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31/03/2013

L'île au complot / The Bribe - 1949

"L'île au complot" ou dans son titre américain "The Bribe" est un film de Robert Z Leonard produit en 1949 par la MGM. Je me permets de vous le présenter car il vient de sortir en France en DVD dans la collection Warner "films criminels". Cette note bénéficie donc grandement du livret fourni avec chaque film et qui présente tous les films de la collection. Il faut donc remercier chaudement la Warner pour cette très intéressante initiative. Robert Z Leonard n'était pas connu jusqu'alors pour avoir tourné des films noirs, mais plutôt pour la réalisation de "Ziegfield Girl" (1941) une comédie musicale, ou "Pride and Prejudice" (1940). La scénariste est Marguerite Roberts. Rien ne prédestinait une femme à écrire le scénario d'un film noir et pourtant fille de Shériff, elle devait commencer comme secrétaire à la Fox avant d'obtenir un contrat de scénariste à la MGM. Le scénario est donc intéressant et bien construit. A noter que la carrière de Marguerite Roberts sera interrompue en 1951, car elle figurera sur la tristement célèbre "liste noire" qui recensait tous les supposés communistes officiant à Hollywood. Suite à cette affaire on refusera de lui donner du travail et son nom sera retiré du générique d'Ivahnoé qui restera son ultime scénario avant un long passage à vide.

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'L'île du complot" est le premier film du couple Robert Taylor/Ava Gardner. Il suivra ensuite "Vaquero" et "les chevaliers de la table ronde". A ce sujet, je tiens à souligner l'ignoble édition existante de "Vaquero" dont les couleurs sont passées et la définition plus qu'incertaine. Dans "The Bribe" c'est par contre du tout bon au niveau de la qualité de l'image. Après des premières images qui laissent craindre le pire, on a un master bien défini qui si il n'est pas exempt de défauts, reste tout à fait correct et magnifie le jeu de lumières sur le visage d'Ava Gardner. Amants à l'écran, Robert Taylor et Ava Gardner le seront aussi à la ville. En plus du couple Taylor/Gardner, on retrouve le méchant de service en la personne de Vincent Price mais aussi Charles Laughton.

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 Ci-dessus : Ava Gardner, John Hodiak et Robert Taylor

La scène finale est d'ailleurs fabuleusement bien réalisée. Et pour cause, elle sera réalisée par vincente minnelli avec l'aide du chef opérateur Joseph Ruttenberg. On a donc encore ici l'exemple de la coopération qu'il existait entre réalisateurs à cette époque à Hollywood et de la saine émulation qui pouvait en découler. A cela il faut bien entendu ajouter la belle musique originale de Miklós Rózsa qui devait composer plusieurs musiques de films de Robert Taylor avec entre autre : "les chevaliers de la table ronde" , "Quo Vadis","Ivanhoé" et "la vallée des Rois". "The Bribe" est donc une belle surprise de la Warner pour le marché du dvd français. On espère une sortie un jour de "Guet-apens" (Conspirator) toujours avec Robert Taylor et de cette même année 1949.

 

Fim disponible en DVD Zone 2 sur le site de la Warner.

Galerie de photos :

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Ci-dessus : Robert Taylor et Ava Gardner

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Ci-dessus : Charles Laughton et Robert Taylor

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Note : 7 /10

30/03/2013

Chercheuses d'or de 1937 / Gold Diggers of 1937 - 1937

"Chercheuses d'or de 1937" est le troisième film de la série des "chercheuses d'or". Devant le succès des deux premiers numéros, la Warner ne pouvait pas faire moins que de relancer la machine. Et comme dans les autres numéros, les pires stratagèmes seront envisagés pour trouver de grosses sommes d'argent, avec une bonne dose d'humour, et avec au milieu l'habituel pigeon que chacun veut plumer. Vous y ajoutez la musique de  Harold Arlen et Harry Warren et les paroles d'Al Dubin et E Y Harburg plus la chorégraphie de Busby Berkeley et vous vous trouvez avec un assez sympathique divertissement. Le film est mené par le duo de stars : Dick Powell et Joan Blondell. Dick Powell avait déjà joué dans plusieurs films de Busby Berkeley : "42ème Rue", "Chercheuses d'or de 1933", "Footlight Parade", "Dames", et "Chercheuses d'or de 1935". Mais le duo Joan Blondell et Dick Powell avait aussi travaillé ensemble sur "Chercheuses d'or de 1933", "Footlight Parade" et "Dames". Et à la réalisation on retrouve un déjà vétéran d'Hollywood, Llyod Bacon à qui on doit 130 films dont par exemple " 42ème rue",  "Picture Snatcher", ou encore "Footlight Parade" déjà commentés ici. Vous l'aurez compris, nous avons donc ici des gens qui ont l'habitude de travailler ensemble et à l'écran force de constater que la magie va encore une fois opérer.

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Il faut ajouter, si cela ne suffisait pas, un casting de seconds rôles intéressants avec en tête l'incroyable interprétation de Victor Moore qui se trouve être un formidable rôle à situer entre le malade chronique et le malade imaginaire. Victor Moore avait commencé sa carrière d'acteur par le muet et on se souvient de lui surtout pour son rôle d'impressario de Fred Astaire, dans le fameux "Swing Time" tourné un an plus tôt. Mais si dans "Swing Time" Moore avait un rôle de faire-valoir, là c'est bien lui qui vole la vedette. Avec Moore on sent que le film est plus fort. On a aussi à l'affiche, Lee Dixon qui nous fait plusieurs numéros de claquettes qui ne font pas oublier ceux de Fred Astaire. Enfin, pour le reste du casting on retrouve des actrices de compléments en la personne de Glenda Farrell, et Irene Ware qui auront l'une et l'autre de petites carrières cinématographiques, et tout le chorus de girls.

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Ci-dessus : Irene Ware

Enfin le cinéphile averti notera la présence dans un tout petit rôle (en secrétaire) de Susan Fleming. Cette dernière ne resta absolument pas célèbre pour ses prestations cinématographiques. En effet, pour elle, il n'y avait rien de plus ennuyeux que de tourner un film et elle détestait cela. Mais elle devait malgré tout rester célèbre en devenant l'épouse d'Harpo Marx jusqu'à la mort de ce dernier le 28 septembre 1964.

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Ci-dessus : Irene Ware, Glenda Farrell, et Joan Blondell

Quant au film c'est une très bonne comédie musicale, on rit beaucoup. Il y a des jolies filles un peu partout qui se balladent en short ou en mini-jupe. Et en cette période de crise, il faut bien dire que ça fait du bien. Alors si le duo Powell, Blondell ne fait pas oublier le duo Ginger Rogers, Fred Astaire, le duo fonctionne maglré tout très bien. Et on s'amuse de tous les complots mis en oeuvre avec le sourire par ces méchants messieurs et ces jolies demoiselles afin de trouver rapidement du cash au dépend du traditionnel pigeon. Comme dans tous les films, un formidable numéro ("All's Fair in Love and War") clôturera l'ensemble. Il n'a malheureusement pas ici l'ampleur ni la durée des autres films de Berkeley. Il n'en reste pas moins terriblement sexy même 76 ans après, censure ou pas d'ailleurs et sera nominé aux Oscars. Ainsi, il est presque impossible pour le spectateur de ne pas succomber au charme de ses chercheuses d'or.

