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30/06/2013

La flèche brisée / Broken Arrow - 1950

Aujourd'hui c'est dimanche, jour de repos. J'ai donc décidé de laisser la parole à Mr Patrick Brion, notre maître à nous tous, les jeunes cinéphiles, pour vous présenter la flèche brisée, superbe western en couleur de 1950, tourné par Delmer Daves. Le film était basé sur le roman de 558 pages, "Blood Brother" (1947) par Elliott Arnold, qui a raconté l'histoire de l'accord de paix entre le chef Cochise Apache et l'armée américaine, de 1855 à 1874. Le studio employa près de 240 Indiens de Fort Apache (la réserve indienne de l'Arizona), toutes les scènes de localisation ont été tournées à Sedona, en Arizona. L'histoire de Cochise a effectivement eu lieu dans ce qui est aujourd'hui le monument national de Chiricahua en Arizona du sud. Le studio a tenté de dépeindre les coutumes apaches dans le film, comme la fonction sociale de la danse et le rite du passage à la puberté de la jeune fille, et la cérémonie du mariage. Ce western est un des premiers westerns qui remet les indiens à leur vraie place et qui ne les montre plus, comme une menace, mais comme des gens défendant simplement leurs terres. On peut se rapprocher ce film de "la porte du diable" (1950) avec Robert Taylor ou encore "la dernière chasse" toujours avec Robert Taylor, et tourné en 1956.

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Ci-dessus : A noter les deux acteurs couchés et enlacés (scène très osée pour l'époque).

 La présentation de Patrick Brion :

 

LA bande-annonce :


Note : 8,5 / 10

29/06/2013

Le Combat du capitaine Newman / Captain Newman, M.D. - 1963

'Le combat du capitaine Newman" a été réalisé par David Miller. David Miller est un cinéaste à la carrière de réalisateur très éclectique, spécialiste des films crépusculaires. Ainsi, si on se souvient de lui aujourd'hui pour avoir été le réalisateur du légendaire western avec Kirk Douglas, "seuls sont les indomptés", il était aussi le réalisateur de "Diane de Poitiers" (1956), film d'aventures lui aussi crépusculaires qui annonçait la fin du film d'aventure hollywoodien classique, mais aussi  la conclusion de la carrière de Lana Turner à la MGM, qui ne renouvelait pas alors son contrat. Elle devait d'ailleurs raconter plus tard : "« Lorsque j’ai eu fini Diane, je me revois encore quitter le studio sans un regard en arrière. Il était étrange de voir ces rues désormais vides. Elles avaient été ma seconde demeure, peut-être ma maison la plus stable durant dix-sept ans. Je me souviens combien j’étais excitée lorsque j’ai vu ces visages fameux à l’époque de l’âge d’or de la MGM et le bonheur de faire bientôt partie d’eux. Maintenant la gloire était passée" Mais pour en revenir à David Miller, il n'était pas seulement le réalisateur de films crépusculaires. Il était aussi un réalisateur touche à tout, s'intéressant à tous les genres. Ainsi dans sa filmographie on retroue des comédies comme "la pêche aux trésors" (1949) avec les Marx Brothers et la jeune Marilyn Monroe, mais aussi des films de guerre "les tigres volants" avec John Wayne et même des westerns comme par exemple "Billy the Kid, le réfractaire" (1941) avec Robert Taylor. Miller commença sa carrière par la réalisation de documentaires et de court-métrages, avant de se lancer dans la réalisation de long-métrages, le premier étant "le réfractaire".

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Pour en revenir au film qui nous intéresse "le combat du capitaine Newman", on retrouve ici une structure scénaristique empreint d'un classicisme, mais aussi d'un aspect baroque assez paradoxal, qui annonce de façon ici presque imperceptible, une pensée différente empreinte d'un refus total de la guerre. Le classicisme du film s'exprime par son formalisme classique. Ainsi, on retrouve tout ce qui fait le film de guerre classique (respect de la hiérarchie, base militaire très propre). Mais de l'autre côté on retrouve un sujet très peu traité : la vie d'un service psychiatrique militaire. Et le film navigue ensuite entre différents malades et les traits d'humour de l'infirmier joué par Tony Curtis. La pesanteur du propos est ainsi compensé par l'humour et les aventures de Tony Curtis. Gregory Peck peut ainsi faire montre de tout son talent, s'aventurant à badiner avec l'infirmière principale interprêtée par la très belle Angie Dickinson ou à manier l'humour à froid avec Tony Curtis. Angie Dickinson s'est bien évidemment l'interprête de "Rio Bravo" (1959). Elle devait commencer sa carrière par des rôles à la télévision et on devait la remarquer déjà dans un western, cette fois-ci avec Robert Mitchum, 'l'homme au fusil" (1955).

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Ci+dessus : Angie Dickinson

Outre Gregory Peck, Angie Dickinson, et Tony Curtis, le casting est aussi composé d'Eddy Albert que l'on a déjà vu dans le rôle d'un officier malade et lâche dans "Attack !" (1956) de Robert Aldrich et l'année précédente toujours en militaire dans "le jour le plus long" (1962). Si à cela on ajoute la présence de Robert Duvall alors tout jeune, et de Bobby Darin (le chanteur à succès) vous l'aurez compris que "le combat du capitaine Newman" est un film de qualité. Robert Duvall interprête ici son deuxième film pour le cinéma et c'est également son deuxième film avec Gregory Peck, après "du silence et des ombres" (1962). Voilà vous savez tout sur le service du capitaine Newman qui aurait très bien pu être le pilote d'une série TV. Il n'en reste pas moins que le film a d'énormes qualités et fait déjà s'interroger sur l'acte schizoprhrène de la société qui soigne des militaires pour les renvoyer en Enfer. Un très beau film avec des acteurs au meilleur de leur forme.

