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30/04/2013

Casier Judiciaire / You and me - 1938

"Casier Judiciaire" ou dans son titre américain, "You and me", est le troisième et dernier film de la collaboration entre Sylvia Sidney et Fritz Lang. Les deux premiers films, fruits de cette collaboration entre l'actrice et Lang sont, "Furie" (1936) et "J'ai le droit de vivre" (1937). Si "you and me" est le dernier film, il est aussi le plus faible. En effet, le film commence par une chanson, rappelant que tout doit se payer, puis par une romance entre George Raft et Sylvia Sidney, et continue par une autre chanson dans un cabaret où nos deux amoureux passent la soirée. Le film devait être une comédie musicale, mais Kurt Weill responsable de la musique quitta le navire en cours de tournage. Il ne restait comme possibilité, à Fritz Lang que de terminer le film en le faisant naviguer entre romance et film noir, mais en abandonnant l'idée d'origine, c'est à dire en faire une comédie musicale.

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Ainsi, comme il a dérouté les spectateurs de l'époque, le film déroute et désarçonne toujours autant le spectateur d'aujourd'hui. En effet, le spectateur ne sait jamais si il regarde une comédie ou un film noir. Et lorsqu'on ne sait pas ce qu'on regarde, on a tendance à penser que ce n'est pas grand chose. Mais dans ces quelques lignes j'aimerai réhabiliter "you and me" qui si il a fait du tort à Fritz Lang n'est pas un si mauvais film. Ainsi, "You and me" bénéficie quand même d'une distribution intéressante on retrouve ainsi un George Raft aux accents bogartiens, mais donc aussi Sylvia Sidney qui a tourné auparavant "Rue sans issue" cette fois-ci avec Bogart. Et dans les seconds rôles on retrouve Barton MacLane, spécialisé dans les rôles de méchants, ou encore Robert Cummings dans un rôle minuscule, mais qui deviendra terriblement célèbre quelques années plus tard en tournant avec Hitchcock dans "Saboteur" (1942), ou dans "Crimes sans châtiments" (1942) sous la direction de Sam Wood. Enfin, on peut également citer Guinn "Big Boy" Williams qui était spécialisé dans les rôles de cowboys faire-valoir du héros et qui fait ici un chauffeur de taxi.

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Ci-dessus : Sylvia Sidney

En plus d'une distribution intéressante, le film a un sujet assez plaisant à regarder, mais le scénario commence malheureusement quand le film est presque terminé. Et on ne peut reprocher à Lang d'avoir parfaitement réalisé la partie "comédie musicale", puis d'avoir réussi la partie romance mais également la dernière partie, que l'on pourrait qualifier de film noir. On a donc devant nous, un espèce d'Ovni cinématographique qui fascine autant qu'il peut écoeurer par moment, mais qui ne laisse jamais indifférent. Le film a d'ailleurs quelques scènes particulièrement intéressantes. Ainsi lorsque Sylvia Sidney explique par une leçon d'arithmétique, que le crime ne paye réellement pas, on sourit. Mais alors on rit vraiment quand un malfrat pose la question : "Mais les gros caïds forcément ils gagnent beaucoup plus !" Et Sylvia Sidney de répondre : "Oui, c'est vrai. Mais ce ne sont pas des petits escrocs, mais des politiciens !" On ne saurait mieux dire pour vous convaincre de regarder ce film étrange et atypique, dont on serait bien en peine de classer dans un genre quelconque, mais qui mérite mieux que l'opprobre générale dans lequel il est tombé jusqu'à aujourd'hui. En tous les cas ce film devait faire du mal à la carrière de Lang qui mit du temps à tourner et à retrouver un studio pour l'embaucher. Mais comme nous l'avons vu, c'est Zanuck qui devait lui redonner sa chance dans "le retour de Franck James (1939). Mais c'est une autre histoire.

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Ci-dessus : George Raft

DVD disponible en zone 2 sur le site d'Universal ou chez Gibert Joseph.

Note : 6 / 10

29/04/2013

Souvenez vous de ... Yvonne de Carlo !

Capable de jouer la femme de Moïse dans "les 10 commandements" (1956) ou les héroïnes de Westerns au caractère bien trempé, Yvonne de Carlo aura joué à peu près tous les rôles, et dans de très nombreux westerns. Si on se souvient d'elle aujourd'hui, c'est pour son inoubliable interprétation dans "l'esclave libre" (1957) où elle donnait la répliqueà Clark Gable. Mais que ce rôle n'occulte pas le formidable apport d'Yvonne de Carlo au star système hollywoodien et à l'industrie cinématographique d'une époque où jamais le glamour n'a été tant célébré. Il y a eu Lana Turner, Hedy Lamarr, Ava Gardner, mais aussi Yvonne de Carlo. Aujourd'hui, Hollywood Classic se souvient d'elle et célèbre sa mémoire. Se souvenir d'elle, c'est se souvenir de comment sont fabriqués les rêves.

