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30/06/2013

La flèche brisée / Broken Arrow - 1950

Aujourd'hui c'est dimanche, jour de repos. J'ai donc décidé de laisser la parole à Mr Patrick Brion, notre maître à nous tous, les jeunes cinéphiles, pour vous présenter la flèche brisée, superbe western en couleur de 1950, tourné par Delmer Daves. Le film était basé sur le roman de 558 pages, "Blood Brother" (1947) par Elliott Arnold, qui a raconté l'histoire de l'accord de paix entre le chef Cochise Apache et l'armée américaine, de 1855 à 1874. Le studio employa près de 240 Indiens de Fort Apache (la réserve indienne de l'Arizona), toutes les scènes de localisation ont été tournées à Sedona, en Arizona. L'histoire de Cochise a effectivement eu lieu dans ce qui est aujourd'hui le monument national de Chiricahua en Arizona du sud. Le studio a tenté de dépeindre les coutumes apaches dans le film, comme la fonction sociale de la danse et le rite du passage à la puberté de la jeune fille, et la cérémonie du mariage. Ce western est un des premiers westerns qui remet les indiens à leur vraie place et qui ne les montre plus, comme une menace, mais comme des gens défendant simplement leurs terres. On peut se rapprocher ce film de "la porte du diable" (1950) avec Robert Taylor ou encore "la dernière chasse" toujours avec Robert Taylor, et tourné en 1956.

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Ci-dessus : A noter les deux acteurs couchés et enlacés (scène très osée pour l'époque).

 La présentation de Patrick Brion :

 

LA bande-annonce :


Note : 8,5 / 10

29/06/2013

Le Combat du capitaine Newman / Captain Newman, M.D. - 1963

'Le combat du capitaine Newman" a été réalisé par David Miller. David Miller est un cinéaste à la carrière de réalisateur très éclectique, spécialiste des films crépusculaires. Ainsi, si on se souvient de lui aujourd'hui pour avoir été le réalisateur du légendaire western avec Kirk Douglas, "seuls sont les indomptés", il était aussi le réalisateur de "Diane de Poitiers" (1956), film d'aventures lui aussi crépusculaires qui annonçait la fin du film d'aventure hollywoodien classique, mais aussi  la conclusion de la carrière de Lana Turner à la MGM, qui ne renouvelait pas alors son contrat. Elle devait d'ailleurs raconter plus tard : "« Lorsque j’ai eu fini Diane, je me revois encore quitter le studio sans un regard en arrière. Il était étrange de voir ces rues désormais vides. Elles avaient été ma seconde demeure, peut-être ma maison la plus stable durant dix-sept ans. Je me souviens combien j’étais excitée lorsque j’ai vu ces visages fameux à l’époque de l’âge d’or de la MGM et le bonheur de faire bientôt partie d’eux. Maintenant la gloire était passée" Mais pour en revenir à David Miller, il n'était pas seulement le réalisateur de films crépusculaires. Il était aussi un réalisateur touche à tout, s'intéressant à tous les genres. Ainsi dans sa filmographie on retroue des comédies comme "la pêche aux trésors" (1949) avec les Marx Brothers et la jeune Marilyn Monroe, mais aussi des films de guerre "les tigres volants" avec John Wayne et même des westerns comme par exemple "Billy the Kid, le réfractaire" (1941) avec Robert Taylor. Miller commença sa carrière par la réalisation de documentaires et de court-métrages, avant de se lancer dans la réalisation de long-métrages, le premier étant "le réfractaire".

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Pour en revenir au film qui nous intéresse "le combat du capitaine Newman", on retrouve ici une structure scénaristique empreint d'un classicisme, mais aussi d'un aspect baroque assez paradoxal, qui annonce de façon ici presque imperceptible, une pensée différente empreinte d'un refus total de la guerre. Le classicisme du film s'exprime par son formalisme classique. Ainsi, on retrouve tout ce qui fait le film de guerre classique (respect de la hiérarchie, base militaire très propre). Mais de l'autre côté on retrouve un sujet très peu traité : la vie d'un service psychiatrique militaire. Et le film navigue ensuite entre différents malades et les traits d'humour de l'infirmier joué par Tony Curtis. La pesanteur du propos est ainsi compensé par l'humour et les aventures de Tony Curtis. Gregory Peck peut ainsi faire montre de tout son talent, s'aventurant à badiner avec l'infirmière principale interprêtée par la très belle Angie Dickinson ou à manier l'humour à froid avec Tony Curtis. Angie Dickinson s'est bien évidemment l'interprête de "Rio Bravo" (1959). Elle devait commencer sa carrière par des rôles à la télévision et on devait la remarquer déjà dans un western, cette fois-ci avec Robert Mitchum, 'l'homme au fusil" (1955).