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Ci-dessus : Glenda Farrell et Victor Moore

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Ci-dessuq : Charles D Brown, Glenda Farrell, et Osgood Perkins (père de l'acteur Anthony Perkins)

 

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Ci-dessus : Dick Powell  et Joan Blondell

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Ci-dessus : Pause sur le plateau de "chercheuses d'or 1937"

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Photo du tournage : vous noterez la présence de Busby Berkeley à 5 cm des acteurs !

Extrait du numéro final :

 

Chanson présente dans "Gold Diggers 1937" chantée par Dick Powell :

 

Disponible en DVD zone 1 sur le volume 2 des films de Busby Berkeley

Note : 7 / 10

29/03/2013

King-Kong - 2005

"King Kong" (2005), tourné par Peter Jackson me permet de présenter un film de ce cinéaste contemporain. En effet, n'étant pas un fan absolu du "seigneur des anneaux" et de tout ce qui tourne autour, King Kong me permet de présenter ce réalisateur talentueux. Le film est divisé en trois parties : New-York, L'ile du crane, et enfin le retour à New-York. De cette épopée cinématographique, Peter Jackson va avoir pour fil directeur, le respect du film éponyme de 1933. Ainsi contrairement à la version des années 70 avec Jessica Lange, là le film est replacé dans son contexte. La distribution comprend la divinement belle Naomi Watts, mais aussi Adrian Brody, Jack Black dans clairement son meilleur rôle à l'écran. En effet, son personnage de producteur sans scrupules, prêt à tout pour pouvoir tourner son film est savoureux au possible. Enfin, mon personnage préféré est peut être celui joué par Kyle Chandler qui fait une imitation parfaite de Robert Taylor, dénommé pour le besoin du film, Bruce Baxter. Ainsi, la plupart de ses répliques sonnent faux ou sont ridiculement déplacées. Son fameux "vous ne seriez pas troskiste par hasard ?" sonne comme l'obsession ridiculement comique d'un certain Hollywood à voir partout des communistes.

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Mais si l'humour est bien présent et réserve des moments de répis au spectateur, c'est bien évidemment l'amour du cinéma et du cinéma classique qui irrigue ce film du début à la fin, que ce soit dans son improbable mise en place, ou dans son action. Ainsi la première partie du film est divine. On y voit un New-York du début des années 30, plus vrai que nature. Chaque voiture, chaque figurant est à sa place, recréé fidèlement. Les plans larges sont multipliés et sont terriblement réalistes. Les costumes sont parfaits, la scène du music-hall nous renvoie à la disparation d'un certain "entertainement" déjà supplenté par le cinéma et les comédies musicales hollywoodiennes naissantes. La scène dans le café nous fait revenir au temps des meilleures comédies classiques de l'époque avec Carole Lombard. Et la critique avertie discernera derrière le visage de Naomi Watts, se profiler le visage de Ginger Rogers ou de combien de stars disparues des années trente et on se met à rêver à la carrière qu'aurait pu avoir cette fabuleuse actrice, si Hollywood était encore une usine à rêves et si des producteurs courageux et intelligents se décidaient à faire plus souvent du cinéma plutôt que des films à visée commerciale. Bref, dans King Kong les acteurs sont mis en valeur par (une fois n'est pas coutume), un scénario et un script d'une intelligence rare, mais aussi par un sens artistique que l'on pensait définitivement perdu.

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 Ci-dessus : Naomi Watts

La deuxième partie, évoquera donc le voyage sur le bateau, et la lutte sur l'île. Là, cette partie est par moment un peu gore, mais aussi parfois dégoulinante d'images de synthèse à en vomir. Ainsi, certaines scènes finissent par ne plus être crédibles. En effet, les trucages numériques censés améliorés l'action, la rendent au bout du compte totalement improbable. On peut ainsi constater l'irréalité totale de la scène dans le ravin avec les dinosaures, ne serait ce que visuellement parlant.

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Ci-dessus : Jack Black

Enfin le clou du film est bien la troisième partie, où Jackson achève le spectateur par un formidable final, qui ne fait pas que respecter l'oeuvre originale mais qui la magnifie et la dépasse pour faire tout simplement de cette aventure, un des plus grands films de l'histoire du cinéma. Le film histoire d'une relation amoureuse impossible et destructrice entre la belle et la bête, hymne d'amour au cinéma hollywoodien classique, à ses origines et à ses films, mérite le plus bel hommage qu'il soit. Il rate la note maximale de Hollywood Classic pour des effets spéciaux un peu trop criares parfois. Mais ne gachons pas notre plaisir, en 3H15 King Kong écrase tout sur son passage, si ce n'est son vénérable ancêtre qu'il magnifie au delà du possible. Du cinéma comme celui là, avec une si belle musique symphonique digne des plus grands, on en redemande toutes les semaines !
 

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Ci-dessus : Kyle Chandler

Citation du film : "Et voici que la bête regarda la belle et la belle arrêta son geste... Dès lors, la bête fut comme morte."


La bande annonce :


Extrait de la musique de James Newton Howard :


Note : 9,5  / 10

28/03/2013

Souvenez vous de ... Erich Wolfgang Korngold !

L'âge d'or d'Hollhywood, c'était la beauté des jolies filles, et le glamour mais c'était tout autant la beauté de la musique ! A ce titre, j'ai une absolue vénèration pour Erich Wolfgang Korngold car c'est lui qui m'a donné la clé qui m'a permis de m'intéresser à la musique classique. En effet, j'ai découvert la musique classique grâce à ses musiques de films. J'ai commencé étant enfant par voir "les aventures de Robin des Bois" et je me suis intéressé à la musique et à ce compositeur autour de mes 23 ans. J'ai ensuite acheté des disques de ses compositions et puis j'ai bifurqué vers la musique classique. Erich Wolfgang Korngold était un compositeur viennois qui se décida comme beaucoup d'artistes européens à émigrer aux USA et à s'installer à Hollywood fuyant le nazisme. On lui doit outre la musique des "aventures de Robin des Bois" (1938) primée aux Oscars, de très nombreuses musiques dont celles de "Capitaine Blood" (1935) et de "l'aigle des mers" (1940) qui sont encore dans ma mémoire. Cet homme qui a en outre écrit 3 opéras, de la musique symphonique, des concertos, inspira ensuite de nombreux compositeurs de musique de films comme John Williams, Jerry Goldsmith ou Patrick Doyle qui se revendiqueront comme ses héritiers. Il n'en reste pas moins comme le dernier représentant d'une lignée de compositeurs romantiques viennois (avec Steiner), qui marquèrent comme peut être jamais la musique de cinéma. De sa volonté de combat contre le nazisme il devait écrire pour "les aventures de Robin des Bois", une formidable partition et notée la scène du combat final par un très allemand "kampf !" Merci Monsieur Korngold pour votre oeuvre admirable qui va bien au delà de la simple musique de films. Aux génies, Hollywood Classic reconnaissant !