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Filmographie

Cinéma

  • 1941 : Look at You (Court métrage)
  • 1941 : Harvard, Here I Come! de Lew Landers : Une fille dans le bain
  • 1941 : The Kink of the Campus de Del Lord (Court-métrage) : Kitty O'Hara
  • 1942 : Tueur à gages (This Gun for Hire) de Frank Tuttle : La fille au Neptune Club
  • 1942 : Youth on Parade de Albert S. Rogell : Une étudiante
  • 1942 : En route vers le Maroc (Road to Morocco) de David Butler : Handmaiden
  • 1942 : Jordan le révolté (Lucky Jordan) de Frank Tuttle : Une fille
  • 1942 : Rhythm Parade de Dave Gould et Howard Bretherton : Une showgirl
  • 1943 : La Boule de cristal (The Crystal Ball) de Elliott Nugent : Une secrétaire
  • 1943 : Salute for Three de Ralph Murphy : Une fille chantant dans le quartet
  • 1943 : Pour qui sonne le Glas (For Whom the Bell Tolls) de Sam Wood : La fille dans le café
  • 1943 : Let's Face It de Sidney Lanfield : La choriste
  • 1943 : Les Anges de miséricorde (So Proudly We Hail!) de Mark Sandrich : La fille
  • 1943 : The Deerslayer de Lew Landers : Princesse Wah-Tah
  • 1943 : True to Life de George Marshall : Bit Role
  • 1944 : L'Amour cherche un toit (Standing Room Only) de Sidney Lanfield : Une secrétaire
  • 1944 : L'Odyssée du docteur Wassell (The Story of Dr. Wassell) de Cecil B. DeMille : Une indigène
  • 1944 : Fun Time de William Shea (Court-métrage) : Phyllis
  • 1944 : Kismet de William Dieterle : Handmaiden
  • 1944 : Lona la sauvageonne (Rainhow Island) de Ralph Murphy : La compagne de Lona
  • 1944 : La Marine en jupons (Here Come the Waves) de Mark Sandrich : La fille
  • 1944 : Practically Yours de Mitchell Leisen : L'employée de bureau
  • 1945 : L'Or et les Femmes (Bring on the Girls) de Sidney Lanfield : Une fille au bureau
  • 1945 : Les Amours de Salomé (Salome, Where She Danced) de Charles Lamont : Anna Marie
  • 1945 : La Taverne du cheval rouge (Frontier Gal) de Charles Lamont : Lorena Dumont
  • 1947 : Schéhérazade (Song of Scheherazade) de Walter Reisch : Cara de Talavera
  • 1947 : Les Démons de la liberté (Brute Force) de Jules Dassin : Gina Ferrara
  • 1947 : La Belle Esclave (Slave Girl) de Charles Lamont : Francesca
  • 1948 : Bandits de grands chemins (Black Bart) de George Sherman : Lola Montez: (VF :Françoise Gaudray)
  • 1948 : Casbah de John Berry : Inez
  • 1948 : Le Barrage de Burlington (River Lady) de George Sherman : Celine: (VF :Françoise Gaudray)
  • 1949 : Pour toi j'ai tué (Criss Cross) de Robert Siodmak : Anna Dundee
  • 1949 : La Fille des prairies (Calamity Jane and Sam Bass) de George Sherman : Calamity Jane
  • 1949 : La Belle Aventurière (The Gal Who Took the West) de Frederick de Cordova : Linda Marlowe: (VF :Françoise Gaudray)
  • 1950 : La Fille des boucaniers (Buccaneer's Girl) de Frederick de Cordova : Deborah "Debbie' McCoy
  • 1950 : L'Aigle du désert (The Desert Hawk) de Frederick de Cordova : Princesse Scheherazade: (VF :Françoise Gaudray)
  • 1951 : Tomahawk de George Sherman : Julie Madden: (VF :Françoise Gaudray)
  • 1951 : Hotel Sahara de Ken Annakin : Yasmin Pallas
  • 1951 : La Ville d'argent (Silver City) de Byron Haskin : Candace Surrency
  • 1952 : La Madone du désir (The San Francisco Story) de Robert Parrish : Adelaide McCall
  • 1952 : Une fille à bagarres (Scarlet Angel) de Sidney Salkow : Roxy McClanahan
  • 1952 : Maître après le diable (Hurricane Smith) de Jerry Hopper : Luana
  • 1953 : Sombrero de Norman Foster : Maria
  • 1953 : La Belle Espionne (Sea Devils) de Raoul Walsh : Droucette
  • 1953 : Capitaine Paradis (The Captain's Paradise) de Anthony Kimmins : Nita St. James
  • 1953 : Fort Alger (Fort Algiers) de Lesley Selander : Yvette
  • 1954 : Les Rebelles (Border River) de George Sherman : Carmelita Carjas: (VF :Françoise Gaudray)
  • 1954 : Héritages et vieux fantômes (Happy Ever After) de Mario Zampi : Serena McGluskey
  • 1954 : La Castiglione (La Contessa di Castiglione) de Georges Combret : Virginia Oldoini
  • 1954 : Tornade (Passion) de Allan Dwan : Rosa Melo / Tonya Melo
  • 1955 : Amour, fleur sauvage (Shotgun) de Lesley Selander : Emma: (VF :Jacqueline Ferriere)
  • 1955 : Feu magique (Magic Fire) de William Dieterle : Minna Planer
  • 1956 : La Femme du hasard (Flame of the Islands) de Edward Ludwig : Rosalind Dee
  • 1956 : Proie des hommes (Raw Edge) de John Sherwood : Hannah Montgomery
  • 1956 : Les Dix Commandements (The Ten Commandments) de Cecil B. DeMille : Sephora: (VF :Claude Winter)
  • 1956 : Death of a Scoundrel de Charles Martin : Bridget Kelly
  • 1957 : L'Esclave libre (Band of Angels) de Raoul Walsh : Amantha Starr: (VF :Mony Dalmes)
  • 1958 : L'Épée et la Croix (La Spada e la croce) de Carlo Ludovico Bragaglia : Marie Madeleine
  • 1959 : Tombouctou (Timbuktu) de Jacques Tourneur : Natalie Dufort
  • 1963 : Le Grand McLintock (McLintock) de Andrew V. McLaglen : Mme Louise Warren
  • 1964 : Papa play-boy (A Global Affair) de Jack Arnold : Dolores
  • 1964 : Condamné à être pendu (Law of the Lawless) de William F. Claxton : Ellie Irish
  • 1966 : Frankenstein et les faux-monnayeurs (Munster, Go Home) de Earl Bellamy : Lily Munster
  • 1967 : Hostile Guns de R. G. Springsteen : Laura Mannon
  • 1968 : La Guerre des cerveaux (The Power) de Byron Haskin : Mme Sally Hallson
  • 1968 : Les Rebelles de l'Arizona (Arizona Bushwhackers) de Lesley Selander : Jill Wyler
  • 1970 : Opération traquenard (The Delta Factor) de Tay Garnett : Valérie
  • 1971 : The Seven Minutes de Russ Meyer : Constance Cumberland
  • 1975 : Black Fire
  • 1975 : Blazing Stewardesses de Al Adamson : Honey
  • 1975 : It Seemed Like a Good Idea at the Time de John Trent : Julia
  • 1976 : La Casa de las sombras de Ricardo Wullicher : Mrs. Howard
  • 1976 : Won Ton Ton, le chien qui sauva Hollywood (Won Ton Ton, the Dog Who Saved Hollywood) de Michael Winner : Une femme propre
  • 1977 : Satan's Cheerleaders deCraydon Clark : Emmy / La femme du Shériff / La haute prêtresse
  • 1979 : Nocturna de Harry Tampa : Jugula
  • 1979 : Fuego negro de Raúl Fernández : Catherine Jones
  • 1979 : La Secte de l'enfer (Guyana: Crime of the Century) de René Cardona Jr. : Susan Ames
  • 1980 : Détective comme Bogart (The Man with Bogart's Face) de Robert Day : Teresa Anastas
  • 1980 : Le Silence qui tue (Silent Scream) de Denny Harris : Mme Engels
  • 1982 : Le Challenger (Liar's Moon) de David Fisker : Jeanene Dubois
  • 1983 : Vultures de Paul Leder : Rose
  • 1985 : Flesh and Bullets de Carlos Tobalina
  • 1986 : Play Dead de Peter Wittman : Hester
  • 1988 : American Gothic de John Hough : Ma
  • 1988 : Cellar Dweller de John Carl Buechler : Mme Briggs
  • 1990 : Mirror, Mirror de Marina Sargenti : Emelin
  • 1991 : L'embrouille est dans le sac (Oscar) de John Landis : Tante Rosa
  • 1992 : Desert Kickboxer de Isaac Florentine
  • 1993 : The Naked Truth de Nico Mastorakis : Mme Hess
  • 1993 : Seasons of the Heart de T.C. Christensen : Martha (Voix)

28/04/2013

L'aigle du désert / Desert Hawk - 1950

"L'aigle du désert" est un petit film sans prétention produit par Universal en 1950. Mais il a attiré mon attention par la qualité de sa réalisation, par ses décors somptueux et on peut clairement affirmer que le réalisateur Frederick de Cordova n'est pas étranger à la qualité du film. Frederick de Cordova était un homme de théâtre et devait commencer sa carrière à Hollywood, comme directeur de plateau, puis comme responsable des dialogues. Ainsi c'est à lui qu'on doit les dialoques du "port de l'angoisse" (1944) avec Lauren Bacall et Humphrey Bogart. Il devait faire tourner les plus grands acteurs : Errol Flynn, Rock Hudson, Tony Curtis, Audie Murphy, Yvonne de Carlo, et Bob Hope.  Dans "l'aigle du désert", Yvonne de Carlo, et Richard Greene, se partagent l'affiche. Mais on retrouve aussi Rock Hudson dans un de ses premiers films. Et à cette distribution déjà intéressante, il faut ajouter George Macready, et Jackie Gleason. George Macready c'est évidemment le général qui envoie ses troupes à la mort dans "les sentiers de la gloire" de Kubrick, et Jackie Gleason a dans "l'aigle du désert" un rôle de faire-valoir comique dont les expressions rappellent un peu cellss de Johnny Depp dans la série "Pirates des Caraïbes".

