitement construit, avec un scénario très bien construit. Le film navigue entre le film érotique, le drame et le thriller, mais sans jamais se perdre. Si les scènes de nues sont très explicites, elles n'en restent pas moins un partie intégrante de l'histoire et permettent de comprendre surtout la psychologie des personnages. Le film est d'ailleurs beaucoup plus sensible qu'il n'y paraît et sait mettre en avant la force des sentiments humains et pas seulement la sexualité. Richard Gere n'a pas le rôle le plus intéressant, mais prend plus de place dans la deuxième partie du film. En plus d'une réalisation très intéressante, "Infidèle" bénéficie d'une très belle musique de Jan A P Kaczmarek. On notera également que "Infidèle" est le deuxième remake de Adrian Lyne qui avait déjà fait en 1997, un remake de Lolita et que Richard Gere et Diane Lane se retrouveront 6 ans plus tard, dans "Nights in Rodanthe" (2008).

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Je finirai par laisser la parole au réalisateur Adrian Lyne qui voyait son film comme : "un thriller érotique sur les signes physiques de la culpabilité." On ne saurait mieux dire pour vous conseiller de redécouvrir en Bluray un film de qualité destiné à un public adulte, nominé aux Oscars et aux Golden Globes.

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Ci-dessus : Olivier Martinez et Diane Lyne

 

La musique de Jan A.P. Kaczmarek :

 

 

La bande-annonce :

 
Film disponible en DVD et Bluray

Note : 8 / 10

26/10/2013

La belle et la bête - 1946

Si on ne peut pas retirer quelque chose à Jean Cocteau, c'est bien son courage. Je ne peux pas dire que je suis un fan de son oeuvre littéraire ou cinématographique. Mais même pour les personnes un peu hermétique au grand homme, on reste abasourdi par le courage du réalisateur de "la belle et la bête". En effet cette libre adaptation du conte éponyme, du recueil, "le magasin des enfants" de Madame Leprince de Beaumont datant de 1757, n'avait rien d'une sinécure. Tout d'abord le sujet, était très difficile à mettre en images. Et Cocteau devait multiplier les trucages et les maquillages avec les moyens de l'époque. Enfin on a tous le souvenir d'adaptations cinématographiques désastreuses d'un conte. Ici, ce n'est pas le cas. Tout au contraire, Cocteau magnifie son sujet, mais surtout lui donne un réalisme et une consistance tout en le baignant dans le merveilleux. C'est d'ailleurs ce rapport entre vie réelle et merveilleux qui restent 67 ans après, peut être le plus troublant. Enfin, on sait que Cocteau a été gravement malade sur le tournage et fut dans l'obligation de l'interrompre pendant trois semaines pour se faire hospitaliser. On sent bien à l'image, la souffrance du réalisateur, qui faisait  de son côté, souffrir son acteur Jean Marais avec trois heures de maquillage journalier. Cocteau trouve le moyen de laisser l'image se rapprocher d'une esthétique proche de celle de Gustave Doré, ou d'habiller Josette Day pour la faire ressembler à "la jeune fille à la perle" de Johannes Vermeer. On pourrait peut être reprocher à Cocteau de laisser sa fin en suspens, mais peut on reprocher à un poète de vouloir à toute force faire travailler l'imagination du spectateur ? Non. En ce qui concerne, la version proposée en Bluray et sortie récemment, elle nous propose de redécouvrir cette oeuvre, parcourue par la très belle et énigmatique musique de George Auric, dans des conditions optimales. Alors un seul conseil, ne vous en privez pas !

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Ci--dessus : Josette Day et Jean Marais

Pour aller plus loin :

http://www.alalettre.com/actualite-la-belle-et-la-bete.php

Jean Marais raconte le tournage :

 

La Bande-annonce :

 

Extrait de la musique de la Belle et la Bête par Georges Auric :

 Disponible en DVD et Bluray !