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Musique de films

  • 1935 : Le Songe d'une nuit d'été (A Midsummer Night's Dream) de William Dieterle et Max Reinhardt
  • 1936 : Rose of the Rancho
  • 1936 : Give Us This Night
  • 1936 : Hearts Divided de Frank Borzage
  • 1936 : Les Verts Pâturages (The Green Pastures) de William Keighley
  • 1936 : Anthony Adverse de Mervyn LeRoy
  • 1937 : Le Prince et le Pauvre (The Prince and the Pauper) de William Keighley
  • 1937 : La Tornade (Another Dawn) de William Dieterle
  • 1938 : Les Aventures de Robin des Bois (The Adventures of Robin Hood) de Michael Curtiz
  • 1939 : Juarez de William Dieterle
  • 1939 : La Vie privée d'Élisabeth d'Angleterre (The Private Lives of Elizabeth and Essex) de Michael Curtiz
  • 1940 : L'Aigle des mers (The Sea Hawk) de Michael Curtiz
  • 1941 : Le Vaisseau fantôme (The Sea Wolf) de Michael Curtiz
  • 1942 : Crimes sans châtiment (Kings Row) de Sam Wood
  • 1943 : Tessa, la nymphe au cœur fidèle (The Constant Nymph) d'Edmund Goulding
  • 1944 : Between Two Worlds d'Edward A. Blatt
  • 1946 : La Vie passionnée des sœurs Brontë (Devotion) de Curtis Bernhardt
  • 1946 : L'Emprise (Of Human Bondage), d'Edmund Goulding
  • 1946 : Jalousie (Déception) d'Irving Rapper
  • 1947 : Escape Me Never de Peter Godfrey
  • 1955 : Feu magique (Magic Fire) (également en tant qu'acteur)

 

Extrait de ses plus grandes compositions, dirigées par lui même :

 

 

27/03/2013

La Reine des Rebelles / Belle Starr - 1941

"La reine des Rebelles" troisième film de notre série portant sur les westerns en Technicolor produits par la Fox à la fin des années 30 et au début des années 40, est à mon sens peut être le plus sous estimé des films présentés. Cette note rendra donc justice aux nombreuses qualités de ce film. Tout d'abord, il ne faut pas se le cacher, mais cette histoire de jeune héritière dont les yankees brûlent la maison fait référence directement à "Autant en emporte le vent" tourné deux ans plus tôt. On a trouvé pire comme filiation dans l'histoire du cinéma. Enfin, ce scénario d'une jeune écervelée (Gene Tierney), qui devient par la force du destin, l'héroïne d'une bande de rebelles a tout pour toucher. Les critiques qui n'ont pas aimer le scénario, n'en ont pas compris la signification profonde. Ici, si on ne retrouve pas l'appel à la liberté de "Capitaine Blood" ou à la vengeance du "brigand bien aimé" ou à la justice du "retour de Frank James", c'est bien la lutte pour conserver une société qui disparaît qui va amener à la révolte une jeune femme poussée au désespoir. Qui connaît "les brigands" de Schiller ne peut qu'être touché par cette "Reine des Rebelles" où l'appel à la lutte et à la liberté de vivre ne seront finalement que le début d'une aventure qui amènera chacun à la passion de tuer, de détruire, au nihilisme mais aussi à la légende. La complexcité du film est donc plus importante que ce que laisse entendre un survol rapide de quelques critiques n'ayant rien compris au scénario.

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Alors bien sûr, si filiation il y a, ici rien n'a l'ampleur d'un "Autant en emporte le vent", néanmoins le film intéresse du début à la fin. Mais c'est vrai que la voix haut perchée de Tierney agace parfois et que son jeu n'arrive pas à faire oublier l'interprétation de Vivien Leigh. Le film reste néanmoins un très bon divertissement. Un Randolph Scott au top de sa forme et un Dana Andrews très bon rajoutent à la crédibilité de l'ensemble. On se prend donc à trembler devant les aventures de Belle Starr et admirer cette jeune femme qui se décide à défier presque seule, toute l'armée nordiste. Quelques plans du réalisateur Irving Cummings sont d'ailleurs très intéressants avec par exemple Randolph Scott et Gene Tierney filmés en contre-jour. A tout cela, je me permets de citer aussi, la musique d'Alfred Newman. Voilà, vous l'aurez compris. On est très loin de la série B, ou du ratage complet que l'on veut nous faire avaler par force. D'ailleurs le film a été produit par Zanuck lui même, ce qui montre bien l'intérêt que le studio portait à ce film. Mais peut être aujourd'hui n'est il tout simplement pas politiquement correct de montrer à nos chers critiques une héroïne en lutte armée pour défendre ses traditions et sa propre "way of life" ? Quoiqu'il en soit, merci à Sidonis pour avoir éditer ce bien beau Western qui si il ne révolutionne pas le genre, mérite beaucoup mieux que l'opprobre quasi générale dont il fait aujourd'hui l'objet.

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Citation du film : Une légende, c'est la plus belle part de la vérité.

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Disponible en DVD Zone 2 chez Sidonis (6,99  € dans certains magasins Cora).

Note : 7 / 10

26/03/2013

Le retour de Frank James / The Return of Frank James - 1940

Suite du "brigand bien aimé" (1939), "le retour de Frank James" (1940) est un film de Fritz Lang. C'est un western très intéressant, car c'est le premier western de Lang mais aussi le premier film de l'admirable Gene Tierney et donc également un western en couleur, très peu courant en 1940. Je vais une fois n'est pas coutume laisser la parole à Patrick Brion et Bertrand Tavernier à travers  2 superbes présentations videos. Je ferai néanmoins un bémol par rapport à la très intéressante présentation de Mr Tavernier. Pour ma part, je crois que c'est faire un faux procès concernant le traitement des personnages de couleurs du film que de dire que le film est méprisant ou que Lang a voulu être méprisant à l'égard des noirs. En effet, après la guerre de sécession je ne pense pas que les rapports entre blancs et noirs devaient être différents de ceux mentionnés dans le film. C'est donc pour moi un souci de réalité du scénariste et de Lang. Il en va de même avec le personnage d'Henry Hull qui fait un journaliste avocat extrémiste, comme il devait en exister à la frontière de l'Ouest. Je pense que c'est un peu une erreur de vouloir juger ce cinéma et surtout l'après guerre de sécession retrospectivement avec un regard de notre époque.