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"L'aigle du désert" production sans prétention ne lésine pourtant pas sur les moyens pour nous faire revivre les beautés de l'Orient. Ainsi, le Technicolor est le plus souvent magnifique. On se plait à revoir les scènes du marché aux esclaves, avec ses couleurs chatoyantes et qui attirent l'oeil du spectateur. On passe de l'aridité du désert, au bain de la princesse, puis aux lumières des palais orientaux, et on voit une civilisation vivre sous nos yeux. Alors oui, c'est vrai que certains personnages sont très hollywoodiens et qu'on peut supposer que le film aurait été encore meilleur si il avait été joué par de vrais arabes. Néanmoins, "l'aigle du désert" incite à la rêverie et nous ramène à notre enfance. Vous savez cette période où notre esprit voyait le monde tel que nous l'imaginions et non pas tel qu'il était. C'est bien la principale qualité du film que de nous amener le rêve jusque dans notre salon.

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Ci-dessus : Yvonne de Carlo

Alors quels sont les défauts de ce film ? Tout d'abord, je n'ai pas trouvé la musique bien transcendante. Ensuite, malgré tous ses efforts, on ne peut pas dire que Richard Greene a la prestance de Douglas Fairbanks, d'Errol Flynn ou de Tyrone Power. Enfin, le scénario est assez bizarrement construit et inutilement compliqué. Enfin, les scènes d'action ne sont pas toujours bien crédibles.

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Ci-dessus : Yvonne de Carlo

Mais que ces quelques défauts, ne vous rebutent pas d'aller acheter ce joli film qui n'ennuie jamais, et qui vous amènera dans un autre monde. Et après tout, distraction et évasion, ne sont elles pas les qualités que l'on devrait exiger de tout bon film ? En ce sens, cet "aigle du désert" rempli parfaitement son rôle.  Enfin, le soin de la réalisation, des décors, des costumes, laissent songeur sur la qualité des productions hollywoodiennes de cette époque, dont certaines images ressemblent à des tableaux. Si vous hésitez encore, laissez vous conquérir par les photos ci-dessous gorgées de couleurs somptueuses et des délices d'un Orient magnifique, digne de vos plus beaux rêves.

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Ci-dessus : Richard Greene

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Disponible en DVD Zone 2 chez Universal (site de l'éditeur) ou chez Gibert Joseph.

Note : 7 / 10

27/04/2013

Samson et Dalila / Samson and Delilah - 1949

Souvent aujourd'hui la critique rejette en bloc les péplums bibliques les trouvant dépassés ou simplement un peu ringards. Auvant vous le dire tout de suite ce n'est absolument pas mon avis. Ainsi, quand on sait que "Samson et Dalila" a été réalisé par Cecil B DeMille, le maître du péplum, je ne pouvais que me décider à revoir ce film en technicolor que j'avais vu plus jeune lors d'une diffusion à la télévision. Aujourd'hui nous avons la chance grâce à Paramount de pouvoir le redécouvrir avec un master numérique. En effet, il a fait l'objet d'une restauration complète en 2012. Pourquoi Paramount ne l'a pas sorti en Bluray multizones ? Pourquoi il n'existe qu'une édition zone 1 non multizones, sortie début mars ? A part pour se faire plus d'argent, et le sortir dans quelques mois ou quelques années en Bluray, j'avoue n'avoir pas d'explications logiques. En effet, l'importance et la qualité d'image du film, méritait bien une édition Bluray, remplie de Bonus. Mais qu'en est il du film lui même ? Que pouvons nous attendre de ce "Samson et Dalila" ? C'est ce que nous allons voir.

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Le film comprend un impressionnant casting avec Hedy Lamarr, Victor Mature, Angela Lansbury, George Sanders, mais aussi Henry Wilcoxon. Victor Mature, devait faire 4 autres péplums avec en plus de ce "Samson et "Dalila", "la Tunique" (1953), "l'égyptien" (1954), "Demetrius and the gladiators" (1954) et enfin "Hannibal" (1959). Hedy Lamarr, vous pouvez retrouver son destin tragique sur ce site. Et Henry Wilcoxon, vieux camarade de plateau de DeMille, a joué dans de nombreux films. Ainsi il a été le commandant des chars de Pharaon dans "les 10 Commandements" (1956) ou encore le bras du marquis de Maine dans Scaramouche. "Samson et Dalila reprend l'histoire bien connue de la Bible en la modifiant quelque peu pour les besoins du scénario. Samson (Victor Mature) jeune berger à la force sur-humaine est amoureux de Semadar (Angela Lansbury). Mais Samson est hébreux et Semadar d'une grande famille de Philistins, or la Judée est sous le joug des Philistins. La haine des Philistins contre Samson, 'incompréhension des siens, mais aussi la jalousie maladive et l'amour de Dalila (Hedy Lamarr) vont contrarier le désir de mariage de Samson avec Semadar et sceller son destin et son histoire. Qui peut dire que cette haine entre des communautés différentes et que la jalousie amoureuse ne sont pas des sujets au sens éternels et ne possèdent pas en eux mêmes, une étrange actualité ?

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Ci-dessus : Hedy Lamarr et Victore Mature

Le film possède de nombreuses qualités. On peut noter tout d'abord la beauté du Technicolor, et la maestria de DeMille pour mettre à l'écran cette histoire. Les costumes et les décors sont chatoyants et rendent le film inoubliable. Et que dire de la beauté des actrices ?! Angela Lansburay semble n'avoir jamais été aussi belle, mais c'est bien Hedy Lamarr qui transperce l'écran d'une énigmatique et lassive beauté. Le film est long et fait plus de 2H, mais le temps est il long en compagnie d'Hedy Lamarr ? Ainsi, comme dans tous ses films  mais aussi comme les peintres de la renaissance et tant d'autres avant lui, DeMille se sert d'un sujet biblique pour montrer des femmes dénudées mais aussi pour mettre en avant un certain sadisme. Ainsi, DeMille mêle histoire biblique, technicolor, glamour aux désirs les plus obscurs d'une femme jalouse, qui veut avilir Samson dans un espèce de jeu pervers qui va bien au delà de ce que la censure de l'époque pouvait tolérer, si le sujet du film n'avait pas été un épisode de la Bible. Ainsi, on retrouve des scènes de flagellation chères à DeMille et qui sont présentes dans beaucoup de ses films.

