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29/09/2013

L'emmerdeur - 1973

Aujourd'hui je vous propose de faire un petit tour par une production franco-italienne. Hier soir, j'ai vu "l'emmerdeur" avec Jacques Brel et Lino Ventura. L'histoire de ce tueur à gage littéralement emmerdé par un suicidaire, joué par Jacques Brel est excellente. Le film est inspiré d'une pièce de Francis Veber (le contrat -1971). Francis Veber est donc au scénario et adapte sa propre pièce. La réalisation est d'Edouard Molinaro. Si on ne peut pas qualifier la réalisation de magistrale, elle est néanmoins correcte. Quand à Veber il nous fait profiter d'un procédé scénaristique qu'il usera tout au long de sa carrière, en mettant en scène deux personnages très mal assortis avec par exemple, Pierre Richard-Gérard Depardieu (La Chèvre, Les Fugitifs, Les Compères), Jean Reno-Patrick Bruel (Le Jaguar), Jacques Villeret-Thierry Lhermitte (Le Dîner de cons) ou Gad Elmaleh-Daniel Auteuil (La Doublure).

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Si au début, on ne sait pas bien où veut nous mener le film, les situations impossibles deviennent de plus en plus incroyablement drôles. On passe donc un bon moment devant, la première réussite de Veber dans la comédie. D'autres suivront, avec souvent un grand succès. "L'emmerdeur" est c'est peut être le plus important, reste aussi comme le dernier film de Jacques Brel, qui disparaîtra en 9 octobre 1978 d'un cancer.

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Film disponible en DVD et Bluray

 

Note : 7,5 / 10

28/09/2013

L'Homme des vallées perdues / Shane - 1953

Il y a quelques films touchés par la Grâce. "l'homme des vallées perdues" est clairement de ceux-ci. Pourtant, le scénario est très simple, vu et revu. En effet, l'histoire d'un gros éleveur de bétail, qui se refuse à partager les terres avec des fermiers sédentaires a été comptée de nombreuses fois, dans de très nombreux westerns. Mais là, le film aborde un thème nouveau, celui du héros solitaire, justicier dont personne ne sait d'où il vient, ni qui il peut bien être. Ainsi, sa probable identité n'est que donnée à la fin. En attendant, le film va nous proposer une relecture psychologique du western, mais aussi une lutte pour sa terre, contre ceux qui veulent se l'approprier, magnifié dans un environnement naturel somptueusement filmé et mis en valeur. On peut aussi voir, à travers le scénario adapté du roman de Jack Schaefer, une certaine définition du courage, et de la valeur de l'action individuelle, d'un homme pour une communauté.

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Mais ce qui fait de "l'homme des vallées perdues", un film légendaire ce n'est pas tant les rapports ambigües entre le héros et la femme de son ami et patron, ou dans le rôle de second père qu'il joue auprès du fils de la maison. Ce qui fait de "Shane", une véritable légende du western, c'est la noblesse qu'il découle du personnage d'Alan Ladd, mais aussi de la véritable noblesse que la réalisation arriver à dégager de ces pauvres fermiers, dont le travail, le courage et la volonté arrivent à forcer, contre toute attente, l'admiration du spectateur. Cette noblesse est magnifiée par la musique de Victor Young, qui signe ici une de ses plus belles partitions, et qui font assurément de "Shane" un western unique.

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Ci-dessus : Van Heflin, Alan Ladd et le jeune Brandon de Wilde

De plus, le réalisateur George Stevens, nous fait bénéficier d'une vision très réaliste de la violence. Ainsi, pour 1953, le film est très violent. Et les différentes bagarres, et duels au pistolet ne sont pas des combats à la papa, comme on pouvait en voir dans d'autres westerns des années 50. Ici le sang coule, la violence est brutale, les coups font mal. George Stevens avait eu une expérience de la guerre. On se rappelle évidemment de sa réalisation de films documentaires pendant la deuxième guerre mondiale. Ainsi, il était revenu avec une expérience de la guerre, qui lui faisait refuser une non description réaliste de la violence. Ainsi, les combats au pistolet sont rendus réalistes par un système censé projeter en arrière, l'acteur touché, pour recréer l'impact d'une balle sur un corps,.

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Ci-dessus : Alan Ladd

"Shane" se retrouve donc au carrefour du western, irrigué par un esprit et une inspiration très fordienne, de la noblesse des petites gens que l'on retrouve dans tant de films de Ford. Mais le film est parcouru aussi par une réalisation très moderne, qui préfigure la violence de la fin des années 60 et un certain Clint Eastwood, qui reprendra le thème du justicier solitaire dans "Pale Rider" On a donc avec "l'homme des vallées perdues", un film digne des meilleurs John Ford. Le film portait par une incroyable grâce et une noblesse à tout épreuve, est à n'en pas douter mythique. Si il y a un western à posséder, c'est peut être bien celui-là. Quand le cinéma atteint à un tel niveau de perfection, on ne peut que rester béat d'admiration devant le résultat. Et quand un film arrive à nous arracher des larmes, comme les adieux du petit garçon à son héros, c'est qu'il a réussi à toucher au but. "Shane" ? c'est peut être le plus beau western du monde.

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Ci-dessus : Jack Palance

 

Extrait de la musique de Victor Young :

 

Bande-annonce :

http://www.youtube.com/watch?v=UbuFb3jKgRM

 

Disponible en DVD et Bluray VF et VO sous-titrée

Note : 10 / 10

27/09/2013

L'enfer de la corruption / Force of Evil - 1948

"l'enfer de la corruption" est un film d'Abraham Polonsky qui est passé la semaine derrière au cinéma de minuit. Il est adapté d'une nouvelle d'Ira Wolfert. Abraham Polonsky avait fait une première carrière de scénariste avant de se mettre à la réalisation. L'année précédente il avait d'ailleurs participé à l'écriture du scénario de "Body and soul", film de boxe, qui avait eu un grand succès et qui lui avait donné une grande notoriété à Hollywood, lui permettant d'obtenir des fonds pour réaliser son premier film, "l'enfer de la corruption".