Note : 8,5 / 10

25/10/2013

Haute Pègre / Trouble in Paradise - 1932

Qu'est ce que la "Lubitsch touch" ? Voilà peut être à quoi répond "Haute Pègre". En effet, tout le glamour et l'intelligence des plus grands films de Lubitsch sont déjà présents dans ce film. Et c'est la première fois, que les critiques de 1932, utiliseront cette expression, "Lubitsch Touch". Ainsi, on retrouve les scènes avec la porte comme élément central. Mais aussi on trouve un jeu d'apparences et de faux semblants, et des dialogues qui ne sont pas sans rappeler d'autres films plus célèbres du réalisateur. Mais ici Lubitsch ne tombe jamais dans la farce pure, comme par exemple, dans "To be or not to be" (1942). D'ailleurs, il teinte sa comédie d'aspects plutôt mélodramatiques, qui en fait un petit plaisir qui est doublé par la présence de deux grandes stars féminines de l'époque : Kay Francis et Miriam Hopkins qui rivalisent de glamour et de séduction, pour nous donner un érotisme ici très intellectualisé. Ainsi, les scènes de sexe ne sont pas montrées et c'est la porte encore qui joue un grand rôle, et qui fait comprendre aux spectateurs, par un "do not disturb" que l'on accroche. Puis plus tard, Lubitsch élude intelligemment des étreintes physiques trop accentuées, par le jeu d'une scène à l'autre, où on laisse le couple enlacé, puis la scène suivante, où l'on apprend par le maître d'hôtel qu'ils ne veulent pas être dérangés. L'intérêt de cette scène permet aussi de montrer le désarroi de la compagne trompée.

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Vous l'avez compris, on est en face d'un film très intelligent, aux dialogues excellents et aux répliques qui font mouche. L'histoire, au début conventionnel, d'un escroc (Herbert Marshall) qui se lie amoureusement avec une voleuse (Miriam Hopkins) est rendue intéressante par la tension amoureuse qui se lie entre l'escroc et une riche dirigeante d'une maison de parfums (Kay Francis). A cela il faut ajouter les amoureux frileux et éconduits de la belle héritière, en la personne d'Edward Everett Horton et Charlie Ruggles, et vous saurez alors qu'on ne s'ennuie pas devant "Haute Pègre". Je finirai par dire quelques mots, pour souligner l'"Art Deco" de Hans Dreier, et les robes magnifiques de Travis Banton, mais aussi encore une fois pour insister sur la totale maîtrise de l'art de la réalisation de la part de Lubitsch. Le film allait être considéré par la critique comme un des meilleurs films de l'année 1932, Pourtant il n'allait être que modérément apprécié par le public de 1932. Il faudra attendre plusieurs années avant qu'il ne devienne un classique reconnu par tous. A ce titre, on ne peut que très chaleureusement remercier Universal, d'avoir ressorti pour la France cette merveilleuse production Paramount. Pourvu qu'Universal continue ce genre de sortie DVD !

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Ci-dessus : Miriam Hopkins et Herbert Marshall

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Ci-dessus : Kay Francis, Miriam Hopkins et Herbert Marshall (On remarque ici que la porte est l'élément central. Les deux femmes en tiennent la poignée, comme pour symboliser leur concurrence et leur rivalité. Le désarroi dans les yeux de Miriam Hopkins semble vouloir dire qu'elle reconnaît sa défaite)

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Ci-dessus : Miriam Hopkins et Herbet Marshall

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Note : 8,5 / 10

24/10/2013

Hommage à Robert de Niro !

Lorsqu'on regarde la filmographie de Robert de Niro on se rend compte tout de suite qu'il a eu une carrière bien remplie, mais surtout on se souvient de sa présence formidable dans chacun de ses films. Aujourd'hui Robert de Niro a vieilli et a 70 ans, il n'en reste pas moins un acteur extraordinaire, capable de tout exprimer et de tout jouer. J'aimerai aujourd'hui lui rendre un vibrant hommage pour l'ensemble de sa carrière et lui souhaiter de pouvoir nous divertir encore longtemps. Merci Monsieur De Niro !

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Filmographie

Comme acteur

Années 1960

  • 1965 : Trois Chambres à Manhattan de Marcel Carné : Un client au dîner
  • 1968 : Les Jeunes Loups de Marcel Carné : Un client chez Popov
  • 1968 : Greetings de Brian De Palma : Jon Rubin
  • 1969 : Sam's Song de John Broderick : Sam Nicoletti
  • 1969 : The Wedding Party de Brian De Palma : Cecil

Années 1970

  • 1970 : Bloody Mama de Roger Corman : Lloyd Barker
  • 1970 : Hi, Mom! de Brian De Palma : Jon Rubin
  • 1971 : Jennifer on My Mind de Noel Black : Mardigian
  • 1971 : Né pour vaincre (Born to Win) d'Ivan Passer : Danny
  • 1971 : The Gang That Couldn't Shoot Straight de James Goldstone : Mario Trantino
  • 1973 : Le Dernier Match (Bang the Drum Slowly) de John D. Hancock : Bruce Pearson
  • 1973 : Mean Streets de Martin Scorsese : John « Johnny Boy » Civello
  • 1974 : Le Parrain 2 (The Godfather: Part II) de Francis Ford Coppola : Vito Corleone jeune
  • 1976 : Taxi Driver de Martin Scorsese : Travis Bickle
  • 1976 : 1900 (Novecento) de Bernardo Bertolucci : Alfredo Berlinghieri
  • 1976 : Le Dernier Nabab (The Last Tycoon) d'Elia Kazan : Monroe Stahr
  • 1977 : Le Parrain (The Godfather: A Novel for Television) de Francis Ford Coppola (mini-série) : Vito Corleone jeune
  • 1977 : New York, New York de Martin Scorsese : Jimmy Doyle
  • 1978 : Voyage au bout de l'enfer (The Deer Hunter) de Michael Cimino : Michael Vronsky