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Le film bénéficie si on peut dire d'un scénario de Sam Hellman qui n'arrive que rarement à ménager du suspens ou des temps forts et des rebondissements. C'est ce qui fait le plus de mal au film. Pour le reste, la jeune Gene Tierney est parfaite en journaliste innocente dont la beauté crève déjà l'écran. Je finirai sur une anecdote assez intéressante. En effet, Gene Tierney trouvera sa voix trop fluette en voyant son premier film, et se mettra donc à fumer après ce film.

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Ci-dessus : Henry Earl et Henry Fonda

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Ci-dessus : Gene Tierney dans "le retour de Frank James"

Disponible en DVD zone 2 chez Sidonis

Présentation de Patrick Brion :

 

 

Présentation de Bertrand Tavernier :

 

 

Disponible dans certainss magasins Cora à 6,99 € (16,90 € sur Amazon)

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Note : 6,5 / 10

25/03/2013

Souvenez vous de .... Gene Tierney !

Encore un destin tragique, elle sera l'amante d'un président, elle aura un enfant aveugle et attardé suite à une rubéole contractée pendant sa grossesse. La vie ne l'aura pas épargnée. Mais éternellement, elle restera vivante pour nous public comme une immortelle star de l'écran : Gene Tierney, dont son ex-mari disait qu'elle était la fille chanceuse, la plus malchanceuse du monde.

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Filmographie

1940 "The Return of Frank James"
1941 "Hudson's Bay"
1941 "Tobacco Road"
1941 "Belle Star"
1941 "Sundown"
1941 "The Shanghai Gesture"
1942 "Son of Fury"
1942 "Rings on Her Fingers"
1942 "Thunder Birds"
1942 "China Girl" (1942)
1943 "Heaven Can Wait"
1944 "Laura"
1944 "A Bell for Adano"
1945 "Leave Her to Heaven"
1946 "Dragonwyck"
1946 "The Razor's Edge"
1947 "The Ghost and Mrs. Muir"
1948 "That Wonderful Urge"
1948 "The Iron Curtain"
1949 "Whirlpool"
1950 "Night and The City"
1950 "Where the Sidewalk Ends"
1951 "Close To My Heart"
1951 "The Mating Season"
1951 "On the River"
1951 "The Secret of Convict Lake"
1952 "Way of a Gaucho"
1952 "Plymouth Adventure"
1953 "Never Let Me Go"
1953 "Personal Affair"
1954 "The Egyptian"
1954 "Black Widow"
1955 "The Left Hand of God"
1962 "Advise and Consent"
1963 "Four Nights of the Full Moon"
1963 "Toys in the Attic"
1964 "The Pleasure Seekers"

 

 

 

A noter que sa très belle et très sincère autobiographie est disponible autour de 7,50 € au format poche :

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23/03/2013

Marie Walewska / Conquest - 1937

Faisons une petite pause dans les westerns pour vous parler aujourd'hui d'un très beau film, "Marie Walewska" tourné en 1937 par Clarence Brown. Le film est tenu uniquement par le duo Greta Garbo, Charles Boyer présent dans presque toutes les scènes. Greta Garbo, artiste mythique inutile de la présenter. On se rappelle qu'elle était une actrice suédoise, discrète voir terriblement timide. Son jeu, et sa beauté en avait fait une star. Aujourd'hui c'est une légende. Il est un peu difficile de citer ses plus grands films, car tous les films de Garbo sont des grands films. Pour ma part, j'en retiendrai quelques uns qui m'ont profondément marqué : Grand Hotel (1932) avec John Barrymore, "la Reine Christine" (1933), "Anna Karénine" (1935), le superbe "Roman de Marguerite Gautier" (1937) avec Robert Taylor et donc ce "Marie Walewska"Mais me diriez vous, qui est Marie Walewska ? De son vrai nom, Maria Walewska, elle était la maîtresse polonaise de Napoléon 1er. Amour sans espoir, mais amour sincère, elle devait être présente lors de moments clés de la vie de l'empereur. En tous les cas, c'est ce que le film nous laisse entendre et comme il est dit au début en avertissement au spectateur : si l'Histoire a pu en être modifié pour le besoin de la dramaturgie, l'esprit ne l'a pas été. Et c'est tout à fait vrai. Le film est inspiré du roman de Waclaw Gasiorowski et de la pièce de Helen Jerome. On a donc un scénario très sérieux et bien construit. On retrouve également un vétéran des studios, en la personne d'Henry Stephenson. On se rappelle de lui pour son rôle dans "la charge de la brigade légère" (1936) ou encore "Captain Blood" (1935). Mais il devait tourner près de 90 films pour les plus grands studios : MGM, Warner et RKO.

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La difficulté de tourner un film sur la vie de Napoléon est évidente. L'homme a eu une vie extraordinaire et démeusurée, qui en fait un espèce de démiurge des temps modernes. La reconstitution des batailles ont très souvent été impossibles pour de nombreux réalisateurs. Et ainsi la récente fresque télévisuelle avec Christian Clavier n'était malheureusement pas crédible au niveau de la réalisation des grandes batailles de l'empereur. Ainsi, seuls quelques grands réalisateurs comme Abel Gance avec son "Austerlitz" (1960) ou le russe Serge Bondartchouk arrivèrent à donner une ampleur à l'épopée guerrière de Napoléon. Mais dans "Marie Valewska" il n'en est en fait que très peu question. Ainsi, le titre américain "Conquest" résume en un mot le film. Il va s'agir ici non pas des conquêtes territoriales de Napoléon, mais bien de l'histoire de sa plus belle conquête féminine. L'histoire bataille va donc être reléguée au second plan, mais ce sera pour mieux mettre en avant la grande histoire et l'esprit d'un grand homme à travers un amour célèbre.

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Ci-dessus : Charles Boyer et Greta Garbo

Le film commence par une scène de pillage par les cosaques, du chateau du comte Walewski, mari de la comtesse Walewska. Cette scène fait froid dans le dos, le mobilier est brisé et sert pour la cheminée, le piano à queue devient une mangeoire pour les chevaux. La vandalisme d'un art de vivre distingué et son remplacement par un art de vivre primitif, illustre bien la situation de la Pologne, située à cette époque aux confins de la civilisation européenne. La comtesse apparaît à ce moment là en haut du grand escalier du chateau. Et là Clarence Brown filme les visages des Cosaques un par un, illuminés par la beauté de la comtesse. On sait alors dès ce moment là, qu'on a à faire à un grand film. L'autre grande scène du film est la scène du bal à Varsovie, où Napoléon rencontre une deuxième fois Marie Walewska. Les décors tout en blanc de cette scène sont somptueux et cette partie du film est également très réussie.

