Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

30/05/2013

Hugo Friedhofer : Un géant oublié

Aujourd'hui j'aimerais rendre hommage à Hugo Friedhofer, géant oublié, compositeur remarquable et travailleur infatiguable. Et si aujourd'hui on parle encore de Steiner, de Korngold, on devrait aussi citer aussi Hugo Friedhofer. Car il resta longtemps dans l'ombre de ces génies, travaillant longtemps avec Max Steiner et orchestrateur attitré d'Erich Wolfgang Korngold, il compose en 1938 sa première musique de film, pour "les aventures de Marco Polo". Il collaborera en tout à 256 musiques de film, laissant son empreinte dans le cinéma hollywoodien, mais malheureusement pas dans les mémoires. Hollywood Classic lui rend aujourd'hui hommage.

 

hugo-friedhofer-01.jpg

 

 

.

 

29/05/2013

Sérénade à trois / Design for Living - 1933

"Sérnade à trois" est un film un peu étrange. En effet, le sujet est plutôt scabreux. En effet, il s'agit d'une jeune femme (Miriam Hopkins) qui est ici amoureux de deux hommes à la fois : Fredric March et Gary Cooper. Le scénario est tiré d'une pièce de Noël Coward, jouée pour la première fois en 1932. Malheureusement ici le scénario de Ben Hecht en enlève tout le caractère scabreux et finalement drôle. Ainsi, les relations sont affichées comme platoniques par la jeune femme et si on parle de sexe, c'est pour dire qu'il n'y en aura pas. Ainsi entre rupture, tension physique et attirance impossible, le scénario semble tourner en boucle et finir sans que la situation du début trouve une résolution quelconque. Il y a également une scène assez étrangement tournée, où on voit March partagé un petit-déjeuner avec la jeune femme tant convoité. March est en smoking inpécable alors qu'il venait de voyager le soir. On sait alors qu'il a partagé la nuit et la chambre de Miriam Hopkins. Néanmoins c'est vrai que le spectateur se sent un peu frustré, n'ayant même pas eu droit à la traditionnelle scène de glamour hollywoodienne. De plus, on sent Gary Copper un peu gêné dans cette comédie, mais Fredric March beaucoup plus à son aise. A noter qu' Edward Everett Horton complète le casting. Ce dernier était un habitué des comédies musicales de Fred Astaire où il excellait dans son rôle de comique pince-sans-rire. Alors c'est vrai qu'ici on sourit plus souvent que l'on rit. Par contre, Miriam Hopkins est ici au top de sa forme, prodigieusement belle et sexy, en particulier à la toute fin du film, où on la retrouve dans un ensemble particulièrement moulant qui fait penser à certaines robes de Marilyn Monroe. On pouvait malgré tout, s'attendre à un peu mieux d'un film d'Ernst Lubitsch joué par de tels acteurs. Pour finir je rappellerai que Miriam Hopkins avait déjà joué l'année précédente dans "Docteur Jekyll et Mister Hyde".

serenade_a_trois,3.jpg

3.JPG

4.JPG

6.JPG

7.JPG

Ci-dessus : Miriam Hopkins

1.JPG

Ci-dessus : Gary Cooper, Miriam Hopkins et Fredric March

5.JPG

Ci-dessus : Fredric March et Ernst Lubitsch

2.JPG

Ci-dessus : Gary Cooper, Miriam Hopkins et Fredric March

Note : 5,5 / 10

28/05/2013

Mirage - 1965

"Mirage" est un bon thriller à la distribution très intéresante. En effet, on y retrouve en plus de Gregory Peck, Diane Baker et Walter Matthau. La réalisation d'Edward Dmytryk est correcte, sans être nullement exceptionnelle. Malheureusement le scénario de Peter Stone, inspiré du livre de Howard Fast, ne résoud pas tous les questions qu'avancent l'intrigue. On reste donc quelque peu sur sa faim. Et on a finalement parfois l'impression d'avoir assisté nous aussi, à une sorte de mirage cinématographique. Enfin la musique de Quincy Jones, souvent douce et proche d'une musique d'ambiance ne permet pas réallement de plonger dans ce film noir. On pouvait donc logiquement espérer beaucoup plus de ce "Mirage" qui n'arrive pas à concrétiser à l'écran les bonnes intentions que l'on entrevoit de temps en temps, mais donc un peu gâché par un scénario trop confus et pas assez approfondi, surtout que les acteurs sont excellents , en particulier Gregory Peck et Walter Matthau.

Mirage1965.jpg

381751_orig.png

Ci-dessus : Gregory Peck et Diane Baker

Gregory-Peck-Diane-Baker-and-Edward-Dmytryk-on-location-for-Mirage-e1341230689102.jpg

Ci-dessus : avec le réalisateur Edward Dmytryk

 

Extrait de la musique :

  Disponible chez Universal sur le site de l''éditeur ou dans certains magasins spécialisés

Note : 7 / 10

27/05/2013

Souvenez vous de ... Ann Blyth !

Aujourd'hui, Hollywood Classic se souvient d'Ann Blyth, inoubliable dans "le Roman de Mildred Pierce" (1945) qui lui valut une  nomination aux Oscars ou dans "les démons de la liberté" (1947) de Jules Dassin. Elle n'avait pas la personnalité d'une Lana Turner ou d'une Lauren Bacall, pourtant elle a une filmographie très intéressante et jouera avec les plus grands. Elle reste une très belle représentante de ce glamour hollywoodien qui nous fait toujours tant rêver. Souvenez vous de ... Ann Blyth !