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Disponible en DVD zone 2 (français /anglais) sur le site d'Universal ou magasins spécialisés

Qualité d'image : très correcte

 

Bande-annonce :

 

Note : 7,5 / 10

28/06/2013

La charge fantastique / They died with their boots on - 1942

"La charge fantastique" évoque la vie du général George Amstrong custer, et la plus grande défaite de l'armée américaine aux USA contre les indiens. En effet, le 7ème de cavalerie du Lieutenant colonel Custer devait perdre plus de la moitié de ses hommes et le détachement de Custer être entièrement décimé. Le but de cette note, n'est pas de refaire l'histoire de cette célèbre bataille, mais bien de vous présenter "la charge fantastique". Il n'en reste pas moins que Little Big Horn est encore sujet de controverses aujourd'hui aux USA. Ainsi, on se demande toujours quel a été l'attitude de certains subordonnés de Custer pendant cette bataille. Pourquoi le major Reno n'est pas venu à son secours ? Et finalement, on se demande si Custer est mort de sa prope faute ou de part la faute de subordonnés craintifs voir laches, qui voulaient se débarasser d'un homme gênant. On peut tout imaginer. Le film part d'une autre thèse qui voudrait que Custer se soit sacrifié à Little Big Horn pour dénoncer la main mise des profiteurs de guerre, qui voulaient s'emparer des terres indiennes. Alors bien sûr il ne faut pas voir ce film comme un film historique, mais bien comme une épopoée de l'Ouest, où la légende prend le pas sur la réalité historique.

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Le but du film était de montrer au public d'une Amérique prête à rentrer dans la guerre, que le courage, l'honneur, le sens du sacrifice et l'audace étaient nécessaires. Mais que tout cela pouvait être réduit à néant par des politiciens corrompus. Mais au delà des leçons du film, on retrouve encore une fois le couple Errol Flynn, Olivia De Havilland pour une ultime fois. Le film est donc à ce titre, très troublant, nous racontant le début et la fin d'une romance, mais aussi retrospectivement la fin d'un très célèbre couple d'acteurs à l'écran. Ainsi, si on voit Custer dire adieu à sa femme, le spectateur d'aujourd'hui voit aussi un Flynn dire adieu à sa partenaire et se décidant à affronter son destin, dans une lutte qu'il sait perdu d'avance. Walsh nous donne une des scènes d'adieu les plus déchirantes de l'histoie du Western. En plus de Flynn et Olivia de Havilland, on retrouve Anthony Quinn qui joue Crazy Horse., mais aussi Arthur Kennedy qui devait jouer l'année suivante encore avec Errol Flynn dans "sabotage à Berlin" (1942). "La charge fantastique a vieilli par certains aspects, et manque parfois d'ampleur. Ces défauts sont atténués par la superbe partition de Max Steiner qui donne une vie à la dernière bataille de Custer. Mais "la charge fantastique" est autant l'histoire de la vie et de la mort du général Custer, que la mise en image de la séparation du couple Flynn, De Havilland à l'écran. Pour toutes ces raisons, pour la réalisation de Walsh, et la musique de Steiner, la magie opère encore 71 ans après le tournage et elle fait de "la charge fantastique", une légende du western américain au même titre que "le massacre de Fort Apache" de Ford.

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Ci-dessus : Olivia de Havilland et Errol Flynn

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Ci-dessus : Arthur Kennedy et Errol Flynn

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Ci-dessus : Errol Flynn et Olivia de Havilland

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la scène d'adieu :

 

La bande-annonce :

Disponible en DVD Zone 2 sur le coffret consacré à Errol Flynn

 

Note : 8,5 / 10

27/06/2013

Hommage aux grands acteurs d'Hollywood

Aujourd'hui un petit hommage aux plus grands acteurs classiques d'Hollywood. C'est aussi grâce aux stars que le rêve hollywoodien a été construit et est devenu une réalité. Hollywood Classic leur rend aujourd'hui hommage. J'avoue que je suis d'accord avec le classement qui met Robert Taylor en tête de liste, mais pas du tout quand il met Humphrey Bogart en dernière position.

 

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 http://www.youtube.com/watch?v=cxtjWsNJtmI&feat...

 

 

 

 

 http://www.youtube.com/watch?v=RB7KYWGtnvU&feat...

 

 

 

 

26/06/2013

Mayerling - 1936

"Mayerling" est un film d'Anatole Litvak et avec pour vedettes Charles Boyer et Danielle Darrieux. Litvak est un espèce de globe-trotters du cinéma, originaire de Kiev, il commence par assister différents réalisateurs sur des tournages en Russie. L’apprenti réalisateur rejoint Berlin où il tourne quelques films, avant d’être contraint de partir pour Paris. Alors qu’il exerce comme réalisateur à Paris dans les années 1930, le succès de son film Mayerling (1936) lui vaut d’être invité à Hollywood. Il s’expatrie et réalise alors "The Woman I Love" (1937), une version américaine avec Paul Muni d’un de ses films français, "L’Équipag"e (1934). Litvak réalise ensuite "The Sisters" en 1938, une superproduction de la Warner avec Bette Davis et Errol Flynn qui séduit les critiques et le public. En 1940, "All This, and Heaven Too", toujours avec Bette Davis, est nommé aux Oscars. Le reste de sa carrière est plutôt positive, avec quelques succès publics et critiques "Anastasia" (1956).

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Le fim repose quasi essentiellement sur le couple Boyer/Darrieux. Darrieux sera ici le soleil resplendissant, la vie et Boyer la mort et la nuit. De cette frappante opposition les scénaristes (Marcel Achard, Joseph Kessel et Irma von Cube d'après le roman de Claude Anet) créent une chronique amoureuse à la conclusion dramatique, mais toujours marquante. Ainsi, si le film n'atteint pas les sommets d'un autre film de Charles Boyer "Marie Walewska" (1937), et reste comme une ultime répétition de ce dernier, il arrive largement à laisser de belles émotions aux spectateurs. Mais ici c'est bien les ténèbres qui entourent le film tant au niveau de l'esthétique : noirceur de la fête forraine de nuit, noirceur des salles de bal. Dans "Marie Waleswka", Clarence Brown fera le contraire et placera son film sous le signe de la lumière avec des salles de bal tout en blanc.