Années 1980

  • 1980 : Raging Bull de Martin Scorsese : Jake LaMotta
  • 1981 : Sanglantes confessions (True Confessions) d'Ulu Grosbard : Des Spellacy
  • 1983 : La Valse des pantins (The King of Comedy) de Martin Scorsese : Rupert Pupkin
  • 1984 : Il était une fois en Amérique (Once Upon a Time in America) de Sergio Leone : David « Noodles » Aaronson
  • 1984 : Falling in Love d'Ulu Grosbard : Frank Raftis
  • 1985 : Brazil de Terry Gilliam : Archibald « Harry » Tuttle
  • 1986 : Mission (The Mission) de Roland Joffé : Rodrigo Mendoza
  • 1987 : Angel Heart : Aux portes de l'enfer (Angel Heart) d'Alan Parker : Louis Cyphre
  • 1987 : Les Incorruptibles (The Untouchables) de Brian De Palma : Al Capone
  • 1988 : Midnight Run de Martin Brest : Jack Walsh
  • 1989 : Jacknife de David Jones : Joseph « Jacknife » Megessey
  • 1989 : Nous ne sommes pas des anges (We're No Angels) de Neil Jordan : Ned

Années 1990

  • 1990 : Stanley & Iris de Martin Ritt : Stanley Everett Cox
  • 1990 : Les Affranchis (Goodfellas) de Martin Scorsese : Jimmy Conway
  • 1990 : L'Éveil (Awakenings) de Penny Marshall : Leonard Lowe
  • 1991 : La Liste noire (Guilty by Suspicion) d'Irwin Winkler : David Merrill
  • 1991 : Backdraft de Ron Howard : Donald « Shadow » Rimgale
  • 1991 : Les Nerfs à vif (Cape Fear) de Martin Scorsese : Max Cady
  • 1992 : The Godfather Trilogy: 1901-1980 de Francis Ford Coppola (réédition de la trilogie en VHS et laserdisc) : Vito Corleone jeune
  • 1992 : Hollywood Mistress (Mistress) de Barry Primus : Evan M. Wright
  • 1992 : La Loi de la nuit (Night and the City) d'Irwin Winkler : Harry Fabian
  • 1993 : Mad Dog and Glory de John McNaughton : Wayne « Mad Dog » Dobie
  • 1993 : Blessures secrètes (This Boy's Life) de Michael Caton-Jones : Dwight Hansen
  • 1993 : Il était une fois le Bronx (A Bronx Tale) de Robert De Niro : Lorenzo Anello
  • 1994 : Frankenstein de Kenneth Branagh : La Créature
  • 1995 : Les Cent et Une Nuits de Simon Cinéma d'Agnès Varda : Le mari de la star-fantasme en croisière
  • 1995 : Casino de Martin Scorsese : Sam « Ace » Rothstein
  • 1995 : Heat de Michael Mann : Neil McCauley
  • 1996 : Le Fan (The Fan) de Tony Scott : Gil Renard
  • 1996 : Sleepers de Barry Levinson : Le père Bobby
  • 1996 : Simples Secrets (Marvin's Room) de Jerry Zaks : Le Dr Wally
  • 1997 : Cop Land de James Mangold : Le lieutenant Moe Tilden
  • 1997 : Des hommes d'influence (Wag the Dog) de Barry Levinson : Conrad Brean
  • 1997 : Jackie Brown de Quentin Tarantino : Louis Gara
  • 1998 : De grandes espérances (Great Expectations) d'Alfonso Cuarón : Arthur Lustig
  • 1998 : Ronin de John Frankenheimer : Sam
  • 1999 : Mafia Blues (Analyze This) de Harold Ramis : Paul Vitti
  • 1999 : Personne n'est parfait(e) (Flawless) de Joel Schumacher : Walt Koontz