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Ci-dessus : Henry Stephenson et Greta Garbo

Mais au delà de la construction d'une romance, c'est son inscription dans la grande histoire qui va en magnifier tout le contenu. Ainsi, le film va nous montrer un Napoléon humain et ayant une personnalité ambivalente pleine de grandeur, mais aussi par moment misérable. Ainsi, le pauvre amour de Marie Walewska va se trouver utilisé le plus souvent à des fins diplomatiques. Mais si la romance est là, la politique n'est jamais loin. Et les phrases prophétiques sur la construction européenne sont là pour nous rappeler que l'idéal d'une Europe des peuples ne date pas d'hier. "Marie Walewska" film sur la tragédie du destin d'un homme, incapable d'aimer librement, nous renvoie à un film beaucoup moins sérieux historiquement, "Désirée" (1954) avec Marlon Brando et Jean Simmons. L'un et l'autre auront pour point commun de montrer une des plus belles interprétations de Napoléon 1er à l'écran et comme le rappel que le plus grand des hommes, a lui aussi ses faiblesses et finalement une humanité, que pour son malheur il se refusa d'écouter, sinon trop tard.

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Extrait :


Disponsible en DVD Zone 2 (Vo sous-titré)

Note  : 7,5 / 10

22/03/2013

La rivière Rouge / Red River - 1948

Aujourd'hui, je suis heureux et fier de vous présenter la nouvelle version DVD et Bluray de "la rivière Rouge" (le chef d'oeuvre de Hawks). En effet, l'éditeur Wild Side a sorti une nouvelle version totalement restaurée. Le packaging est formidable et comprend un DVD et un Bluray qui inclus la version longue (cinéma) du premier montage de Hawks et la version plus courte issue du second montage également du réalisateur, initiée après la sortie du film en 1948. En effet, Hawks n'était pas totalement satisfait de la version cinéma, qu'il jugeait trop longue et ralentissant l'action. Cet exemple nous montre la liberté dont pouvait disposer les réalisateurs à cette époque pous la mise en valeur de leurs oeuvres. Quand on se rappelle aujourd'hui, le massacre que les studios imposèrent au chef d'oeuvre de Ridley Scott "le royaume des Cieux" dans sa version cinéma, on ne peut que rester songeur. Quoiqu'il en soit, et pour revenir à "la rivière Rouge", la version que nous propose Wild Side est admirable. J'avais vu ce film dans une mauvaise version, à la télévision lorsque j'étais adolescent et force de constater qu'avec cette édition Wild Side, nous avons un master totalement restauré et de la plus belle des manières. Il est vrai que Wild Side a pu bénéficier d'un superbe master. Mais il a aussi retravaillé l'image et cela se voit. Les griffures, déchirures, et autres salissures ont quasiment toutes disparues. Et si parfois le grain reste trop marqué, cela n'empêche pas le spectateur de se plonger dans l'action et d'être certain d'avoir la plus belle version de cette oeuvre magnifique entre les mains.

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Le film est le premier western de Hawks, mais il nous livre un superbe spectacle aux accents fordiens. Ainsi, les grands espaces deviennent rapidement des lieux inquiétants, peuplés d'indiens hostiles, et de dangers mortels. Le film nous raconte l'histoire d'une région (le Texas) ruinée à la sortie de la guerre de sécession, et de la volonté d'un homme (John Wayne) pour vendre son troupeau de bétails au Missouri, là où le bétail est encore demandé. Derrière ce scénario classique, Hawks magnifie le sacrifice des premiers éleveurs, mais aussi les relations humaines et l'action et fait de "la rivière Rouge" un western tout simplement mythique.

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 Ci-dessus : John Wayne et Coleen Gray

En plus de John Wayne et Montgomery Clift on retrouve John Ireland. On se souvient de John Ireland pour son interprétation dans "Spartacus" ou encore dans un autre western mythique "Réglements de comptes à Ok Corral". Pour les stars féminines on a droit à quelques minutes en début de film avec Coleen Gray et à la fin de la deuxième partie apparaît Joanne Dru dans une romance plus longue.

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Ainsi, la nature immense et sans fin va s'imposer tout le long du film et développer les oppositions et rendre presque fous des hommes au départ sains. Ce qui marque d'ailleurs lorsqu'on voit "la rivière Rouge" c'est donc bien l'absence de femmes tout le long du film. "La rivière Rouge" est donc un extraordinaire film d'hommes où la femme ne reprendra sa place qu'à l'ultime fin du film. La femme le plus souvent absent de la narration devient subitement la clé, de l'oeuvre qui va clôturer un des plus beaux westerns de l'histoire du cinéma. Bien évidemment on ne peut parler de "la rivière Rouge" sans dire quelques mots sur la musique de Dimitri Tiomkin qui magnifie les grands espaces et qui transforme le film de Hawks en une incroyable odyssée humaine. Pour finir, je laisserai la parole à John Ford qui fit cette déclaration après avoir vu John Wayne dans "la rivière Rouge" : "Je ne savais pas que ce grand fils de pute était capable de jouer comme ça !" One ne saurait mieux dire pour vous convaincre de voir et revoir "la rivière Rouge".

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 Ci-dessus : John Wayne et Montgomery Clift

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Ci-dessus : Montgomery Clift et Joanne Dru

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Ci-dessus : Joanne Dru et Hank Worden

 

La bande-annonce :

 

Extrait de la musique de Dimitri Tiomkin :

 

Note : 9 / 10

21/03/2013

Ouvrez votre esprit et changez !

Aujourd'hui pas d'hommage particulier, mais un appel à vous lecteurs et lectrices de Hollywood Classic : Ouvrez votre esprit et changez le monde ! Hollywood Classic est là pour vous et pour ça. Vous pouvez ouvrir ici votre esprit à un autre monde, celui du rêve en Technicolor ou en noir et blanc. Ce monde de rêves presque infini qui correspond aux cent premières années du cinéma, est totalement à vous. Chacun peut le découvrir à sa façon selon son parcours personnel. Ce blog est là, pour donner à chacun des itinéraires, des parcours, des conseils et des envies pour découvrir et promouvoir le cinéma classique. Ce blog considère que ce cinéma existe par lui même et continuera d'exister avec ou sans 3D, avec ou sans images de synthèse. Cette note est donc un appel à tous ceux et à toutes celles qui croient qu'être acteur c'est autre chose qu'éviter un rayon laser, ou qu'être réalisateur ce n'est pas forcément faire jouer des acteurs devant un fond bleu. Ce blog croit que tout n'est pas égal en matière de cinéma et que la qualité d'un film ne se juge pas à son âge.

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Créez des blogs, partagez votre amour des films classiques avec vos amis, vos proches, vos collègues. Comme l'a dit admirablement Mr Patrick Brion, "le cinéma est un art outragé". En effet, 80% de tout ce qui a été produit entre 1895 et 1927 est définitivement perdu. Cette phrase est une terrible sentence pour notre temps. Il nous faut donc exiger la restauration, la diffusion et la sortie des films bloqués, abandonnés ou perdus dans les archives des grands studios. Indignez vous contre l'abandon d'oeuvres magistrales du passé.