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Daniele Darrieux est alors âgée de seulement 19 ans. Elle fera sensation. Le film permettra donc à Charles Boyer et Danielle Darrieux, de partir à la conquête d'Hollywood, et à Anatole de Litvak de commencer lui aussi, une carrière à Hollywood. On notera que le personnage de l'Archiduc Rodolphe se suicide dans cette version du film, comme Charles Boyer lui même en 1978, deux jours après la mort de sa femme et 13 ans après le suicide de son fils. Etrange destin filmé, qui donne au film une étrange résonnance. A noter enfin que le drame de Mayerling devait inspirer le cinéma avec en tout 8 versions :

  • Mayerling (1919) ;
  • Mayerling (1936) d'Anatole Litvak, avec Danielle Darrieux et Charles Boyer ;
  • De Mayerling à Sarajevo (1940) de Max Ophüls
  • Le Secret de Mayerling (1948) de Jean Delannoy, avec Jean Marais ;
  • Kronprinz Rudolfs letzte Liebe (Autriche, 1955) de Rudolf Jugert, avec Rudolf Prack, Christiane Hörbiger, Winnie Markus, Lil Dagover, Erik Frey ;
  • Mayerling (1968) de Terence Young, avec Catherine Deneuve et Omar Sharif ;
  • Vices privés, vertus publiques (1975) de Miklós Jancsó, avec Lajos Balázsovits, Pamela Villoresi, Teresa Ann Savoy ;
  • Prince Rodolphe : l'héritier de Sissi (2006) de Robert Dornhelm avec Max von Thun (Rodolphe)et Vittoria Puccini (Mary Vetsera).

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Disponible chez Studio Canal Zone 2 (qualité d'image très moyenne)

Note : 7 / 10

25/06/2013

Le démon s’éveille la nuit / Clash by Night - 1952

Concernant "le démon s'éveille la nuit", je dénoncerai tout d'abord l'affreuse copie qui nous est proposé par l'éditeur Zylo. Cette version n'est pas loin d'être calamiteuse. En effet, le premier tiers du film est particulièrement griffé, rayé, et presque trouble. Les deux autres tiers seront un peu meilleur, mais finalement la première partie laissera une mauvaise impression d'ensemble générale. Enfin plus grave, le film est proposé uniquement en version française. Alors, c'est vrai qu'on ne peut être que déçu devant cette pauvre édition. Concernant le film en lui même, il faut rapprocher "le démon s'éveille la nuit" d'un autre film de Lang, tourné cette fois-ci deux ans plus tard : "Désirs Humains". L'un et l'autre nous parle du même sujet : L'adultère.

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Comme "désirs humains", "le démon s'éveille la nuit" est inspiré d'une oeuvre littéraire. Ici il s'agit d'une pièce de Clifford Odets. Il en modifie le contenu supprimant l'aspect social de l'oeuvre et changeant la fin. Concernant la scène d'introduction qui présente un village de pêcheur, le producteur pose cette question à Lang : "En tant qu’Européen, pensez-vous pouvoir filmer un village de pêcheurs ? ". Lang lui répondra que l’on peut apprendre beaucoup de choses, sauf à être cinéaste... On l’est ou on ne l’est pas. Le film présente un beau casting avec Barbara Stanwyck, Robert Ryan, Marilyn Monroe (dans un des ses premiers rôles) et Paul Douglas. Le ciel et les nuages sont présents dans le titre, ensuite il y a des plans sur les vagues se fracassant sur les récifs. Tout cela nous rappelle le début de "Mortal Storm" (1944), et Lang arrive à nous donner le sentiment que les désirs et passions humaines sont presque plus forts que la nature elle même.

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Ci-dessus : Barbara Stanwyck et Robert Ryan

Chaque personnage représente une qualité ou un défaut. Barbara Stanwyck représente ici la femme insatisfaite à la recherche du grand frisson et ne supportant pas la monotonie de sa vie. Robert Ryan est la brute épaisse, et Paul Douglas est l'homme normal dans tout l'ennui de sa normalité. Et si le film touche c'est bien dans cette histoire d'un couple qui se déchire. Lang utilise très intelligement une nuisette et un parfum pour faire comprendre aux spectateurs qu'il y a eu une relation sexuelle entre les deux amants. L'intelligence du réalisateur est prodigieuse. Et on ne peut qu'applaudir des deux mains, ce cinéma qui suggère plus qu'il ne montre et qui n'évite par pour autant l'émotion.

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Ci-dessus : Keith Andes et Marilyn Monroe

Note : 7 / 10 (si il en existe une version restaurée)

24/06/2013

Souvenez vous de ... Anne Francis !

Pour moi Anne Francis cela reste l'interprète de Altaira Morbius dans le légendaire "Planète Interdite" (1956), qui devait rester dans la mémoire des tous les cinéphiles et de tous les amateurs de science-fiction. Lorsque j'ai découvert ce film à la télévision, je ne voyais qu'elle. On se rappelle aussi d'Anne pour son rôle dans "un homme est passé" avec Spencer Tracy ou pour son interprétation de la femme du professeur Glenn Ford dans "Graine de violence" (1955). Anne devait également avoir une énorme carrière à la télévision, mais c'est une autre histoire. Aujourd'hui on se rappelle surtout d'Anne pour sa formidable beauté et son glamour. Souvenez vous d'Anne Francis !