 

Ann-Blyth-93ea4.jpg

ann blyth. 010.jpg

60771_AnnBlyth3_122_432lo.jpg

ann-blyth-c-1940s-everett.jpg

ann-blyth-ca-1950s-everett.jpg

Ann-Blyth-e1d91.jpg

7410318130_04dfc19bda_z.jpg

blyth-granger-2_opt.jpg

3132417830_1_6_jZx3qKCV.jpg

blyth-jewels-54.jpg

blyth-mirror-katie_opt.jpg

site-down-girl.jpg

tumblr_mfbj5tm4eH1qh0yodo1_1280.jpg

26/05/2013

Le démon du sous-marin / Devil and the Deep - 1932

"Le démon du sous-marin" est un film de 1932, produit par la Paramount et sorti en 1932, il comprend un intéressant avec Gary Cooper, Charles Laughton, Tallulah Bankhead et Cary Grant dans un petit rôle. Tallulah Bankhead, native de l'Alabama, est une actrice assez peu connue en France, mais elle devait défrayer la chronique en 1932 à Hollywood, en se plaignant à un journaliste du "Motion Picture Magazine" qu'elle n'avait pas eu une relation avec un homme depuis 6 mois ! Même si elle devait démentir le mal était fait, et elle devait rester dans l'esprit du public comme une mangeuse d'hommes et de femmes, à la sexualité vorace. Quoiqu'il en soit et pour en revenir au film, Tallulah Bankhead est ici la femme d'un commandant de sous-marin (joué par Charles Laughton) stationné en Méditérannée. Le personnage de Laughton se sait trompé par sa femme. Vrai ou faux ? Nul ne le sait, en tous les cas, sa jalousie maladive le pousse à se séparer de son second (joué par Cary Grant). Enfin, la dispute qui en découle, pousse la femme du commandant à s'enfuir de sa propre maisson, et à rencontrer ... Gary Cooper. Le réalisateur Marion Gering, originaire de Russie, et habitué à monter des pièces à Broadway avait été engagé par la Paramount en 1931. Si il tourna beaucoup avec Sylvia Sidney, il n'a pas laissé une marque très importante au cinéma hollywoodien. Pourtant si le film est réalisé sans génie, le spectacle est ici correct.

1932 Devil and the deep - Entre la espada y la pared (ing) (i) 01.jpg

Le film vaut par la présence de Laughton qui surclasse Cooper et Grant sans aucune difficulté. La meilleure scène du film est celle où Laughton apprend de la propre bouche de sa femme que oui, elle l'a bien trompé. On voit alors le visage de Laughton se décomposait progressivement sous ses mains, pour devenir de plus en plus hideux et se rapprocher d'une expression proche de son rôle de Quasimodo dans "le bossu de Notre-Dame" (1939). Mais quand on voit ce "Devil and the Deep" c'est bien aux "révoltés du Bounty" (1935) auquel on pense tout de suite. Laughton se complait dans son rôle de capitaine injuste et fou, pour notre plus grand plaisir. Il ne reste que des miettes à Grant et Cooper, qui se partagent les scènes sentimentales. On passe un agréable moment à suivre cette histoire et à admirer Tallulah Bankhead, dans un film qui n'as pas son pareil pour nous faire rêver d'exotisme et de romance sous les étoiles, mais aussi pour nous montrer jusqu'où peut aller la jalousie maladive.

Annex - Laughton, Charles (Devil and the Deep)_01.jpg

Ci-dessus : Cary Grant et Charles Laughton

Annex - Bankhead, Tallulah (Devil and the Deep)_01.jpg

Bankhead, Tallulah (Devil and the Deep)_01.jpg

Ci-dessus : Gary Cooper et Tallulah Bankhead

Disponible dans la collection "Universal" sur le site de l'éditeur ou dans les magasins spécialisés (Gibert Joseph)

Note : 7 / 10

25/05/2013

Le Roi du Tabac / Bright Leaf - 1950

"Le Roi du Tabac" est un film assez rare (jamais sorti en DVD en France), mais qui passe de temps en temps su TCM. J'ai ainsi retrouvé dernièrement un enregistrement en version française datant de 2004. Le film ne possédait pas une image de très bonne qualité, mais était très regardable et très intéressant. "Le Roi du Tabac" est le deuxième film avec à l'affiche Gary Cooper et Patricia Neal. On se souvient que ce couple d'acteurs avaient déjà été réunis un an plus tôt dans l'adaptation à l'écran du superbe roman d'Ayn Rand ("le rebelle"). Mais la distribution est aussi complétée par Lauren Bacall et par Jack Carson. Jack Carson avait quant à lui joué dans le même film que Patricia Neal dans "It's a great feeling" (1949). "Le Roi du Tabac" raconte l'ascension d'un  homme désargenté (Gary Cooper) qui revient dans la ville de son enfance. Il y découvre que sa maison ne lui appartient plus, mais appartient au plus grand industriel du Tabac (joué par Donald Crisp). Mais ce dernier a une magnifique fille (Patricia Neal) qui a connu Brant Royle (Gary Cooper) quand il était enfant. Le seul but de Royle sera alors de conquérir son père tout en réduisant économiquement et moralement le père de la jeune fille au silence. Donald Crisp était abonné au rôle de père. Et on se souvient surtout pour l'interprétation magistrale qu'il donne dans le film de John Ford, "Qu'elle était verte ma vallée" (1941) qui lui valut un Oscar totalement mérité. On ne se souvient plus aujourd'hui que Crisp était un acteur légendaire, né en Grande-Bretagne, et ayant connu pratiquement la naissance du cinéma, et qu'il avait eu une carrière de réalisateur.

le_roi_du_tabac,0.jpg

Je pense qu'il est inutile de présenter le réalisateur, Michael Curtiz, qui a tourné pour la Warner de très nombreux films. Le film est beaucoup moins littéraire et lyrique que "le rebelle"(1949). Mais j'ai adoré sa construction et cette lutte entre Crisp et Cooper qui ne se termine que par la reprise de la lutte par la fille de Crisp jusqu'à l'affrontement et l'effondrement final; "Le Roi du tabac" est un drame psychologique autant qu'une tragédie humaine. Il n'en représente pas moins un très bon divertissement. Je ne comprends pas d'ailleurs pourquoi il a eu de mauvaises critiques. On a critiqué le faux accent du Sud de Patricia Neal. Mais pour ma part, je n'ai pas pu en juger, ne possédant que la version française. Enfin, j'ai trouvé Patricia Neal très convaincante dans sa prestation totalement changée par rapport au "Rebelle". On peut rajouter au crédit du film, la très belle musique de Victor Young. En résumé, un très bon film, qui mériterait une belle édition DVD ou Bluray pour qu'on le redécouvre enfin avec une image correcte.

