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31/10/2013

Ballade à Los Angeles ! Partie II : Les années 40

Et maintenant les années 40 ! Allons refaire un tour à Los Angeles ! On a la machine à remontée le temps pour ça.

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Jeunes californiennes en 1944

 

 

 

30/10/2013

Un Tramway nommé désir / A streetcar named desire - 1951

"Un tramwayn nommé désir", a été réalisé par Elia kazan en 1951. Elia Kazan est né dans une famille grec d'origine armenienne, fils d'un marchand de tapis. En 1911, la famille émigre aux États-Unis. Dans les années 30, il s'intéresse au théâtre commençant sa carrière par le métier d'acteur, puis comme metteur en scène. A la fin des années trente il réalise un premier court métrage, puis un documentaire "It's Up to You" (1940). Après toute une série de films, il réalise donc en 1951 "un tramway nommé désir" qu'il avait déjà mis en scène en 1947. Le thème principal du film, qui est évidemment tiré de la pièce éponyme de Tennessee Williams, est l'opposition entre le couple (Marlon Brando / Kim Hunter) à la sexualité épanouie et la jeune femme cultivée, à la sensibilité à fleur de peau (Vivien Leigh) mais seule et à la sexualité quasiment déviante.

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Le film est choquant par son thème autant que par l'ambiance moite qui s'en dégage. Ainsi, l'animalité du jeune couple et plus particulièrement du personnage joué par Brando est constante Mais ce qui marque le plus, c'est l'inadaptation de la société à un certain type de personnes. Ainsi, le caractère totalement inadapté du personnage de Vivien Leigh est particulièrement touchant. Sa supériorité intellectuelle évidente ne la sauve pas du triste destin qui lui est proposé. En effet, elle doit disparaître pour laisser la place au jeune ménage. Tennessee Williams a souligné dans son oeuvre la barbarie des sociétés humaines, qui finalement célèbre l'animalité et écrase comme un rouleau compresseur, toute sensibilité des personnes qui ne sont pas dans les normes. La réalisation parfaite de Kazan fait également date et personne mieux que lui n'aurait su adapter aussi bien, cette oeuvre magnifique. Les critiques ne devaient pas s'y tromper et le film recevra 12 nominations dont 4 Oscars. Elia Kazan devait tourner encore 3 fois avec Marlon Brando, tout d'abord dans "Viva Zapata" (1952), puis dans "Sur les quais" (1954).

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Ci-dessus : Kim Hunter et Marlon Brando

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Ci-dessus : Vivien Leigh et Marlon Brando

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Ci-dessus : Vivien Leigh et Kim hunter

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La bande-annonce :

Récompenses :

  • Oscar de la meilleure actrice : Vivien Leigh
  • Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle : Kim Hunter
  • Oscar du meilleur acteur dans un second rôle : Karl Malden
  • Oscar de la meilleure direction artistique

Note : 10 / 10

29/10/2013

Le fils d'Ali Baba / Son of Ali Baba- 1952

J'avais quitté Tony Curtis avec "le chevalier du roi" (1954), très piteux film chevaleresque. Je l'ai retrouvé avec "le fils d'Ali Baba" tourné deux ans plus tôt. Et là, je vous rassure tout de suite, l'oeuvre est bien meilleure. Alors même si c'est vrai que le réalisateur Kurt Neumann et les scénaristes n'atteignent jamais les sommets du genre, on en a quand même pour son argent, avec une bonne dose d'exostisme, de glamour, et d'aventures au pays des Milles et une nuit. Tony Curtis partage l'affiche, ici avec la belle Piper Laurie, mais aussi avec tout un harem de jolies filles dont Susan Cabot et Alice Kelley. Piper Laurie vous vous souvenez l'avoir vue dans le "gentilhomme de la Louisiane" et Alice Kelly c'est bien entendu la petite princesse Patma de "Against all flags" (1952) avec Errol Flynn.

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Le scénario très classique a néanmoins son lot de rebondissments et si souvent l'ambiance sonne trop américaine, on ne peut que s'extasier devant les décors et les costumes tout de même assez somptueux. "Le fils d'Ali Baba" est donc plutôt une bonne surprise, qui nous permet de découvrir un Moyen-Orient du mystère et de l'aventure, où les femmes sont des gourmandises, où le vin coule à flot et où l'aventure vous attend au coin de la rue. Cela change et ça fait du bien. Si vous aimez l'aventure et les jolies filles, ce film est fait pour vous.