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Le effets spéciaux sont eux aussi assez bluffants pour l'époque et la destruction du temple païen reste un morceau de cinéma à lui tout seul, qui préfigure l'ouverture de la Mer Rouge dans "les 10 Commandements" (1956). Enfin "Samson et Dalila" comprend une ouverture musicale, et aussi une musique de sortie. Alors autant vous le dire tout de suite, la musique de Victor Young est magnifique et c'est une des grandes stars du film. On sent que Cecil B DeMille a demandé à Victor Young de faire quasiment une musique d'opéra pour le film et le résultat est assez impressionnant. On regrettera seulement que parfois que la musique est presque trop omniprésente. En résumé, parcouru par un souffle épique, DeMille crée ici un film à la hauteur de la légende de Samson et de sa propre légende. "Samson et Dalila" film faste, chatoyant, à la forme parfaite dont l'impression finale laisse une trace indélébile dans le coeur du spectateur, faisant d'Hedy Lamarr une déesse de l'écran pour l'éternité, maîtresse de la damnation et de la rédemption de l'homme qu'elle aime. On pardonnera alors à DeMille quelques scènes trop longues ou une durée excessive. "Les 10 commandements" corrigeront sept ans plus tard, ces quelques défauts de la trame narrative, pour faire de ce dernier film sa plus extraordinaire et sa plus parfaite réussite cinématographique.

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Bande-annonce :

 

Extrait de la musique de Victor Young :

Note du 24 novembre 2013 : Le bluray zone B est enfin disponible en France au prix de 11,43€. A ce prix c'est la cadeau. La qualité de l'image est à toute épreuve (définition et couleur superbes).

Note : 8 / 10

26/04/2013

Les amants du crime / Tomorrow is another day - 1951

"Les amants du crime" est de la même année que le précédent film commenté "Storm warning" et c'est aussi un film produit par la Warner. On y retrouve aussi Steve Cochran, et cette fois-ci Ruth Roman. On se souvient de Ruth Roman aujourd'hui, surtout pour son rôle dans "l'inconnue du Nord-Express" d'Hitchcock, tourné également en 1951. "Les amants du crime" raconte l'histoire, d'un homme entré en prison pour meurtre, à l'âge de 13 ans et qui en ressort après 18 ans de détention. A sa sortie, cet homme n'est en fait qu'un homme-enfant, qui a tout à apprendre du monde extérieur. Ainsi, à sa libération, il se fait tromper par un journaliste sans le savoir et décide de se perdre dans la foule en rejoignant New-York. Là il se met à la recherche de ce qu'il lui manquait le plus en prison : une femme. Il fait donc la connaissance de Ruth Roman dans un dancing. A partir de là, les deux personnages ne vont plus jamais se quitter. Ici, il n'est pas question d'une folle épopée sauvage, comme dans "Bonnie and Clyde" (1967) mais d'une fuite des personnages qui veulent échapper inconsciemment à leurs propres démons. Mais sait on toujours ce que l'on fuit ou même si l'on doit fuir ?

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Au début du film, il est très touchant de voir cet ancien détenu, affronter un monde qu'il ne reconnaît plus, et le voir partir à la recherche d'une compagnie féminine. En plus, ce qui surprend le plus, c'est de voir Ruth Roman en blonde, tellement elle est restée en brune dans notre mémoire. Mais elle reviendra à sa couleur de cheveux habituelle plus tard dans le film. La réalisation de Felix E Feist est assez classique, mais on retrouve certains plans qui rappelle "le facteur sonne toujours deux fois" (1946). Ainsi, on découvre Ruth Roman, par un plan de ses jambes, avec la caméra qui recule et remonte vers son visage. Enfin la scène sur la route rappelle également celle du "facteur sonne toujours 2 fois".  Le film aborde plusieurs thèmes intéressants comme le droit à la rédemption, au pardon et à la liberté par le travail. Mais cette liberté par le travail deviendra rapidement, insuffisante pour notre héros. En effet, la menace d'une société liguée contre lui se rapprochera dangereusement. Ainsi, on pourrait résumer tout le film, dans cette fameuse phrase de Victor Hugo : "La liberté commence où l’ignorance finit". Et c'est sur une note d'espoir que se termine ce film qui reste un spectacle très agréable et souvent touchant.

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Ci-dessus : Steve Cochran et Ruth Roman

 

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 Ci-desus : Ruth Roman (en blonde)

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Ci-dessus : Steve Cochran et Ruth Roman

Extrait :

Disponible en DVD zone 2, dans la série Warner "films criminels" à retrouver sur le site de l'éditeur.

Note : 7,5 / 10

25/04/2013

Ku-Klux-Klan / Storm Warning - 1951

Hollywood a souvent eu des rapports ambigües avec le Ku-Klux-Klan. Ainsi dans "naissance d'une nation" (1915) de D W Griffith, le Klan était le sauveur d'une population blanche, plus ou moins livrée après la guerre de sécession, à la vindicte des noirs. De son côté, la Warner pris presque tout de suite position contre le nazisme, et de nombreux films furent tournés, sur des sujets dénonçant les totalitarismes ou les massacres de masse. Ains si certains ont vu dans "la charge de la brigade légère" (1936), un film colonial, il fallait bien entendu y voir une dénonciation du despotime du sultan personnifiant un Hilter des Indes. Ainsi la Warner ne fut jamais pris en défaut, et la mode des films de propagande anti-nazi devait culminer avec "Mission to Moscow" (1943) qui valut à Jack Warner après la guerre une convocation devant la commission des activités anti-américaine. Il n'en reste pas moins que le Klan fut aussi une des cibles de la Warner. Il suffit de se rappeler "la légion noire" (1937) tourné par Archie Mayo, avec Humphrey Bogart, où la leçon finale était terrible pour tous les membres du Klan, mais aussi donc ce "Storm Warning". Pourtant dans ce dernier film, on pouvait douter du casting qui comprenait Doris Day et Ginger Rogers, et Ronald Reagan, mais aussi Steve Cochran. Donc le spectateur non initié pouvait s'attendre, avec Ginger Roger, Doris Day et Ronald Reagan à un film léger. Il n'en est rien ici. On y assiste successivement à l'attaque d'une prison, à un lynchage, et à une scène de quasi viol, et une autre de flagellation. Ce film est un des films les plus durs du cinéma américian des années 50. On comprend alors facilement pourquoi l'affiche ci-dessous mentionne "enfants non admis". Si on ajoute à ça quelques scènes plus ou moins dénudées, on se retrouve devant un film quasiment pré-code et qui est encore aujourd'hui d'une incroyable brutalité voir cruauté. Le film s'inspire d'un roman de Dorothy Baker et s'appuie sur un scénario de Richard Brooks et Daniel Fuchs.

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"Storm Warning" est donc un film noir, très noir. Le sujet commence par l'arrivée de Marsha Mitchell (Ginger Rogers) dans une petite ville du Sud des Etats-Unis. Elle s'est arrêtée ici pour aller voir sa soeur (Doris Day) qu'elle n'a pas vu depuis longtemps. Puis rapidement, cette ville qui semble normale va devenir un Enfer avec l'apparition du Klan. Le film, montre alors une société américaine totalement vérolée par les idées extrémistes du Klan. La démonstration est parfaite. Ainsi, chaque individu qui ose s'élever contre le pouvoir de cette société secrète, est pourchassé, moqué, poussé à se taire, voir tué. Quand le film est sorti, il a du terriblement choquer le spectateur américain et lui donner une terrible image de lui même et de la vie dans les bourgades du Sud. J'ajouterai pour finir que les effets de lumière de Stuart Heisler sont ici particulièrement beaux, surtout au début, où les images sombres sont toujours parfaitement visibles.