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Hommage Vidéo :

 

 

23/06/2013

Une femme à la recherche de son destin / Now Voyager - 1942

"Une femme à la recherche de son destin" est l'histoire d'une renaissance d'une vieille fille (Bette Davis) sous l'emprise d'une mère tyranique (Gladys Cooper) qui a fait finalement d'elle, un pantin aux comportements déviants. Les symptomes dévitements et maniaco-dépressifs du personnage de Bette Davis, feront intervenir un psychiatre bienveillant en la personne de Claude Rains. Le vilain petit canard arrivera t'il à se transformer en cygne majestueux ? Tel est le sujet de "Now Voyager". Et franchement si le sujet semble vu et revu, il n'en reste pas moins terriblement attachant. Car y a t'il quelque chose de plus important, que la réalisation de soi ? Le film est inspiré d'un pièce de Casey Robinson qui s'était lui même inspiré d'une nouvelle de Olive Higgins Prouty. Ce dernier avait emprûnté son titre à un poème de Walt Whitman : "The Untold Want". Le poème de Whitman devait d'ailleurs être cité dans le film.

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Enfin, le glamour hollywoodien joue à pleins que ce soit par la magnifique musique d'un Max Steiner très inspiré pour l'occasion (Oscar de la meilleure musique en 1943), ou par la réalisation d' Irving Rapper dont certaines scènes du film sont restées inscrites au Panthéon d'Hollywood comme peut être les plus glamour de l'histoire du cinéma américain. Et il est bien difficile de resister à cette oeuvre, irriguée par une émotion à fleur de peau. Le film est une production d'Hal B Wallis qui pris d'importantes décisions sur ce projet en particulier sur le casting. Pour ce dernier, on pensa d'abord à Irene Dunne, Norma Shearer, et Ginger Rogers. Mais quand Bette Davis eut vent du projet, elle fit tout pour obtenir le rôle titre. On devait apprendre plus tard que Claude Rains était la star préférée de Bette Davis. Elle devait d'ailleurs partager la vedette avec lui sur plusieurs grosses productions de la Warner de la même époque :  "Juarez" (1939), "Mr. Skeffington" (1944), et "Deception" (1946). Irving Rapper avait débuté la réalisation de son premier film, l'année précédente. Il devait tourner en tout 4 films avec Bette Davis : "Now, Voyager, une femme à la recherche de son destin" (1942), "the Corn Is Green" (1945), "Deception" (1946), et "Another Man's Poison" (1952).

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Ci-dessus : Claude Rains et Bette Davis

Le film fut tourné au studio 18 de la Warner, mais aussi en Californie et les scènes censées se derouler en Europe furent remplacées par des scènes au Brésil car l'Europe était en partie occupée par les nazis. Le choix du réalisateur convenait à Bette Davis, car cette dernière avait déjà travaillé avec Rapper quand celui-ci était directeur des dialogues. Mais ce choix devait être difficile à assumer pour Rapper, ce dernier se retrouvant rapidement sous la coupe de Bette Davis. Il n'en reste pas moins que le film est un chef-d'oeuvre absolu du mélodrame hollywoodien. Ainsi, la scène finale où Paul Henreid allume deux cigarettes et où il demande à sa partenaire, "pourquoi demandez la lune alors qu'on peut avoir les étoiles", est encore pleine d'une émotion incroyable 70 ans après, qui fait de ce film un incomparable chef-d'oeuvre de la filmographie de Bette Davis au même titre que d'autres oeuvres peut être plus connues.

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Ci-dessus : Paul Henreid et Bette Davis

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Ci-dessus : le réalisateur et les acteurs sur le plateau de "Now Voyager"

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Ci-dessus : Bette Davis et Paul Henreid pendant une pause

 

Bande-annonce :

 

Extrait du thème principal de Max Steiner :

 Disponible en DVD Zone 1 avec sous-titres français

Note : 9 / 10

22/06/2013

Flight - 2012

"Flight" est un film de Robert Zemeckis. En voyant ce film, on peut réellement se demander où Robert Zemeckis a rangé l'imagination et le rêve qui étaient présents autant dans "Qui veut la peau de Roger Rabbit ?" ou dans la série des "Retours vers le futur". Ici Robert Zemeckis semble filmer mollement et retient difficilement l'attention du spectateur dans un film trop long de 30 minutes au moins.

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Le film aborde les problèmes de drogue et d'alcoolisme sous un aspect récréatif qui décrédiblise le propos, rend un peu mal à l'aise, et on ne sait pas bien si le film est une comédie ou un drame. On navigue à vue, bien sans savoir comment tout ça va finir et si le film va au bout du compte atterrir quelque part. Ceci dit, Denzel Washington est formidable et Don Cheadle et Kelly Rellyfont ce qu'ils peuvent pour donner une consistance à un scénario qui n'en a pas beaucoup, dans un film de toute façon trop long et trop démonstratif.

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Disponible en DVD et Bluray

 


 

Note : 6 / 10

21/06/2013

La fille du bois maudit / The Trail of the Lonesome pine - 1936

"La fille du bois maudit" est le le premier film en couleur de la Paramount. C'était donc un peu un évènement pour l'époque que la sortie d'un film en couleur. Ici le procédé utilisé est un Technicolor Trichrome. La RKo avait déjà sorti l'année précédente "Becky Sharp" en utilisant également ce procédé. Mais pour 1936 la couleur était encore exceptionnelle et réservé aux plus grans films. Ainsi, le cinéphile français se souvient que l'utilisation de la couleur sera utilisée dens quelques productions à gros budgets des années 30, comme "Autant en Emporte le vent" (1939) ou encore "les aventures de Robin des Bois" (1938). Ce qui marque le plus dans "la fille du bois maudit" c'est donc bien la couleur et l'esthétique de l'ensemble de l'oeuvre. Comme le noir & blanc a pu mettre en valeur des acteurs ou des oeuvres, ici la couleur magnifie autant les personnages que la nature et certaines scènes sont assez impressionnantes avec une couleur qui donne au film un aspect étrange et presque surnaturel aux acteurs et à la forêt. C'est donc bien l'esthétique de l'oeuvre qui fascine aujourd'hui : Forêts de pins, et acteurs sont magnifiés.

