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27/03/2013

La Reine des Rebelles / Belle Starr - 1941

"La reine des Rebelles" troisième film de notre série portant sur les westerns en Technicolor produits par la Fox à la fin des années 30 et au début des années 40, est à mon sens peut être le plus sous estimé des films présentés. Cette note rendra donc justice aux nombreuses qualités de ce film. Tout d'abord, il ne faut pas se le cacher, mais cette histoire de jeune héritière dont les yankees brûlent la maison fait référence directement à "Autant en emporte le vent" tourné deux ans plus tôt. On a trouvé pire comme filiation dans l'histoire du cinéma. Enfin, ce scénario d'une jeune écervelée (Gene Tierney), qui devient par la force du destin, l'héroïne d'une bande de rebelles a tout pour toucher. Les critiques qui n'ont pas aimer le scénario, n'en ont pas compris la signification profonde. Ici, si on ne retrouve pas l'appel à la liberté de "Capitaine Blood" ou à la vengeance du "brigand bien aimé" ou à la justice du "retour de Frank James", c'est bien la lutte pour conserver une société qui disparaît qui va amener à la révolte une jeune femme poussée au désespoir. Qui connaît "les brigands" de Schiller ne peut qu'être touché par cette "Reine des Rebelles" où l'appel à la lutte et à la liberté de vivre ne seront finalement que le début d'une aventure qui amènera chacun à la passion de tuer, de détruire, au nihilisme mais aussi à la légende. La complexcité du film est donc plus importante que ce que laisse entendre un survol rapide de quelques critiques n'ayant rien compris au scénario.

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Alors bien sûr, si filiation il y a, ici rien n'a l'ampleur d'un "Autant en emporte le vent", néanmoins le film intéresse du début à la fin. Mais c'est vrai que la voix haut perchée de Tierney agace parfois et que son jeu n'arrive pas à faire oublier l'interprétation de Vivien Leigh. Le film reste néanmoins un très bon divertissement. Un Randolph Scott au top de sa forme et un Dana Andrews très bon rajoutent à la crédibilité de l'ensemble. On se prend donc à trembler devant les aventures de Belle Starr et admirer cette jeune femme qui se décide à défier presque seule, toute l'armée nordiste. Quelques plans du réalisateur Irving Cummings sont d'ailleurs très intéressants avec par exemple Randolph Scott et Gene Tierney filmés en contre-jour. A tout cela, je me permets de citer aussi, la musique d'Alfred Newman. Voilà, vous l'aurez compris. On est très loin de la série B, ou du ratage complet que l'on veut nous faire avaler par force. D'ailleurs le film a été produit par Zanuck lui même, ce qui montre bien l'intérêt que le studio portait à ce film. Mais peut être aujourd'hui n'est il tout simplement pas politiquement correct de montrer à nos chers critiques une héroïne en lutte armée pour défendre ses traditions et sa propre "way of life" ? Quoiqu'il en soit, merci à Sidonis pour avoir éditer ce bien beau Western qui si il ne révolutionne pas le genre, mérite beaucoup mieux que l'opprobre quasi générale dont il fait aujourd'hui l'objet.

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Citation du film : Une légende, c'est la plus belle part de la vérité.

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Disponible en DVD Zone 2 chez Sidonis (6,99  € dans certains magasins Cora).

Note : 7 / 10

Commentaires

Tiens, cela me donne la nostalgie de ces bons vieux films (que je n'ai pas connu dans ma jeunesse, il ne faut pas exagérer)... En tout cas, très beau blog qu'il me faudra revisiter une autre fois plus posément...

Écrit par : Marc Lef | 27/03/2013

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Hello Steph, j’ai lu il y a quelques temps un article sur les comédiens noirs dans le cinéma hollywoodien. Peux-tu, à l’occasion, m’en dire plus sur les deux actrices noires que l’on voit dans ce film et dans autant en emporte le vent ? Je n’ai pas souvenir de ce film, pourtant des films avec Randolph Scott j’en ai vus pas mal. ;O)

Écrit par : Willow | 28/03/2013

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Merci pour tes compliments Marc. Bonne visite à toi.

Pour Willow, il y a malheureusement assez peu de films de l'âge d'or d'Hollywood où les acteurs noirs ont des rôles réellement intéressants. Et donc malheureusement les rôles se limitent la plupart du temps à des rôles de domestiques, et encore quand ce n'était pas comme souvent des blancs déguisés en noir. Hollywood n'était pas raciste, mais pratiquait clairement la ségrégation qui existait encore aux USA à cette époque là avant que Martin Luther King change la donne via son mouvement des droits civiques. Il ne faut pas oublier que le cinéma quelque soit son pays ou sa période est à l'image de la société. On avait donc simplement un cinéma américain à l'image de la société de l'époque. "La reine des rebelles" ne déroge donc pas à la règle de cette époque. Et comment pouvait il en être réellement autrement pour présenter un film dont le sujet porte sur une période post guerre de sécession. L'actrice noire présente dans ce film est donc Louise Beavers, qui fait partie des 4 actrices noires ayant eu systématiquement des rôles de domestique avec Hattie McDaniel, Ethel Waters, et Amanda Randolph. Aujourd'hui on se rappelle surtout de Hattie McDaniel pour sa formidable interprétation dans "Autant en emporte le vent" qui lui valut d'ailleurs un oscar totalement mérité. Elle fut d'ailleurs la première actrice noire à l'obtenir. Ce qui était un évènement pour 1940. L'immense Billie Holiday devait d'ailleurs elle même interpreter une servante dans "New Orléans (1947) à son grand desespoir. Tout n'était clairement pas rose aux USA à cette époque.