Années 2000

  • 2000 : Les Aventures de Rocky et Bullwinkle (The Adventures of Rocky & Bullwinkle) de Des McAnuff : Chef Sans-Peur (voix)
  • 2000 : Les Chemins de la dignité (Men of Honor) de George Tillman Jr. : Le maître principal Leslie Sunday
  • 2000 : Mon beau-père et moi (Meet the Parents) de Jay Roach : Jack Byrnes
  • 2001 : 15 minutes (15 Minutes) de John Herzfeld : L'inspecteur Eddie Flemming
  • 2001 : The Score de Frank Oz : Nick Wells
  • 2002 : Showtime de Tom Dey : L'inspecteur Mitch Preston
  • 2002 : Père et Flic (City by the Sea) de Michael Caton-Jones : Vincent LaMarca
  • 2002 : Mafia Blues 2 : La Rechute (Analyze That) de Harold Ramis : Paul Vitti
  • 2004 : Godsend, expérience interdite (Godsend) de Nick Hamm : Richard Wells
  • 2004 : Gang de requins (Shark Tale) d'Éric Bergeron : Don Lino (voix)
  • 2004 : Mon beau-père, mes parents et moi (Meet the Fockers) de Jay Roach : Jack Byrnes
  • 2004 : Le Pont du roi Saint-Louis (The Bridge of San Luis Rey) de Mary McGuckian : L'archevêque de Lima
  • 2005 : Trouble Jeu (Hide and Seek) de John Polson : David Callaway
  • 2006 : Raisons d'État (The Good Shepherd) de Robert de Niro : Bill Sullivan
  • 2006 : Arthur et les Minimoys de Luc Besson : Le roi des Minimoys (voix pour la version anglophone)
  • 2007 : Stardust de Matthew Vaughn : Le capitaine Shakespeare
  • 2008 : La Loi et l'Ordre (Righteous Kill) de Jon Avnet : Le lieutenant Tom « Turk » Cowan
  • 2008 : Panique à Hollywood (What Just Happened?) de Barry Levinson : Ben

Années 2010

  • 2010 : Everybody's Fine de Kirk Jones : Frank Goode
  • 2010 : Mon beau-père et nous (Little Fockers) de Paul Weitz : Jack Byrnes
  • 2010 : Machete de Robert Rodriguez et Ethan Maniquis : Le sénateur McLaughlin
  • 2011 : Killer Elite de Gary McKendry : Hunter
  • 2011 : Stone de John Curran : Jack Mabry
  • 2011 : Limitless de Neil Burger : Carl Van Loon
  • 2011 : L'amour a ses raisons (Manuale d'amore 3) de Giovanni Veronesi : Adrian
  • 2011 : Happy New Year (New Year's Eve) de Garry Marshall : Stan Harris
  • 2012 : Monsieur Flynn (Being Flynn) de Paul Weitz : Jonathan Flynn
  • 2012 : Red Lights de Rodrigo Cortés : Simon Silver
  • 2012 : Unités d'élite (Freelancers) de Jessy Terrero : Le capitaine Joe Sarcone
  • 2013 : Happiness Therapy (Silver Linings Playbook) de David O. Russell : Pat Solitano Sr.
  • 2013 : Un grand mariage (The Big Wedding) de Justin Zackham : Don Griffin
  • 2013 : Killing Season de Mark Steven Johnson : Benjamin Ford
  • 2013 : Malavita (The Family) de Luc Besson : Fred Blake
  • 2013 : Last Vegas de Jon Turteltaub : Paddy
  • 2013 : Grudge Match de Peter Segal : Billy « The Kid » McGuigan
  • 2014 : American Hustle de David O. Russell : Victor Tellegio
  • Projet : Hands of Stone de Jonathan Jakubowicz : Ray Arcel
  • Projet : Candy Store de Stephen Gaghan
  • Projet : The Irishman de Martin Scorsese

 

Hommage vidéo :

 

23/10/2013

La cinquième colonne / Saboteur - 1942

Il est intéressant de noter comment les oeuvres mineures d'Hitchcock sont devenus avec le temps des classiques du cinéma. Il en va ainsi de ce film, "la cinquième colonne" (1942). Ce film représente rien de moins que la contribution d'Hitchcock à l'effort de guerre. Ainsi, beaucoup de réalisateurs vont contribuer par leur film à remonter le moral des civils aux USA et des militaires en permission. On peut ainsi citer Walsh avec "Sabotage à Berlin" (1942), "Saboteur sang gloire" (1944), et "Aventures en Birmanie" (1945) ou encore "l'ange des ténèbres" de Lloyd Bacon. En 1942, Hitchcock était employé par la RKO mais il été prêté par cette dernière à Selznick International Pictures. L'idée du scénario revenait originellement à ce dernier. Mais les rapports se dégradèrent rapidement entre Hitchcock et Selznick. En effet, Hitchcock n'aimait pas que Selznick touche de l'argent sur son prêt de la RKO. Finalement, Selznick à bout, se décida à refiler le scénario et le réalisateur à l'Universal, qui sauta sur l'occasion.