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Le fim, permet à Ginger Rogers de mettre en avant son talent d'actrice, à Doris Day de jouer un rôle dramatique, à l'opposé total de ses rôles de chanteuse qu'on lui connaît dans les nombreuses comédies musicales, qu'elle devait tourner. Enfin, si Ronald Reagan n'est pas totalement crédible en inspecteur, Steve Cochran est parfait en membre du Klan, prêt à tout pour sauver sa peau. Stuart Heisler réalise donc là un film très intéresant et terriblement dur qui n'ennuie jamais et qui laisse à la fin de la séance, le spectateur littéralement à bout de nerfs. Un film à redécouvrir.

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Ci-dessus : Steve Cochran et Ginger Rogers.

 

Bande-annonce : 

 

Extrait :

 

 

Disponible en DVD zone 1 sous-titré français sur le coffret Ronald Reagan

Note : 8 / 10

24/04/2013

Les Secrets d'Hollywood - Le nouveau livre de Patrick Brion !

Pour tous les cinéphiles de ma génération, le nom de Patrick Brion a une signification toute particulière. En effet, souvent nos parents ou grands-parents nous ont fait découvrir le cinéma classique français et hollywoodien. Mais il y avait aussi Patrick Brion. Ainsi, lorsque j'avais 12 ans, je regardais "la dernière séance" présentée par Eddy Mitchell et je n'ai su que bien plus tard que Patrick Brion était à l'origine du choix des films de cette émission. Le second film en deuxième partie de soirée, était trop tardif pour l'enfant que j'étais. Et c'était le matin que je découvrais le film que mon père avait enregistré la veille, sur le magnétoscope familial. Je me rappelle encore de ma découverte de "la charge de la brigade légère" le 21 décembre 1983. J'avais 10 ans. Plus tard, je me souviens également du cinéma de minuit, et du Ciné-Club, encore plus tardif au niveau de l'horaire. Mais à cette époque là, la télévision restait le seul média accessible au plus grand nombre, permettant de voir des films qui ne passaient plus ailleurs. Il n'y avait ni Internet, ni 200 chaînes à la télévision, ni DVD ou Bluray. Patrick Brion reste donc pour moi le maître des clés d'un certain cinéma classique et le père spirituel de plusieurs générations de jeunes cinéphiles dont je fais parti. Je ne peux donc avoir pour lui qu'une éternelle reconnaissance, pour nous avoir montré la voie à travers "la dernière séance" et pour avoir porté pendant toutes ces années, jusqu'à aujourd'hui, le flambeau de ce cinéma classique. La sortie d'un livre de Patrick Brion est donc forcément pour moi un évènement à part entière. Et c'est avec le plus grand plaisir et l'aimable et très apprécié concours des éditions de "La librairie Vuibert", que je vous présente "les secrets d'Hollywood" dernier ouvrage en date de Patrick Brion qui est disponible depuis le 9 avril dernier.

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Cet ouvrage nous fait donc revenir à l'âge d'or du cinéma Hollywoodien et explique comment tant de chef-d'oeuvres ont pu être créés à Hollywood comme nulle part ailleurs peut être dans l'histoire du cinéma. L'auteur construit son ouvrage avec comme parti pris, (après une courte introduction), de nous présenter les producteurs et leurs associés, le réalisateur Erich Von Stroheim à travers son plus grand film ("les rapaces"), le code Hays, puis une succession de grands films ("Freaks", "le magicien d'Oz", "Autant en emporte le vent", "Casablanca", "Chantons sous la pluie" etc), mais aussi la lutte entre Cecil B Demille, et Joseph Mankiewicz pendant la sombre période du Maccarthysme, le réalisateur Albert Lewin, Vincente Minnelli, ou encore Marlon Brando et enfin la lente agonie de la MGM en tant que studio et la transformation de cette dernière, en entreprise immobilière. L'ensemble de ces thèmes permettent ainsi de donner une vision certes incomplète de cet Hollywood disparu, mais malgré tout une vision réaliste de ce qu'a pu être ce cinéma hollywoodien. Le livre est construit de telle façon qu'il permet une lecture facile. Les universitaires regretteront l'absence d'Index ou de notes en bas de pages. Mais pour compenser cela, une courte bibliographie, clôture chaque chapitre. Si les scandales sont parfois présents, l'auteur ne s'y attarde pas et concentre son propos sur l'essence de ce cinéma, qui alliait la créativité, à l'intellectualité, et qui suggérait par son glamour plus qu'il ne montrait. Mais l'auteur torpille aussi les idées préconçues que l'on peut avoir sur cet Hollywood. Ainsi, il explique que les producteurs ne cherchaient pas à faire de l'argent à tout prix, contrairement à ce que l'on peut penser. Et, il rappelle que les réalisateurs ne cherchaient pas à faire des films obligatoirement commerciaux et défendaient leurs oeuvres souvent au mépris de leur propre carrière. Ainsi, dans ces réalisateurs maudits est évoqué, le parcours d'Erich Von Stronheim. On se rend compte aussi, que sur certains films (comme sur "le magicien d'Oz") passent parfois plus d'une dizaine de scénaristes, plusieurs réalisateurs, que parfois il y a des clashs, mais que le résultat reste à l'écran la plupart du temps magnifique, et pour certains films évoqués, mythiques. A chaque page transpire cet amour de l'auteur pour ce cinéma et on ne peut qu'être en accord total avec lui sur ce point. On apprend aussi, comment les scénaristes et Curtiz avaient pensé à une autre fin pour "Casablanca" ou comment Albert Lewin insérait des messages cachés dans "le portrait de Dorian Gray" (1945). Et finalement, les réalisateurs correspondaient à l'esprit du studio dans lequel ils travaillaient. Mine d'anecdotes autant que récit d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, "les secrets d'Hollywood" nous livre à travers une multitude de thèmes, la description d'une période où la création cinématographique a été incomparable comme rarement dans l'histoire de l'art.

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Patrick Brion nous parle donc dans ce livre autant, de notre rapport à l'image, que de nous-mêmes à travers ce cinéma. Mais l'auteur suggérant lui aussi, plus qu'il ne veut montrer, il est ainsi possible, au fil de la lecture, d'en tirer ses propres conclusions et raisonnablement de se demander où est passé le glamour, le rêve, l'intelligence, en un mot l'art dans le cinéma américain d'aujourd'hui, gorgé d'images de synthèse et aux mains des financiers ? Peut être tout cela est-il parti en fumée avec les décors de la MGM comme le suggère Patrick Brion ? Autant en emporte le vent en quelque sorte, belle épitaphe pour un cinéma qui reste aujourd'hui encore légendaire. Il n'en reste pas moins que ce livre, est pour nous spectateurs et critiques, une formidable invitation à redécouvrir l'héritage laissé dans ces milliers de films, époque bénie du cinéma américain où westerns, mélodrames, comédies musicales et péplums avaient leurs raison d'êtres. En ce sens, dans une époque comme la nôtre où l'image est omniprésente, mais où le sens et l'art font souvent défaut, l'ouvrage de Patrick Brion fait encore une fois, oeuvre utile, tout en étant une formidable déclaration d'amour à un certain cinéma.