Amicalement.
Stéphane (Hollywood Classic)

Écrit par : Stéphane | 28/03/2013

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Merci Steph pour ces renseignements, c'est un réel plaisir de te lire et de pouvoir combler mes lacunes en toute simplicité. ;O)

Écrit par : Willow | 29/03/2013

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Pas tout à fait Stéphane, les acteurs de couleur, ont eu leurs cinéma, fait évidement par des blancs. L'un des plus célèbre, reste Herb Jeffries, l'acteur est toujours en vie et à 100 ans, sous la direction de Sam Newfield il débute en 1937 dans:Harlem on the Prairie. Les acteur de couleurs, tout comme les nains, eurent leurs propre label.Les premiers rôle leurs était attribué, et les films réservé aux salles de Harlem à New York, ou la communauté black était bien représentatif.Il faudra attendre les années 50 et Sidney Poitier pour voire l’émergence, puis la Blackploitation milieu des années 60 pour enfin reconnaitre un cinéma à part entière.

Écrit par : Wes Cameron | 25/06/2013

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Je ne vois pas en quoi des acteurs blancs maquillés en noirs représentent un quelconque cinéma "black". Herbert Jeffries était blanc comme Al Johnson. Enfin si il y a eu un cinéma black avant 1968 c'était bien évidemment cantonné en dehors du circuit traditionnel et destiné à un public noir. Il y a des exceptions comme Sidney Poitier dans les années 50. Mais franchement le cinéma noir n'avait tout simplement pas le droit de citer dans les années 30 sinon en dehors des circuits traditionnels. Et je ne parlais pas du cinéma noir encore marginal en 1935, mais des acteurs noirs à Hollywood dans des productions vues par tout le monde, à cette époque. Merci de rester dans le sujet.

Écrit par : Stéphane | 25/06/2013

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Pas d'accord avec toi, mais bon, étudie Oscar Micheaux et tu comprendra Stéphane, mais je peux comprendre ton étonnement, pourtant c'est bien vraie, je ne voit pas en quoi je serais hors sujet.Pour Herb Jeffrie, son père était un érythréen des peuplades de la mer rouge et sa maman Irlandaise.Si un jour j'ai un peu de temps, je développerai un peu plus.Micheaux était un son temps le précurseur du cinéma Afro-Américain, il débute peu de temps après la première guerre mondiale, un personnage intéressant.

Écrit par : Wes Cameron | 25/06/2013

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"Jet reported that Jeffries identified himself as White" : sources Wikipédia.

Oscar Micheaux était en dehors des larges réseaux de diffusion, donc en dehors du star système hollywoodien classique. C'est une réalité.

Le sujet était sur les acteurs noirs à Hollywood, donc je répète que parler de Micheaux est hors sujet vu qu'il est hors du système. Point final.

Écrit par : Stéphane | 25/06/2013

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Bonsoir,
Ce fut mon film de ce soir et j'ai passé un agréable moment. Le parti pris du film est surprenant puisqu'il nous demande de prendre comme héroïne une jeune femme impertinente qui défend les valeurs des sudistes soit contre celles des "yankees" comme l'abolition de l'esclavage et l'égalité des droits. On dirait aujourd'hui qu'elle est réactionnaire et cela va à l'encontre de nos habitudes de spectateurs. Le rapprochement avec Autant en emporte le vent se fait d'abord là avec un point de vue sudiste. Mais on sent son influence dans la réalisation et certaines scènes comme tu l'as mentionné Stéphane ou encore la musique.
Le développement du film devient bien plus intéressant quand l'engagement de notre héroïne est justifié par l'amour qu'elle porte au chef des rebelles. Gene Tierney module alors son personnage de l'enfant capricieuse à l'amoureuse qui idéalise le combat que mène le Capitaine Starr. Je trouve le choix de Randolph Scott pertinent car il donne une attitude lisse à Starr comme pour nous tromper nous aussi sur ses intentions. On pardonne alors à Belle Starr ses erreurs à cause de sa jeunesse et de son amour. Le personnage de la nounou appuie sur le fait qu'elle n'aurait pas pu être heureuse autrement.
Voilà un sujet original qui rend ce film différent. Après relecture de ton billet je te rejoins sur de nombreux points Stéphane car si le propos n'est pas politiquement correct, il met en exergue des personnages et des sentiments qui méritent bien un film 80 ans après la fin de la guerre.
J'ai trouvé le film touchant avec de beaux moments de rivalité amoureuse et un suspens bien mené. Gene Tierney est époustouflante de beauté à s'en décrocher la mâchoire.

Olivier

Écrit par : Olivier | 03/08/2013

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Salut Olivier,

Merci pour ton avis, très intéressant et pertinent comme d'habitude.

N'oublie pas de jouer ! Tu peux gagner un DVD gratuit ! C'est dans la rubrique "Pages" du blog.

A+
Stéphane (HC)

Écrit par : Stéphane | 03/08/2013

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Coucou,
J'ai vu l'annonce du concours, je vais voir ça ! merci, c'est super.

Pour info, j'ai vu que Belle Starr, la vraie, a une page wikipédia et le film ne rentre pas du tout dans le récit de sa vie. C'est comme une fiction avec des personnages réels ; curieux.

Olivier

Écrit par : Olivier | 03/08/2013

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Salut Olivier,

Oui c'est souvent le cas à Hollywood on prend des personnages et on en modifie totalement l'histoire dans un but mélodramatique. Mais tu connais sûrement la phrase de Dumas au début des "3 mousquetaires" : "on peut violer l'histoire, si on lui fait de beaux enfants". Tu avoueras que c'est le cas ici.

Amicalement.
Stéphane (HC)

Écrit par : Stéphane | 03/08/2013

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