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Abraham Polonsky va donc passer à la réalisation pour ce film, mais gardera aussi un oeil, sur l'écriture des dialogues et du scénario. Cela ressent et on trouve donc dans ce film de très beaux dialogues, que ce soit au début l'affrontement entre les deux frères Morse, joués par John Garfield, et Thomas Gomez, mais aussi dans le monologue de fin de ce dernier. La réalisation n'est pas en reste et Polonsky rend l'image parfois très attirante avec très souvent, une recherche esthétique parfaite. On peut s'en rendre compte sur les images ci-dessous. Malgré tout cela, et le travail réussi d'un génie de l'écriture et de la réalisation, "l'enfer de la corruption" peine à attirer. En effet, son sujet, dans les bas fonds du jeu clandestin n'est pas très glamour. Mais surtout, le film est parcouru d'une tension et d'une espèce de claustrophobie constante, symbolisée par le personnage du malade mental qui refuse de se laisser enfermer dans un fourgon de police. Enfin Polonsky utilise tous les clichés du film noir, sans jamais vouloir s'en séparer. Le film en devient alors presque caricatural. Enfin, la complexité du scénario peut dérouter.

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Ci-dessus : John Garfield dans "l'enfer de la corruption"

Néanmoins, Polonsky réussit là un pur exercice de style, où le genre film noir tourne en roue libre, dans une parfaite esthétique, comme rarement vu ailleurs. Il mérite donc amplement d'être redécouvert à sa juste valeur. Pour finir, on se souviendra que comme John Garfield, Polonsky devait être inquiéter pour ses sympathies supposées avec les communistes et donc faire partie de la fameuse liste noire, du cinéma américain.

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Disponible en DVD zone 2

Extrait de la musique :

 

Note : 7 / 10

26/09/2013

Merveilleux cinéma d'hier !

Aujourd'hui pas de vedettes féminines mais un voyage extraordinaire dans le cinéma des années 50. Retrouvez un superbe montage d'extraits de films qui ont fait rêver des générations et des générations de spectateurs jusqu'à aujourd'hui.

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24/09/2013

Sabotage à Berlin / Desperate Journey - 1942

"Sabotage à Berlin" est le deuxième film d'Errol Flynn avec son nouveau réalisateur, Raoul Walsh. En effet, Flynn avait demandé à la Warner de ne plus le faire tourner avec Michael Curtiz, car il ne supportait pas ce dernier, et sa manière autoritaire de diriger les acteurs. La Warner accepta les conditions de Flynn et le fit alors tourner, avec Raoul Walsh, une série de 7 films. "Sabotage à Berlin" fait parti des films de guerre que Flynn tourna, pendant le deuxième conflit mondial, dans un but de propagande. Le film est très clairement en faveur des Américains, mais contrairement aux autres productions de ce genre de Flynn, il adopte un ton léger, dans un monde dramatique. Ainsi, en avance sur ce temps, Raoul Walsh laisse un peu transparaître, ce que Tarantino exploitera à fond, dans "Inglourious Basterds" (2009). On a donc droit à des scènes d'humour en plein quartier général allemand, ou à des scènes un peu bravaches.

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Les correspondances entre les producteurs de la Warner, laissent à penser que le studio voulait donner un caractère aventureux aux exploits des pilotes américains. Ainsi, même dans ce petit film, ils pensent aux exploits des "3 mousquetaires" de Dumas. Walsh arrive tout de même à exploiter les thèmes qui lui sont chers. Flynn est il un bon leader ou un stupide aventurier qui risque la vie de ses hommes ? Ainsi, le doute est savamment entretenu par Walsh dans l'esprit du spectateur. Et le spectateur, est comme questionné par les différents dilemmes que va rencontrer la petite troupe perdue en territoire ennemie. Ce dilemme est évidemment la grande force de tous les films de Walsh. Il n'en sera pas autrement ici. En plus, de Flynn, le casting bénéficie également de Ronald Reagan, Nancy Coleman, Raymond Massey, Alan Hale, Arthur Kennedy. Mais Nancy Coleman n'a qu'un tout petit rôle. "Sabotage à Berlin" est un film de guerre purement masculin ou le personnage féminin, à la fonction essentielle dans l'histoire, n'est que finalement très peu présent. On se rappelle d'elle pour son rôle remarquable dans "Edge of Darkness" (1943), qu'elle tournera l'année suivante, avec le même Errol Flynn, où elle interprète la maîtresse d'un commandant nazi. Mais elle jouait aussi dans la saga "Crimes sans châtiment", tournée également en 1942.

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Ci-dessus : au premier plan, Errol Flynn et Nancy Coleman, et au second plan, Arthur Kennedy et Ronald Reagan

Pour finir, disons que "Sabotage à Berlin" est un peu l'ancêtre de tous les films de commando qui suivront. Son ton décalé, et l'humour souvent présent en font une curiosité pour l'époque. Il devait montrer au monde que les Américains n'avaient pas peur des Nazis et iraient les vaincre avec le sourire. Mission accomplie !

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Film disponible en DVD Zone 1 avec VF et VO sous-titré, dans la collection des films de guerre d'Errol Flynn

 

Note : 6,5 / 10

23/09/2013

Souvenez vous de ... Nancy Coleman !

