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31/10/2012

Un hommage aux grands classiques hollywoodiens - Episode II

On continue pour cette semaine notre hommage au grand cinéma d'Hollywood et aux studios qui nous ont fait tant rêver. Qu'Hollywood reste pour toujours la plus grande usine à rêves au monde !

 

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30/10/2012

Key Largo - 1948

"Key Largo" tourné par John Huston raconte l'histoire d'un soldat démobilisé, Frank (Humphrey Bogart) qui vient présenter ses condoléances à la famille d'un de ses camarades de guerre, tué au combat. Il rencontre donc sa soeur (Lauren Bacall) et son père (Lionel Barrymore). Ce dernier a un hotel qui se révèle être occupé par des gangsters menés par Edward G. Robinson. Le scénario posé le huis-clos va se révéler total et l'affrontement titanesque entre un Bogart rusé comme un renard et un Edward G. Robinson au mieux de sa forme.

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Comme dans "Johnny Roi des gangsters", l'organisation criminelle n'est pas là non plus florissante.  Robinson (Johnny Rocco) et sa bande doivent se faire passer pour des touristes, et fuient la police. Les références de Robinson aux temps passés sont constantes. Ainsi, il explique qu'il avait l'habitude de faire valser les politiciens selon ses désirs. Mais ces temps sont révolus. Il n'est qu'un paria en fuite. C'est d'ailleurs à Key Largo, qui est un peu le bout de l'Amérique et la route vers une futur sortie, qu'il se décide à aller. D'ailleurs tout le long du film l'idée de partir sur un yacht revient sans cesse. De son côté Bogart, représente le bien, l'honnête soldat qui a défendu le monde contre le nazisme pendant que les Rocco restaient au pays faire des affaires louches et profiter du système. La famille prise en otage, l'affrontement ne va pas être tant physique que psychologique. Et le soldat va trouver en face de Rocco un adversaire aussi coriace que les soldats qu'il a combattu.

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Ci-dessus Humphrey Bogart et Edward G. Robinson :

Alors bien entendu, certains pourront trouver ce film, trop simpliste ou trop binaire. Mais il y a réellement quelque chose de magique dans ce film. Il y a l'affrontement de 2 monstres sacrés Bogart et Robinson qui ont fait tant et tant de films de gangsters et qui reprennent une nouvelle fois le costume, avec en plus Laurent Bacall et Lionel Barrymore. Et si il fallait encore en ajouter il faut savoir que Claire Trevor qui joue la compagne de Robinson dans le film recevra un oscar de la meilleure actrice dans un second rôle pour son interprétation.

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Ci-dessus Bacall et Bogart sur le tournage de Key Largo :

Enfin je ne peux finir cette note sans dire quelques mots sur la musique de Max Steiner qui est tout simplement magistrale. J'ai bien peur de me répéter. Mais se rendra t'on compte un jour de l'apport de Max Steiner au cinéma hollywoodien ? Il faut juste savoir que cet homme a composé la musique symphonique de quelques 300 films !! Les hommes passent mais la beauté laissée par eux restera pour l'éternité. Ainsi, "Key Largo" restera à jamais comme un de ces phares lumineux qui indiquent le chemin dans la plus dure des tempêtes et dans la plus noire des nuits. Je vous recommande donc très fortement de voir ce film. J'ai du le voir 5 fois ! La qualité d'image sur les différentes éditions est tout à fait correcte, même si on préférerait le voir en Bluray encore restauré évidemment.


Extrait de la musique de Key Largo :


 

Note : 9 / 10

29/10/2012

La fille du désert / Colorado Territory - 1949

"La fille du désert" tourné par Raoul Walsh en 1949 est un très bon western. Il bénéficie tout d'abord d'une distribution intéressante avec en vedettes principales Joel McCrea et Virginia Mayo. Cette dernière tente d'ailleurs de voler la vedette à un McCrea peut être un peu fade. Ce qu'il y a de fascinant dans ce film c'est qu'il parle beaucoup de conditions humaines tout en revisitant les thèmes habituels du western (attaque de diligence ou de train, bagarres, réglement de comptes). En effet, généralement les habituels hors-la-lois sont montrés comme des êtres nuisibles à la société. Ici ce n'est pas le cas. Les hors-la-lois sont présentés comme des êtres incapables d'échapper à leur destin. En cela le traitement de ce western est profondément humain. Il n'y a pas de héros, mais bien un couple d'anti-héros McCrea/Mayo. Ainsi, ni l'un ni l'autre ne pourront échapper à ce qu'ils sont. Enfin les honnêtes gens sont souvent montrés comme sans aucun sentiment, avides de profits (prime), et surtout sans aucune pitié.

