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21/06/2013

La fille du bois maudit / The Trail of the Lonesome pine - 1936

"La fille du bois maudit" est le le premier film en couleur de la Paramount. C'était donc un peu un évènement pour l'époque que la sortie d'un film en couleur. Ici le procédé utilisé est un Technicolor Trichrome. La RKo avait déjà sorti l'année précédente "Becky Sharp" en utilisant également ce procédé. Mais pour 1936 la couleur était encore exceptionnelle et réservé aux plus grans films. Ainsi, le cinéphile français se souvient que l'utilisation de la couleur sera utilisée dens quelques productions à gros budgets des années 30, comme "Autant en Emporte le vent" (1939) ou encore "les aventures de Robin des Bois" (1938). Ce qui marque le plus dans "la fille du bois maudit" c'est donc bien la couleur et l'esthétique de l'ensemble de l'oeuvre. Comme le noir & blanc a pu mettre en valeur des acteurs ou des oeuvres, ici la couleur magnifie autant les personnages que la nature et certaines scènes sont assez impressionnantes avec une couleur qui donne au film un aspect étrange et presque surnaturel aux acteurs et à la forêt. C'est donc bien l'esthétique de l'oeuvre qui fascine aujourd'hui : Forêts de pins, et acteurs sont magnifiés.

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Malheureusement la réalisation de Hathaway et la superbe photographie de W. Howard Greene, Robert C. Bruce ne sont pas réellement mis en valeur dans un scénario qui traine en longueur et qui si il réserve des rebondissements, au final ne passionne guère. Mais en plus d'un casting alléchant, qui comprend Henry Fonda, Fred MacMurray et Sylvia Sidney, le film a pour lui de dénoncer la barbarie à visage uniquement humain, tout en tentant de magnifier un amour de la terre et de la nature qui nous ramènent à une poésie originelle, poésie d'un homme vivant en symbiose avec la nature, libéré de la civilisation et mourrant au soleil couchant le coeur heureux, sous l'arbre témoin, de ses rêves d'enfant, de ses espoirs d'adolescent, et de ses réalisations et de ses passions d'adulte. "La fille du bois maudit" est donc une oeuvre qui est différente des productions hollywoodiennes de l'époque, autant par son esthétique, que par un sujet finalement peu abordé.

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Ci-dessus : Sylvia Sidney

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Ci-dessus : Fred MacMurray et Sylvia Sidney

Disponible chez Universal sur le site de l'éditeur ou magasins spécialisés

Note : 6,5 / 10

Commentaires

Le thème utilisé par le réalisateur, n'as rien de nouveau voire d’exceptionnelle.Ce sujet fut mainte fois employer par les diverses réalisateur à la petite semaine employé par:Monogram, PRC,Republic et consort...Le cadre du film est rustique(j'aime)et l'histoire haletante, un vrai / faux western qui nous prend assez rapidement dans la tourmente,ma note personnel serais de 6/10.

Écrit par : Wes Cameron | 22/06/2013

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Le thème n'a rien de nouveau, mais il dénote quand même d'une production hollywoodienne des années 30, essentiellement centrée sur la comédie romantique, le mélodrame, voir le drame, le film d'aventures, la comédie musicale, le film de gangsters ou encore le western de série B (avant 1939). Là on a rien de tout ça. C'est pour cela que je vois ce film comme un peu différent de la production de ces années là. Et pourtant j'en ai vu des films des années 30 tous studios confondus.

Écrit par : Stéphane | 22/06/2013

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"mais il dénote quand même d'une production hollywoodienne des années 30".
Tout à fait, mon propos était plus sur le fond que la forme, mais cela, je pense que tu l'avais compris.La fille du bois maudit, est le quatrième film de Fonda(Henry)la Paramount misera beaucoup sur ce projet, Henry Hataway, le réalisateur, était convaincu que le duo McMurray / Fonda marcherais bien, il ne se trompa pas.Rajoutons aussi, que le scénario de Grover Jones, n'est pas étranger au bon succès de ce mélodrame.Une mention très bien à Robert Barrat qui excelle dans son rôle de Buck Falin.

Écrit par : Wes Cameron | 22/06/2013

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Pour ma part, j'ai trouvé que le scénario était un peu plat, et ne s'accélérant que dans le dernier tiers du film. Bonne remarque effectivement concernant Robert Barrat. Pour ma part, je retiens essentiellement les formidables images en Technicolor avec souvent un énorme travaille sur la profondeur de champ. Tout ça est assez hallucinant quand on sait que le film date de 1936.

Écrit par : Stéphane | 23/06/2013

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Le technicolor utilisé, est a mon sens, aussi égal à celui de Robin des bois 1938.

Écrit par : Wes Cameron | 23/06/2013

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