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Malheureusement la réalisation de Hathaway et la superbe photographie de W. Howard Greene, Robert C. Bruce ne sont pas réellement mis en valeur dans un scénario qui traine en longueur et qui si il réserve des rebondissements, au final ne passionne guère. Mais en plus d'un casting alléchant, qui comprend Henry Fonda, Fred MacMurray et Sylvia Sidney, le film a pour lui de dénoncer la barbarie à visage uniquement humain, tout en tentant de magnifier un amour de la terre et de la nature qui nous ramènent à une poésie originelle, poésie d'un homme vivant en symbiose avec la nature, libéré de la civilisation et mourrant au soleil couchant le coeur heureux, sous l'arbre témoin, de ses rêves d'enfant, de ses espoirs d'adolescent, et de ses réalisations et de ses passions d'adulte. "La fille du bois maudit" est donc une oeuvre qui est différente des productions hollywoodiennes de l'époque, autant par son esthétique, que par un sujet finalement peu abordé.

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Ci-dessus : Sylvia Sidney

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Ci-dessus : Fred MacMurray et Sylvia Sidney

Disponible chez Universal sur le site de l'éditeur ou magasins spécialisés

Note : 6,5 / 10

20/06/2013

Souvenez de ... Stanley Donen

Stanley Donen, peut être un des plus grands réalisateurs de comédie musicale, donne une interview au public français. Et oui c'est bien cette homme qui a fait rêver des générations et des générations de spectateurs à travers tant de films magiques comme par exemple : "Un jour à New York", 'mariage royale" et bien évidemment "Chantons sous la pluie".

 

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Filmographie

  • 1949 : Un jour à New York (On the Town)
  • 1951 : Mariage royal (Royal Wedding)
  • 1952 : Love Is Better Than Ever
  • 1952 : Chantons sous la pluie (Singin' in the Rain)
  • 1952 : L'Intrépide (Fearless Fagan)
  • 1954 : Donnez-lui une chance (Give a Girl a Break)
  • 1954 : Les Sept Femmes de Barbe-Rousse (Seven Brides for Seven Brothers)
  • 1954 : Au fond de mon cœur (Deep in My Heart)
  • 1955 : Beau fixe sur New York (It's Always Fair Weather)
  • 1955 : Kismet (non-credité au générique)
  • 1957 : Drôle de frimousse (Funny Face)
  • 1957 : Pique-nique en pyjama (The Pajama Game)
  • 1957 : Embrasse-la pour moi (Kiss Them for Me)
  • 1958 : Indiscret (Indiscreet)
  • 1958 : Cette satanée Lola (Damn Yankees!)
  • 1960 : Chérie recommençons (Once More, with Feeling)
  • 1960 : Un cadeau pour le patron (Surprise Package)
  • 1960 : Ailleurs l'herbe est plus verte (The Grass Is Greener)
  • 1963 : Charade
  • 1966 : Arabesque
  • 1967 : Voyage à deux (Two for the Road)
  • 1967 : Fantasmes (Bedazzled)
  • 1969 : L'Escalier (The Staircase)
  • 1974 : Le Petit Prince (The Little Prince), d'après Antoine de Saint-Exupéry
  • 1975 : Les Aventuriers du Lucky Lady (Lucky Lady)
  • 1978 : Folie Folie (Movie Movie)
  • 1980 : Saturn 3
  • 1984 : La Faute à Rio (Blame It on Rio), remake d'Un moment d'égarement de Claude Berri (1977)

 

19/06/2013

12 hommes en colère / Twelve angry men - 1957

"Douze hommes en colère" est une adaptation d'un pièce de Reginald Rose déjà portée à l'écran, par Franklin Schaffner pour la série Studio One en 1954. Le réalisateur Sidney Lumet a quant à lui, déjà une longue carrière de réalisateur de télévision à son actif quand il commence à tourner.  Le film a pour sujet la délibération d'un jury de cour d'assise qui doit décider si un jeune homme à tuer son père ou si il est innocent. Au delà du verdict, le scénario explore notre propre Humanité, mais aussi la paradoxale impossibilité d'établir parfois des faits avec certitude. La conséquence est que parfois la justice des Hommes n'est pas parfaite, et que donc la peine de mort ne devrait pas exister. Tous ces thèmes concourent à faire du film un chef-d'oeuvre absolu.

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Ainsi, le huis-clos est parfaitement construit, accentué par la règle classique des trois unités   (unité de temps : unité de lieu, et unité d'action), mais aussi par la chaleur qui augmente encore la pression. L'orage libérateur intervient d'ailleurs à la conclusion du film. Tout ceci donne un film parfais mais il en ressort malgré tout une certaine théâtralité qui nuit quelque peu à l'action. Lumet, aurait pu peut être montrer les différentes hypothèses en faisant sortir le spectateur de la pièce. Mais ce n'était pas son but. Ici le réalisaeur nous invite à réfléchir sur la destinée d'un jeune homme accusé de meurtre. Il ne peut donc y avoir ici que rencontre avec notre propre conscience et avec celle des autres jurés. Le spectateur devient donc un juré parmi d'autres. Et comme les autres jurés, il reste assis à attendre un dénouement qui ne peut venir que de ses hommes mais aussi de lui même. Pour toutes ces raisons, "12 hommes en colère" est un très bon film, constitutif d'une conscience civique et morale.

