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31/03/2013

L'île au complot / The Bribe - 1949

"L'île au complot" ou dans son titre américain "The Bribe" est un film de Robert Z Leonard produit en 1949 par la MGM. Je me permets de vous le présenter car il vient de sortir en France en DVD dans la collection Warner "films criminels". Cette note bénéficie donc grandement du livret fourni avec chaque film et qui présente tous les films de la collection. Il faut donc remercier chaudement la Warner pour cette très intéressante initiative. Robert Z Leonard n'était pas connu jusqu'alors pour avoir tourné des films noirs, mais plutôt pour la réalisation de "Ziegfield Girl" (1941) une comédie musicale, ou "Pride and Prejudice" (1940). La scénariste est Marguerite Roberts. Rien ne prédestinait une femme à écrire le scénario d'un film noir et pourtant fille de Shériff, elle devait commencer comme secrétaire à la Fox avant d'obtenir un contrat de scénariste à la MGM. Le scénario est donc intéressant et bien construit. A noter que la carrière de Marguerite Roberts sera interrompue en 1951, car elle figurera sur la tristement célèbre "liste noire" qui recensait tous les supposés communistes officiant à Hollywood. Suite à cette affaire on refusera de lui donner du travail et son nom sera retiré du générique d'Ivahnoé qui restera son ultime scénario avant un long passage à vide.

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'L'île du complot" est le premier film du couple Robert Taylor/Ava Gardner. Il suivra ensuite "Vaquero" et "les chevaliers de la table ronde". A ce sujet, je tiens à souligner l'ignoble édition existante de "Vaquero" dont les couleurs sont passées et la définition plus qu'incertaine. Dans "The Bribe" c'est par contre du tout bon au niveau de la qualité de l'image. Après des premières images qui laissent craindre le pire, on a un master bien défini qui si il n'est pas exempt de défauts, reste tout à fait correct et magnifie le jeu de lumières sur le visage d'Ava Gardner. Amants à l'écran, Robert Taylor et Ava Gardner le seront aussi à la ville. En plus du couple Taylor/Gardner, on retrouve le méchant de service en la personne de Vincent Price mais aussi Charles Laughton.

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 Ci-dessus : Ava Gardner, John Hodiak et Robert Taylor

La scène finale est d'ailleurs fabuleusement bien réalisée. Et pour cause, elle sera réalisée par vincente minnelli avec l'aide du chef opérateur Joseph Ruttenberg. On a donc encore ici l'exemple de la coopération qu'il existait entre réalisateurs à cette époque à Hollywood et de la saine émulation qui pouvait en découler. A cela il faut bien entendu ajouter la belle musique originale de Miklós Rózsa qui devait composer plusieurs musiques de films de Robert Taylor avec entre autre : "les chevaliers de la table ronde" , "Quo Vadis","Ivanhoé" et "la vallée des Rois". "The Bribe" est donc une belle surprise de la Warner pour le marché du dvd français. On espère une sortie un jour de "Guet-apens" (Conspirator) toujours avec Robert Taylor et de cette même année 1949.

 

Fim disponible en DVD Zone 2 sur le site de la Warner.

Galerie de photos :

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Ci-dessus : Robert Taylor et Ava Gardner

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Ci-dessus : Charles Laughton et Robert Taylor

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Note : 7 /10

30/03/2013

Chercheuses d'or de 1937 / Gold Diggers of 1937 - 1937

"Chercheuses d'or de 1937" est le troisième film de la série des "chercheuses d'or". Devant le succès des deux premiers numéros, la Warner ne pouvait pas faire moins que de relancer la machine. Et comme dans les autres numéros, les pires stratagèmes seront envisagés pour trouver de grosses sommes d'argent, avec une bonne dose d'humour, et avec au milieu l'habituel pigeon que chacun veut plumer. Vous y ajoutez la musique de  Harold Arlen et Harry Warren et les paroles d'Al Dubin et E Y Harburg plus la chorégraphie de Busby Berkeley et vous vous trouvez avec un assez sympathique divertissement. Le film est mené par le duo de stars : Dick Powell et Joan Blondell. Dick Powell avait déjà joué dans plusieurs films de Busby Berkeley : "42ème Rue", "Chercheuses d'or de 1933", "Footlight Parade", "Dames", et "Chercheuses d'or de 1935". Mais le duo Joan Blondell et Dick Powell avait aussi travaillé ensemble sur "Chercheuses d'or de 1933", "Footlight Parade" et "Dames". Et à la réalisation on retrouve un déjà vétéran d'Hollywood, Llyod Bacon à qui on doit 130 films dont par exemple " 42ème rue",  "Picture Snatcher", ou encore "Footlight Parade" déjà commentés ici. Vous l'aurez compris, nous avons donc ici des gens qui ont l'habitude de travailler ensemble et à l'écran force de constater que la magie va encore une fois opérer.