Je vous avoue que je me demandais qui mettre  à l'affiche comme actrice pour ce lundi, et c'est en parcourant la filmographie d'Errol Flynn que j'ai pensé à Nancy Coleman, qui apparaît dans 2 films de Flynn : "Desperate journey" et "l'ange des ténèbres". Elle a aussi un petit rôle dans "crime sans châtiment" (1942). On la remarque aussi dans "la vie passionnée de soeurs Bronte" (1946). Hollywood Classic lui rend donc hommage pour sa petite carrière cinématographique, mais pendant laquelle elle n'est pas passée inaperçue.

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22/09/2013

La femme aux maléfices / Born to be bad - 1950

"La femme aux maléfices" est aussi connu en France, sous le titre de "la séductrice". Le film a été réalisé par Nicholas Ray, et a été produit par Howard Hughes (le célèbre milliardaire), qui venait de racheter la RKO en 1948. Hughes voulait absolument faire tourner cette adaptation littéraire du roman d'Ann Parish au titre évocateur : All Kneeling ("Tous à genoux"). C'est Hughes qui va imposer Joan Fontaine, à la place de Barbara Bel Geddes. Lorsqu'on voit le résultat à l'écran, on peut dire que le choix a été judicieux, même si on ne peut pas préjuger du résultat d'une version avec Barbara Bel Geddes. Mais Hughes sera peu satisfait du travail de Nicholas Ray sur le film et décidera de s'investir lui même, modifiant le montage et insérant des dialogues. Ainsi, le personnage du milliardaire, pilote d'avion, lui fait directement référence et finalement Zachary Scott, joue Howard Hughes. C'est d'ailleurs assez troublant.

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Cette main-mise de Hughes sur le film, laissera un goût amer à Nicholas Ray, qui dira plus tard, en interview, qu'il n'a aucun plaisir à évoquer ce film. Mais est ce la seule raison ? Peut être doit on chercher également du côté de la vie privée de Ray, qui avait épousé Gloria Grahame la même année, pour un mariage malheureux. Ce film lui rappelait peut être une période difficile de sa vie ? Quoiqu'il en soit "la femme aux maléfices" bénéficie de nombreuses qualités, avec un casting alléchant composé donc de Joan Fontaine, Robert Ryan, Zachary Scott, Joan Leslie, et Mel Ferrer. Mais surtout, le film est illuminé par le jeu de Joan Fontaine qui sait jouer la femme vénale, calculatrice et même perverse avec passion. Ray nous décrit donc un univers où l'égoïsme et le chacun pour soi est roi. Et le personnage de Christabel incarné par Joan Fontaine, manipule chaque interprète, jusqu'au dénouement final. Le film est très troublant et aurait très bien pu être un film pré-code. En effet, il évoque autant les relations hors mariages, que l'adultère, mais aussi la sexualité féminine. Et on a toujours l'impression que Joan Fontaine, a une petite jouissance à chaque tour qu'elle joue à son entourage. C'est assez étrange comme impression.

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Ci-dessus : Joan Fontaine

Sur la photo ci-dessus, vous pouvez voir le travail sur les ombres, du directeur de la photographie, qui est encore ici Nicholas Musuraca, un des meilleus directeur de la photographie de la RKO. Musuruca, comme à son habitude, donne une vie aux ombres, pour par exemple ici, nous faire comprendre que Christabel, a deux personnalités, ou deux visages, l'un angélique, l'autre diabolique. Musraca, cache aussi parfois les visages, comme pour montrer que les protagonistes, avancent masqués. Mais, il faut dire aussi un mot sur la très belle musique de Friedrich Hollaender, qui accompagne parfaitement l'image.

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Ci-dessus : Joan Fontaine

Alors que peut on reprocher à "la femme aux maléfices" ? Pas grand chose finalement. Le film s'approche des meilleurs comédies dramatiques, réalisées par d'autres studios. Malheureusment le "Happy End" affaiblit considérablement le film et évite une chute plus atroce du personnage féminin. Donc on a un peu l'impression de s'arrêter en chemin. Mai peut être était ce la volonté des scénaristes et de Hughes, de ne pas condamner totalement certaines femmes, d'ailleurs, on montre bien à la fin que "son prix" augmente, à travers une vente de tableau. "La femme aux maléfices" reste donc une oeuvre intéressante qui manque de peu le statut de chef-d'oeuvre, mais qui de part ses qualités, vous donnera toujours l'impression de voir du cinéma et non pas de la mauvaise télévision, comme il a été dit, très justement par une critique.

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Ci-dessus : Robert Ryan et Joan Fontaine

Film disponible en DVD zone 2, aux éditions Montparnasse, VO sous-titré.

 

La bande-annonce :

 

Note : 7,5 / 10

21/09/2013

Le fils du désert / 3 godfathers - 1948

Je pense qu'il est inutile de présenter John Ford au lecteur de ce blog. C'est bien entendu l'homme aux multiples chef-d'oeuvre. Et "le fils du désert" est à n'en pas douter l'un de ses plus grands films. John Ford a été quasiment à l'origine du genre western, en participant à l'aventure du western dès la période du muet. Mais il a été aussi un des premiers réalisateurs, à redonner au genre, ses lettres de noblesse, avec "la chevauchée fantastique" (1939). En effet, le western était cantonné bien souvent à la fin des années 30, dans des séries B sans saveur. Depuis 1946, John Ford est revenu au western en tournant tout d'abord "le poursuite infernale", puis "le massacre de fort apache" (1948). "Le fils du désert" est donc dans cette lignée, et le fruit de la collaboration entre John Wayne et John Ford qui atteindra son paroxysme avec "la prisonnière du désert" (1956). Le film mentionne dans son titre la présence de Harry Carey Jr, fils de Harry Carey. Harry Carey était présent dans la première version, car "le fils du désert" est un remake de "Marked men" tourné par John Ford en 1919, Donc "le fils du désert" rend hommage à Harry Carey père. Mais "le fils du désert" n'est pas le premier film de Harry Carey Jr. En effet, on se rappelle de lui, car il avait déjà un petit rôle, dans "la rivière rouge" de Hawks. Mais la grande star du film après John Wayne et l'autre "godfather" Pedro Armendáriz, c'est bien évidemment une nature immense et hostile.