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Malgré un casting plutôt sympathique comprenant Robert Cummings, Priscilla Lane, Norman Lloyd, et Otto Kruger, Hitchcock raconta plus tard dans les entretiens qu'il eut avec François Truffaut, qu'il ne fut pas du tout satisfait du scénario. En effet, il trouvait que Cummings n'était pas une grande vedette. Il considérait Priscilla Lane, comme très vulgaire et Otto Kruger, comme un méchant de seconde zone. Pourtant à l'écran le résultat est magique. Hitchcock multiplie en effet les scènes exceptionnels et ce dès le titre qui est progressivement envahi par une fumée noire, symbole de cette cinquième colonne qui ronge l'Amérique. Puis on voit une usine brûlée, et un homme prendre en flammes. Mais ce n'est pas fini et on peut multiplier les exemples, que ce soit la scène dans la cabane, où Hitchcock arrive à donner une présence quasi-humaine à un berger allemand, ou dans la scène du cinéma où il arrive à tourner des effets terriblement glaçants. On peut d'ailleurs se demander si on oserait tourner cette scène aujourd'hui, vu qu'une scène de fusillade a été auto-censurée dans "Gangster Squad" (2012).

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Ci-dessus : Robert Cummings et Priscilla Lane

Pourtant le scénario n'a rien de particulièrement original. Ainsi, Hitchcock utilisera plusieurs fois ce type de scénario comme dans "les 39 marches" (1935) ou dans "la mort au trousse" (1959). Il le reconnaîtra d'ailleurs. Quoiqu'il en soit, on retire beaucoup de plaisirs à voir ce "Saboteur" qui arrive à surpasser son statut de simple film de propagande pour nous offrir un vrai 'Hitchcock, parsemé de scènes assez exceptionnelles.

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Ci-dessus : Robert Cummings et Priscilla Lane

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Ci-dessus : Robert Cummings et Priscilla Lane pendant une pause

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La fameuse scène du cinéma :

 

Note : 8,5 / 10

22/10/2013

Ballade à Los Angeles ! Partie I : Les années 20 et 30

Et si pour changer, on faisait un tour en voiture à Los Angeles, mais pas de nos jours, mais en 1920 et 1935. Allez, venez avec moi, on met en route la machine à remonter le temps. Los Angeles est à vous !

 

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21/10/2013

Cinéma Paradiso !

On a tous des souvenirs de cinéma. Même si souvent de nos jours, ces souvenirs se mêlent à une représentation télévisuelle, la démocratisation du Bluray, et du Home Cinéma, nous permettent de revivre une expérience cinématographique optimale.  Ainsi, si il nous manque la vie de la salle, on gagne évidemment en confort. Aujourd'hui c'est encore un hommage que je veux rendre, à ce beau, si beau cinéma d'autrefois, auquel nous devons évidemment laisser une place : la première !

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20/10/2013

Les massacreurs du Kansas / The Stranger wore a gun - 1953

Comme chaque semaine, je vous propose un western avec cette fois-ci Randolph Scott en vedette. Il entouré dans cette production d'André De Toth de George Macready, Claire Trevor, et Joan Weldon. Dans les seconds rôle, on reconnaît Alfonso Bedoya toujours en bandit mexicain, mais surtout Lee Marvin et Ernest Borgnine, qui étaient à cette époque toujours cantonnés à des seconds rôles. En effet, Lee Marvin n'avait pas encore joué dans "les 12 salopards" (1967) ou dans "l'homme qui tua Liberty Valance" (1962) et Ernest Borgnine n'avait pas été oscarisé pour son interprétation dans "Marty" (1955). Le film a plusieurs qualités tout d'abord il a été tourné pour la 3D et en Technicolor. De plus, vous l'avez compris, le casting est quand même très bon. Le problème du tournage de ce film en 3D est qu'il oblige De Toth à une expression visuelle outrée, avec plus ou moins de réussites. Ainsi le titre, semble étrange avec le rocher et l'herbe qui ressort bizarrement. Il en est de même lors de la poursuite finale, où l'herbe et les rochers factices ressortent plus que la poursuite elle même. Dans les points positifs la 3D oblige De Toth à des jeux de caméra assez novateurs. Ainsi, plusieurs fois, on voit les protagonistes tirés sur la caméra, ou brûler, ou jeter des objets sur la caméra, faisant ainsi participer par force le spectateur à l'action.