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Il faut ajouter, si cela ne suffisait pas, un casting de seconds rôles intéressants avec en tête l'incroyable interprétation de Victor Moore qui se trouve être un formidable rôle à situer entre le malade chronique et le malade imaginaire. Victor Moore avait commencé sa carrière d'acteur par le muet et on se souvient de lui surtout pour son rôle d'impressario de Fred Astaire, dans le fameux "Swing Time" tourné un an plus tôt. Mais si dans "Swing Time" Moore avait un rôle de faire-valoir, là c'est bien lui qui vole la vedette. Avec Moore on sent que le film est plus fort. On a aussi à l'affiche, Lee Dixon qui nous fait plusieurs numéros de claquettes qui ne font pas oublier ceux de Fred Astaire. Enfin, pour le reste du casting on retrouve des actrices de compléments en la personne de Glenda Farrell, et Irene Ware qui auront l'une et l'autre de petites carrières cinématographiques, et tout le chorus de girls.

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Ci-dessus : Irene Ware

Enfin le cinéphile averti notera la présence dans un tout petit rôle (en secrétaire) de Susan Fleming. Cette dernière ne resta absolument pas célèbre pour ses prestations cinématographiques. En effet, pour elle, il n'y avait rien de plus ennuyeux que de tourner un film et elle détestait cela. Mais elle devait malgré tout rester célèbre en devenant l'épouse d'Harpo Marx jusqu'à la mort de ce dernier le 28 septembre 1964.

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Ci-dessus : Irene Ware, Glenda Farrell, et Joan Blondell

Quant au film c'est une très bonne comédie musicale, on rit beaucoup. Il y a des jolies filles un peu partout qui se balladent en short ou en mini-jupe. Et en cette période de crise, il faut bien dire que ça fait du bien. Alors si le duo Powell, Blondell ne fait pas oublier le duo Ginger Rogers, Fred Astaire, le duo fonctionne maglré tout très bien. Et on s'amuse de tous les complots mis en oeuvre avec le sourire par ces méchants messieurs et ces jolies demoiselles afin de trouver rapidement du cash au dépend du traditionnel pigeon. Comme dans tous les films, un formidable numéro ("All's Fair in Love and War") clôturera l'ensemble. Il n'a malheureusement pas ici l'ampleur ni la durée des autres films de Berkeley. Il n'en reste pas moins terriblement sexy même 76 ans après, censure ou pas d'ailleurs et sera nominé aux Oscars. Ainsi, il est presque impossible pour le spectateur de ne pas succomber au charme de ses chercheuses d'or.

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Ci-dessus : Glenda Farrell et Victor Moore

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Ci-dessuq : Charles D Brown, Glenda Farrell, et Osgood Perkins (père de l'acteur Anthony Perkins)

 

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Ci-dessus : Dick Powell  et Joan Blondell

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Ci-dessus : Pause sur le plateau de "chercheuses d'or 1937"

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Photo du tournage : vous noterez la présence de Busby Berkeley à 5 cm des acteurs !

Extrait du numéro final :

 

Chanson présente dans "Gold Diggers 1937" chantée par Dick Powell :

 