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L'histoire est assez classique et reprend celle de "marked men" (1919). Malgré tout, Ford arrive à fasciner le spectateur, par une simple histoire de voleurs de banque, qui deviennent les parrains d'un nourrisson perdu dans le désert. Les scènes d'actions sont parfaitement filmées par Ford et rappellent certaines de ses meilleurs, comme dans "la chevauchée fantastique" (1939) ou dans "la poursuite infernale" (1946). Enfin, les plans d'exceptions sont multiples et comme à son habitude Ford fait de la caméra sa palette, et il devient le peintre d'images en mouvement, nous donnant parfois l'impression de traverser une galerie d'art. Ford aborde également différents thèmes, comme le passage de témoin entre l'adulte et l'enfant, comme cette vie qui doit continuer, comme la responsabilité que nous avons envers les plus faibles d'entre nous. Mais surtout il fait du "fils du désert" une immense parabole biblique. Comment ne pas penser à Jésus traversant le désert, et aux épreuves physiques et morales que la traversée fait endurer à chaque protagoniste. Ces épreuves, sont autant d'étapes vers le pardon et la transfiguration des personnages, qui se libèrent un à un de leur peau de gangsters, pour devenir des hommes meilleurs en paix avec eux mêmes, Dieu et les Hommes.

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Ci-dessus : On peut voir un plan typiquement fordien, même si plus souvent les personnages sont de dos, donnant alors l'image, un effet saisissant qui rappelle les tableaux de caspar friedrich.

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Ci-dessus : John Wayne, Harry Carey Jr, et Pedro Armendáriz

John Ford nous fait donc encore une fois, un cinéma du bon sentiment, qui passe très bien, et qui semble touché ici par la grâce, dans un espèce de miracle cinématographique renouvelé à chaque plan. Quand plus tard, on demandera à Orson Welles, quel est le réalisateur qui l'a le plus inspiré, ce dernier répondra : "les grands maîtres, John Ford, John Ford, John Ford." On ne pourrait dire mieux.

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Ci-dessus : John Wayne

Film disponible en DVD zone 2 (trouvé neuf dans une brocante à 2,5 €)

 

 La bande-annonce :

 

Note : 9,5 / 10

20/09/2013

Guerre et Paix / War and Peace - 1956

Dans le cadre de sa sortie bluray, je vais évoquer le "Guerre et Paix" (1956) de King Vidor. Je ne peux que commencer cette note par donner la parole au réalisateur : "Au début de l’année 1955, j’étais assis sous le soleil californien, travaillant sur un scénario original, un sujet américain lorsque je reçus un coup de fil de Dino De Laurentiis, le producteur italien me demandant si je voulais bien mettre en scène le grand roman de Léon Tolstoï Guerre et paix. Ce fut la décision la plus rapide de ma vie ! Je n’avais aucun doute à son propos ; depuis que je l’avais lu, tout autre ouvrage de fiction souffrait de la comparaison. Profondeur des personnages, héroïsme, philosophie, Tolstoï donnait au lecteur tout ce qu’il cherche mais qu’il trouve si rarement." Vidor est donc enthousiaste pour travailler sur ce projet et ça sent dans le résultat final. Il aurait préféré avoir Peter Ustinov à la place d'Henry Fonda, pour jouer le personnage de Pierre, mais qu'importe ce n'est pas tant Henry Fonda qui va poser problème qu'un budget manifestement trop court pour porter l'oeuvre de Tolstoî à l'écran. Ainsi Vidor raconte : "Le tournage ne fut pas facile. Les premières difficultés vinrent du scénario sur lequel une dizaine d’écrivains travaillèrent. Plus tard elles furent d’ordre financier. Ils n’y avait plus d’argent et certaines scènes essentielles étaient encore à tourner… En fait je me retrouvais dans la même position qu’à mes débuts, mais cette fois-ci, je n’étais plus mon propre maître, j’étais tributaire une fois de plus des grands producteurs."

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La conséquence de défaut budgétaire est que le film est assez peu complet et ne fait que survoler certains personnages. On a donc du mal à s'y retrouver. Et malgré que le film dure plus de 3H30, on se rend bien compte qu'il aurait fallu 30 ou 40 minutes de plus pour retrouver l'oeuvre originale. On doit donc se compter de scènes de bravoures, comme la magnifique scène du bal entre une Audrey Hepburn plus belle que jamais et son jeune mari dans la vie, Mel Ferrer. D'autres scènes sont épiques comme la bataille de Borodino ou le passage de la Berezina. Mais on sent bien que Vidor a parfois du composer avec le budget et que parfois il essaye de s'en sortir le moins mal possible. Mais peut être devrions nous regarder du côté des scènes intimistes de cette oeuvre. Ainsi, la mort du prince André est particulièrement bouleversante. Mais dans toute la distribution, c'est bien évidemment Audrey Hepburn qui brûle littéralement l'écran et transfigure d'une incroyable fulgurance. Personne ne s'y trompera. Et lorsque le grand cinéaste russe Serge Bondartchouk revisitera l'oeuvre de Tolstoï, il fera de son héroïne, une seconde Audrey Hepburn.

