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31/10/2012

Un hommage aux grands classiques hollywoodiens - Episode II

On continue pour cette semaine notre hommage au grand cinéma d'Hollywood et aux studios qui nous ont fait tant rêver. Qu'Hollywood reste pour toujours la plus grande usine à rêves au monde !

 

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30/10/2012

Key Largo - 1948

"Key Largo" tourné par John Huston raconte l'histoire d'un soldat démobilisé, Frank (Humphrey Bogart) qui vient présenter ses condoléances à la famille d'un de ses camarades de guerre, tué au combat. Il rencontre donc sa soeur (Lauren Bacall) et son père (Lionel Barrymore). Ce dernier a un hotel qui se révèle être occupé par des gangsters menés par Edward G. Robinson. Le scénario posé le huis-clos va se révéler total et l'affrontement titanesque entre un Bogart rusé comme un renard et un Edward G. Robinson au mieux de sa forme.

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Comme dans "Johnny Roi des gangsters", l'organisation criminelle n'est pas là non plus florissante.  Robinson (Johnny Rocco) et sa bande doivent se faire passer pour des touristes, et fuient la police. Les références de Robinson aux temps passés sont constantes. Ainsi, il explique qu'il avait l'habitude de faire valser les politiciens selon ses désirs. Mais ces temps sont révolus. Il n'est qu'un paria en fuite. C'est d'ailleurs à Key Largo, qui est un peu le bout de l'Amérique et la route vers une futur sortie, qu'il se décide à aller. D'ailleurs tout le long du film l'idée de partir sur un yacht revient sans cesse. De son côté Bogart, représente le bien, l'honnête soldat qui a défendu le monde contre le nazisme pendant que les Rocco restaient au pays faire des affaires louches et profiter du système. La famille prise en otage, l'affrontement ne va pas être tant physique que psychologique. Et le soldat va trouver en face de Rocco un adversaire aussi coriace que les soldats qu'il a combattu.

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Ci-dessus Humphrey Bogart et Edward G. Robinson :

Alors bien entendu, certains pourront trouver ce film, trop simpliste ou trop binaire. Mais il y a réellement quelque chose de magique dans ce film. Il y a l'affrontement de 2 monstres sacrés Bogart et Robinson qui ont fait tant et tant de films de gangsters et qui reprennent une nouvelle fois le costume, avec en plus Laurent Bacall et Lionel Barrymore. Et si il fallait encore en ajouter il faut savoir que Claire Trevor qui joue la compagne de Robinson dans le film recevra un oscar de la meilleure actrice dans un second rôle pour son interprétation.

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Ci-dessus Bacall et Bogart sur le tournage de Key Largo :

Enfin je ne peux finir cette note sans dire quelques mots sur la musique de Max Steiner qui est tout simplement magistrale. J'ai bien peur de me répéter. Mais se rendra t'on compte un jour de l'apport de Max Steiner au cinéma hollywoodien ? Il faut juste savoir que cet homme a composé la musique symphonique de quelques 300 films !! Les hommes passent mais la beauté laissée par eux restera pour l'éternité. Ainsi, "Key Largo" restera à jamais comme un de ces phares lumineux qui indiquent le chemin dans la plus dure des tempêtes et dans la plus noire des nuits. Je vous recommande donc très fortement de voir ce film. J'ai du le voir 5 fois ! La qualité d'image sur les différentes éditions est tout à fait correcte, même si on préférerait le voir en Bluray encore restauré évidemment.