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Note : 9 / 10

18/06/2013

Les bannis de la Sierra / The Outcasts of Poker Flat - 1952

"Les bannis de la Sierra" est un superbe western tourné pendant plus d'une heure en huis-clos. En effet, après une scène d'hold-up nocturne superbement filmée et stylisée, et une randonnée dans des montagnes enneigées, le film aura pour unique lieu de tournage une cabane solitaire. L'histoire tourne donc autour de ce groupe d'exclus, obligés de vivrre dans une cabane et qui attend la fin de la tempête de neige. Mais l'arrivée de Cameron Mitchell psychotique, responsable d'un hold-up sanglant va contrarier le séjour et faire de ces quelques jours un insoutenable et angoissant huis-clos.

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Le film va donc développer un suspens psychologique où ressortiront les caractères pour les uns, et la perversion pour un autre. On se prend alors à réfléchir au devenir de cette petite société miniature rejetée par la grande, mais où les moeurs et la morale sont en lutte avec la violence d'un homme prêt à tout. Il n'y a donc aucune scène romantique mais presque une scène de viol. On ne s'ennuie donc jamais en regardant ce western psychologique, qui est plus proche d'un thriller que d'un vrai western. Le film bénéficie en plus d'un très bon casting avec la jeune Anne Baxter, Dale Robertson en plus de Cameron  Mitchell. On note aussi la présence de Miriam Hopkins dans le rôle d'une prostituée. Miriam Hopkins était au plus haut de sa carrière dans les années 30, là sa beauté semble fannée et on a parfois un peu de peine quand on pense à la femme qu'elle était 20 ans auparavant.

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Ci-dessus : On reconnait Cameron Mitchell, Dale Robertson, Anne Baxter, et Miriam Hopkins à droite.

Je finirai en disant quelques mots sur le réalisateur Joseph M. Newman : ancien garçon de course de la MGM dès l'âge de 13 ans,  se retrouva assistant de cinéastes tels Raoul Walsh ou George Cukor. Sa première réalisation date de 1941, "Northwest Rangers", remake de "Manhattan Melodrama" de W.S. Van Dyke. Juste avant "les Bannis de la Sierra", il nous réalise une comédie avec June Haver et Marilyn Monroe dans un de ses premiers rôles, "Nid d'amour". Mais le film le plus célèbre de Newman sortira en 1953 et deviendra un grand classique de la science-fiction : "Les Survivants de l'infni" (This Island Earth).

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Ci-dessus : Cameron Mitchell

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Extrait : 

 

Note : 8 / 10

17/06/2013

Souvenez vous de ... Anne Baxter !

Si aujourd'hui le public cinéphile français se souvient d'Anne Baxter, c'est bien pour son rôle inoubliable de Néfertari dans "les 10 commandements" (1956) de Cecil B. Demille. Mais ll faut se souvenir qu'elle eut une grande carrière avant et après ce sommet artistiques. Ainsi, en 1947 elle devait décrocher un Oscar pour son rôle dans "le fil du rasoir". Elle était aussi à l'aise dans des Westerns comme "les bannis de la Sierra" (1947) avec Miriam Hopkins ou dans "la ville abandonnée" avec Richard Widmark et Gregory Peck, que dans le film d'Hitchcock, "la loi du silence". Formidable actrice elle devait tourner quasiment jusqu'à sa mort et laisser une belle filmographie pour notre plus grande joie. ,Souvenez vous de ... Anne Baxter !