Disponible en DVD zone 1 sur le volume 2 des films de Busby Berkeley

Note : 7 / 10

29/03/2013

King-Kong - 2005

"King Kong" (2005), tourné par Peter Jackson me permet de présenter un film de ce cinéaste contemporain. En effet, n'étant pas un fan absolu du "seigneur des anneaux" et de tout ce qui tourne autour, King Kong me permet de présenter ce réalisateur talentueux. Le film est divisé en trois parties : New-York, L'ile du crane, et enfin le retour à New-York. De cette épopée cinématographique, Peter Jackson va avoir pour fil directeur, le respect du film éponyme de 1933. Ainsi contrairement à la version des années 70 avec Jessica Lange, là le film est replacé dans son contexte. La distribution comprend la divinement belle Naomi Watts, mais aussi Adrian Brody, Jack Black dans clairement son meilleur rôle à l'écran. En effet, son personnage de producteur sans scrupules, prêt à tout pour pouvoir tourner son film est savoureux au possible. Enfin, mon personnage préféré est peut être celui joué par Kyle Chandler qui fait une imitation parfaite de Robert Taylor, dénommé pour le besoin du film, Bruce Baxter. Ainsi, la plupart de ses répliques sonnent faux ou sont ridiculement déplacées. Son fameux "vous ne seriez pas troskiste par hasard ?" sonne comme l'obsession ridiculement comique d'un certain Hollywood à voir partout des communistes.

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Mais si l'humour est bien présent et réserve des moments de répis au spectateur, c'est bien évidemment l'amour du cinéma et du cinéma classique qui irrigue ce film du début à la fin, que ce soit dans son improbable mise en place, ou dans son action. Ainsi la première partie du film est divine. On y voit un New-York du début des années 30, plus vrai que nature. Chaque voiture, chaque figurant est à sa place, recréé fidèlement. Les plans larges sont multipliés et sont terriblement réalistes. Les costumes sont parfaits, la scène du music-hall nous renvoie à la disparation d'un certain "entertainement" déjà supplenté par le cinéma et les comédies musicales hollywoodiennes naissantes. La scène dans le café nous fait revenir au temps des meilleures comédies classiques de l'époque avec Carole Lombard. Et la critique avertie discernera derrière le visage de Naomi Watts, se profiler le visage de Ginger Rogers ou de combien de stars disparues des années trente et on se met à rêver à la carrière qu'aurait pu avoir cette fabuleuse actrice, si Hollywood était encore une usine à rêves et si des producteurs courageux et intelligents se décidaient à faire plus souvent du cinéma plutôt que des films à visée commerciale. Bref, dans King Kong les acteurs sont mis en valeur par (une fois n'est pas coutume), un scénario et un script d'une intelligence rare, mais aussi par un sens artistique que l'on pensait définitivement perdu.

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 Ci-dessus : Naomi Watts

La deuxième partie, évoquera donc le voyage sur le bateau, et la lutte sur l'île. Là, cette partie est par moment un peu gore, mais aussi parfois dégoulinante d'images de synthèse à en vomir. Ainsi, certaines scènes finissent par ne plus être crédibles. En effet, les trucages numériques censés améliorés l'action, la rendent au bout du compte totalement improbable. On peut ainsi constater l'irréalité totale de la scène dans le ravin avec les dinosaures, ne serait ce que visuellement parlant.

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Ci-dessus : Jack Black

Enfin le clou du film est bien la troisième partie, où Jackson achève le spectateur par un formidable final, qui ne fait pas que respecter l'oeuvre originale mais qui la magnifie et la dépasse pour faire tout simplement de cette aventure, un des plus grands films de l'histoire du cinéma. Le film histoire d'une relation amoureuse impossible et destructrice entre la belle et la bête, hymne d'amour au cinéma hollywoodien classique, à ses origines et à ses films, mérite le plus bel hommage qu'il soit. Il rate la note maximale de Hollywood Classic pour des effets spéciaux un peu trop criares parfois. Mais ne gachons pas notre plaisir, en 3H15 King Kong écrase tout sur son passage, si ce n'est son vénérable ancêtre qu'il magnifie au delà du possible. Du cinéma comme celui là, avec une si belle musique symphonique digne des plus grands, on en redemande toutes les semaines !
 

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Ci-dessus : Kyle Chandler

Citation du film : "Et voici que la bête regarda la belle et la belle arrêta son geste... Dès lors, la bête fut comme morte."


La bande annonce :


Extrait de la musique de James Newton Howard :


Note : 9,5  / 10

28/03/2013

Souvenez vous de ... Erich Wolfgang Korngold !