brightleaf2.jpg

Ci-dessus : Lauren Bacall et Gary Cooper

brightleaf3.jpg

Ci-dessus : Gary Cooper et Patricia Neal

brightleaf-4.jpg

Ci-dessus : Cooper et Neal pendant une pause

brightleaf4-1.png

Ci-dessus : Gary Cooper avec à gauche Jack Carson

brightleaf5.jpg

brightleaf5-1.png

Ci-dessus : Gary Cooper avec à gauche Jack Carson

brightleaf-6.jpg

brightleaf8-1.png

brightleaf13.png

brightleaf20.jpg

Ci-dessus : Donald Crisp de dos

Le roi du Tabac-1950-1.JPG

Le roi du Tabac-1950-2.JPG


Diaporama :


Extrait :


Film indiponible en DVD et Bluray en France à ce jour.

Note : 8 / 10

24/05/2013

Les années 80 et la dernière séance

1983. J'avais 10 ans. Aujourd'hui je me rappelle de mon enfance. Je me rappelle, les goûters assis devant la télévision à regarder Goldorak. Je me rappelle les histoires de Carl Barks que je lisais après avoir fait mes devoirs. Et je me rappelle de "la dernière séance". Cette émission reste et sera toujours pour moi la plus belle émission sur le cinéma. Elle me faisait découvrir un cinéma et une époque dont j'ignorais tout. Et j'étais fasciné par les films autant par le cinéma qui servait de décor à la recréation d'un monde disparu. Ah les jolies ouvreuses !! Je regardais l'émission avec mon père. Quel fou de cinéma il était ! Cette émission m'a construit et j'ai grandi pendant 16 ans avec elle. Dans ces années là il faisait chaud et beau. On collectionnait des vignettes Panini de footballeurs avec les copains et à la récréation on se les échangeait  pour compléter nos albums. On avait une monnaie qui s'appelait le Franc. Mais rien ne semblait hors de prix. On vivait avec une guerre froide au dessus de nos têtes, mais on ne s'en rendait pas compte et on riait à l'école en se racontant Wargames (1983) qu'on avait vu le soir précédent, tout en se demandant pourquoi les Soviétiques ne se révoltaient pas contre leur gouvernement. On avait ni mail, ni blog, ni forum, ni internet, ni Bluray, ni DVD, ni d'autres ouvertures sur le monde qu'une télévision cathodique, et les premières video- cassettes à l'image souvent rayée. Mais nous étions heureux. Le monde devait nous appartenir.

feature_derniere_seance.jpg

Aujourd'hui le soleil et mon père ne sont plus là. Nous avons des dizaines de chaînes à la télévision, mais bien souvent aucune de regardable avec la stupide télé-réalité qui a envahie le petit écran, et la 3D le cinéma pour en chasser l'intelligence. Il me reste ce blog pour vous faire partager ma passion pour un cinéma disparu, à vous lecteurs. Mais peut être individuellement jamais n'avons nous eu autant l'impression que ce monde appartient à des imbéciles et des incapables, impuissant à donner au passé une quelconque résonance dans notre époque. Mais ce monde devrait savoir que si l'on oublie d'où on vient, on ne sait pas où on va.

 

 

A lire :

http://www.iletaitunefoislecinema.com/chronique/2605/la-d...

23/05/2013

La belle rousse du Wyoming / The Redhead from Wyoming - 1953

"La belle rousse du Wyoming" est un western réalisé par Lee Sholem. Je ne lui trouve pas beaucoup de qualités, ni dans sa réalisation quelconque, ni dans son casting pas très fourni en dehors de la superbe Maureen O'Hara, ni dans son scénarion anodin voir très classique et qui n'a d'intérêt que pour nous dérouler toutes les manigances d'un politicien sans aucun scrupule. Mais le film n'a pas que des défauts et ainsi on y découvre un fabuleux Technicolor qui est tout de même très bien exploité. Pour le reste, la distribution comprend Alex Nicol qui joue le shériff qui tentera de s'interposer entre un gros éleveur de bétails joué par Alexander Scourby, et un politicien véreux (joué par William Bishop) qui fait tout son possible pour déclencher une guerre avec les nouveaux arrivants. Le fim nous permet de voir également la jeune Jeanne Cooper dans un rôle de quasi-figuration. Je me permets de citer Jeanne Cooper particulièrement car elle a disparu très récemment le 8 mai 2013. Jeanne Cooper débute donc ici et c'est son premier film. Elle a ce petit rôle de Myra. Elle fera plus tard carrière à la télévision et tournera son ultime scène dans "les feux de l'amour". Mais pour cette seule année 1953, elle tournera en tout 3 films.

critique-la-belle-rousse-du-wyoming-sholem20.jpg

Pour le reste ce film dispensable est vite oublié, et ne restera pas dans nos mémoires, sinon pour être la première apparition de Jeanne Cooper et peut être pour les belles robes de Maureen O'Hara.