23/04/2013

Le cavalier de la mort / Man in the Saddle - 1951

"Le cavalier de la mort" est un western de 1951 avec Randolph Scott et Joan Leslie. Il a été tourné par André de Toth. Le film attire l'oeil tout d'abord par sa réalisation, ainsi les combats dans un saloon plongé dans le noir total reste réellement en mémoire. Et on pourrait presque dire que le combat se distingue uniquement à la la lueur des balles traçantes, ce qui donne un effet formidable au niveau du réalisme de la scène. Mais étrangement le film a attiré mon attention pour ses seconds rôles. Ainsi, on retrouve, "Guinn 'Big Boy' Williams" que l'on a vu dans "le relais de l'or maudit", mais aussi dans Virginia City (1940) ou dans "la piste de Santa-Fé" (1940). En effet, il était souvent le faire valoir du héros comme Errol Flynn et donnait souvent la réplique à Alan Hale. Là il donne la réplique à Randolph Scott et a encore un rôle de faire valoir. Dans les seconds rôles on remarque également Alfonso Bedoya qui avait le rôle du chef des bandits mexicains dans le "trésor de la Sierra Madre (1948), mais aussi Cameron Mitchell qui fera un étonnant Marius dans une version des Misérables de 1952, on le verra dans de nombreux films mais on se souvient surtout aujourd'hui de lui pour son rôle dans "le jardin du Diable" (1954). Quant à l'interprète féminine principale Joan Leslie, elle a fait du chemin depuis "la glorieuse parade" (1942) et n'est plus l'innocente jeune fille que James Cagney pouvait moquer, mais bien une femme qui veut qu'on l'aime pour ce qu'elle est et qui choisit ses amants. Elle partage ici la vedette avec Ellen Drew.

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Le film quant à lui bénéficie d'un scénario simple mais sérieux avec une tentative de mise en perspective assez intéressante de la psychologie des personnages. La réalisation d'André De Toth permet également d'avoir un spectacle plutôt bon dans l'ensemble, avec un Randolph Scott encore finguant malgré les années. Un scénario peut être plus original aurait fait gagner en qualité à l'ensemble. Mais il n'en reste pas moins que le film est sérieux et bien réalisé avec un casting pour le moins intéressant. Enfin il contient des scènes de fusillades dans le noir d'un tel réalisme qu'elles valent à elles seules de s'intéresser à cette oeuvre, aujourd'hui un peu oubliée et peut être un peu sous-estimée.

Galerie de photos :

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La bande-annonce :

Disponible en DVD zone 2

Note : 6,5 / 10

22/04/2013

Hommage à Ava Gardner & Lana Turner

Parcourons l'album si familier des stars de notre enfance, aujourd'hui 2 déesses de l'écran, immortelles à jamais : Ava Gardner et Lana Turner.

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21/04/2013

La liste de Schindler / The Schindler's list - 1993

Dans le cadre de sa sortie Bluray, je vous présente donc "la liste de Schindler", film tourné en 1993 par Steven Spielberg. Ce dernier avait déjà tourné plusieurs fois sur la seconde guerre mondiale que ce soit avec "l'empire du soleil" , "1941" ou encore "il faut sauver le soldat Ryan". Mais jamais Spielberg ne s'était décidé à évoquer l'holocauste juif aussi ouvertement. Le film évoque la naissance, la vie et la fin du ghetto de Cracovie à travers les familles d'ouvriers juifs de l'usine d"Oskar Schindler. Je vais vous épargner un long making off, mais à mon sens si le sujet est très difficile, le film est parfaitement construit que ce soit au niveau de son scénario, ou de la réalisation. Ainsi, Spielberg a toujour montré les bons et les mauvais côtés de chacun des protagonistes. Même le tortionnaire Amon Göth responsable du camp de travail, est montré avec une personnalité complexe digne d'un serial killeur psychopathe. Le rôle de Göth est interprêté par Ralph Fiennes qui trouve là peut être son meilleur rôle. Son rapport avec Schindler (joué par Liam Neeson) est particulièrement intéressant. En effet, chacun essaye de manipuler l'autre et ne sait qui y gagne le plus.

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De plus le film est merveilleusement filmé avec un très beau noir et blanc. Les yeux des acteurs sont souvent mis en valeur et Spielberg fait montre de tout son talent pour rendre un bel hommage aux 6 millions de juifs victimes de la barbarie nazie, sans rien cacher de l'horreur d'un régime qui n'hésitaiit pas à faire la guerre aux enfants. Et j'avoue qu'il est très difficile de ne pas retenir ses larmes devant des scènes parfois si cruelles. Par exemple la scène où on voit, la petite fille au manteau rouge perdue, qui ère seule dans la ville ensanglantée par les SS est terrible.

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Ci-dessus : Ben Kingsley, Liam Neeson, et Ralph Fiennes

Ce film est là pour nous rappeler que le bien et le mal sont en chacun de nous. A nous de savoir prendre les bonnes décisions pour nous, mais aussi pour les autres, et que même au milieu de l'Enfer il est possible de donner de l'amour aux autres et de sauver des vies. Je pense que "La liste de Schindler" n'est peut être pas le plus beau film de l'histoire du cinéma, mais il est clairement indispensable cinématographiquement mais aussi totalement essentiel à la construction de notre propre Humanité. Et c'est bien celà qu'il faut retenir et c'est cela que je retiens en lui attribuant la note maximale. Ainsi, chaque spectateur peut s'honorer de voir un tel film. La critique ne devait pas s'y tromper et une pluie d'Oscars (7) devait consacrer ce chef-d'oeuvre. Un film, indispensable et incontournable.

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Ci-dessus : Embeth Davidtz et Liam Neeson

La bande-annonce :

 

Extrait de la poignante musique de John Williams :

 

Disponible en DVD Zone 2 et Bluray. Le bluray a une image superbe.

Note : 10 /10

20/04/2013

L'entreprenant Mr Petrov / Shall we dance - 1937

Tourné après le fabuleux et inoubliable "Swing Time" (1936) et avant "pension d'artistes" (1937), "l'entreprenant Mr Petrov" ou en anglais "Shall we dance" est un film du duo Fred Astaire / Ginger Rogers qui a beaucoup de qualités mais aussi bien évidemment des défauts. Pour les défauts, autant en parler tout de suite, c'est la partie sur le bateau, où la flanerie amoureuse entre Ginger et Fred peut apporter une certaine lassitude au spectateur. En effet, le réalisateur Mark Sandrich multiplie les promenades avec chiens sur le pont. Et il faut bien le dire ce gag ne prend pas vraiment. Enfin, si le numéro de Fred Astaire avec les mécaniciens noirs est assez intéressant au niveau musical et au niveau de sa chorégraphie, il en est tout autrement de son réalisme. Ainsi, a t'on déjà vu une salle des machines totalement blanche ? ! Cela donne un aspect assez suréaliste à cette partie. Car si finalement le jeu dansant de Fred avec le bruit des machines est très intéressant. On a comme un gros doute concerant ce décor. Si le blanc et l'Art Deco convienne à une représentation stylisée de Venise ou d'hotels ou de résidences de luxe, on a vu mieux comme décor pour les machines d'un bateau. Enfin, si le scénario est très travaillé, il paraît déraisonablement complexe. Mais d'un autre côté les gags sont pour certains irrésistibles (mis à part donc celui du pont sur le bateau).