Extrait de la musique de Key Largo :


 

Note : 9 / 10

29/10/2012

La fille du désert / Colorado Territory - 1949

"La fille du désert" tourné par Raoul Walsh en 1949 est un très bon western. Il bénéficie tout d'abord d'une distribution intéressante avec en vedettes principales Joel McCrea et Virginia Mayo. Cette dernière tente d'ailleurs de voler la vedette à un McCrea peut être un peu fade. Ce qu'il y a de fascinant dans ce film c'est qu'il parle beaucoup de conditions humaines tout en revisitant les thèmes habituels du western (attaque de diligence ou de train, bagarres, réglement de comptes). En effet, généralement les habituels hors-la-lois sont montrés comme des êtres nuisibles à la société. Ici ce n'est pas le cas. Les hors-la-lois sont présentés comme des êtres incapables d'échapper à leur destin. En cela le traitement de ce western est profondément humain. Il n'y a pas de héros, mais bien un couple d'anti-héros McCrea/Mayo. Ainsi, ni l'un ni l'autre ne pourront échapper à ce qu'ils sont. Enfin les honnêtes gens sont souvent montrés comme sans aucun sentiment, avides de profits (prime), et surtout sans aucune pitié.

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Alors même si il ne va pas toujours au bout de ses idées, ce western est très intéressant. Il ne montre pas le vice pour le vice. Mais bien la route de la désobéissance contre une société injuste par amour pour l'autre, en somme un espèce d'appel à la liberté 19 ans avant 1968. Ainsi, "La fille du désert" commence à aborder des thèmes que "Bonnie & Clyde" finira de parcourir 18 ans plus tard. En cela ce film est profondément novateur pour l'époque. On se prend donc à espérer une vie meilleure pour le couple Mayo/McCrea et on se met à croire qu'ils vont s'en sortir l'un et l'autre échappant aux braves fermiers déterminés à les anéantir. Oserais je dire qu'ils essayent d'échapper à une société aliénisante ? Et aujourd'hui sommes nous réellement libres ? Ce western ne fait il pas échos à nos propres servitudes, à nos propres renoncements ? Quoiqu'il en soit, la fin tragique, si belle et si mythique où le combat pour la liberté et l'amour se terminent les armes à la main fait rêver, tout en rappellant à nous la froide réalité, qui mettra le rêve de libération humaine entre paranthèses encore pour quelques années. Pour résumer et conclure "la fille du désert" est une belle oeuvre tout à fait recommandable par le caractère novateur qu'elle apporte au cinéma de cette époque et pour ce qu'elle préfigure.  Merci Mr Walsh !

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Ci-dessus : La sublime Virginia Mayo

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ci-dessous : Mc Crea et Mayo dans la scène finale mythique

 

Disponible en DVD "Trésors Warner" Zone 2.

Image : passable. Film qui mériterait un nouveau master sans aucun doute.


Note : 7 / 10

28/10/2012

Ville haute, ville basse / East Side, West Side - 1949

"Ville haute, ville basse" est un film de Mervyn Leroy de 1949. Le film raconte la vie d'un couple très aisé, dont le mari est volage. Le film ne bénéficie malheureusement pas d'un scénario à la hauteur. On s'ennuie donc pendant bien 1H10. Avant que les 30 dernières minutes, n'amènent un peu d'animation et quelques vérités bien senties. Cela fait finalement bien peu, et seules les stars (James Mason, Barbara Stanwyck, Ava Gardner, Cyd Charisse et Van Heflin) arrivent à insuffler de la vie et de l'intérêt pendant la première heure dans un film très conventionnel. Même la musique de Miklós Rózsa semble trop grande pour ce métrage, dont on ne retient finalement que 2 ou 3 scènes. Donc autant, je n'étais pas d'accord avec Mr Tavernier sur sa critique de "la valse dans l'ombre" du même Mervyn Leroy, autant là je suis d'accord pour dire que "Ville haute, ville basse" est effectivement très conventionnel.

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Pour les courageux, film disponible en DVD zone 2, dans la collection "Trésor Warner", qui y verront peut être ce que je n'ai pas vu.