 

  • Quelques mots sur le réalisateur par Wes Cameron :

Lee Sholem, fut un véritable spécialiste de la série B et Z, dans des films à petit budget alloué par les studios Universal. Il, sera un assistant director très apprécié, surtout chez Universal ou il fera des miracles sur le tournage de Our Town, 1940 .
Lee sholem, reprendra avec ardeur la flamme des tarzans, très longtemps exploité par la MGM avec un Johnny Weissmuller rayonnant, deux de ses films sur le personnage de Tarzan, eurent un véritable succès:Tarzan et la fontaine magique 1949 et Tarzan et la reine de jungle 1950, tous deux repris par Lex Barker des années plus tard.
Dans le western ,il sera beaucoup plus actif à la TV avec des séries comme(Maverick,Cheyenne,Colt 45, etc...) et quelques long-metrage assez correct? dont un qui mérite une attention de notre part:Sierra Stranger 1957, ce western ne fait découvrir un Howard Duff assez plaisant.
Ce que l'ont à pu dire sur lui, est parfois infondé, son travail fut des plus correct et fit avec les moyens mis à sa disposition par les divers studios.

Ses westerns:

-Sierra Stranger .1957
-Stand at Apache River.1953
-Redhead From Wyoming(la belle rousses du Wyoming)1953

La belle rousse du Wyoming-1953-1.JPG

Ci-dessus : Maureen O'Hara et Alex Nicol

La belle rousse du Wyoming-1953-2.JPG

Ci-dessus : Jeanne Cooper et Maureen O'Hara

La belle rousse du Wyoming-1953-3.JPG

La belle rousse du Wyoming-1953-4.JPG

Ci-dessus : Alex Nicol, Maureen O'Hara, et William Bishop

jeannecooper1.jpg

Ci-dessus : Jeanne Cooper

 

Note : 5,5 / 10

22/05/2013

Blondie Johnson - 1933

"Blondie Johnson" est un film de Ray Enright sorti en 1933. Aujourd'hui qui se souvient de Ray Enright ? Pourtant il a tourné 73 films entre 1927 et 1953. Il a dirigé plusieurs fois Joan Blondell, dans "Havana Widows" (1933), "I've Got Your Number" (1934),  "Dames" (1934), "Traveling Saleslady" (1935),  "We're in the Money" (1935), "Miss Pacific"(1936), ou encore "En liberté provisoire" (1937). La postérité peut reprocher à Enright de ne pas avoir été un auteur, mais si il n'avait pas une mise en scène d'auteur, il a tout de même travaillé avec de grands acteurs et avec Busby Berkeley sur "Dames". On peut donc considérer que Ray Enright a été un grand contributeur à la vie d'Hollywood pendant de longues années, un peu comme Roy Del Ruth. Ainsi, sans être un chef-d'oeuvre absolu du cinéma, "Blondie Johnson" est un film pré-code très intéressant. Le casting comprend outre Joan Blondell, Allen Jenkins, que l'on a vu la même année dans "le bataillon des sans-amour", mais surtout Chester Morris, qui tournera beaucoup mais dont les films sont malheureusement assez introuvables en France avec un sous-titrage.

blondie-johnson-movie-poster-1933-1020143378.jpg

Contrairement à d'autres films de cette époque, il y a assez peu de scènes dénudés. On voit un petit peu le décolleté de Joan Blondell. Dans une autre scène, elle porte une tenue un peu transparente, et enfin il y a une scène de baisers sur un fauteuil, et c'est tout. Ceci étant dit, cette scène sur le fauteuil est quasiment intournable un an plus tard quand le code Hays sera en vigueur. En effet, le code refusait les étreintes trop longues et surtout avec deux personnes couchées !

BlondieJohnson15.png

Ci-dessus : Joan Blondell et Chester Morris

Mais si il y a finalement assez peu d'érotisme, les pires défauts de la société américaine de l'époque sont passés au crible. Cela commence par une première scène d'une rare intensité où on voit notre héroïne, se rendre à l'assistance sociale. Elle voit que personne ne l'écoute parce qu'elle a encore un toit et de la nourriture. Cette seule scène montre la dureté de la crise économique qui frappe encore l'Amérique en 1933. Suite à la mort de sa mère notre héroïne se décide alors à prendre la route du crime pour ne plus jamais avoir faim. Et là, on passe de bars clandestins (speakeasies en anglais), aux sociétés d'assurance bidons noyautées par le milieu du crime, en passant par les rackets, les faux témoignages en procès et finalement au crime. Je ne vous raconterai pas tout le film. Mais je vous dirai seulement, qu'on prend un malin plaisir à voir notre héroïne nager comme un poisson dans l'eau dans un monde d'hommes et d'escrocs sans pitié. "Blondie Johnson" est il un film féministe ? Dans un sens, oui. Car il montre une femme indépendante, qui se décide à vivre que de ses propres ruses. Le film possède quelques scènes très bien filmées comme celle où on voit Joan Blondell, courir et traverser la foule quand elle croit que l'homme qu'elle aime secrètement a été tué. Il y a aussi une autre scène ou des gangsters sont fusillés et là Ray Enright a l'intelligence de montrer seulement une main ensanglantée pour nous faire comprendre ce qu'il s'est passé.

Blondie_Johnson-DVD-Warner_Archive-01901.jpg

Ci-dessus : Joan Blondell

A la fin, la morale et l'amour seront saufs. Mais finalement on aura rit, pleuré, et tremblé avec Blondie Johnson, cette incroyable chercheuse d'or d'un genre si particulier. Que demandez de plus au cinéma quand il arrive à nous donner autant d'émotions en moins de 70 minutes ? Merci à la Warner de nous avoir sorti des archives un tel film. Espérons qu'il ne faudra pas attendre 80 ans pour voir d'autres films de cette qualité sortir en France ou avec un sous-titrage français.


La bande-annonce :

Disponible en DVD Zone 2 dans la collection Hollywood pré-code de la Warner, dans les magasins spécialisés ou sur le site de l'éditeur.