Exigez que le cinéma actuel produise des oeuvres qui réveillent l'intelligence et les bons sentiments de l'être humain et pas ses plus bas instincts ou le plus souvent les tiroirs caisse des studios. Soutenez le cinéma classique de toutes les manières possibles. Et ensuite votre journée finie, ayez la certitude de faire parti des derniers chevaliers d'une époque révolue où dominait la beauté, le glamour, et l'intelligence. Le combat est inégal, et c'est le combat d'une vie, mais nous devons le mener, pour que le cinéma ne sombre pas définitivement dans une avalanche d'effets spéciaux destinés à un public adulescent que l'on souhaite à toute force abêtir. Combattez  l'uniformité culturelle imbécile que l'on veut nous imposer. Aujourd'hui alors que les moyens de communication n'ont jamais été aussi développés, l'accès à la culture quasi universelle avec internet, le pire destin est fait à une grande partie du cinéma classique, oublié, abandonné, dégradé. Ira t'on voir dans quelques années, certains films au musée plutôt qu'au cinéma ou chez soi ? Devra t'on tous être capables de parler 3 langues à l'avenir pour espérer découvrir une oeuvre cinématographique classique étrangère ? Une renaissance artistique est possible,"The Artist" a été la preuve éclatante qu'un public existait pour un autre cinéma. Mais encore faut il défendre cette renaissance et surtout l'exiger. C'est pour cela que je choisis Robert Taylor dans "Ivanhoé" pour illustrer ma note : un chevalier qui poursuit seul son idéal, mais aussi un acteur honteusement oublié par l'industrie du DVD en France. Qu'un tel acteur (Robert Taylor) ne puisse ne pas être diffusé au plus grand nombre, que ses plus grands films ne soient pas déjà en Bluray et ses plus petits en DVD, montre l'insigne bêtise de notre époque aux ordres de la finance, capable de trouver 250 millions de dollars pour un blockbuster, mais pas un dollar pour restaurer, diffuser, et sous-titrer un film classique. La Warner a un responsable de la diffusion du patrimoine de la société en France. Mais lorsqu'on voit les superbes éditions US de ces mêmes films et certaines pauvres éditions françaises on se dit qu'on est encore loin du compte. Savoir vendre c'est un métier. Ne savent ils pas que c'est par le haut que l'on vendra le grand cinéma, pas dans des éditions de seconde zone sans bonus, non restaurée ou à des prix prohibitifs en période de crise. Le Bluray était un immense espoir pour le cinéma classique. Ils sont en train de le tuer ! Heureusement quelques uns veillent encore et toujours : Bertrand Tavernier, Patrick Brion, les historiens du cinéma, les années laser qui multiplient les encarts historiques et poussent en avant les demandes des lecteurs, le site DVDclassik, TCM, Ciné Classic, le CNC, et mes amis blogueurs d'internet, mais nous avons besoin de chacun d'entre vous. Ce cinéma est notre patrimoine à tous ! Il doit vivre et être vu.

 

 

20/03/2013

Skyfall - 2012

"Skyfall" est le dernier James Bond en date au moment où j'écris ces lignes. Je ne vais pas vous refaire l'historique des films portant sur James Bond, ou le making-of du film. Mais j'aimerais vous donner mon avis. "Skyfall" est intéressant car il prend le contre-pied total de ce qu'était jusque là James Bond. James Bond est un séducteur, on ne le voit pas séduire sinon des prostituées notoires. James Bond est un peu prétentieux, sûr de lui, et a un humour anglais bien à lui qu'il balance le plus souvent à ses adversaires décédés sous ses mains. Et plus que tout, il excelle dans l'art de tuer. Ici ce n'est plus le cas, il a été blessé en mission. Il ne croit plus en lui, rate les tests du MI6 (si si). Et il est devenu incapable de toucher correctement une cible à 10 m et il est obligé de passer chez un psychiatre. Il va d'ailleurs rater ce test là aussi. Concernant le film lui même, on a arrêté les gadgets électroniques. Il se retrouve avec une radio miniature le permettant de le localiser (ce qui nous ramène à peu près à l'époque de Goldfinger) et un pistolet qui ne fonctionne que si lui seul s'en sert, parce que c'est bien connu, en 2012, on a de moins en moins de gadgets ... Et la James Bond girl est réduite à un rôle de potiche, pire que le dernier accessoire des laboratoires Q. La rencontre avec cette femme et James Bond est d'ailleurs suréaliste et n'amène rien à l'histoire. Étrange à première vue. La vérité c'est que les scénaristes ont voulu faire ressembler James Bond à Matt Damon et refaire du Jason Bourne. Mais lorsqu'on va voir un James Bond on s'attend à des Girls, un minimum de gadgets, une petite romance. En gros si vous allez dans un bar et que vous demandez une bière vous vous attendez pas à avoir un whisky.

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Les scénaristes ont poussé le vice jusqu'à montrer les mêmes scènes sur la plage que dans la "mort dans peau", avec les mêmes lampions, et lampes. Pire comme Jason Bourne, Bond "oublie" de rentrer et de signaler qu'il est en vie à sa hiérarchie. On retrouve une longue scène de dialogue avec "le méchant" démeusurément longue, qui n'est pas sans rappelé les monologues de Christopher Waltz dans "Inglourious Basterds". Bref, si le personnage et le mythe de James Bond ne sont pas morts ils sonts bien amochés. La cassure n'est pas tant entre par exemple les films de Roger Moore, où on retrouvait des femmes presque nues sur chaque plan (voir "l'espion qui m'aimait"), mais la rupture est même avec l'esprit d'un Bond, du roman et simplement des précédents opus. Le gros point positif c'est que c'est admirablement filmé. La première scène montrant la lumière dans les yeux de Bond est magistral. Et Sam Mendès va nous reprendre tout au long du film des plans intéressants. On peut donc espérer que le coup des scénaristes, est un coup d'essai qui ne va pas nous amener une génération de James Bond totalement fagocitée par le phénomène "Jason Bourne" ou alors cela ne ressemblera plus à grand chose et n'aura évidemment pas grand sens. Il faut quand même espérer que la phase dépressive étant passée, on ira sur autre chose et vers un retour à ce qui a fait le succès des Bond : filles, romance, action, gadgets. Je mets donc une bonne note à l'ensemble, le film se voyant très bien et étant novateur. Il faut récompenser la prise de risques. Mais franchement on s'attend quand même un peu à autre chose dans le prochain volet ou alors ce n'est pas seulement Daniel Craig qui va faire la gueule, mais aussi le public. Parce Que franchement avoir un générique et la chanson d'Adèle pour nous rappeler que l'on regarde un James Bond, c'est pour le moins léger. A t'on assisté à un espèce de Crépuscule des Dieux ou à une future renaissance ? L'avenir nous le dira.