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Pour les qualités et il y en a beaucoup, c'est tout d'abord et évidemment le duo Ginger Rogers / Fred Astaire, qui n'a jamais été peut être aussi étincelant. Les répliques font mouche et les situations les plus cocaces et les plus improbables sont mises en oeuvre. Ainsi, une fausse Ginger se retrouve dans le lit de Fred Astaire. Quant on sait qu'il était impossible aux USA à cette époque de mettre à l'écran une femme et un homme couchés dans le même lit, c'est d'autant plus drôle. La situation étant précédée de deux hommes ivres morts portant la fausse Ginger dans la chambre d'un autre monsieur devant le regard choqué du gérant de la résidence. Comme dans beaucoup de films de cette époque, l'humour de situation est irrésistible et fait travailler l'imagination du spectateur plutôt que des images vulgaires comme on peut trop souvent le voir aujourd'hui. L'humour est ainsi très présent tout au long du film. Mais le plus gros gag est celui ou Eric Blore essaye d'épeler sans succès au téléphone, à Edward Everett Horton, le nom de la prison dans laquelle il est enfermé. Pour les gens comme moi qui peuvent avoir de temps en temps, des difficultés en anglais, j'avoue que j'en ai ri aux larmes.

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Alors l'humour mise à part, ce sont bien les numéros de danse ou les chansons chantées par Fred qui font la différence. J'en ai reproduit deux exemples dans les videos jointes à cet article. L'ensemble des chansons sont de la composition de George Gershwin et d'Ira Gershwin pour les paroles. Il n'est pas besoin de rappeler l'extrème qualité de ces hauteurs, malheureusement trop tôt disparu pour Georges Gershwin. Le plus beau numéro est sans conteste celui de la chanson "They All Laughed", ou après une courte introduction chantée par Ginger, cette dernière se retrouve dans un incroyable numéro d'improvisation qui montre, si il en était encore besoin, la formidable symbiose artistique du couple Astaire /Rogers. Le numéro "Let's Call the Whole Thing Off" est quant à lui un magnifique numéro sur patins à roulettes, et on imagine en le voyant toutes les chutes que les deux acteurs ont du subir pour arriver finalement, à la parfaite production artistique du numéro que l'on voit à l'écran. Enfin ce n'est pas tant le numéro final qui a attiré mon attention, même si il a un côté très Busby Berkeley, mais c'est bien la chanson "they can't take that away from me", qui si elle s'inscrit totalement dans le film est bien aussi le symbole de la célébrité provisoire et de la gloire qui passe quand la lumière se rallume et que la salle se vide, mais aussi quand le couple devait se séparer à l'écran. Mais de ce côté là, il n'y a rien à craindre. Rien ne leur a été enlevé. Ginger et Fred sont maintenant légendaires et le temps et les modes n'ont rien enlevé à ce talent artistique immortel. Ainsi, Ginger et Fred se retrouveront en 1949 sur ce même numéro, mais cette fois-ci dansant. Les modes passent mais les légendes ne meurent jamais.

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Extraits :

 

 

La scène la plus drôle avec Eric Blore :

 

Disponible en DVD Zone 2. On se demande bien quand on aura droit à une version Bluray restaurée de tous ces films, parce qu'on est très loin d'une qualité d'image optimale !! Bougez vous les éditeurs !

 

Note : 7 / 10

19/04/2013

Royal Affair - 2012

Faisons aujourd'hui un petit tour par le cinéma contemporain et par "Royal Affair". "Royal Affair" est un film danois tourné en 2012. Le film évoque la vie de Caroline Mathilde reine du Danemark (jouée par Alicia Vikander à la filmographie apparemment aussi vierge que la princesse qu'elle incarne) et épouse du Roi Christian VII  à la fin du 18ème siècle. J'aime beaucoup les histoires de roi et de reine, mais il faut se méfier de la biographie de grand personnage au cinéma. En effet, le film peut être ennuyeux et rapidement manquer de rythme. Ici c'est malheureusement le cas dans sa première partie. Ainsi, on retrouve tous les pathos de la pauvre petite princesse, abandonnée dans les mains du méchant roi qui ne s'intéresse pas du tout à elle et qui va jusqu'à appeler sa femme "maman" tellement il la trouve ennuyeuse. Ainsi, malgré les turpitudes du roi (joué par Mikkel Boe Folsgaard) qui rappellent celles "d'Amadeus", après 50 minutes on se surprend à bailler devant un film au point de vue quelque peu féminin, qui nous fait penser le plus souvent au "Marie-Antoinette" de Sofia Coppola, la musique rock en moins évidemment. Personnellement je n'ai jamais compris pourquoi Sofia Coppola avait mis du rock sur un film en costume censé se dérouler au 18ème siècle ... Pour en revenir à "Royal Affair", je vous rassure le film va enfin prendre son rythme et développer son discours dans sa seconde partie, grâce à l'arrivée d'un personnage à la cour : le nouveau médecin du roi (joué par Mads Mikkelsen). En effet, le roi était quelque peu "perturbé" psychologiquement. Ce médecin va rapidement devenir le conseiller privilégié du roi et soigner sa politique autant que son humeur. Ainsi, la belle organisation de la cour va subir les attaques d'une nouvelle pensée opposée à celle des ministres.

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La seconde partie du film et son épilogue sont donc par assez magistrales, mais n'atteignent jamais la perfection de "Barry Lyndon" ou l'ampleur cinématographique "d'Amadeus". Ainsi, on se surprend à comparer les scènes qui ressemblent à "Barry Lyndon" et les scènes qui pourraient ressembler à celles "d'Amadeus". Mais malheureusement elles tombent le plus souvent à plats. Ainsi, la scène terriblement troublante dans "Barry Lyndon" où on voyait Marisa Berenson dans son bain, dans une posture assez lassive, n'est ici qu'une pâle copie. Enfin, Barry Lyndon comme "Amadeus" avaient pris le parti pris d'avoir une musique exclusivement d'époque. Il y avait d'ailleurs un jeu musical constant entre l'image et la musique.  Ici il n'en est rien. Si on évite la faute de goût de Sofia Coppola, il n'en reste pas moins que le film semble moins fort dès qu'apparaît la musique de film contemporaine qui le rapproche un peu du film télé. Quant aux fabuleux plans dans les théâtres que l'on pouvait voir dans "Amadeus", ici on a droit le plus souvent à des plans très serrés qui enlèvent toute espèce de profondeur à la scène. Ceci étant dit, je ne veux pas être trop sévère avec ce film qui est rempli de bonnes intentions, mais qui n'atteint jamais le niveau de ses illustres prédécesseurs élevés au rang de chef-d'oeuvres. C'est bien cela le plus rageant. Mais c'est un film qui est intellectuellement tout de même à 10 000 m au dessus du film de super-héros produit à la chaîne comme on en voit aujourd'hui trop souvent sur les écrans. En ce sens l'Oscar du meilleur film étranger est parfaitement mérité. Mais cinématographiquement parlant j'ai préféré "the duchess" (2008) avec Keira Knightley ou donc d'autres films en costumes plus anciens.

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Bande-annonce :

Note : 7 / 10

18/04/2013

Souvenez vous de ... Georges Delerue !