Note : 5 / 10

27/10/2012

L'inconnu du Nord Express / Strangers on a Train - 1951

L'inconnu du Nord Express est un film d'Alfred Hitchcock de 1951. Le film est triré d'un roman de Patricia Highsmith. Le film aborde la théorie du meurtre parfait qui n'est bien entendu qu'un mythe. Hitchcock commença à tourner avant que le scénario ne soit finalisé. En effet des dissensions se firent jour à la construction du scénario, et finalement 3 scénaristes (Raymond Chandler, Czenzi Ormonde, Whitfield Cook) se penchèrent  dessus. A l'affiche on retrouve Farley Granger, Robert Walker, et Ruth Roman. Robert Walker est extraordinaire dans le rôle du psychopathe, pourri par sa mère et détesté par son propre père.

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Le film est extraordinairement bien filmé. La première scène commence avec des chaussures filmées. On comprend très vite que les pieds de ces 2 personnages se dirigent vers la gare et surtout vers le même train. Hitchcock a très souvent utilisé les trains dans ses films. Ainsi, les trains jouent un rôle important dans "une femme disparaît" ou dans "la mort aux trousses". Anthony Man, se servira également du train dans son film "le grand attentat". Peut être le train est une méthaphore de la vie. Peut être y a t'il aussi une analogie entre le train et le film noir. La vie comme le train, c'est bien quelque chose de fermé et dont on ne peut sortir et qui nous emmène quelque part. La scène de la rencontre est également parfaite parce qu'elle montre tout de suite le rapport pervers qui se met en place entre Bruno Anthony (Robert Walker) et Guy (Farley Granger). En effet, il lui suffit de dire qu'il est bien un joueur de tennis célèbre et son interlocuteur sait tout sur lui et lui raconte sa vie ! Dès le départ en quelques secondes, le rapport à l'autre devient totalement déséquilibré. Et l'un montre sa supériorité à l'autre, la seule force de Farley Granger restant son honnêteté. Il est d'ailleurs paradoxal que le sportif paraisse faible et le fan plus fort psychologiquement et physiquement. Il y a quelque chose d'étonnant qui pose question et doit forcément intéresser le spectateur et ce dès le début du film. Les rapports entre le psychopathe et sa mère sont d'ailleurs particulièrement savoureux. A noter que la propre fille d'Hitchcock, Patricia joue dans le film.

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Ci-dessus : Farley Granger et Robert Walker

Ce qui fait que ce film est un chef d'oeuvre c'est que chaque scène est parfaitement réussit. La scène la plus faible aurait pu être celle du match de tennis. Mais le suspense avec l'action sur le court et en dehors et les sous-entendus que tout cela implique font de ce passage du film encore un passage d'anthologie. Pourtant on sait aujourd'hui que c'est bien cette scène du match de tennis qui a posé le plus de problèmes à Hitchcock au montage. Il reste à parler du final qui est prodigieux et qui se passe sur un manège. Le montage initial a été changé par Hitchcock qui rajouta et supprima des scènes. Enfin la scène finale (où on voyait Ruth Roman au téléphone) ne convenant pas du tout à Jack Warner, Hitchcock la changea et la remplaça par une scène en forme de clin d'oeil au spectateur. La musique de Dimitri Tiomkin comprend de nombreux thèmes intéressants. Néanmoins je la trouve parfois un peu invasive. Elle est par contre parfaite sur les scènes d'actions et dès que le rythme s'accélère.

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Vous l'aurez donc compris. Je ne saurais donc que vous conseillez très fortement "l'inconnu du Nord Express" dans sa version restaurée Bluray, sortie aux USA mais possédant une version française de nombreux bonus sous titrés en français et étant compatible avec nos lecteurs zone B.

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Ci-dessus : Robert Walker et Ruth Roman

La réplique du film :

-Tu as abandonné ton petit projet de faire sauter la maison blanche ?

-Bien sûr maman, sinon où irait habiter le président ?