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Ci+dessus : Angie Dickinson

Outre Gregory Peck, Angie Dickinson, et Tony Curtis, le casting est aussi composé d'Eddy Albert que l'on a déjà vu dans le rôle d'un officier malade et lâche dans "Attack !" (1956) de Robert Aldrich et l'année précédente toujours en militaire dans "le jour le plus long" (1962). Si à cela on ajoute la présence de Robert Duvall alors tout jeune, et de Bobby Darin (le chanteur à succès) vous l'aurez compris que "le combat du capitaine Newman" est un film de qualité. Robert Duvall interprête ici son deuxième film pour le cinéma et c'est également son deuxième film avec Gregory Peck, après "du silence et des ombres" (1962). Voilà vous savez tout sur le service du capitaine Newman qui aurait très bien pu être le pilote d'une série TV. Il n'en reste pas moins que le film a d'énormes qualités et fait déjà s'interroger sur l'acte schizoprhrène de la société qui soigne des militaires pour les renvoyer en Enfer. Un très beau film avec des acteurs au meilleur de leur forme.

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Disponible en DVD zone 2 (français /anglais) sur le site d'Universal ou magasins spécialisés

Qualité d'image : très correcte

 

Bande-annonce :

 

Note : 7,5 / 10

28/06/2013

La charge fantastique / They died with their boots on - 1942

"La charge fantastique" évoque la vie du général George Amstrong custer, et la plus grande défaite de l'armée américaine aux USA contre les indiens. En effet, le 7ème de cavalerie du Lieutenant colonel Custer devait perdre plus de la moitié de ses hommes et le détachement de Custer être entièrement décimé. Le but de cette note, n'est pas de refaire l'histoire de cette célèbre bataille, mais bien de vous présenter "la charge fantastique". Il n'en reste pas moins que Little Big Horn est encore sujet de controverses aujourd'hui aux USA. Ainsi, on se demande toujours quel a été l'attitude de certains subordonnés de Custer pendant cette bataille. Pourquoi le major Reno n'est pas venu à son secours ? Et finalement, on se demande si Custer est mort de sa prope faute ou de part la faute de subordonnés craintifs voir laches, qui voulaient se débarasser d'un homme gênant. On peut tout imaginer. Le film part d'une autre thèse qui voudrait que Custer se soit sacrifié à Little Big Horn pour dénoncer la main mise des profiteurs de guerre, qui voulaient s'emparer des terres indiennes. Alors bien sûr il ne faut pas voir ce film comme un film historique, mais bien comme une épopoée de l'Ouest, où la légende prend le pas sur la réalité historique.

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Le but du film était de montrer au public d'une Amérique prête à rentrer dans la guerre, que le courage, l'honneur, le sens du sacrifice et l'audace étaient nécessaires. Mais que tout cela pouvait être réduit à néant par des politiciens corrompus. Mais au delà des leçons du film, on retrouve encore une fois le couple Errol Flynn, Olivia De Havilland pour une ultime fois. Le film est donc à ce titre, très troublant, nous racontant le début et la fin d'une romance, mais aussi retrospectivement la fin d'un très célèbre couple d'acteurs à l'écran. Ainsi, si on voit Custer dire adieu à sa femme, le spectateur d'aujourd'hui voit aussi un Flynn dire adieu à sa partenaire et se décidant à affronter son destin, dans une lutte qu'il sait perdu d'avance. Walsh nous donne une des scènes d'adieu les plus déchirantes de l'histoie du Western. En plus de Flynn et Olivia de Havilland, on retrouve Anthony Quinn qui joue Crazy Horse., mais aussi Arthur Kennedy qui devait jouer l'année suivante encore avec Errol Flynn dans "sabotage à Berlin" (1942). "La charge fantastique a vieilli par certains aspects, et manque parfois d'ampleur. Ces défauts sont atténués par la superbe partition de Max Steiner qui donne une vie à la dernière bataille de Custer. Mais "la charge fantastique" est autant l'histoire de la vie et de la mort du général Custer, que la mise en image de la séparation du couple Flynn, De Havilland à l'écran. Pour toutes ces raisons, pour la réalisation de Walsh, et la musique de Steiner, la magie opère encore 71 ans après le tournage et elle fait de "la charge fantastique", une légende du western américain au même titre que "le massacre de Fort Apache" de Ford.