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Ci-dessus : Henry Fonda et Audrey Hepburn

Cette fresque monumentale, peut donc s'appuyer sur un casting remarquable et sur une actrice au top de sa beauté et de son talent. On oublie alors quand même les raccourcis, les incohérences du scénario, pour se laisser porter par Audrey Hepburn et par finalement, une magnifique épopée. On retrouve en Bluray la version complète, et non celle amputée sortie en salle à l'époque. On dit que c'est la jalousie de Cecil B DeMille qui aurait oeuvré pour que "guerre et paix" ne fasse pas de l'ombre à ses "10 commandements" qui sortait en même temps. Il faudra attendre 1967, et la version de Serge Bondartchouk pour que le cinéma soviétique écrase cette version de "guerre et paix" et batte littéralement les Américains sur le terrain cinématographique, un peu comme les Russes ont battu Napoléon d'ailleurs, quand ce dernier est venu les envahir. Quoiqu'il en soit ne gâchons pas notre plaisir : On ne fait plus des films comme "guerre et paix", alors pourquoi s'en priver ?

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Ci-dessus : Audrey Hepburn

Film disponible en Bluray zone B ou DVD zone 2 (qualité d'image excellente assez souvent. Version vf à oublier)

La Bande-annonce :


Note : 8,5 / 10

19/09/2013

Souvenez vous de ... Judy Garland !

Aujourd'hui quelques mots pour rendre hommage à une grande chanteuse, danseuse et actrice : Judy Garland ! Je crois que nous avons tous cette chanson de Judy quelque part au fond de notre coeur. Je me permets de lui rendre  un respectueux hommage et voir avec satisfaction que plus de 5,8 millions de gens ont vu cette chanson sur Youtube. Comme quoi le grand cinéma ne meurt jamais. Saviez-vous que cette scène du magicien d'Oz a été tournée par King Vidor ?

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Filmographie

 

  • 1935 : La Fiesta de Santa Barbara, court métrage de Louis Lewyn (elle y apparaît avec ses deux sœurs — créditées ensemble 'Garland Sisters' alias 'The Three Gumm Sisters' —)
  • 1936 : Every Sunday (court-métrage)
  • 1936 : Pigskin Parade de David Butler
  • 1937 : Le Règne de la joie (Broadway melody of 1938) de Roy Del Ruth
  • 1937 : Thoroughbreds Don't Cry
  • 1938 : Everybody Sing (film) (en) d'Edwin L. Marin
  • 1938 : Listen, Darling d'Edwin L. Marin
  • 1938 : L'Amour frappe André Hardy (Love Finds Andy Hardy) de George B. Seitz
  • 1939 : Le Magicien d'Oz (The Wizard of Oz) de Victor Fleming
  • 1939 : Place au rythme Babes in Arms de Busby Berkeley
  • 1940 : En avant la musique (Strike up the band) de Busby Berkeley
  • 1940 : Little Nellie Kelly de Norman Taurog
  • 1940 : André Hardy va dans le monde (Andy Hardy meets debutante) de George B. Seitz
  • 1941 : La Danseuse des Folies Ziegfeld (Ziegfeld Girl) de Robert Z. Leonard
  • 1941 : La vie commence pour André Hardy (Life Begins For Andy Hardy) de George B. Seitz
  • 1941 : Débuts à Broadway (Babes on broadway) de Busby Berkeley
  • 1942 : For me and my gal de Busby Berkeley
  • 1943 : Lily Mars vedette (Presenting Lily Mars) de Norman Taurog
  • 1943 : Girl Crazy de Norman Taurog et Busby Berkeley
  • 1943 : Parade aux étoiles (Thousands cherr) de George Sidney
  • 1944 : Le Chant du Missouri (Meet me in St-Louis) de Vincente Minnelli
  • 1945 : L'Horloge (The Clock) de Vincente Minnelli
  • 1946 : Les Demoiselles Harvey (The Harvey girls) de George Sidney
  • 1946 : Ziegfeld Follies de Vincente Minnelli
  • 1946 : La Pluie qui chante (Till The Clouds Roll By) de Richard Whorf
  • 1948 : Le Pirate (The Pirate) de Vincente Minnelli
  • 1948 : Parade de printemps (Easter Parade) de Charles Walters
  • 1948 : Ma vie est une chanson (Words and music) de Norman Taurog
  • 1949 : Amour poste restante (In the Good Old Summertime) de Robert Z. Leonard
  • 1950 : La Jolie fermière (Summer Stock) de Charles Walters
  • 1954 : Une étoile est née (A star is born) de George Cukor
  • 1960 : Pepe de George Sidney : (Caméo voix)
  • 1961 : Jugement à Nuremberg (Judgment at Nuremberg) de Stanley Kramer
  • 1962 : Gay Purr-ee (voix) de Abe Levitow (en)
  • 1963 : Un enfant attend (A child is waiting) de John Cassavetes
  • 1963 : L'Ombre du passé I Could Go On Singing de Ronald Neame
  • 1967 : La Vallée des poupées (scènes supprimées)

18/09/2013

L'Odyssée des Mormons / Brigham Young - 1940

Etrange film que cette "Odyssée des Mormons" ! En effet, même pour un fan de western, le sujet est assez étrange voir incompréhensible pour un public français. Ainsi, le suivi du périple de cette secte à travers l'Amérique est assez peu attrayant. Pourtant tout était prêt pour que ce soit réussi. On a d'abord une superbe distribution avec Tyrone Power, Linda Darnell, dont c'est le quatrième film et le deuxième avec Tyrone Power. Mais il y a aussi dans les seconds rôles, Vincent Price dont un inhabituel rôle de gentil, alors qu'on a plus l'habitude de le voir dans des rôles de méchants. Ainsi, on se rappelle de lui, en Cardinal de Richelieu dans "les 3 mousquetaires" (1948) de George Sidney. On peut citer également dans la distribution, John Carradine, Brian Donlevy ou Mary Astor, mais surtout Dean Jagger, omniprésent. Et on le verra plus tard, c'est bien cette omniprésence de Dean Jagger le problème. Mais, le film bénéficie aussi d'un très bon réalisateur, en la personne de Henry Hathaway, et d'une production par Darryl F Zanuck lui même.