 

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L'intrigue est quant à elle assez intéressante. En effet, elle met en scène un espion sudiste dégouté par la cause et les hommes qu'il sert. Et en fait l'histoire raconte, le chemin vers la rédemption de cet homme. On pouvait en demander plus. Mais on se contentera d'un joli western au scénario orignal, avec pas mal de rebondissements, et pas trop mal filmé par moment, le tournage en 3D aidant ou n'aidant pas la vision que l'on peut en avoir aujourd'hui en 2D.

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Ci-dessus : Lee Marvin et Ernest Borgnine

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Ci-dessus : Randolph Scott et Joan Weldon

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Ci-dessus : Randolph Scott et Claire Trevor

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Ci-dessus : Lee Marvin, Randolph Scott, Ernest Borgnine, et George MacReady (assis derrière le bureau)

 

Film disponible dans la collection Sidonis / Calysta en DVD zone 2 en VF et VO sous-titrée.

 

Présentation de Mr Patrick Brion :

 

Bande-annonce présentée par Randolph Scott lui même :

 

Note : 6,5 / 10

19/10/2013

Les racines du ciel / The Roots of Heaven - 1958

Tourné un an avant sa mort, "les racines du ciel" reste bien malgré lui, comme le film testament d'Errol Flynn. L'histoire se déroule en Afrique Noire, et raconte le combat de Morel (Treword Howard), un homme  décidé à protéger les éléphants et la nature, de son plus grand prédateur l'Homme. Le film est une production Twentieth Century Fox, et donc c'est Darryl Zanuck qui est à la production. Ce dernier avait décidé d'adapter à l'écran le roman éponyme de Romain Gary. Pour le rôle féminin, il choisissait sa compagne du moment : Juliette Greco. Juliette Greco avait déjà tourné avec Errol Flynn, l'année précédente, dans "le soleil se lève aussi" avec Tyrone Power. Pour "les racines du ciel", Zanuck choisit Huston qui n'avait aucune envie de faire ce film, qui devait être un manifeste contre la chasse. John Huston n'aimait tout simplement pas ce scénario, car il était lui même chasseur. Ainsi, Juliette Greco raconte qu'il partait à la chasse à 3H30 du matin, pendant les 6 mois du tournage.

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Concernant le tournage, il fut vraiment épique. Ainsi, on tourna avec une température moyenne de presque 50¨C. Cette température, rendait tout maquillage impossible. En effet en quelques minutes, il fondait. Puis, à cause du manque d'eau potable et de problèmes de conservation de la nourriture, beaucoup de membres de l'équipe furent malade, à part deux personnes : John Huston et Errol Flynn qui l'un et l'autre, ne buvaient quasiment jamais d'eau. Juliette Greco, raconte que Flynn était ivre du matin au soir. Il avait pris un accord publicitaire avec Smirnoff pour avoir une dizaine de caisses de Vodka, qui lui permettait d'assouvir sa consommation personnelle et celle de John Huston. Juliette Greco raconte aussi dans les intéressants bonus de l'édition Bluray, que les insectes mangeaient le bois et le béton de sa chambre. Elle ne conserva donc, pas un bon souvenir de ce tournage, mais un souvenir très fort en tous les cas.

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Ci-dessus : Errol Flynn

Plutôt détestés par les populations locales qui voyaient d'un mauvais oeil, ces blancs sur leur sol, le tournage fut donc incroyablement difficile. Mais malgré tout ça, et presque malgré lui, John Huston produit un chef-d'oeuvre. En effet, toutes les imperfections du film, tous les ratages, ne font qu'accentuer à l'écran un profond réalisme et l'amateurisme de cette équipe hétéroclite qui décide de partir en guerre contre la chasse à l'éléphant. Le scénario du film a qui plus est, 20 ou 30 ans d'avance sur la production cinématographique de l'époque. Ainsi, la lutte n'est plus contre les indiens, ou une bande cowboys, mais bien pour la protection des éléphants. Pourtant, les mêmes stratégies sont employées, et la caméra montre de grands mouvements, qui font parfois penser à "la charge fantastique" (1942). Le film touche donc le coeur du spectateur et la musique de Malcolm Arnold, Henri Patterson aide  aussi beaucoup a remué les consciences. L'idée de Zanuck de mettre le chasseur Huston aux commandes d'un film écologiste, se révèle proprement géniale, et fait beaucoup pour le film, qui porte en lui toutes les espérances, les misères, et l'amateurisme d'une humanité qui cherche encore sa route et à devenir simplement humaine. 55 ans après le tournage des "Racines du ciel" on tue toujours des éléphants en Afrique, la vision de ce film, reste donc d'une absolue nécessité.