L'âge d'or d'Hollhywood, c'était la beauté des jolies filles, et le glamour mais c'était tout autant la beauté de la musique ! A ce titre, j'ai une absolue vénèration pour Erich Wolfgang Korngold car c'est lui qui m'a donné la clé qui m'a permis de m'intéresser à la musique classique. En effet, j'ai découvert la musique classique grâce à ses musiques de films. J'ai commencé étant enfant par voir "les aventures de Robin des Bois" et je me suis intéressé à la musique et à ce compositeur autour de mes 23 ans. J'ai ensuite acheté des disques de ses compositions et puis j'ai bifurqué vers la musique classique. Erich Wolfgang Korngold était un compositeur viennois qui se décida comme beaucoup d'artistes européens à émigrer aux USA et à s'installer à Hollywood fuyant le nazisme. On lui doit outre la musique des "aventures de Robin des Bois" (1938) primée aux Oscars, de très nombreuses musiques dont celles de "Capitaine Blood" (1935) et de "l'aigle des mers" (1940) qui sont encore dans ma mémoire. Cet homme qui a en outre écrit 3 opéras, de la musique symphonique, des concertos, inspira ensuite de nombreux compositeurs de musique de films comme John Williams, Jerry Goldsmith ou Patrick Doyle qui se revendiqueront comme ses héritiers. Il n'en reste pas moins comme le dernier représentant d'une lignée de compositeurs romantiques viennois (avec Steiner), qui marquèrent comme peut être jamais la musique de cinéma. De sa volonté de combat contre le nazisme il devait écrire pour "les aventures de Robin des Bois", une formidable partition et notée la scène du combat final par un très allemand "kampf !" Merci Monsieur Korngold pour votre oeuvre admirable qui va bien au delà de la simple musique de films. Aux génies, Hollywood Classic reconnaissant !

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Musique de films

  • 1935 : Le Songe d'une nuit d'été (A Midsummer Night's Dream) de William Dieterle et Max Reinhardt
  • 1936 : Rose of the Rancho
  • 1936 : Give Us This Night
  • 1936 : Hearts Divided de Frank Borzage
  • 1936 : Les Verts Pâturages (The Green Pastures) de William Keighley
  • 1936 : Anthony Adverse de Mervyn LeRoy
  • 1937 : Le Prince et le Pauvre (The Prince and the Pauper) de William Keighley
  • 1937 : La Tornade (Another Dawn) de William Dieterle
  • 1938 : Les Aventures de Robin des Bois (The Adventures of Robin Hood) de Michael Curtiz
  • 1939 : Juarez de William Dieterle
  • 1939 : La Vie privée d'Élisabeth d'Angleterre (The Private Lives of Elizabeth and Essex) de Michael Curtiz
  • 1940 : L'Aigle des mers (The Sea Hawk) de Michael Curtiz
  • 1941 : Le Vaisseau fantôme (The Sea Wolf) de Michael Curtiz
  • 1942 : Crimes sans châtiment (Kings Row) de Sam Wood
  • 1943 : Tessa, la nymphe au cœur fidèle (The Constant Nymph) d'Edmund Goulding
  • 1944 : Between Two Worlds d'Edward A. Blatt
  • 1946 : La Vie passionnée des sœurs Brontë (Devotion) de Curtis Bernhardt
  • 1946 : L'Emprise (Of Human Bondage), d'Edmund Goulding
  • 1946 : Jalousie (Déception) d'Irving Rapper
  • 1947 : Escape Me Never de Peter Godfrey
  • 1955 : Feu magique (Magic Fire) (également en tant qu'acteur)

 

Extrait de ses plus grandes compositions, dirigées par lui même :

 

 

27/03/2013

La Reine des Rebelles / Belle Starr - 1941

"La reine des Rebelles" troisième film de notre série portant sur les westerns en Technicolor produits par la Fox à la fin des années 30 et au début des années 40, est à mon sens peut être le plus sous estimé des films présentés. Cette note rendra donc justice aux nombreuses qualités de ce film. Tout d'abord, il ne faut pas se le cacher, mais cette histoire de jeune héritière dont les yankees brûlent la maison fait référence directement à "Autant en emporte le vent" tourné deux ans plus tôt. On a trouvé pire comme filiation dans l'histoire du cinéma. Enfin, ce scénario d'une jeune écervelée (Gene Tierney), qui devient par la force du destin, l'héroïne d'une bande de rebelles a tout pour toucher. Les critiques qui n'ont pas aimer le scénario, n'en ont pas compris la signification profonde. Ici, si on ne retrouve pas l'appel à la liberté de "Capitaine Blood" ou à la vengeance du "brigand bien aimé" ou à la justice du "retour de Frank James", c'est bien la lutte pour conserver une société qui disparaît qui va amener à la révolte une jeune femme poussée au désespoir. Qui connaît "les brigands" de Schiller ne peut qu'être touché par cette "Reine des Rebelles" où l'appel à la lutte et à la liberté de vivre ne seront finalement que le début d'une aventure qui amènera chacun à la passion de tuer, de détruire, au nihilisme mais aussi à la légende. La complexcité du film est donc plus importante que ce que laisse entendre un survol rapide de quelques critiques n'ayant rien compris au scénario.