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Malgré tout ça, le résultat est peu concluant. Pourtant cela commence assez bien, avec une entrée en matière qui dénonçait l'intolérance et la violence. Ensuite, on retrouve de nombreux moments de tensions, dans cette quette des Mormons vers la terre promise. Mais malheureusement le film bénéficie, d'une part de relativement peu de plans intéressants. On a bien la scène des chariots que Hathaway n'aimait pas filmer et ne voulait pas filmer et qui donc est filmée d'une manière différente, à ce que l'on voit d'habitude dans les scènes de convois vers l'Ouest. Pour cette raison, Hathaway avait plusieurs fois demandé à Zanuck de ne pas lui attribuer ce film. Dans les autres plans intéressants, on a une scène particulièrement bien filmée, avec Power et Linda Darnell filmée dans deux lits différents opposés. Les plans sont tout de même assez beaux. Enfin la scène finale avec les sauterelles est quasiment horrifique, avec ces énormes insectes qui prennent tout l'écran, mais particulièrement novatrice dans sa réalisation. Le tournage de cette scène est mythique, car Hathaway désespérait de trouver des insectes pour cette scène. En effet, comment trouver des millions de sauterelles du jour au lendemain ? Alors qu'il pensait que le film était perdu, il apprend dans le journal qu'une région des USA était en train d'être dévastée par des sauterelles. Il se décidait donc à faire partir l'équipe dès le lendemain matin pour tourner la scène.

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Ci-dessus : Linda Darnell et Tyrone Power

Mais en dehors de ces quelques scènes, tout le film tourne autour de la survie de cette communauté religieuse et surtout autour de son chef et pasteur Brigham Young joué par Dean Jagger. La conséquence est que Tyrone Power et Linda Darnell ont clairement des seconds rôles finalement assez peu valorisants  et qu'ils sont des "faire-valoir" de Dean Jagger. J'ai personnellement trouvé cela, totalement insupportable. Et je crois que le public de l'époque a du aussi se sentir, trompé. Bref, sans être un mauvais film, "l'odyssée des Mormons" reste malgré tout, assez en dessous des autres films de Linda Darnell et de Tyrone Power, qui semblent parfois se demander ce qu'ils font là. L'action et la réalisation font néanmoins passer la pilule, mais ne rendent pas l'oeuvre inoubliable. Loin de là.

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Ci-dessus : Tyrone Power et Linda Darnell

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Ci-dessus : Vincent Price

Disponible chez Sidonis en DVD zone 2 VF et VO sous titré

Note : 5 / 10

17/09/2013

Miss Pinkerton - 1932

On réservera le "Miss Pinkerton" de Llyod Bacon aux fans inconditionels de Joan Blondell. En effet, ni la réalisation, ni le scénario confus au possible ne permet au spectateur d'avoir une attention soutenue tout le long du film. Alors certains, pourront se contenter de voir Joan Blondell qui nous fait une petite séance de strip-tease involontaire au début du métrage. Mais franchement, après cette jolie entrée en matière, l'ennui guette. Et le film, n'est qu'une avalanche de poncifs, du film noir : maison isolé, majordorme sournois, vieille dame avare et calculatrice etc Bref ! Il faut lutter pour ne pas s'endormir devant cette "Miss Pinkerton", qui ballade le spectateur au gré des changements de scénario. Alors oui il reste Joan Blondell, toujours magnifique et admirable, mais elle est bien isolée avec un George Brent, qui fait ce qu'il peut pour sauver les meubles. On se demande pourquoi la Warner a sorti ce film de Joan Blondell, alors qu'elle a fait tant d'autres films magnifiques. A oublier.

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Ci-dessus : Joan Blondell et George Brent dans un des seuls plans intéressants

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Ci-dessus : Joan Blondell

Note : 4,5 /10

16/09/2013

Souvenez-vous de ... Linda Darnell !