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Alors même si il ne va pas toujours au bout de ses idées, ce western est très intéressant. Il ne montre pas le vice pour le vice. Mais bien la route de la désobéissance contre une société injuste par amour pour l'autre, en somme un espèce d'appel à la liberté 19 ans avant 1968. Ainsi, "La fille du désert" commence à aborder des thèmes que "Bonnie & Clyde" finira de parcourir 18 ans plus tard. En cela ce film est profondément novateur pour l'époque. On se prend donc à espérer une vie meilleure pour le couple Mayo/McCrea et on se met à croire qu'ils vont s'en sortir l'un et l'autre échappant aux braves fermiers déterminés à les anéantir. Oserais je dire qu'ils essayent d'échapper à une société aliénisante ? Et aujourd'hui sommes nous réellement libres ? Ce western ne fait il pas échos à nos propres servitudes, à nos propres renoncements ? Quoiqu'il en soit, la fin tragique, si belle et si mythique où le combat pour la liberté et l'amour se terminent les armes à la main fait rêver, tout en rappellant à nous la froide réalité, qui mettra le rêve de libération humaine entre paranthèses encore pour quelques années. Pour résumer et conclure "la fille du désert" est une belle oeuvre tout à fait recommandable par le caractère novateur qu'elle apporte au cinéma de cette époque et pour ce qu'elle préfigure.  Merci Mr Walsh !

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Ci-dessus : La sublime Virginia Mayo

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ci-dessous : Mc Crea et Mayo dans la scène finale mythique

 

Disponible en DVD "Trésors Warner" Zone 2.

Image : passable. Film qui mériterait un nouveau master sans aucun doute.


Note : 7 / 10

28/10/2012

Ville haute, ville basse / East Side, West Side - 1949

"Ville haute, ville basse" est un film de Mervyn Leroy de 1949. Le film raconte la vie d'un couple très aisé, dont le mari est volage. Le film ne bénéficie malheureusement pas d'un scénario à la hauteur. On s'ennuie donc pendant bien 1H10. Avant que les 30 dernières minutes, n'amènent un peu d'animation et quelques vérités bien senties. Cela fait finalement bien peu, et seules les stars (James Mason, Barbara Stanwyck, Ava Gardner, Cyd Charisse et Van Heflin) arrivent à insuffler de la vie et de l'intérêt pendant la première heure dans un film très conventionnel. Même la musique de Miklós Rózsa semble trop grande pour ce métrage, dont on ne retient finalement que 2 ou 3 scènes. Donc autant, je n'étais pas d'accord avec Mr Tavernier sur sa critique de "la valse dans l'ombre" du même Mervyn Leroy, autant là je suis d'accord pour dire que "Ville haute, ville basse" est effectivement très conventionnel.

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Pour les courageux, film disponible en DVD zone 2, dans la collection "Trésor Warner", qui y verront peut être ce que je n'ai pas vu.



Note : 5 / 10

27/10/2012

L'inconnu du Nord Express / Strangers on a Train - 1951

L'inconnu du Nord Express est un film d'Alfred Hitchcock de 1951. Le film est triré d'un roman de Patricia Highsmith. Le film aborde la théorie du meurtre parfait qui n'est bien entendu qu'un mythe. Hitchcock commença à tourner avant que le scénario ne soit finalisé. En effet des dissensions se firent jour à la construction du scénario, et finalement 3 scénaristes (Raymond Chandler, Czenzi Ormonde, Whitfield Cook) se penchèrent  dessus. A l'affiche on retrouve Farley Granger, Robert Walker, et Ruth Roman. Robert Walker est extraordinaire dans le rôle du psychopathe, pourri par sa mère et détesté par son propre père.

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Le film est extraordinairement bien filmé. La première scène commence avec des chaussures filmées. On comprend très vite que les pieds de ces 2 personnages se dirigent vers la gare et surtout vers le même train. Hitchcock a très souvent utilisé les trains dans ses films. Ainsi, les trains jouent un rôle important dans "une femme disparaît" ou dans "la mort aux trousses". Anthony Man, se servira également du train dans son film "le grand attentat". Peut être le train est une méthaphore de la vie. Peut être y a t'il aussi une analogie entre le train et le film noir. La vie comme le train, c'est bien quelque chose de fermé et dont on ne peut sortir et qui nous emmène quelque part. La scène de la rencontre est également parfaite parce qu'elle montre tout de suite le rapport pervers qui se met en place entre Bruno Anthony (Robert Walker) et Guy (Farley Granger). En effet, il lui suffit de dire qu'il est bien un joueur de tennis célèbre et son interlocuteur sait tout sur lui et lui raconte sa vie ! Dès le départ en quelques secondes, le rapport à l'autre devient totalement déséquilibré. Et l'un montre sa supériorité à l'autre, la seule force de Farley Granger restant son honnêteté. Il est d'ailleurs paradoxal que le sportif paraisse faible et le fan plus fort psychologiquement et physiquement. Il y a quelque chose d'étonnant qui pose question et doit forcément intéresser le spectateur et ce dès le début du film. Les rapports entre le psychopathe et sa mère sont d'ailleurs particulièrement savoureux. A noter que la propre fille d'Hitchcock, Patricia joue dans le film.