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Alors bien sûr, si filiation il y a, ici rien n'a l'ampleur d'un "Autant en emporte le vent", néanmoins le film intéresse du début à la fin. Mais c'est vrai que la voix haut perchée de Tierney agace parfois et que son jeu n'arrive pas à faire oublier l'interprétation de Vivien Leigh. Le film reste néanmoins un très bon divertissement. Un Randolph Scott au top de sa forme et un Dana Andrews très bon rajoutent à la crédibilité de l'ensemble. On se prend donc à trembler devant les aventures de Belle Starr et admirer cette jeune femme qui se décide à défier presque seule, toute l'armée nordiste. Quelques plans du réalisateur Irving Cummings sont d'ailleurs très intéressants avec par exemple Randolph Scott et Gene Tierney filmés en contre-jour. A tout cela, je me permets de citer aussi, la musique d'Alfred Newman. Voilà, vous l'aurez compris. On est très loin de la série B, ou du ratage complet que l'on veut nous faire avaler par force. D'ailleurs le film a été produit par Zanuck lui même, ce qui montre bien l'intérêt que le studio portait à ce film. Mais peut être aujourd'hui n'est il tout simplement pas politiquement correct de montrer à nos chers critiques une héroïne en lutte armée pour défendre ses traditions et sa propre "way of life" ? Quoiqu'il en soit, merci à Sidonis pour avoir éditer ce bien beau Western qui si il ne révolutionne pas le genre, mérite beaucoup mieux que l'opprobre quasi générale dont il fait aujourd'hui l'objet.

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Citation du film : Une légende, c'est la plus belle part de la vérité.

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Disponible en DVD Zone 2 chez Sidonis (6,99  € dans certains magasins Cora).

Note : 7 / 10

26/03/2013

Le retour de Frank James / The Return of Frank James - 1940

Suite du "brigand bien aimé" (1939), "le retour de Frank James" (1940) est un film de Fritz Lang. C'est un western très intéressant, car c'est le premier western de Lang mais aussi le premier film de l'admirable Gene Tierney et donc également un western en couleur, très peu courant en 1940. Je vais une fois n'est pas coutume laisser la parole à Patrick Brion et Bertrand Tavernier à travers  2 superbes présentations videos. Je ferai néanmoins un bémol par rapport à la très intéressante présentation de Mr Tavernier. Pour ma part, je crois que c'est faire un faux procès concernant le traitement des personnages de couleurs du film que de dire que le film est méprisant ou que Lang a voulu être méprisant à l'égard des noirs. En effet, après la guerre de sécession je ne pense pas que les rapports entre blancs et noirs devaient être différents de ceux mentionnés dans le film. C'est donc pour moi un souci de réalité du scénariste et de Lang. Il en va de même avec le personnage d'Henry Hull qui fait un journaliste avocat extrémiste, comme il devait en exister à la frontière de l'Ouest. Je pense que c'est un peu une erreur de vouloir juger ce cinéma et surtout l'après guerre de sécession retrospectivement avec un regard de notre époque.

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Le film bénéficie si on peut dire d'un scénario de Sam Hellman qui n'arrive que rarement à ménager du suspens ou des temps forts et des rebondissements. C'est ce qui fait le plus de mal au film. Pour le reste, la jeune Gene Tierney est parfaite en journaliste innocente dont la beauté crève déjà l'écran. Je finirai sur une anecdote assez intéressante. En effet, Gene Tierney trouvera sa voix trop fluette en voyant son premier film, et se mettra donc à fumer après ce film.

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Ci-dessus : Henry Earl et Henry Fonda

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Ci-dessus : Gene Tierney dans "le retour de Frank James"

Disponible en DVD zone 2 chez Sidonis

Présentation de Patrick Brion :

 

 

Présentation de Bertrand Tavernier :

 

 

Disponible dans certainss magasins Cora à 6,99 € (16,90 € sur Amazon)

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Note : 6,5 / 10