Linda Darnell n'est pas restée aussi célèbre que Lana Turner, pourtant sa filmographie mériterait d'être redécouverte. Et la France commence à le faire. Ainsi, il est sorti en Bluray l'année dernière, "Ambre", le film qui a fait plus que tout autre, de Linda Darnell une vraie star. Ce mois-ci est sorti 'l'aveu" (1944), dans les mois qui viennent, on devrait voir en Bluray "le signe de Zorro" (1940). Les éditeurs français commencent donc petit à petit à redécouvrir la filmographie de cette actrice, d'une beauté incomparable. Né en 1923, Linda n'a que 14 ans quand elle est remarquée par le patron de la Fox, Darryl F Zanuck. La fox triche alors sur son âge pour lui faire signer son premier contrat à l'âge de 16 ans. Elle tourne son premier grand film avec Tyrone Power "le signe de Zorro" (1940). On la remarque ensuite, dans de nombreux films et tourne sous la direction des plus grands, et avec les plus grands acteurs et actrices de son temps. Enfin, en 1947, elle tourne "Ambre", un sommet dans sa carrière. Les années 50 ne devaient pas être sous le signe du même succès pour Linda. Ainsi, en 1951 la Fox ne renouvelait pas son contrat. Malgré tout, la RKO lui redonnait du travail pour quelques films, dont "barbe noire le pirate" (1952). Il n'en reste pas moins que Linda ne devait jamais retrouver le succès de ses précédentes productions. Après deux films italiens réalisés par son compagnon du moment, Giuseppe Amato en 1955, et une pause avec le cinéma, elle devait se remettre à tourner pour le cinéma en 1964. Malheureusement, prématurément épuisée par les divorces, les scandales, et l'alcool, elle ne devait jamais voir son dernier film (les éperons noirs), car elle mourait dans un incendie, déclenché par une cigarette mal éteinte, alors qu'elle regardait à la télévision un de ses premiers films : "Star Dust" (1939). Le corps brûlé à 90%, Linda s'éteignait à l'hôpital 33 heures plus tard, à l'âge de 41 ans. Une femme s'en était allée, mais son nom continue de briller dans le coeur de tous les cinéphiles. Je laisserai le mot de la fin au réalisateur, Douglas Sirk qui l'a bien connue : "Linda Darnell était une jolie fille et une actrice charmante à l’époque de L’Aveu, elle était encore très jeune, à peine vingt ans. Elle sortait avec Howard Hughes, mais dès qu’il l’a laissé tomber, elle s’est mise à boire. Quand elle a joué dans un autre de mes films (The Lady Pays Off, en 1951), elle était devenue une autre personne. C’est l’un des cas les plus tristes de l’histoire d’Hollywood, qui était une sorte de capitale de la saoulographie. Vous savez que Linda Darnell est morte tragiquement ; elle avait une véritable phobie du feu, et c’est comme cela qu’elle est morte – morte dans un incendie à quarante ans."

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Filmographie :

  • 1939 : Hôtel pour femmes (Hotel for women) de Gregory Ratoff avec Ann Sothern
  • 1939 : Dîner d'affaires (Daytime wife) de Gregory Ratoff
  • 1940 : Star Dust de Walter Lang
  • 1940 : L'Odyssée des Mormons (Brigham Young) de Henry Hathaway
  • 1940 : Le Signe de Zorro (The Mark of Zorro) de Rouben Mamoulian
  • 1940 : La Roulotte rouge (Chad Hanna) de Henry King
  • 1941 : Arènes sanglantes (Blood and sand) de Rouben Mamoulian
  • 1941 : Rise and Shine d'Allan Dwan
  • 1942 : The Loves of Edgar Allan Poe de Harry Lachman avec Shepperd Strudwick
  • 1943 : La Cité sans hommes (City Without Men) de Sidney Salkow
  • 1943 : Le Chant de Bernadette (The Song of Bernadette) de Henry King
  • 1944 : Buffalo Bill (Buffalo Bill) de William Wellman
  • 1944 : C'est arrivé demain (It happened tomorrow) de René Clair
  • 1944 : L'Aveu (Summer storm) de Douglas Sirk
  • 1944 : Sweet and Low-Down de Archie Mayo avec Benny Goodman, Jack Oakie
  • 1945 : Hangover Square de John Brahm
  • 1945 : Le Grand John (The Great John L.) de Frank Tuttle
  • 1945 : Crime passionnel (Fallen Angel) d'Otto Preminger
  • 1946 : Anna et le roi de Siam (Anna and the king of Siam) de John Cromwell
  • 1946 : Quadrille d'amour (Centennial Summer) d'Otto Preminger
  • 1946 : La Poursuite infernale (My Darling Clementine) de John Ford
  • 1947 : Ambre (For ever Amber) d'Otto Preminger
  • 1948 : The Walls of Jericho de John M. Stahl
  • 1948 : Infidèlement vôtre (Unfaithfully yours) de Preston Sturges
  • 1949 : Chaînes conjugales (A letter to three wives) de Joseph L. Mankiewicz
  • 1949 : La Furie des tropiques (Slattery's hurricane) d'André De Toth
  • 1949 : Si ma moitié savait ça (Everybody Does It) d'Edmund Goulding
  • 1950 : La porte s'ouvre (No way out) de Joseph L. Mankiewicz
  • 1950 : Les Rebelles de Fort Thorn (Two flags west) de Robert Wise
  • 1951 : La Treizième Lettre (The 13th Letter) d'Otto Preminger
  • 1951 : The Guy Who Came Back de Joseph M. Newman avec Paul Douglas, Joan Bennett
  • 1951 : The Lady Pays Off de Douglas Sirk
  • 1952 : L'Île du désir (Island of desire) de Stuart Heisler
  • 1952 : Night Without Sleep de Roy Ward Baker avec Gary Merrill, Hildegard Knef
  • 1952 : Barbe-Noire, le pirate (Blackbeard the pirate) de Raoul Walsh
  • 1953 : Passion sous les tropiques (Second chance) de Rudolph Maté
  • 1955 : Femmes damnées (Donne Proibite) de Giuseppe Amato avec Valentina Cortese, Giulietta Masina, Anthony Quinn, Lea Padovani
  • 1955 : This Is My Love de Stuart Heisler avec Dan Duryea
  • 1955 : Les cinq dernières minutes (Gli Ultimi cinque minuti) de Giuseppe Amato avec Vittorio De Sica, Peppino De Filippo, Rossano Brazzi, Nadia Gray
  • 1956 : Guet-apens chez les sioux (Dakota incident) de Lewis R. Foster avec Dale Robertson
  • 1957 : Homeward Borne avec Richard Kiley
  • 1957 : À l'heure zéro (Zero hour!), de Hall Bartlett
  • 1965 : Les Éperons noirs (Black spurs) de R.G. Springsteen avec Rory Calhoun, Richard Arlen