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La chanson titre d'Adèle :

 

La bande-annonce :

 


Note : 8 / 10

19/03/2013

Un homme a disparu / Backfire - 1950

Nous allons terminé notre cycle sur Virginia Mayo par "un homme a disparu" (Backfire) tourné en 1948 mais sorti en fait seulement deux ans plus tard en 1950. Le film est tiré d'une nouvelle de Larry Marcus intitulé "into the night" et bénéficie (si on peut dire) du duo de scénaristes (Ben Roberts Ivan Goff) qui a déjà oeuvré sur "l'enfer est à lui". A mon sens, si le parti pris d'un scénario linéaire était déjà contestable sur "l'enfer est à lui", la construction du scénario façon puzzle est encore plus déroutante ici, où les flashbacks sont incessants et font constamment perdre au spectateur le fil de l'histoire. Le film est donc très pénible à voir, malgré la beauté de Virginia Mayo et le jeu d'acteurs débutants comme ici Gordon MacRae ou habitué aux seconds rôles comme Edmond O'Brien. Pourtant le film bénéficie d'un grand réalisateur en la personne de Vincent Sherman. Et c'est d'ailleurs parfaitement filmé. Malheureusement le montage scénaristique est pitoyable et noie le spectateur qui ne sait finalement plus ce qui est le passé, la réalité, ou l'hypothèse. D'ailleurs Sherman après avoir tourné "les aventures de Don Juan" avec Errol Flynn avait refusé plusieurs fois de tourner le film considérant également que les multiples flashbacks du roman de de Larry Marcus, allaient rendre sa construction et sa future vision impossible. Mais Jack Warner devait insister et convaincre Sherman en lui disant que son acceptation lui vaudrait les faveurs futures du studio. Ainsi, la Warner pouvait faire travailler 6 acteurs sans travail à l'époque : Edmond O'Brien, Gordon MacRae, Virginia Mayo, Dane Clark, Viveca Lindfors, and Richard Rober.

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Sherman fit de son mieux avec le script de notre duo de scénaristes qui faisait en sorte d'améliorer la nouvelle. Les acteurs étaient également au mieux de leur forme. Néanmoins tout cela restait indigeste à l'écran. Les critiques égratignèrent pour la plupart le film lors de sa première au Globe cinema de New-York le 26 janvier 1950. Et si le studio pensait surfer sur le succès critique de "l'enfer est à lui" ce ne fut malheureusment pas le cas. Les conséquences ne tardèrent pas à tomber. Ainsi, la performance de l'actrice suédoise Viveca Lindfors fut jugée insuffisante par le studio et son contrat fut dénoncé. Hollywood était toujours sans pitié, un peu comme dans un bon film noir finalement. Il reste donc ici quelques beaux plans tournés par Sherman, la beauté de Virginia Mayo, un peu de supsens, la musique de Daniele Amfitheatrof ... c'est à peu près tout.  Et donc bien peu au final au regard d'autres chefs-d'oeuvre du genre et de ce que le film laisse espérer lors de la mise en place de l'intrigue.

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Ci-dessus : Virginia Mayo

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Ci-dessus : Viveca Lindfors

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Ci-dessus : Virginia Mayo et Gordon MacRae

Film, disponible en Zone 1 dans la collection "film noir".


Note : 4,5 / 10

18/03/2013

Souvenez vous de .... Virginia Mayo !

Vous vous souvenez sûrement de cette magnifique actrice qui donnait la réplique à James Cagney, dans "l'enfer est à lui" (1949), ou dans les Cadets de West Point (1950). Mais le public français se rappelle peut être encore mieux d'elle pour ses interprétations inoubliables dans "capitaine sans peur" (1951) avec Gregory Peck, ou dans "la maitresse de fer" (1952) avec Alan Ladd, ou bien dans "une corde pour te pendre" (1951) avec Kirk Douglas, ou dans "la fille du désert" (1949) de Walsh. Vous l'avez reconnu il s'agit bien évidemment de Virginia Mayo. Une des grands stars du Hollywood de la fin des années 40 et des années 50. Chaque jour sa beauté, et sa grâce me manquent. Heureusement il nous reste tous ses films à voir et à revoir à l'infini. Son image brille éternellement au firmament des étoiles d'Hollywood et dans mon coeur.