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Filmographie

  • 1940 : 20 Mule Team, de Richard Thorpe avec Wallace Beery, Marjorie Rambeau
  • 1940 : The Great Profile, de Walter Lang avec John Barrymore
  • 1941 : Charley's Aunt, d'Archie Mayo avec Jack Benny, Kay Francis
  • 1941 : L'Étang tragique (Swamp Water), de Jean Renoir
  • 1942 : Le Joueur de flûte (The Pied Piper), d'Irving Pichel
  • 1942 : La Splendeur des Amberson (The Magnificent Ambersons), d'Orson Welles
  • 1943 : Requins d'acier (Crash Dive), d'Archie Mayo avec Tyrone Power, Dana Andrews
  • 1943 : Les Cinq Secrets du désert (Five Graves to Cairo), de Billy Wilder
  • 1943 : L'Étoile du Nord (The North Star), de Lewis Milestone sur un scénario de Lillian Hellman avec Dana Andrews, Walter Huston, Walter Brennan, Farley Granger, Erich von Stroheim
  • 1944 : J'avais cinq fils (The Sullivans), de Lloyd Bacon avec Thomas Mitchell
  • 1944 : The Eve of St. Mark, de John M. Stahl d'après la pièce de Maxwell Anderson
  • 1944 : Sunday Dinner for a Soldier, de Lloyd Bacon avec John Hodiak
  • 1944 : Guest in the House, de John Brahm avec Ralph Bellamy
  • 1945 : Scandale à la cour (A Royal Scandal), d'Ernst Lubitsch et Otto Preminger avec Tallulah Bankhead, Charles Coburn, Vincent Price
  • 1946 : Smoky, drame de Louis King avec Fred MacMurray, Bruce Cabot
  • 1946 : L'Évadé de l'enfer (Angel on My Shoulder), d'Archie Mayo avec Paul Muni, Claude Rains
  • 1946 : Le Fil du rasoir (The Razor's Edge), d'Edmund Goulding
  • 1947 : Blaze of Noon, action de John Farrow avec William Holden
  • 1947 : Mother Wore Tights, de Walter Lang (voix)
  • 1948 : Le Retour (Homecoming), de Mervyn LeRoy
  • 1948 : The Walls of Jericho, de John M. Stahl
  • 1948 : The Luck of the Irish, de Henry Koster
  • 1948 : La Ville abandonnée (Yellow Sky), de William A. Wellman
  • 1949 : You're My Everything, comédie musicale de Walter Lang avec Dan Dailey
  • 1950 : Le Petit Train du Far West (A Ticket to Tomahawk), de Richard Sale
  • 1950 : Ève (All About Eve), de Joseph L. Mankiewicz
  • 1951 : Follow the Sun, de Sidney Lanfield avec Glenn Ford en Ben Hogan
  • 1952 : Les Bannis de la Sierra (The Outcasts of Poker Flat), de Joseph M. Newman avec Dale Robertson, Miriam Hopkins
  • 1952 : La Sarabande des pantins (O. Henry's Full House), de Jean Negulesco (segment The Last Leaf)
  • 1952 : Seules les femmes savent mentir (My Wife's Best Friend), comédie de Richard Sale avec Macdonald Carey, Cecil Kellaway
  • 1953 : La Loi du silence (I Confess), d'Alfred Hitchcock
  • 1953 : La Femme au gardénia (The Blue Gardenia), de Fritz Lang
  • 1954 : Carnival Story / Ceux du voyage, de Kurt Neumann avec Steve Cochran, George Nader
  • 1954 : Rummelplatz der Liebe, de Kurt Neumann avec Eva Bartok, Curd Jürgens, Bernhard Wicki - non créditée
  • 1955 : Boulevards de Paris (Bedevilled), de Mitchell Leisen
  • 1955 : One Desire : Son seul amour, de Jerry Hopper avec Rock Hudson
  • 1955 : Les Forbans (The Spoilers), de Jesse Hibbs
  • 1956 : Infamie, de Russell Birdwell
  • 1956 : Les Dix Commandements (The Ten Commandments), de Cecil B. DeMille : Néfertari
  • 1957 : Chase a Crooked Shadow / L'homme à démasquer de Michael Anderson avec Richard Todd
  • 1957 : Terre sans pardon, western de Rudolph Maté avec Charlton Heston, Gilbert Roland
  • 1957 : Schlitz Playhouse of Stars(série TV)
    • For Better, for Worse (1957) avec Bette Davis
  • 1958 : Playhouse 90(série TV)
    • The Right Hand Man, de Franklin J. Schaffner (1958) avec Dana Andrews
  • 1958 : Lux Playhouse(série TV)
    • The Four (1958)
  • 1959 : Summer of the Seventeenth Doll, de Leslie Norman
  • 1959 : La Grande Caravane (Wagon Train) (série TV)
    • The Kitty Angel Story, de James Neilson (1959)
  • 1959 : Riverboat(série TV)
    • A Race to Cincinnati, de Jules Bricken (1959)
  • 1959 : Zane Grey Theater(série TV)
    • Hand on the Latch (1959)
  • 1960 : Échec et mat (Checkmate), d'Eric Ambler (série TV)
    • Death Runs Wild, de Jules Bricken (1960)
  • 1960 : The DuPont Show with June Allyson(série TV)
    • The Dance Man (1960)
  • 1960 : General Electric Theater(série TV)
    • Bitter Choice, de Herschel Daugherty (1957)
    • Stopover (1958)
    • Goodbye, My Love (1960)
  • 1960 : La Ruée vers l'Ouest (Cimarron), d'Anthony Mann : Dixie Lee
  • 1961 : The United States Steel Hour(série TV)
    • The Shame of Paula Marsten (1961)
  • 1962 : La Rue chaude (Walk on the Wild Side), d'Edward Dmytryk
  • 1962 : Mix Me a Person, de Leslie Norman
  • 1963 : Alfred Hitchcock présente (The Alfred Hitchcock Hour) (série TV)
    • A Nice Touch, de Joseph Pevney (1963)
  • 1964 : Le Jeune docteur Kildare (Dr. Kildare) (série TV)
    • A Day to Remember (1964)
  • 1965 : Les Tontons farceurs (The Family Jewels), de Jerry Lewis
  • 1965 : The Loner, de Rod Serling (série TV)
    • One of the Wounded, de Paul Henreid (1965)
  • 1966 : Le Triomphe des sept desperadas (Frauen, die durch die Hölle gehen), de Gianfranco Parolini, Sidney W. Pink et Rudolf Zehetgruber
  • 1967 : The Busy Body, de William Castle avec Sid Caesar, Robert Ryan
  • 1967 : Cowboy in Africa(série TV)
    • Search for Survival (1967)
  • 1967 : Stranger on the Run / L'homme en fuite, de Don Siegel avec Henry Fonda (TV)
  • 1967 : My Three Sons(série TV)
    • Desinging Women (1967)
  • 1967 : Batman(série TV)
    • Zelda the Great, de Norman Foster (1966)
    • A Death Worse Than Fate, de Norman Foster (1966)
    • Louie the Lilac (1967)
    • The Ogg and I (1967)
    • How to Hatch a Dinosaur (1967)
    • Catwoman's Dressed to Kill (1967)
    • The Ogg Couple (1967)
  • 1968 : Sur la piste du crime (The F.B.I.) (série TV)
    • Region of Peril (1968)
  • 1968 : Match contre la vie (Run for Your Life), de Roy Huggins (série TV)
    • Life Among the Meat Eaters (1968)
  • 1968 : Companions in Nightmare, de Norman Lloyd (TV)
  • 1968 : Le Virginien (The Virginian) (série TV)
    • Nora (1968)
  • 1969 : La Grande Vallée (The Big Valley) (série TV)
    • The 25 Graves of Midas, de Richard Long (1969)
  • 1969 : Marcus Welby, M.D., de David Lowell Rich (TV)
  • 1969 : L'Homme de fer (Ironside), de Collier Young(série TV)
    • An Obvious Case of Guilt, d'Abner Biberman (1968)
    • Programmed for Danger, de John Florea (1969)
  • 1970 : The Challengers, de Leslie H. Martinson avec Darren McGavin (TV)
  • 1970 : Ritual of Evil, de Robert Day avec Louis Jourdan (TV)
  • 1970 : Bracken's World(série TV)
    • Diffusion (1970)
  • 1970 : Les Règles du jeu (The Name of the Game) (série TV)
    • The Protector (1968)
    • The Bobby Currier Story (1969)
    • The Takeover (1970)
    • All the Old Familiar Faces (1970)
  • 1971 : Fools' Parade, thriller comique d'Andrew V. McLaglen avec James Stewart, George Kennedy
  • 1971 : The Late Liz, de Dick Ross avec Steve Forrest - rôle titre
  • 1971 : If Tomorrow Comes, de George McCowan avec Patty Duke (TV)
  • 1972 : The Catcher, d'Allen H. Miner avec Jan-Michael Vincent, Anthony Franciosa (TV)
  • 1972 : Lapin 360, de Robert Michael Lewis
  • 1973 : Docteur Marcus Welby (Marcus Welby, M.D.), de David Victor (série TV)
    • Madonna with Knapsack and Flute (1969)
    • A Necessary End (1973)
  • 1973 : Columbo : Requiem pour une star (Requiem for a Falling Star) (série TV) : Nora Chandler
  • 1973 : Cannon(série TV)
    • À charge de revanche (He Who Digs a Grave), de Richard Donner (1973)
  • 1973 : Love Story(série TV)
    • All My Tomorrows (1973)
  • 1973 : Banacek(série TV)
    • Max le magnifique (If Max Is So Smart, Why Doesn't He Tell Us Where He Is?), de Bernard L. Kowalski (1973)
  • 1973 : Lisa, Bright and Dark, de Jeannot Szwarc (TV)
  • 1973 : Mannix, de William Link (série TV)
    • The Deadly Madonna, de Paul Krasny (1973)
  • 1976 : Arthur Hailey's the Moneychangers / Les hommes d'argent, de Boris Sagal avec Christopher Plummer, Timothy Bottoms, Jean Peters, Joan Collins (feuilleton TV)
  • 1978 : Little Mo, de Daniel Haller avec Anne Francis, Mark Harmon, Leslie Nielsen (TV)
  • 1979 : Nero Wolfe, de Frank D. Gilroy (TV)
  • 1980 : Hagen(série TV)
    • The Straw Man (1980)
  • 1980 : Jane Austen in Manhattan, de James Ivory avec Robert Powell
  • 1981 : À l'est d'Éden (East of Eden), de Harvey Hart avec Timothy Bottoms, Bruce Boxleitner, Jane Seymour, Howard Duff (feuilleton TV)
  • 1983 : Hôtel (Hotel) (série TV)
  • 1984 : Les Masques de la mort (The Masks of Death), de Roy Ward Baker d'après Arthur Conan Doyle avec Peter Cushing, John Mills, Ray Milland (TV)
  • 1985 : La croisière s'amuse (The Love Boat) (série TV)