Note : 9 / 10

26/10/2012

La seconde Madame Carroll / The Two Mrs Carrolls - 1947

La seconde Madame Carrolls est un film de Peter Godfrey de 1947. Il montre la folie d'un artiste peintre qui ne peut peindre que quand il empoisonne sa femme à petits feux (au verre de lait empoisonné). Sa première femme décède alors ainsi. On a du mal à le croire d'ailleurs. Finalement, il se remarie, car à chaque fois il a une nouvelle femme en vue, qui lui fait abandonner la précédente. Le film peut être vu comme un peu lent à certains endroits. Mais, il fait penser à certains films d'Hitchcock. La réception par la critique ne fut pas très bonne. Pourtant il a plusieurs qualités. Déjà, il a un très bon casting. En effet, on retrouve Humphrey Bogart, Barbara stanwyck et Alexis Smith. Barbara stanwyck c'est bien entendu la star des années 30 et 40 dont l'étoile ne palit pas. Alexis Smith est connue de son côté, pour avoir été la partenaire d'Errol Flynn dans de nombreux films comme "Gentleman Jim", "San Antonio" ou encore "Montana". De plus, la musique de Franz Waxman est une pure merveille symphonique qui fait monter la tension du spectateur à son paroxysme. Ainsi la scène de la découverte de son tableau par la seconde madame Carrolls est terriffiante presque uniquement par la musique.

 

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A noter les 2 affiches avec un titre français différent et avec un "s" ou non sur Carrolls.

La scène où Bogart veut forcer la porte de la chambre de sa femme, est accompagnée d'une musique qui augmente la terreur et l'angoisse du spectateur à son paroxysme. La musique composée par Waxman arrive à porter les thèmes de l'angoisse, de la peur, mais aussi du désespoir d'une femme blessée physiquement mais aussi au coeur, et qui voit son mari tel qu'il est, c'est à dire fou. Le film finira d'ailleurs par une blague de Bogart. On peut se demander si ce n'était pas une initiative des scénaristes pour détendre le spectateur avant sa sortie du cinéma ? Pour ma part, je pense donc que ce film a été très sous-estimé au moment de sa sortie et mérite bien mieux que les critiques fades dont il a été l'objet. Film disponible dans la collection "Trésor Warner".

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Ci-dessus Bogart et Barbara Stanwyck :

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Ci-dessus : Alexis Smith

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Ci-dessus : Alexis Smith  (Photo glamour mais non tirée du film)

 

 Extrait de la somptueuse musique de Franz Waxman :

 

Note : 7 / 10

25/10/2012

Un hommage aux grands classiques hollywoodiens - Episode I

Pour ce soir une vidéo en hommage aux films qui nous ont fait et nous font encore tant rêver. Une vidéo un peu comme une image du Paradis. Merci à cet Hollywood là !! Alors pour que ce cinéma reste vivant pour les générations futures, bougez vous les studios pour restaurer tous ces films en Bluray !!!

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24/10/2012

La maitresse de Fer / The Iron Mistress - 1952

Je  vais vous parler aujourd'hui de "la maîtresse de fer", film tourné en 1952 par Gordon Douglas. Le film ne raconte pas l'histoire du fameux Jim Bowie comme on le voit écrire partout, mais bien l'histoire de son monstrueux couteau : "la maîtresse de fer". Jim Bowie n'est que l'accessoire de son couteau. Ainsi le film touche quasiment à sa fin quand le couteau finit au fond de la rivière, le mariage de Bowie ne présentant d'ailleurs aucun intérêt. Le film amène une interrogation, ou une autre interprétation possible du titre. La maîtresse de fer c'est le couteau ou est-ce la femme impossible qu'il convoite et qui rend les hommes fous ? Maîtresse qui met notre héros dans des situations plus dures les unes que les autres et qui finalement obligent ses amants ou ses soupirants à tuer et à voler ? Toute l'ambiguité du film est là. Cela en fait une oeuvre passionnante et profondément troublante qui dépasse largement le cadre d'un simple film d'aventures des années 50. De plus l'attrait du film est accuenté par la mise en vedette de deux grandes stars de l'époque : Alan Ladd et Virginia Mayo.