Parce que le temps file sans s'arrêter, parce que notre jeunesse et notre beauté se fane, par ce que nous vivons, nous aimons, et que finalement nous aussi nous passerons, parce que restera enfoui, l'éternelle et divine attraction du premier siècle du cinéma mais que chaque jour il est comme l'aube nouvelle redécouvert par d'autres que nous, j'écris aujourd'hui pour  rappeler le souvenir de Georges Delerue, magnifique compositeur français, dont la musique a irrigué autant le cinéma français que le cinéma américain. Hollywood Classic lui rend un vibrant hommage !

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17/04/2013

L'ennemi public numéro 1 /Manhattan Melodrama - 1934

"Manhattan Melodrama" est connu en France sous le titre "l'enemi public numéro 1". Le titre français n'a pas grand chose à voir avec le film, alors que le titre américain en dit beaucoup plus. En effet, l'action se pass bien à New-York et si elle n'est pas totalement mélodramatique, le film commence malgré tout comme un mélodrame. Ainsi, on voit deux enfants sur un grand bateau à vapeur, en croisière. Ces deux enfants sont Blackie Gallagher (joué par Mickey Rooney enfant) et Jim Wade (joué par Jimmy Butler). Les enfants s'amusent et Blackie est déjà un joueur pas très honnête. Mais le drame arrive, le bateau prend feu, et ils perdent leurs parents. Ils sont recueillis par un rescapé de l'incendie qui les élèvera comme des frères. Mais finalement ce dernier meurt quelques années plus tard lors d'une émeute. Le début est donc assez mélodramatique et pour tout dire assez pénible avec plusieurs plans récurrents sur la grande horloge, censée symboliser le temps qui passe avec les années que l'on voit défiler. Tout ça a bien vieilli. Mais c'est bien, à ce moment que le film réallement commence. Ceci dit on ne peut pas jeter le prologue totalement par dessus bord, car Van Dyke se plaît à filmer des visages pour signifier la peur ou la terreur, voir l'émeute du sol pour ajouter à l'impression de terreur que doit ressentir le spectateur.

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Dans la deuxième partie du film, les enfants ont donc grandi et sont devenus des adultes. Blackie est donc Gable avec Myrna Loy pour maîtresse et William Powell est premier adjoint au procureur. Gable ne s'est pas racheté et tient un bar clandestin "speak-easy" en américain et vie de combines et de rackets. Mais l'amitié entre les deux hommes n'a pas été atteintes par le nombre des années et c'est bien la fidélité à cette amitié qui va être le fil conducteur du film et de toutes les actions des deux protagonistes. Et c'est bien cela le génie de "Manhattan mélodrama". On y retrouve aussi des thèmes passionnants sur la vérité en politiqu et les scandales de cette époque nous remettent en tête les scandales de notre époque. Qui a dit que ce cinéma avait vieilli ?! Arthur Caesar un des scénaristes devait d'ailleurs recevoir l'Oscar du meilleur scénario. Et c'est amplement mérité. Pour ma part, j'ai tendance à penser que l'ultime image dans la prison aurait du être le point final de ce très beau film qui perd finalement un peu de sa force avec le discours final de Powell. Mais ce n'est rien. Il ne faut pas se le cacher, le film est dans sa globalité un pur chef-d'oeuvre qui devait révéler le duo Powell Myran Loy dans le premier de leur quatorze films, et consolider la popularité du jeune Clarck Gable. A noter enfin que le film restera célèbre comme étant le dernier film vu par le gangster John Dillinger. Ainsi, certaines scènes du film apparaissent dans le film "public enemies" de 2009 avec Johnny Depp. Quand le cinéma se souvient du cinéma, on a parfois des chef-d'oeuvres qiu sortent ainsi de l'oubli.

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Ci-dessus : Clark Gable et William Powell

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Ci-dessus : Myrna Loy et Clark Gable

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 Ci-dessus : Le réalisateur W.S. Van Dyke et William Powell

Disponible en DVD zone 2 (à 6,33 € si vous prenez 3 films) à la Fnac jusqu'au 30 avril 2013

Note : 8,5 / 10

16/04/2013

Ville sans loi / A lawless street - 1955

"Ville sans loi" est un western de 1955 avec Randolph Scoot et Angela Lansbury. Alors comme je sais que certains voulaient une présentation de Randolph Scott que je n'ai pas faite dans mon dernier article sur lui, je vous ai trouvé une petite vidéo de Patrick Brion et Bertrand Tavernier qui nous explique peu, qui était Randolph Scott.Il était le mari d'une femme très riche et ne voulant pas dépendre de sa femme, il faisait à peu près deux films par an qui marchait très bien. Angela Lansbury c'est bien évidemment l'interprète du feuilleton "Arabesque" aux 264 épisodes. Mais si quelques uns s'en souviennent aujourd'hui, il faut quand même rappeller qu'elle a eu une important carrière hollywoodienne dans sa jeunesse. Elle fera une jeune ingénue dans "le portrait de Dorian Gray" (1945) et retrouvera George Sanders dans le magnifique "The Private Affairs of Bel Ami" (1947). Elle fera Anne d'Autriche dans les 3 mousquetaires de George Sidney. Mais c'est bien évidemment dans son rôle de leader politique extrémiste et machiavélique "d'un crime dans la tête" (1962) qu'elle atteindra peut être sa meilleure interprétation. Ici, dans "Ville sans loi" elle ne fait que donner la réplique à Randolph Scott et son rôle n'a pas une vraie consistance. Seule le personnage de femme infidèle interprêtée par Jean Parker a peut être un peu plus de consistance avec bien évidemment celui de Randolph Scott et des deux affairistes. Ceci étant dit, "Ville sans loi" est tout à fait digne d'intérêt et nous allons voir pourquoi.

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Le réalisateur est Joseph H Lewis, spécialiste des westerns depuis 1937, il était surnommé par les producteurs à l'époque "Wagon-Wheel Joe", car il avait l'habitude de faire des plans intéressants sur les roues de chariot contrairement à Hathaway qui détestait filmer les chariots. Et ici, si il n'y a pas de chartiots, ni de pionniers on va retrouver un bon nombres de plans très beaux et très recherchés qui sortent ce western de la production série B courante. Ainsi, le premier commence avec l'arrivée d'un cavalier solitaire à la figure patibulaire, le plan est pris du haut et puis la caméra descend comme suspendue et enfin un plan est fait sur le colt. Lewis fera un autre plan de ce type avec Randolph Scott à la porte du Saloon mais pris depuis le revolver de son adversaire, avec la main au dessus prête à dégainer qui donne au film une réalité et le met sans aucun doute au dessus du lot. Et finalement, le scénario se rapproche énormément de celui du "train sifflera trois fois", mais dont la fin est ici bien meilleure.

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On ne peut pas donc reprocher grand chose à ce western qui remplit bien son office, sinon peut être des doublures un peu trop voyantes. Mais bon ce serait stupide de se gâcher le plaisir de voir "Ville sans loi" car franchement c'est très souvent admirablement bien filmé, avec certes assez conventionnel mais plutôt bon. La dernière phrase du film si elle se veut moralisatrice, fait en tous les cas réfléchir sur ce que devrait être le maintien de l'ordre.

 

Présentation de Randolph Scott par Patrick Brion et Bertrand Tavernier :

 Extrait :

 

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Disponible en DVD Zone 2

Note : 7 / 10