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Filmographie

Cinéma

  • 1943 : La Vie aventureuse de Jack London (The Story of Jack London) d'Alfred Santell : Mamie
  • 1944 : Seven Days Ashore de John H. Auer : Carole Dean
  • 1944 : La Princesse et le pirate (The Princess and the Pirate) de David Butler : Princesse Margaret
  • 1945 : Le Joyeux Phénomène (Wonder Man) de Bruce Humberstone : Ellen Shanley
  • 1946 : Le Laitier de Brooklyn (The Kid from Brooklyn) de Norman Z. McLeod : Polly Pringle
  • 1946 : Les Plus Belles Années de notre vie (The Best Years of Our Lives) de William Wyler : Marie Derry
  • 1947 : Au-dessus du ciel (Out of the Blue) de Leigh Jason : Deborah Tyler
  • 1947 : La Vie secrète de Walter Mitty (The Secret Life of Walter Mitty) de Norman Z. McLeod : Rosalind Van Hoorn
  • 1948 : Smart Girls Don't Talk de Richard L. Bare : Linda Vickers
  • 1948 : Si bémol et fa dièse (A Song Is Born) de Howard Hawks : Honey Swanson
  • 1949 : Flaxy Martin de Richard L. Bare : Flaxy Martin
  • 1949 : La Fille du désert (Colorado Territory) de Raoul Walsh : Colorado Carson
  • 1949 : Vénus devant ses juges (The Girl from Jones Beach) de Peter Godfrey : Ruth Wilson
  • 1949 : L'enfer est à lui (White Heat) de Raoul Walsh : Verna Jarrett
  • 1949 : Feu rouge (Red Light) de Roy Del Ruth : Carla North
  • 1949 : Always Leave Them Laughing de Roy Del Ruth : Nancy Eagen
  • 1950 : Du sang sur le tapis vert (Backfire) de Vincent Sherman : Nurse Julie Benson
  • 1950 : La Flèche et le flambeau (The Flame and the Arrow) de Jacques Tourneur : Anne De Hesse
  • 1950 : Les Cadets de West Point (The West Point Story) de Roy Del Ruth : Eve Dillon
  • 1951 : Capitaine sans peur (Captain Horatio Hornblower) de Raoul Walsh : Lady Barbara Wellesley
  • 1951 : Une corde pour te pendre (Along the Great Divide) de Raoul Walsh : Ann Keith
  • 1951 : Trois filles à marier (Painting the Clouds with Sunshine) de David Butler : Carole
  • 1951 : Starlift de Roy Del Ruth : Elle-même
  • 1952 : La Collégienne en folie (She's Working Her Way Through College) de H. Bruce Humberstone : Angela Gardner
  • 1952 : La Maîtresse de fer (The Iron Mistress) de Gordon Douglas : Judalon De Bornay
  • 1953 : Catherine et son amant (She's Back on Broadway) de Gordon Douglas : Catherine Terris
  • 1953 : Le Bagarreur du Pacifique (South Sea Woman) de Arthur Lubin : Ginger Martin
  • 1953 : La Nuit sauvage (Devil's Canyon) de Alfred Werker : Abby Nixon
  • 1954 : Richard Cœur de Lion (King Richard and the Crusaders) de David Butler : Lady Edith Plantagenet
  • 1954 : Le Calice d'argent (The Silver Chalice) de Victor Saville : Helena
  • 1955 : Les Perles sanglantes (Pearl of the South Pacific) de Allan Dwan : Rita Delaine
  • 1956 : L'Or et l'Amour (Great Day in the Morning) de Jacques Tourneur : Ann Merry Alaine
  • 1956 : Le Shérif (The Proud Ones) de Robert D. Webb : Sally
  • 1956 : Intrigue au Congo (Congo Crossing) de Joseph Pevney : Louise Whitman
  • 1957 : Les Loups dans la vallée (The Big Land) de Gordon Douglas : Helen Jagger
  • 1957 : L'Histoire de l'humanité (The story of Mankind) de Irwin Allen : Cléopâtre
  • 1957 : Violence dans la vallée (The Tall Stranger) de Thomas Carr : Ellen
  • 1958 : Sur la piste des Comanches (Fort Dobbs) de Gordon Douglas : Celia Gray
  • 1959 : Le Courrier de l'or (Westbound) de Budd Boetticher : Norma Putnam
  • 1959 : Bagarre au-dessus de l’Atlantique (Jet Over the Atlantic) de Byron Haskin : Jean Gurney
  • 1961 : La révolte des mercenaires (La rivolta dei mercenari) de Piero Costa : Lady Patrizia, duchesse de Rivalta
  • 1965 : Furie sur le nouveau Mexique (Young Fury) de Christian Nyby : Sara McCoy
  • 1966 : Castle of Evil de Francis D. Lyon : Mary Theresa Pulaski
  • 1967 : Fort Utah de Lesley Selander : Linda Lee
  • 1975 : Fugitive Lovers de John Carr : Liz Trent
  • 1976 : Won Ton Ton, le chien qui sauva Hollywood (Won Ton Ton, the Dog Who Saved Hollywood) de Michael Winner : Miss Batley
  • 1977 : Haunted de Michael A. DeGaetano : Michelle
  • 1978 : French Quarter de Dennis Kane : Comtesse Willie Piazza/Ida
  • 1990 : Evil Spirits de Gary Graver : Janet Wilson
  • 1993 : Midnight Witness de Peter Foldy : Kitty
  • 1997 : The Man Next Door de Rod C. Spence : Lucia

Une vidéo hommage :

 

 

17/03/2013

Les cadets de West Point / The West Point Story -1950

"Les cadets de West Point" a donc été tourné après l'étouffant "l'enfer est à lui". On retrouve donc pour la deuxième fois, le duo James Cagney/Virginia Mayo. Et cette fois ci, le scénario permettra au public de profiter de la plastique de rêve de Virginia Mayo mais aussi de ses talents de danseuse et  de chanteuse. A ce duo, il faut ajouter Doris Day, Gordon MacRae et Gene Nelson. Cagney joue le rôle de Elwin 'Bix' Bixby un directeur de spectacles sans emploi. Un producteur (qui fait imanquablement penser à Jack Warner) joué par Roland Winters lui proposera donc un marché : Monter le spectacle de fin d'année de West Point et convaincre son neveu cadet de rentrer dans le Showbusiness et d'abandonner la carrière militaire, en échange de quoi, le producteur lui trouvera des spectacles prestigieux à monter. La mission semblait facile, mais Cagney se heurtera à beaucoup de difficultés et en particulier son tempérament peu enclin à accepter l'autorité et les ordres.

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Le film fait parti des films que Gordon Macrae et Doris Day tourneront ensembles. Le film est très agréable à voir, si on arrive à passer le blabla sur la patrie, et l'armée un peu obligatoire dans ce type de film. Enfin, la danse des soldats de West Point, fait penser à des soldats de plombs dansant. Bon, honnêtement, sauf si c'est vraiment votre truc, je ne suis pas sûr que cela vous plaise. Ceci dit, pour le reste, je ne fais aucune réserve. C'est drôle, enlevé et les numéros dansés s'enchainent bien. Cagney en fait parfois un peu trop mais c'est pour la bonne cause. Quant à Virginia Mayo, elle irradie l'écran de sa présence et fagocite presque chaque scène. Etant un homme comme les autres, j'avoue qu'il est très difficile de ne pas avoir le regard qui la cherche obstinément sur l'écran. Le film quant à lui, devait recevoir une nomination aux Oscars dans la catégorie meilleure musique d'une comédie musicale et c'est bien évidemment amplement mérité.

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Ci-dessus : Doris Day, James Cagney et Virginia Mayo

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Ci-dessus : Virginia Mayo et James Cagney

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 Ci-dessus : Doris Day et James Cagney

 

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Extrait (la qualité d'image du DVD est bien supérieure) :

 

Note : 7 / 10

16/03/2013

Les Trésors Warner - La Warner annonce sa collection "films noirs"

Oyez ! Oyez bonnes gens ! La Warner a commencé à sortir ce jeudi une collection "films criminels" dont voici quelques titres. J'ai mis en gras les titres que j'attends plus particulièrement. A noter la présence d'un film avec Robert Taylor ! Oui vous avez bien lu.  Films disponibles sur le site de l'éditeur.

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20 000 ans sous les verrous (20 000 years in Sing Sing) / Michael Curtiz – 1932
Agatha /Michael Apted – 1979
Al Capone / Richard Wilson – 1959
The Bribe / Robert Z. Leonard – 1949 (avec Robert Taylor !!)
Opération clandestine (The Carey treatment) / Blake Edwards – 1972
Crime in the streets / Don Siegel – 1956
Dial 1119 / Gerald Mayer – 1950
L’Homme qui tua la peur (Edge of the city) / Martin Ritt – 1956
Fast-Walking / James B. Harris – 198
Les Amants du crime (Tomorrow is another day) / Felix Feist – 1951
The Unsuspected / Michael Curtiz – 1947
The Verdict / Don Siegel – 1946

Allez la Warner encore un effort et on pourra peut être un jour revoir le formidable film "Guet-apens" (Conspirator) de 1949 avec Robert Taylor et Elizabeth Taylor pour le moment uniquement publié en "Warner Archives" Zone 1 sans aucun sous-titres !

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