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Ci-dessus : Olivia de Havilland et Errol Flynn

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Ci-dessus : Arthur Kennedy et Errol Flynn

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Ci-dessus : Errol Flynn et Olivia de Havilland

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la scène d'adieu :

 

La bande-annonce :

Disponible en DVD Zone 2 sur le coffret consacré à Errol Flynn

 

Note : 8,5 / 10

27/06/2013

Hommage aux grands acteurs d'Hollywood

Aujourd'hui un petit hommage aux plus grands acteurs classiques d'Hollywood. C'est aussi grâce aux stars que le rêve hollywoodien a été construit et est devenu une réalité. Hollywood Classic leur rend aujourd'hui hommage. J'avoue que je suis d'accord avec le classement qui met Robert Taylor en tête de liste, mais pas du tout quand il met Humphrey Bogart en dernière position.

 

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 http://www.youtube.com/watch?v=cxtjWsNJtmI&feat...

 

 

 

 

 http://www.youtube.com/watch?v=RB7KYWGtnvU&feat...

 

 

 

 

26/06/2013

Mayerling - 1936

"Mayerling" est un film d'Anatole Litvak et avec pour vedettes Charles Boyer et Danielle Darrieux. Litvak est un espèce de globe-trotters du cinéma, originaire de Kiev, il commence par assister différents réalisateurs sur des tournages en Russie. L’apprenti réalisateur rejoint Berlin où il tourne quelques films, avant d’être contraint de partir pour Paris. Alors qu’il exerce comme réalisateur à Paris dans les années 1930, le succès de son film Mayerling (1936) lui vaut d’être invité à Hollywood. Il s’expatrie et réalise alors "The Woman I Love" (1937), une version américaine avec Paul Muni d’un de ses films français, "L’Équipag"e (1934). Litvak réalise ensuite "The Sisters" en 1938, une superproduction de la Warner avec Bette Davis et Errol Flynn qui séduit les critiques et le public. En 1940, "All This, and Heaven Too", toujours avec Bette Davis, est nommé aux Oscars. Le reste de sa carrière est plutôt positive, avec quelques succès publics et critiques "Anastasia" (1956).

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Le fim repose quasi essentiellement sur le couple Boyer/Darrieux. Darrieux sera ici le soleil resplendissant, la vie et Boyer la mort et la nuit. De cette frappante opposition les scénaristes (Marcel Achard, Joseph Kessel et Irma von Cube d'après le roman de Claude Anet) créent une chronique amoureuse à la conclusion dramatique, mais toujours marquante. Ainsi, si le film n'atteint pas les sommets d'un autre film de Charles Boyer "Marie Walewska" (1937), et reste comme une ultime répétition de ce dernier, il arrive largement à laisser de belles émotions aux spectateurs. Mais ici c'est bien les ténèbres qui entourent le film tant au niveau de l'esthétique : noirceur de la fête forraine de nuit, noirceur des salles de bal. Dans "Marie Waleswka", Clarence Brown fera le contraire et placera son film sous le signe de la lumière avec des salles de bal tout en blanc.