 

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Ci-dessus : Treword Howard, Errol Flynn, Juliette Greco et ses compagnons

 

Extrait :

 

L'ouverture musicale de Malcom Arnold (non présente sur le Bluray) :

 

 Film disponible en version restaurée, en Bluray zone B VO et VF

Note : 9 / 10

18/10/2013

Double Chance / Lucky Partners - 1940

"Double chance" aurait pu être un bon film. En effet, le talent de comédienne de Ginger Rogers est incontestable, surtout dans les comédies, musicales ou non. De plus, son partenaire Ronald Colman, avait plutôt de la classe. On peut ajouter que Jack Carson était également parfait en lourdeau. Enfin, on avait quand même à la composition musicale, un certain Dimitri Tiomkin. Malheureusement, le scénario sonne faux du début à la fin. La mise en place, est trop longue et tourne en longueur pour mener le spectateur à pas grand chose. De gags assez peu amusants, en situations convenues, le spectateur parcourt ce film, sans beaucoup de passions. On finit par être heureux d'avoir atteint la fin, d'une oeuvre peu mémorable, qui dure 99 minutes, mais qui an paraît assurément le double. En résumé, un film assez peu mémorable de Ginger Rogers et de Ronald Colman. Il a manqué un scénariste de talent. On notera malgré tout dans les seconds rôle, Harry Davenport (le juge) qui avait le rôle du docteur Meade dans "Autant en emporte le vent" (1939) et Spring Byington qui jouait dans "la charge de la brigade légère" (1936). Pour le reste, si vous cherchez du grand cinéma, ne tentez pas votre chance avec "double chance".

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Note : 4,5 / 10

17/10/2013

Souvenez vous de ... Deborah Kerr !

Peu de personnalités ont marqué le cinéma mondial comme Deborah Kerr. En effet originaire d'Ecosse, on se rappelle d'elle tout d'abord pour son double rôle dans "Colonel Blimp" (1943), puis lors de son passage, elle devait marquer également le cinéma hollywoodien par sa présence, passionnelle et rationnelle, que ce soit dans "le narcisse noir" (1947), où elle retrouvait Michael Powell. ou dans "Quo Vadis" (1951), "le prisonnier de Zenda" (1952), ou dans "tant qu'il y aura des hommes" (1953), pour n'en citer que quelques uns. On ne saura jamais si Deborah Kerr était elle même, dans le privé, cette femme un peu froide et distante de nombreux de ses films ou la femme passionnée et brûlante qu'elle joue dans "tant qu'il y aura des hommes" (1953). Quoiqu'il en soit, elle reste une actrice inoubliable, capable de jouer tous les rôles. Et c'est bien pour cela qu'elle a marqué d'une empreinte indélébile, le cinéma mondial. Souvenez vous de ... Deborah Kerr !

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Filmographie non exhaustive

 

 