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Ci-dessus : Farley Granger et Robert Walker

Ce qui fait que ce film est un chef d'oeuvre c'est que chaque scène est parfaitement réussit. La scène la plus faible aurait pu être celle du match de tennis. Mais le suspense avec l'action sur le court et en dehors et les sous-entendus que tout cela implique font de ce passage du film encore un passage d'anthologie. Pourtant on sait aujourd'hui que c'est bien cette scène du match de tennis qui a posé le plus de problèmes à Hitchcock au montage. Il reste à parler du final qui est prodigieux et qui se passe sur un manège. Le montage initial a été changé par Hitchcock qui rajouta et supprima des scènes. Enfin la scène finale (où on voyait Ruth Roman au téléphone) ne convenant pas du tout à Jack Warner, Hitchcock la changea et la remplaça par une scène en forme de clin d'oeil au spectateur. La musique de Dimitri Tiomkin comprend de nombreux thèmes intéressants. Néanmoins je la trouve parfois un peu invasive. Elle est par contre parfaite sur les scènes d'actions et dès que le rythme s'accélère.

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Vous l'aurez donc compris. Je ne saurais donc que vous conseillez très fortement "l'inconnu du Nord Express" dans sa version restaurée Bluray, sortie aux USA mais possédant une version française de nombreux bonus sous titrés en français et étant compatible avec nos lecteurs zone B.

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Ci-dessus : Robert Walker et Ruth Roman

La réplique du film :

-Tu as abandonné ton petit projet de faire sauter la maison blanche ?

-Bien sûr maman, sinon où irait habiter le président ?



Note : 9 / 10

26/10/2012

La seconde Madame Carroll / The Two Mrs Carrolls - 1947

La seconde Madame Carrolls est un film de Peter Godfrey de 1947. Il montre la folie d'un artiste peintre qui ne peut peindre que quand il empoisonne sa femme à petits feux (au verre de lait empoisonné). Sa première femme décède alors ainsi. On a du mal à le croire d'ailleurs. Finalement, il se remarie, car à chaque fois il a une nouvelle femme en vue, qui lui fait abandonner la précédente. Le film peut être vu comme un peu lent à certains endroits. Mais, il fait penser à certains films d'Hitchcock. La réception par la critique ne fut pas très bonne. Pourtant il a plusieurs qualités. Déjà, il a un très bon casting. En effet, on retrouve Humphrey Bogart, Barbara stanwyck et Alexis Smith. Barbara stanwyck c'est bien entendu la star des années 30 et 40 dont l'étoile ne palit pas. Alexis Smith est connue de son côté, pour avoir été la partenaire d'Errol Flynn dans de nombreux films comme "Gentleman Jim", "San Antonio" ou encore "Montana". De plus, la musique de Franz Waxman est une pure merveille symphonique qui fait monter la tension du spectateur à son paroxysme. Ainsi la scène de la découverte de son tableau par la seconde madame Carrolls est terriffiante presque uniquement par la musique.

 

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A noter les 2 affiches avec un titre français différent et avec un "s" ou non sur Carrolls.

La scène où Bogart veut forcer la porte de la chambre de sa femme, est accompagnée d'une musique qui augmente la terreur et l'angoisse du spectateur à son paroxysme. La musique composée par Waxman arrive à porter les thèmes de l'angoisse, de la peur, mais aussi du désespoir d'une femme blessée physiquement mais aussi au coeur, et qui voit son mari tel qu'il est, c'est à dire fou. Le film finira d'ailleurs par une blague de Bogart. On peut se demander si ce n'était pas une initiative des scénaristes pour détendre le spectateur avant sa sortie du cinéma ? Pour ma part, je pense donc que ce film a été très sous-estimé au moment de sa sortie et mérite bien mieux que les critiques fades dont il a été l'objet. Film disponible dans la collection "Trésor Warner".

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Ci-dessus Bogart et Barbara Stanwyck :

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Ci-dessus : Alexis Smith

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Ci-dessus : Alexis Smith  (Photo glamour mais non tirée du film)

 

 Extrait de la somptueuse musique de Franz Waxman :

 

Note : 7 / 10