 

Biographie : Vous pouvez activer les sous-titres anglais

 

Hommage vidéo :

 

 

 

15/09/2013

La divorcée / The divorcee - 1930

"La divorcée" est un film de Robert Z Leonard avec Norma Shearer, Chester Morris, Robert  Montgomery, et Conrad Nagel. Robert Z Leonard a une oeuvre variée, et a été nominée aux Oscars deux fois dans la catégorie du meilleur film, une première fois pour "la divorcée" et une deuxième fois pour "The Great Ziegfeld" (1936). Ce dernier film devait d'ailleurs gagner l'Oscar du meilleur film. On doit aussi à Robert Z Leonard, "the bribe" (1949) avec Robert Taylor, récemment sorti en France en DVD. Si je vous parle de nomination, c'est que "la divorcée" doit être très bon, et en réalité, il l'est. Les personnages sont formidablement bien décrits. Et on sent bien que les scénaristes ont fait un effort pour étudier la psychologie même du couple amoureux, mais aussi la psychologie masculine et féminine qui mène au divorce.

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Le film est tiré d'un roman d'Ursula Parrott. Irving Thalberg (célèbre producteur de la MGM) devait en acheter les droits en 1929. Le premier choix de Thalberg était de donner le rôle à Joan Crawford.  Thalberg était aussi le mari de Norma Shearer. Et cette dernière arriva à convaincre son mari de lui donner le rôle, après une séance où elle lui prouva qu'elle avait assez de sex-appeal pour jouer un tel rôle. Les deux autres vedettes masculines sont Robert Montgomery dont "la divorcée" est un de ses premiers films, enfin Chester Morris partage la vedette avec Norma Shearer. On verra Chester Morris dans de nombreuses productions comme "The Red-headed woman" (1932) ou "Blondie Johnson" (1933) avec Joan Blondell. Je mettrai peut être une réserve sur l'interprétation de Conrad Nagel, qui me semble trop maquillé pour être réellement crédible dans son rôle d'ami sincère de notre héroïne.

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Ci-dessus : Norma Shearer

Sous un format très classique, Leonard nous offre un remarquable mélodrame, qui démêle les affres et les erreurs d'un couple qui s'aime. Ainsi, le film en devient presque un conseil aux jeunes mariés et s'approche d'une réalité de la psychologie masculine et féminine. On peut supposer que c'est cela qui en fit un énorme succès à l'époque, et lui permit d'arriver jusqu'à la prestigieuse académie des Oscars. A n'en pas douter, ce réalisme psychologique, les longs silences et le jeu des acteurs (en tête Norma Shearer) sont la grande force du film.

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Ci-dessus : Chester Morris et Norma Shearer

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Ci-dessus : Conrad Nagel et Norma Shearer à la remise des Oscars


Extrait :


Note : 7,5 / 10

14/09/2013

El Dorado - 1966

"El Dorado" est un presque "remake" de "Rio Bravo". Cela commence par un titre à la même sonorité, mais aussi par un scénario très proche du film de Hawks de 1959. Hawks est donc encore derrière la caméra pour "El Dorado". John Wayne est encore là, mais il partage cette fois la vedette, non pas avec Dean Marin comme dans "Rio Bravo", mais cette fois-ci avec Robert Mitchum. Le scénario et les personnages sont donc très proches et tout tourne autour d'une poignée d'hommes qui veulent s'opposer à la main mise d'un gros éleveur sur la région. Comme dans "Rio Bravo", le thème du shérif ivrogne, de l'infirmité, ou de la jeunesse débutante.D'ailleurs dans le rôle du jeune débutant on retrouve un certain James Caan, dont c'est seulement le cinquième film.

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Hawks se décide à remplacer la tension de "Rio Bravo" par la nostalgie d'une époque. Ainsi, la chanson titre évoque la recherche de l'El Dorado. L'El Dorado représente tout aussi bien la recherche d'une contrée mythique gorgée, que simplement l'amour et le bonheur que l'on cherche bien, mais qui finalement est en nous. On peut aussi supposer que cela représente déjà la nostalgie d'une époque du cinéma hollywoodien, qui est en train de se tourner. Car "El Dorado" est un des derniers grands westerns classiques, si ce n'est pas le dernier, d'un cinéma qui en train de tourner sa plus belle page. Il y a donc encore ici une certaine innocence, et une naïveté que Hawks semble regretter. Il y a aussi un passage de témoin, entre la génération des John Wayne et des Mitchum et celle du jeune James Caan. Enfin le film, et Hawks lui même devront laisser les premières places du box office aux westerns de Sergio Leone, représentant du nouveau western. Hawks finira quant à lui, sa carrière en 1970 avec Rio Lobo. Une page du cinéma hollywoodien aura été alors définitivement tournée. On dit que ce qui est rare, est précieux, j'aurai moi aussi tendance à le croire. Je vous invite donc à profiter de ce très beau film classique, qui a eu la chance de pouvoir bénéficier d'une sortie Bluray. La restauration de l'image est superbe et donne réellement l'impression que John Wayne est dans votre salon. Alors pourquoi ne pas inviter ce bon vieux John Wayne chez vous ? A son époque, c'était quand même quelque chose le cinéma.

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Ci-dessus : John Wayne et Robert Mitchum

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Ci-dessus : James Caan et John Wayne

Film disponible en DVD et Bluray zone 2 VF et VO sous titré

 

Chanson du titre :

 

Note : 8,5 / 10