  • 1941 : La Commandante Barbara (Major Barbara) de Gabriel Pascal
  • 1941 : Love on the Dole (en) de John Baxter
  • 1942 : Penn of Pennsylvania (en) de Lance Comfort
  • 1942 : Le Chapelier et son Château (Hatter's Castle) de Lance Comfort
  • 1942 : The Day Will Dawn (en) de Harold French avec Ralph Richardson
  • 1943 : Colonel Blimp (The life and Death of Colonel Blimp) de Michael Powell et Emeric Pressburger
  • 1945 : Perfect Strangers (en) de Jack Conway de Alexander Korda avec Robert Donat
  • 1946 : L'Étrange Aventurière (I see a dark stranger)', une comédie sur le nationalisme irlandais.
  • 1947 : Le Narcisse noir (The Black Narcissus), drame religieux dans un monastère catholique aux Indes.
  • 1947 : Marchands d'illusions (The Hucksters) de Jack Conway avec Clark Gable et Ava Gardner
  • 1947 : Quand vient l'hiver (If Winter Comes) de Victor Saville avec Walter Pidgeon
  • 1949 : Edouard mon fils (Edward my son) de George Cukor avec Spencer Tracy
  • 1950 : J'ai trois amours (en) (Please Believe Me) de Norman Taurog avec Robert Walker, Mark Stevens, Peter Lawford
  • 1950 : Les Mines du roi Salomon (King Salomon's mine) de Compton Bennett avec Stewart Granger
  • 1951 : Quo vadis de Mervyn LeRoy avec Robert Taylor
  • 1952 : Le Prisonnier de Zenda (The Prisoner of Zenda) de Richard Thorpe avec Stewart Granger : un classique du film de cape et d'épée
  • 1952 : Tonnerre sur le temple (Thunder in the East) de Charles Vidor avec Alan Ladd
  • 1953 : La Reine vierge (Young Bess) de George Sidney avec Jean Simmons, Stewart Granger
  • 1953 : Jules César (Julius Caesar) de Joseph L. Mankiewicz avec Marlon Brando, James Mason et Greer Garson
  • 1953 : La Femme rêvée (Dream Wife) comédie romantique de Sidney Sheldon avec Cary Grant, Walter Pidgeon
  • 1953 : Tant qu’il y aura des hommes (From here to eternity) de Fred Zinnemann avec Burt Lancaster, Frank Sinatra et Montgomery Clift, le film qui relança la carrière de Frank Sinatra
  • 1955 : Vivre un grand amour (The End of the Affair) drame romantique d'Edward Dmytryk avec Van Johnson
  • 1956 : Un magnifique salaud (en) (The Proud and Profane) drame de guerre de George Seaton avec William Holden
  • 1956 : Le Roi et moi de Walter Lang avec Yul Brynner
  • 1956 : Thé et sympathie (Tea and Sympathy) de Vincente Minnelli avec John Kerr
  • 1957 : Dieu seul le sait (Heaven Knows, M. Allison) de John Huston avec Robert Mitchum
  • 1957 : Elle et Lui (An affair to remember) de Leo McCarey avec Cary Grant
  • 1958 : Bonjour tristesse d'Otto Preminger avec David Niven, Jean Seberg et Mylène Demongeot
  • 1958 : Tables séparées (Separate tables) de Delbert Mann avec David Niven, Rita Hayworth et Burt Lancaster
  • 1959 : Le Voyage (The Journey) d'Anatole Litvak avec Yul Brynner
  • 1959 : J'ai épousé un Français (en) (Count Your Blessings) comédie dramatique de Jean Negulesco avec Rossano Brazzi, Maurice Chevalier
  • 1959 : Un matin comme les autres (Beloved Infidel) drame romantique de Henry King avec Gregory Peck dans le rôle de Francis Scott Fitzgerald
  • 1960 : Horizons sans frontières (The Sundowners) de Fred Zinnemann
  • 1960 : Ailleurs l'herbe est plus verte (The Grass is greneer) de Stanley Donen avec Cary Grant, Robert Mitchum, et Jean Simmons
  • 1961 : La Lame nue (The Nacked edge) de Michael Anderson avec Gary Cooper
  • 1961 : Les Innocents (The Innocents) de Jack Clayton
  • 1963 : Three Roads to Rome avec Jeremy Brett (Grande-Bretagne) épisode de série TV
  • 1964 : Mystère sur la falaise (The Chalk Garden) de Ronald Neame
  • 1964 : La Nuit de l'iguane de John Huston avec Richard Burton et Ava Gardner
  • 1965 : Les Inséparables (en) (Marriage on the Rocks) de Jack Donohue
  • 1966 : L'Œil du malin ou Le Mystère des treize (Eye of the Devil), de J. Lee Thompson
  • 1967 : Casino Royale de Val Guest, Ken Hughes, John Huston, Joseph McGrath et Robert Parrish avec David Niven, Peter Sellers et Orson Welles
  • 1968 : Prudence et la pilule (en) (Prudence and the pill) de Fielder Cook avec David Niven
  • 1969 : Les Parachutistes arrivent (The Gypsy moths) de John Frankenheimer avec Burt Lancaster
  • 1969 : L'Arrangement (The Arrangement) d'Elia Kazan avec Kirk Douglas et Faye Dunaway
  • 1982 : A Song at Twilight (en) avec Paul Scofield épisode de série écrit par Noël Coward TV
  • 1982 : Témoin à charge épisode de série d'après Agatha Christie avec Ralph Richardson, Beau Bridges, Donald Pleasence, Wendy Hiller, Diana Rigg TV
  • 1984 : L'Espace d'une vie:Emma Harte (en) mini-séries de Don Sharp d'après Barbara Taylor Bradford (en) avec Jenny Seagrove, Barry Bostwick, Diane Baker, Stephen Collins, James Brolin, Claire Bloom TV
  • 1985 : The Assam Garden (en) drame de Mary McMurray avec Alec McCowen
  • 1985 : Rendez-vous à Fairboroug téléfilm de Herbert Wise avec Robert Mitchum, Red Buttons, Barry Morse TV