 

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Hommage vidéo :

 

 

 

16/06/2013

Gangster Squad - 2013

Que pouvait-on attendre de nouveau de ce "Gangster Squad" alors qu'Hollywood et la Warner en particulier, ont depuis les origines visités sans relâche l'univers du film de gangsters ? Ainsi des films avec James Cagney, à ceux avec Humphrey Bogart, d'Edgard G Robinson, en passant avec ceux joués Joe Pecsi et Robert De Niro, le cinéma hollywoodien a créé une légende du crime et du film noir, que "Gangster Squad" se donnait pour objet de revisiter. "Gangster Squad" allait-il être à la hauteur de ses prédécesseurs et des classiques du genre ? La réponse est clairement non. Les premiers films des années 30 étaient proche d'une actualité presque palpable à l'écran. Les années 40 et 50 allaient être le sommet du film noir et "Bonnie and Clyde" (1967) d'Arthur Penn l'annonce d'un nouveau cinéma libéré de la contrainte des censeurs. Enfin, "les incorruptibles" (1987), "les affranchis" (1990) et "Casino" (1995) possédaient tous, une trame narrative intéressante qui était constitutive de l'âme du film, dans "Gangster Squad" il n'en est rien. Clémenceau, disait que la guerre est trop importante pour la laisser menée par des militaires. On pourrait le paraphraser et dire que le cinéma est quelque chose de trop  important pour en laisser la direction à des publicitaires sans expérience, comme le réalisateur de "Gangster Squad", Ruben Fleischer. Ce dernier se montre incapable de donner un semblant d'âme à son film, qui se déroule en mode binaire, méchants très méchants contre gentils jouant aux méchants pour faire triompher le bien. On a vu beaucoup mieux comme scénario. Scénario qui ressemble plus à celui d'un Batman qu'à celui d'un film de gangsters. La musique également binaire et grandiloquante de Steve Jablonsky, habitué à composer pour la série des "Transformers" n'a d'ailleurs pas grand chose pour elle.

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Alors bien sûr, il reste les scènes d'actions qui sont malheureusement souvent peu lisibles et surtout l'auto-censure a fonctionné à plein sur le film. Ainsi, une scène de fusillade a été supprimée après le drame d'Aurora. Mais quand on sait qu'Hitchcock se permettait de tourner une scène équivalente dans son film "la 5ème colonne" (1942), on se dit que le cinéma actuel est tout de même dans une espèce de régression qui ne dit pas son nom, incapable moralement de mettre sur écran ce qu'on se permettait de montrer en 1942. A cela il faut ajouter l'interprétation outrancière de Sean Penn qui a le visage totalement trafiqué et truqué, et bien évidemment cela ne donne guère au film une authenticité quelconque. On navigue donc entre scènes un peu gores et trucages numériques. Et au final, "Gangster Squad" a bien du mal à réveiller un genre endormi, sans apporter à celui-ci une quelconque nouveauté, mais en lui enlevant son âme synonyme pour le spectateur de sensibilité. Le film se regarde donc sans trop de déplaisir, mais aussi sans émotion et ce n'est pas la révélation que l'on attendait. Et quand tout cela est fini on se dit que les Bogart, Robinson, Cagney, De Niro, peuvent vraiment dormir tranquilles.

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Ci-dessus : Ryan Gosling et Emma Stone

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La bande-annonce :

Note : 7 / 10