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Ci-dessus : Alice Kelley (à gauche), Tony Cuytis et (Barbara Knudson ?)

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Ci-dessus : une scène de danse avec milada mladova

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Ci-dessus : Alice Kelley (à gauche) et (Barbara Knudson ?)

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Ci-dessus : Tony Curtis et Piper Laurie

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Silence ! Action ! (Piper Laurie vient au secours de Tony Curtis)

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Ah ! Que c'était beau le Technicolor !

Disponible en DVD zone 2 chez Universal (en VF et VO sous-titrée)

A noter une image malheureusement peu définie. Le film mériterait une meilleure définition.

 

La bande-annonce :

 

Note : 6 / 10

28/10/2013

Souvenez vous de ... Priscilla Lane !

Priscilla Lane (1915-1995) semble oubliée aujourd'hui, mais à la fin des années 30 et au début des années 40, elle a fait beaucoup de films pour la Warner, où elle était sous contrat. Elle et ses trois sœurs aînées étaient connues comme chanteuses sous le nom des "Soeurs Lane", qui leur permis de faire leur entrée dans le cinéma. Sur les quatre, Priscilla allait avoir la carrière cinématographique la plus réussie, même si elle devait faire moins de films que deux de ses sœurs . Avec sa voix chaude , un talent musical, les regards aux yeux bleus , Priscilla ressemblait à Ginger Rogers, ce qui à la fois aidé et entravé sa carrière. Lola (1906-1981) et Rosemary (1914-1974) eurent des rôles moyennement réussies dans les films , et la sœur aînée , Leota (1903-1963), est apparu avec ses frères et sœurs dans trois films - "Four Daughters " (1938) , " Daughters Courageous " (1939). Priscilla et Rosemary ont fait leurs débuts dans " Varsity Show" (1937) face Dick Powell. "The Roaring Twenties"  (1939) dans laquelle la jeune soeur de Lane apparu aux côtés de James Cagney , Humphrey Bogart et Gladys George semblaient assurer son succès. Mais Priscilla avait une forte volonté et souvent elle rejeta des scripts qu'elle jugeait inadaptée pour elle, provoquant des tensions entre elle et le patron du studio, Jack Warner. Pendant les années 1940, elle est apparue dans plusieurs films à succès , dont " Blues In The Night" (1941) , " Arsenic et vieilles dentelles " (sorti en 1944) et surtout "Saboteur " (1942) pour la Universal. Elle a quitté Warner en 1941, après avoir gagné une augmentation de salaire , mais pas toujours de meilleurs scripts. Elle a trouvé loin de la Warner, eller réussit à obtenir de meilleurs rôles , en travaillant avec des réalisateurs comme Alfred Hitchcock et Frank Capra. En 1943, elle a pris sa retraite et s'est concentré sur son mariage avec un colonel de l'Air Force, Joesph Howard, et en 1945 a donné naissance à la première de quatre enfants. Ses deux derniers films étaient "Fun On A Weekend" (1947), et un film noir sous-estimé "The Bodyguard" (1948). Elle a ensuite quitté Hollywood, pour se consacrer à son rôle d'épouse et de mère . En 1951, elle et sa famille ont déménagé au Massachusetts, où elle s'est concentrée sur son travail dans des oeuvres de charité. Lorsque son mari est décédé en 1977 , Priscilla avait du mal à s'en remettre, déclarant: «Je suis encore en train de me ressaisir après la mort de Joe . " Elle a continué son travail de charité et son dévouement à l'Église catholique (à laquelle elle s'est convertie l'année précédente) . En 1994 , Priscilla a été diagnostiqué avec un cancer du poumon et elle a déménagé dans une maison de repos près du lieu où son fils aîné et sa famille vivaient. Elle est morte dans les premières heures du matin du 4 Avril 1995, de cancer du poumon et d'insuffisance cardiaque chronique et a été enterré aux côtés de son mari.

Priscilla avait une présence unique sur chacun de ses films. Elle était capable de chanter et de danser,on peut aujourd'hui regretter qu'on ne lui a pas toujours donné des scénatios à la hayteur de son talent. Mais elle a abandonné sa carrière avec aucun regret et a eu une vie ensuite, très heureuse et satisfaite loin du glamour d' Hollywood. Souvenez vous de ... Priscilla Lane ! On en fait plus des femmes glamour comme elle.