 

Note : 7 / 10

21/05/2013

Jack Reacher - 2012

"Jack Reacher" est basé sur la série de romans de l'écrivain britannique Lee Child. Le film est l'adaptation de "folie furieuse" (one shot), neuvième tome de la série. Le réalisateur est Christopher McQuarrie et j'avoue que j'ai été agréablement surpris par sa très belle réalisation. La séquence du titre donne déjà une bonne idée, de ce qui nous attend en terme de réalisation avec des gros plans assez impressionnants et qui s'intègrent parfaitement dans l'histoire. Alors, je sais bien qu'il est ordinairement bon de critiquer les films de Tom Cruise, mais il faut reconnaître que cet acteur a fait une belle carrière et a une filmographie intéressante. Alors bien sûr il y a eu des films un peu "too much", comme certains épisodes de "Mission impossible". Mais quand on parcourt sa filmographie on se rend compte, car il a tourné dans beaucoup de très bons films. En passant si l'éditeur possédant les droits de "Horizons lointains" (1992), pouvait le ressortir en version restaurée en Bluray, cela ferait plaisir à de nombreux fans de Tom Cruise et de Nicole Kidman. Mais pour revenir à Tom Cruise il faut bien dire qu'il est increvable et qu'à 50 ans il tient toujours la grande forme. Et puis c'est un acteur, un peu de ma génération, en tous les cas j'allais voir ses films quand j'étais enfant. Et oui, j'avais 13 ans quand "Top Gun" est sorti !

reacher-01.jpg

Mais "Jack Reacher" ne vaut pas seulement pour Tom Cruise, mais aussi parce qu'on a aussi dans ce film, un acteur comme Robert Duvall, qui retrouve Tom Cruise pour l'occasion, après leur première collaboration dans "Jours de Tonnerre" (1990). Et puis "Jack Reacher" c'est aussi l'occasion de retrouver la très sexy Rosamund Pike qui a aussi une filmographie très intéressante mais aussi très diversifiée. Et puis c'est vrai que  Tom Cruise se bonifie en vieillisant et son visage se transforme de plus en plus à une copie de celui de Randolph Scott. Je me disais que le budget de "Jack Reacher" est vraiment énorme (presque 80 millions de dollars). Je suis sûr qu'on pourrait faire un film de la même qualité pour 50 millions de dollars voir moins et si il devait rapporter à chaque fois 216 millions de dollars, cela en ferait une licence extrèmement bénéfique pour la Paramount, même si ce premier numéro l'est déjà. Ceci étant dit, le film n'a pas que des qualités. Je n'ai pas aimé, qu'on en sache pas plus sur le héros du film, Jack Reacher. Quelle était sa famille ? Quelle est son histoire ? Pourquoi est il si froid ? Je ne sais pas si le roman dit beaucoup plus que le film, mais ce serait bien de donner une consistance au personnage avec peut être des flashbacks avec sa famille, une aventure avec une femme, enfin quelque chose qui puisse humaniser un peu Jack Reacher. Pour le reste, il n'y a pas grand chose à redire, les poursuites en voitures sont fabuleuses, les scènes d'action crédibles, le scénario plutôt bon, et comme je l'ai déjà dit, la réalisation excellente.

jack-reacher1.jpg

Jack_reacher16.jpg

Ci-dessus : Rosamund Pike et Tom Cruise

cinéma, cinema, dvd, bluray, acteur, actrice, film, films, tom cruise, rosamund pike

Ci-dessus : Tom Cruise et Robert Duvall

Note : 7,5 / 10

20/05/2013

Souvenez vous de .... Alexis Smith !

Alexis Smith a joué avec les plus grands, que ce soit avec Errol Flynn dans "Dive Bomber" (1941), "Gentleman Jim (1942), "remerciez votre bonne étoile" (1943), "San-Antonio" (1945), ou encore "Montana" (1950), mais aussi avec Humphrey Bogart dans "la seconde Madame Caroll" (1947), ou "dans la mort n'était pas au rendez-vous", ou encore avec Paul Henreid, Dirk Bogarde, Fredric March, et même Charles Boyer. Elle était souvent la femme fatale, noeud de toutes les frustrations masculines et de toutes les tensions scénaristiques, mais aussi l'objet de toutes les tentatives de conquête. Ainsi, pour moi elle reste irrémédiablement attachée au personnage de Flynn et plus particulièrement à cette chanteuse de Saloon présente dans "San-Antonio" qui interprète "Some Sunday Morning", qui fait de ce simple western un pur moment de grâce et de beauté absolu. Inoubliable actrice de la Warner de la grand époque, Souvenez vous de .... Alexis Smith !

bfy3jb5jmxsej35b.jpg

alexissmith1942.jpg

01.jpg

Alexis-Smith-Feet-690822.jpg

alexis-smith-44.jpg

1lihh2qd30lvilhl.jpg

3091671785_2_3_zDzc2Svy.jpg

4a02a4lcsdpja2l4.jpg

4niors3wluijn4ou.jpg

51z2gc2a95ojz1go.jpg

Alexis-Smith-Feet-772344.jpg

936full-alexis-smith.jpg

Alexis-Smith-Feet-772993.jpg

3038908891_2_11_0maV9sW8.jpg

3135013002_1_16_WQA0QtOf.jpg

Alexis-Smith-Feet-797251.jpg

g00hju63g0jlgl0g.jpg

gdf3b9tx62lr9bxd.jpg

alexis-smith-swimsuit_opt.jpg

h7jw1bh5oedze15b.jpg

Annex - Smith, Alexis_01.jpg

lr8ufnq2gg5kkqg2.jpg

g00fjn3yj4hr4jrn.jpg

oaf3xf803it78f3f.jpg

ohariixd100wirxo.jpg

py89hpoz08ol8yho.jpg

xgn6zzoo27ym6ygm.jpg

pyts3dahg1pegsa3.jpg

q6irvq8srf0qvqiq.jpg

w7xufimb20bfbm0u.jpg

 

Hommage video :

 

Alexis Smith dans Montana (1950) avec Errol Flynn :

 