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Daniele Darrieux est alors âgée de seulement 19 ans. Elle fera sensation. Le film permettra donc à Charles Boyer et Danielle Darrieux, de partir à la conquête d'Hollywood, et à Anatole de Litvak de commencer lui aussi, une carrière à Hollywood. On notera que le personnage de l'Archiduc Rodolphe se suicide dans cette version du film, comme Charles Boyer lui même en 1978, deux jours après la mort de sa femme et 13 ans après le suicide de son fils. Etrange destin filmé, qui donne au film une étrange résonnance. A noter enfin que le drame de Mayerling devait inspirer le cinéma avec en tout 8 versions :

  • Mayerling (1919) ;
  • Mayerling (1936) d'Anatole Litvak, avec Danielle Darrieux et Charles Boyer ;
  • De Mayerling à Sarajevo (1940) de Max Ophüls
  • Le Secret de Mayerling (1948) de Jean Delannoy, avec Jean Marais ;
  • Kronprinz Rudolfs letzte Liebe (Autriche, 1955) de Rudolf Jugert, avec Rudolf Prack, Christiane Hörbiger, Winnie Markus, Lil Dagover, Erik Frey ;
  • Mayerling (1968) de Terence Young, avec Catherine Deneuve et Omar Sharif ;
  • Vices privés, vertus publiques (1975) de Miklós Jancsó, avec Lajos Balázsovits, Pamela Villoresi, Teresa Ann Savoy ;
  • Prince Rodolphe : l'héritier de Sissi (2006) de Robert Dornhelm avec Max von Thun (Rodolphe)et Vittoria Puccini (Mary Vetsera).

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Disponible chez Studio Canal Zone 2 (qualité d'image très moyenne)

Note : 7 / 10

25/06/2013

Le démon s’éveille la nuit / Clash by Night - 1952

Concernant "le démon s'éveille la nuit", je dénoncerai tout d'abord l'affreuse copie qui nous est proposé par l'éditeur Zylo. Cette version n'est pas loin d'être calamiteuse. En effet, le premier tiers du film est particulièrement griffé, rayé, et presque trouble. Les deux autres tiers seront un peu meilleur, mais finalement la première partie laissera une mauvaise impression d'ensemble générale. Enfin plus grave, le film est proposé uniquement en version française. Alors, c'est vrai qu'on ne peut être que déçu devant cette pauvre édition. Concernant le film en lui même, il faut rapprocher "le démon s'éveille la nuit" d'un autre film de Lang, tourné cette fois-ci deux ans plus tard : "Désirs Humains". L'un et l'autre nous parle du même sujet : L'adultère.

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Comme "désirs humains", "le démon s'éveille la nuit" est inspiré d'une oeuvre littéraire. Ici il s'agit d'une pièce de Clifford Odets. Il en modifie le contenu supprimant l'aspect social de l'oeuvre et changeant la fin. Concernant la scène d'introduction qui présente un village de pêcheur, le producteur pose cette question à Lang : "En tant qu’Européen, pensez-vous pouvoir filmer un village de pêcheurs ? ". Lang lui répondra que l’on peut apprendre beaucoup de choses, sauf à être cinéaste... On l’est ou on ne l’est pas. Le film présente un beau casting avec Barbara Stanwyck, Robert Ryan, Marilyn Monroe (dans un des ses premiers rôles) et Paul Douglas. Le ciel et les nuages sont présents dans le titre, ensuite il y a des plans sur les vagues se fracassant sur les récifs. Tout cela nous rappelle le début de "Mortal Storm" (1944), et Lang arrive à nous donner le sentiment que les désirs et passions humaines sont presque plus forts que la nature elle même.

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Ci-dessus : Barbara Stanwyck et Robert Ryan

Chaque personnage représente une qualité ou un défaut. Barbara Stanwyck représente ici la femme insatisfaite à la recherche du grand frisson et ne supportant pas la monotonie de sa vie. Robert Ryan est la brute épaisse, et Paul Douglas est l'homme normal dans tout l'ennui de sa normalité. Et si le film touche c'est bien dans cette histoire d'un couple qui se déchire. Lang utilise très intelligement une nuisette et un parfum pour faire comprendre aux spectateurs qu'il y a eu une relation sexuelle entre les deux amants. L'intelligence du réalisateur est prodigieuse. Et on ne peut qu'applaudir des deux mains, ce cinéma qui suggère plus qu'il ne montre et qui n'évite par pour autant l'émotion.

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Ci-dessus : Keith Andes et Marilyn Monroe

Note : 7 / 10 (si il en existe une version restaurée)