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Hommage vidéo :

 

27/10/2013

Infidèle / Unfaithful - 2002

"Infidèle" est un remake du film de Claude Chabrol, "La Femme infidèle", un film réalisé par Claude Chabrol en 1969. Ici Richard Gere reprend le rôle du mari, Diane Lane celle de la femme, et Olivier Martinez, celui de l'amant. Le film est parfaitement construit, avec un scénario très bien construit. Le film navigue entre le film érotique, le drame et le thriller, mais sans jamais se perdre. Si les scènes de nues sont très explicites, elles n'en restent pas moins un partie intégrante de l'histoire et permettent de comprendre surtout la psychologie des personnages. Le film est d'ailleurs beaucoup plus sensible qu'il n'y paraît et sait mettre en avant la force des sentiments humains et pas seulement la sexualité. Richard Gere n'a pas le rôle le plus intéressant, mais prend plus de place dans la deuxième partie du film. En plus d'une réalisation très intéressante, "Infidèle" bénéficie d'une très belle musique de Jan A P Kaczmarek. On notera également que "Infidèle" est le deuxième remake de Adrian Lyne qui avait déjà fait en 1997, un remake de Lolita et que Richard Gere et Diane Lane se retrouveront 6 ans plus tard, dans "Nights in Rodanthe" (2008).

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Je finirai par laisser la parole au réalisateur Adrian Lyne qui voyait son film comme : "un thriller érotique sur les signes physiques de la culpabilité." On ne saurait mieux dire pour vous conseiller de redécouvrir en Bluray un film de qualité destiné à un public adulte, nominé aux Oscars et aux Golden Globes.

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Ci-dessus : Olivier Martinez et Diane Lyne

 

La musique de Jan A.P. Kaczmarek :

 

 

La bande-annonce :

 
Film disponible en DVD et Bluray

Note : 8 / 10

26/10/2013

La belle et la bête - 1946

Si on ne peut pas retirer quelque chose à Jean Cocteau, c'est bien son courage. Je ne peux pas dire que je suis un fan de son oeuvre littéraire ou cinématographique. Mais même pour les personnes un peu hermétique au grand homme, on reste abasourdi par le courage du réalisateur de "la belle et la bête". En effet cette libre adaptation du conte éponyme, du recueil, "le magasin des enfants" de Madame Leprince de Beaumont datant de 1757, n'avait rien d'une sinécure. Tout d'abord le sujet, était très difficile à mettre en images. Et Cocteau devait multiplier les trucages et les maquillages avec les moyens de l'époque. Enfin on a tous le souvenir d'adaptations cinématographiques désastreuses d'un conte. Ici, ce n'est pas le cas. Tout au contraire, Cocteau magnifie son sujet, mais surtout lui donne un réalisme et une consistance tout en le baignant dans le merveilleux. C'est d'ailleurs ce rapport entre vie réelle et merveilleux qui restent 67 ans après, peut être le plus troublant. Enfin, on sait que Cocteau a été gravement malade sur le tournage et fut dans l'obligation de l'interrompre pendant trois semaines pour se faire hospitaliser. On sent bien à l'image, la souffrance du réalisateur, qui faisait  de son côté, souffrir son acteur Jean Marais avec trois heures de maquillage journalier. Cocteau trouve le moyen de laisser l'image se rapprocher d'une esthétique proche de celle de Gustave Doré, ou d'habiller Josette Day pour la faire ressembler à "la jeune fille à la perle" de Johannes Vermeer. On pourrait peut être reprocher à Cocteau de laisser sa fin en suspens, mais peut on reprocher à un poète de vouloir à toute force faire travailler l'imagination du spectateur ? Non. En ce qui concerne, la version proposée en Bluray et sortie récemment, elle nous propose de redécouvrir cette oeuvre, parcourue par la très belle et énigmatique musique de George Auric, dans des conditions optimales. Alors un seul conseil, ne vous en privez pas !

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Ci--dessus : Josette Day et Jean Marais

Pour aller plus loin :

http://www.alalettre.com/actualite-la-belle-et-la-bete.php

Jean Marais raconte le tournage :

 

La Bande-annonce :

 

Extrait de la musique de la Belle et la Bête par Georges Auric :

 Disponible en DVD et Bluray !

Note : 8,5 / 10