19/05/2013

Le bataillon des sans-amour / Mayor of Hell - 1933

"Le bataillon des sans-amour" ou dans son titre américain "Mayor of Hell" introduit James Cagney dans l'univers de la petite délinquance. Mais là où par exemple un Bogart était l'initiateur du crime auprès des jeunes, comme dans le film "les anges aux figures sales", là Cagney va en directeur d'une maison de correction, prendre toutes les mesures pour rendre la vie des jeunes plus supportables. Ainsi, le film est très progressiste et considère que ces établissements ne devraient pas être des prisons, mais des endroits où les jeunes pourraient s'auto-gérer en étant responsabilisés, sous un encadrement d'adultes. Le film nous montre donc des enfants devenus des délinquants pour cause de parents jamais présents, ou trop laxistes, ou trop faibles pour s'en occuper. Ainsi, le film nous montre la bande de délinquants à l'oeuvre, puis l'arrestation et la vie dans le régime semi-carcéral de la maison de correction, puis le changement et la vie nouvelle avec le nouveau directeur (Cagney). Enfin la dernière partie du film, nous montre un Cagney aux abois, rattrapé par les affaires et son business pas très honnête. Arrivera t'il à se sauver et à sauver les enfants d'eux mêmes et du retour de l'ancien directeur plus intolérant que jamais ?

cinéma, cinema, dvd, bluray, film, films acteur, actrice, james cagney, Madge Evans, Allen Jenkins, Dudley Digges,  Archie Mayo

Archie Mayo n'est pas le plus grand réalisateur d'Hollywood, c'est une certitude. En effet, il est essentiellement connu pour avoir réalisé "la forêt pétrifiée" (1936). Mais il n'en reste pas moins que le film reste agréable à regarder. De plus, Cagney est en forme et à la hauteur de sa réputation. Enfin, sa partenaire Madge Evans (la jeune infirmière) est très sensuelle. Et c'est dommage qu'on a pas la possibilité de voir plus souvent cette très jolie actrice. Pour ma part, je me souviens l'avoir vu dans la version de 1935 de "David Copperfield".

cinéma, cinema, dvd, bluray, film, films acteur, actrice, james cagney, Madge Evans, Allen Jenkins, Dudley Digges,  Archie Mayo

Ci-dessus : James Cagney, Frankie Darro (le garçon) et Madge Evans

cinéma, cinema, dvd, bluray, film, films acteur, actrice, james cagney, Madge Evans, Allen Jenkins, Dudley Digges,  Archie Mayo

cinéma, cinema, dvd, bluray, film, films acteur, actrice, james cagney, Madge Evans, Allen Jenkins, Dudley Digges,  Archie Mayo

cinéma, cinema, dvd, bluray, film, films acteur, actrice, james cagney, Madge Evans, Allen Jenkins, Dudley Digges,  Archie Mayo

Ci-dessus : La très belle Madge Evans

 

 La bande-annonce :

 

Citations :

Lawyer: Tell us what you know, I said! Never mind what you think!
Mr. Hemingway: Excuse me, boss. I ain't no lawyer. I can't talk without thinkin'.

Note : 6,5  / 10

18/05/2013

Le Rebelle / The Fountainhead - 1949

"Le Rebelle" est un film sorti en 1949 et tourné par King Vidor. On retrouve dans les principaux rôles : Gary Cooper, Patricia Neal, et Raymond Massey.  Le film est tiré du roman à succès d'Ayn Rand (The Fountainhead) paru en 1938. Barbara Stanwyck était convaincue de la réussite d'une adaptation du roman à l'écran et décida Jack Warner à en acquérir les droits dès 1943. Stanwyck devait proposer Humphrey Bogart pour le rôle principal de l'architecte Roark. Mais Jack Warner refusa, et cela encouragea peut être Bogart à fonder sa propre société de production en 1948. De son côté King Vidor refusa d'engager Stanwyck sur le tournage. En effet, il la jugeait trop âgée pour le rôle de Dominique Francon. Le rôle de Dominique Francon, aurait pu être interprêté par Lauren Baccal , Ida Lupino, Jennifer Jones, Gene Tierney. Veronica Lake,  Joan Crawford toutes pressenties. Joan Crawford devait même organiser un diner pour tenter de convaincre l'auteur Ayn Rand. On pensa également à Greta Garbo, mais elle refusa et finalement Patricia Neal obtint le rôle après un entretien de 15 minutes avec King Vidor. Pour le rôle de l'architecte on pensa après Humphrey Bogart, à Alan Ladd, mais aussi à Clark Gable, la presse de l'époque faisant courir le bruit que Gable voulait absolulement jouer dans ce film. Enfin, on contacta Gary Cooper, mais son agent lui dit de refuser le rôle qui semblait trop éloigné de l'image que le public avait de lui. Mais l'épouse de Cooper devait arriver à convaincre ce dernier, et il accepta. Raymond Massey devait être le puissant directeur du journal et Robert Douglas le critique d'art du même journal, vaniteux et obsédé par le pouvoir. Raymond Massey on se souvient aujourd'hui de lui surtout de lui pour son rôle de John Brown dans "la piste de Santa-Fé" (1940) ou dans "Sabotage à Berlin" (1942) avec Errol Flynn et Robert Douglas on se rappelle de lui pour ses rôles de méchants que ce soit dans "Ivanhoé" (1952) ou dans "le prisonnier de Zenda" (1952).

cinéma,cinema,film,films,acteur,actrice,dvd,bluray,hollywood,gary cooper,patricia neal,raymond massey,kent smith,robert douglas,henry hull,max steiner,king vidor

Maintenant que je vous ai parlé de la création de ce film, et de la mise en place de son casting, j'évoquerai tout d'abord la forme, puis les thèmes que le film aborde. La forme est absolument magnifique, bien évidemment littéraire, mais aussi lyrique. En premier lieu, ce qui surprend le plus, c'est peut être l'incroyable sensualité de l'oeuvre, qui montre une femme superbe (Patricia Neal) avec des désirs charnels, pour les hommes, faisant son choix parmi les ouvriers d'une carrière, botte et cravache au poing. Pour l'époque il fallait oser. Enfin Vidor, n'a jamais peut être aussi bien caractérisée la passion féminine mais aussi le désir féminin que dans ce film. L'incapacité du personnage de Dominique Francon (Patricia Neal) à faire de Gary Cooper son objet sexuel, et son esclave exaspère sa frustration qui aboutit à une violence dont la cause ne peut être ici que la sexualité insatisfaite. Cooper se décide alors à prendre les devants, à lui répondre et à lui rendre la violence sexuelle qu'aucun homme n'a osé lui donner, faisant passer la scène traditionnelle de glamour hollywoodienne, à une scène où la violence de l'érotisme intellectuel qui en émane, interpelle le spectateur.

cinéma,cinema,film,films,acteur,actrice,dvd,bluray,hollywood,gary cooper,patricia neal,raymond massey,kent smith,robert douglas,henry hull,king vidor

Ci-dessus : Patricia Neal et Gary Cooper

Mais avant d'être l'histoire d'une femme, Dominique Francon lassée et dégoûtée de la vie, qui fait des hommes et des choses ses esclaves pour mieux les rejeter par peur de s'y attacher, "le rebelle" est l'histoire d'un homme, de la carrière et de la vie privée d'un architecte (Howard Roark) joué par Gary Cooper. Le film aborde de nombreux thèmes, et on peut considérer chaque personnage comme un thème à lui tout seul. Si nous avons déjà vu le personnage féminin de Dominique Francon, le personnage de Gary Cooper est, quant à lui, le représentant de l'absolu nécessité de suivre son chemin contre ce que la société nous ordonne de faire, contre l'opinion générale, contre la norme, et finalement contre tout ce qui peut entraver l'Homme dans sa marche vers sa destinée, l'esprit de l'Homme devant être son seul guide. Ainsi, le film va nous faire parcourir de la plus belle des manières, la destinée de cet architecte, absolument et résolument insoumi.

cinéma,cinema,film,films,acteur,actrice,dvd,bluray,hollywood,gary cooper,patricia neal,raymond massey,kent smith,robert douglas,henry hull,king vidor

Comme je l'ai déjà dit et comme vous l'avez compris, le film est magnifiquement écrit, quoique parfois trop bavard, et magnifiquement réalisé. Il n'y a quasiment rien à rejeter de ce pur joyau du film hollywoodien, à la musique envoûtante d'un Max Steiner très inspiré pour l'occasion. Certains ont pu voir dans le personnage de cet architecte, un sur-homme. Il n'en est rien. Cet homme nous indique le chemin que nous devrions tous suivre. En effet, après tout, quoi de plus lourd et de plus léger tout à la fois, que de croire en ses idées ? Quelle plus lourde responsabilité que de ne rien marchander ? Par sa forme profondément lyrique voir quasiment poétique, et par son sujet, ce film touche au sublime et à l'incroyable difficulté d'être simplement un Homme dans tous les sens du terme. "Le rebelle", est donc autant une leçon de vie, qu'un chef d'oeuvre absolu. A noter que Gary Cooper devait retrouver Patricia Neal l'année suivante dans "le Roi du tabac", mais cette fois-ci sous la direction de Michael Curtiz.

cinéma,cinema,film,films,acteur,actrice,dvd,bluray,hollywood,gary cooper,patricia neal,raymond massey,kent smith,robert douglas,henry hull,king vidor

 

La bande-annonce :

 

Extrait de la musique :

Disponible en DVD zone 2

Citations de l'auteur Ayn Rand dont le roman a inspiré le film : « Ma philosophie conçoit essentiellement l'Homme comme un être héroïque dont l'éthique de vie est la poursuite de son propre bonheur, la réalisation de soi son activité la plus noble, et la Raison son seul absolu. »

Note : 9 / 10

17/05/2013

Le coup de l'escalier / Odds against tomorrow - 1959

"le coup de l'escalier" ou dans son titre américian "Odds against tomorrow" est un film de Robert Wise de 1959. Robert Wise est un réalisateur qui s'est essayé dans presque tous les genres (films catastrophe, histoires d'amour, drames, westerns, films policiers, comédies musicales, films fantastiques et films de science-fiction). Et "le coup de l'escalier" est autant un film au goût crépusculaire, que le dernier film noir de Robert Wise. Le film est une production indépendante de Robert Wise et Harry Belafonte.

cinéma,cinema,film,films,dvd,bluray,acteur,actrice,hollywood,harry bellafonte,robert ryan,shelley winters,ed begley,gloria grahame,will kuluva,kim hamilton,john lewis,robert wise

Robert Wise bénéficie d'un scénario en or, qui va réunir dans une espèce de rencontres assez improbables : Robert Ryan, Henry Belafonte et Ed Begley. Ed Begley joue un ancien policier Dave Burke viré de la police de façon injuste. Il décide de réaliser un hold-up qu'il considère comme très facile. Mais pour cela il a besoin de Earle Slater (joué par Robert Ryan), un ancien vétéran de la seconde guerre mondiale, brute épaisse, raciste et amère. Mais il veut aussi acquérir les services d'un jeune père de famille noir obsédé par le jeu, Johnny Ingram (joué par Harry Belafonte). Le film noir est assez classique, même si on comprend que plus tard que c'est bien Johnny Ingram qui est l'homme plongée dans les problèmes et que c'est lui qui devra trouver une solution. Le scénario est intéressant et moderne car il y a finalement 3 histoires en une seule. Et on suit la vie de ces 3 hommes, avant le hold-up et on essaye de comprendre ce qui va les amener à faire le coup. Les seconds rôle féminins sont intéressants, ainsi on retrouve Shelley Winters et la troublante Gloria Grahame.

cinéma,cinema,film,films,dvd,bluray,acteur,actrice,hollywood,harry bellafonte,robert ryan,shelley winters,ed begley,gloria grahame,will kuluva,kim hamilton,john lewis,robert wise

Ci-dessus : Robert Ryan et Ed Begley

Robert Wise est donc à la réalisation et nous sert un film manifiquement filmé avec un montage très différent de ce que l'on voit habituellement dans un film des années 50. On peut appeler ça "la transition, coup de poing". En effet, il n'y a pas le traditionnel fondu enchaîné que l'on voit dans la plupart des films des années 50. Le film passe ainsi d'une scène à une autre, ce qui amène une grande modernité à l'ensemble tout en donnant au film une certaine vigueur, encore visible aujourd'hui. Enfin, Wise a l'intelligence de filmer toute la partie de l'attente, le jour de l'hold-up. Cette partie est en général coupée dans la plupart des films policiers actuels. Mais là, Wise prend le temps de la filmer, nous montrant le jour qui se couche, symbole d'un dernier jour peut être et du passage vers une nouvelle vie pour nos protagonistes. Rétrospectivement on peut se demander si Wise avait à cette époque le sentiment que ce film allait être, son dernier film noir et que comme les flaques d'eau qu'ils filment au début et à la fin, tout cela allait finalement disparaître, symbole d'un temps qui passe. J'ai pensé aussi à "un tramway nommé désir" en voyant ces bords de trottoir et ces flaques d'eau. Quoiqu'il en soit, "le coup de l'escalier", dont le dénouement rappelle celui d'un célèbre film de James Cagney, est un très beau film noir, que l'on aurait tort d'ignorer. Ce film était d'ailleur le préféré de Jean-Pierre qui l'avait vu 120 fois. A noter que Wise devait tourner un autre film deux ans plus tard, où la lutte entre les communautés était encore plus évidente : West Side Story.

cinéma,cinema,film,films,dvd,bluray,acteur,actrice,hollywood,harry bellafonte,robert ryan,shelley winters,ed begley,gloria grahame,will kuluva,kim hamilton,john lewis,robert wise

Ci-dessus : Robert Ryan et Shelley Winters

cinéma,cinema,film,films,dvd,bluray,acteur,actrice,hollywood,harry bellafonte,robert ryan,shelley winters,ed begley,gloria grahame,will kuluva,kim hamilton,john lewis,robert wise
Ci-dessus : Robert Ryan et Gloria Grahame

cinéma,cinema,film,films,dvd,bluray,acteur,actrice,hollywood,harry bellafonte,robert ryan,shelley winters,ed begley,gloria grahame,will kuluva,kim hamilton,john lewis,robert wise

Ci-dessus : Gloria Grahame

cinéma,cinema,film,films,dvd,bluray,acteur,actrice,hollywood,harry bellafonte,robert ryan,shelley winters,ed begley,gloria grahame,will kuluva,kim hamilton,john lewis,robert wise

cinéma,cinema,film,films,dvd,bluray,acteur,actrice,hollywood,harry bellafonte,robert ryan,shelley winters,ed begley,gloria grahame,will kuluva,kim hamilton,john lewis,robert wise

Ci-dessus : Harry Belafonte

cinéma,cinema,film,films,dvd,bluray,acteur,actrice,hollywood,harry belafonte,robert ryan,shelley winters,ed begley,gloria grahame,will kuluva,kim hamilton,john lewis,robert wise

Disponible en DVD Zone 2

Note : 8 / 10

16/05/2013

Les bibles du cinéma américain

Je vous présente aujourd'hui des livres parus dans les années 80, et que l'on trouve uniquement d'occasion dans les librairies spécialisées ou sur les sites de vente en ligne. Ces livres comprennent tous les films de la Warner, d'Universal, de la MGM, et de la Paramount. Ils sont tous en français. Mais d'autres éditions existent aux USA avec par exemple un livre sur la Columbia, dont l'édition n'a jamais été traduite en français et qui est vendue à prix d'or outre-atlantique. Quel éditeur français pourrait bien le sortir ? J'avoue que ces livres m'ont fait aimer le cinéma quand j'avais entre 10 et 15 ans. Je parcourais les pages et je voyais un monde s'ouvrir devant moi, des premiers films muets au Superman de 1974 pour la Warner. Je compris également que le cinéma américain avait subi de profondes mutations à travers le temps, même si à l'époque,  je ne comprenais pas bien pourquoi.

cinéma, cinema, dvd, bluray, acteur, actrice, film, films, livres, livre, hollywood,

Bref, ces livres m'ont toujours accompagné, ils replacent chaque oeuvre dans la vie du studio. Le classement est fait par année, chaque année étant un chapitre, et une courte introduction est écrite en dessous de chaque année, enfin les films apparaissent avec une petite photo, et l'auteur donne parfois quelques indications, critiques, ou quelques anecdotes. J'avoue que ces livres m'ont inspiré pour construire ce blog et j'ai essayé de prolonger cette expérience tout en développant au maximum chaque article. Aujourd'hui encore, lorsque je me replonge dans la lecture de ces ouvrages, je me rends compte que je n'ai presque rien vu, et que je ne sais presque rien sur le cinéma américain et qu'un monde merveilleux de divertissements attend qu'on le redécouvre ! Car si en moyenne 2500 films sont commentés pour chaque studio. Cela fait 10 000 films pour les quatre studios, sans compter la RKO ! Que savons nous du cinéma américain ? Que savons nous des films muets d'avant 1927 ? Rien ou presque. Et pour les films d'avant 1927, ce sera très difficile de les voir car 80% ont disparu définitivement. Pour connaître, le cinéma américain classique, il nous reste ces ouvrages, véritables bibles du cinéma américain d'avant 1975 et ce que le marché du DVD français veut bien nous vendre pour la période post 1927.

9812730.jpg

 

74e3d342-58fe-48d2-9caf-67d0b0137118-pic_2-622-480.jpg