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On peut sans difficulté inscrire "la maîtresse de fer", dans la lignée des grands films d'aventures des années 50. Mais il se distingue des oeuvres habituelles de cette époque par une violence très présente et réaliste, presque dérangeante. En effet, il y a de nombreux duels le plus souvent mortels, du sang, des couteaux. Chaque scène est presque anthologique. Ainsi la scène du duel à la seule lumière des éclairs ou celle dans l'auberge avec une main attachée sont particulièrement captivantes. 

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On retrouve également toute une époque reconstruite (La Nouvelle Orléans des années 1820). Les costumes sont beaux et donnent au film une belle crédibilité. Virginia Mayo aussi belle que vénéneuse donne également à l'oeuvre un glamour inimitable. On retrouve bien entendu Max Steiner à la musique qui y va de sa composition habituelle d'une valse pour la scène du bal comme à son habitude.

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Je ne saurais donc que vous conseiller très fortement la vision de ce film très réaliste pour l'époque et je dirais presque sur certaines scènes, quasiment hypnotisant. Du grand cinéma violent et sanglant que les photos glamours de cette note ne laissent en rien présager.

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Note : 7,5 / 10

23/10/2012

Le Blu-ray explose ses ventes !!

Je me permets de vous retranscrire pour aujourd'hui un article annonçant de très bonnes nouvelles pour le support Blu-ray. C'est aussi une très bonne nouvelle pour le cinéma en général et bien entendu pour les films classiques en particulier. Car si on veut obtenir enfin des restaurations dignes de nos oeuvres préférées, il faut que le Blu-ray se développe au maximum et que nous acheteurs fassions notre devoir. J'ai appris que Pathé allait de son côté s'attaquer à la restauration de centaines de films de son catalogue. C'est une très bonne nouvelle pour le cinéma français.

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Le format Blu-ray est en passe de devenir le support vidéo standard. Selon le rapport du Syndicat de l'Edition Vidéo Numérique (SEVN), paru vendredi dernier, les français sont devenu des consommateurs réguliers de Blu-ray puisque 1/3 des foyers en est équipé ( 8 millions de lecteurs Blu-ray en service, ce qui représente un taux d’équipement de 32%). Un succès en grande partie dû à la qualité de son et d'image nettement supérieure à celle d'un DVD. Ainsi, la fréquence moyenne d’achat des consommateurs, possédant un lecteur Blu­‐ray est de 10 Blu-­ray par an, soit le double par rapport à la fréquence d’achat des consommateurs équipés d’un simple lecteur DVD.

 
Le boum du Blu-Ray, une réalité
Un catalogue de plus en plus conséquent

8000 films sont disponibles à l'heure actuelle, 6 ans après le lancement du support, auxquels s'ajoutent les séries, spectacles d'humour et de musique. Réeditions de succès intemporels (Apocalypse Now, La Guerre des Boutons, Titanic, Les Dents de la Mer, Indiana Jones...) à l'image et au son remasterisés, nouveautés 3D (Avatar, Tintin, Transformers 3...), et autres coffrets collector, tous ont participé au boom du Blu-ray. Les prévisions pour cette année 2012 envisagent une croissance de 20% du marché par rapport à 2011 (15 millions d'unités vendues). Et ça ne semble pas près de s'arrêter avec la sortie ce trimestre de quelques incontournables au premier rang desquels on retrouve Dark Knight Rises, la série Bref, Foresti Party, The Raid, The Amazing Spiderman, Rebelle…

 

Et si vous ne faîtes pas encore partie des privilégiés du Blu-ray, sachez qu'une baisse des prix des lecteurs devrait avoir lieu dans un avenir proche. Ajoutez à cela l'apparition progressive de box équipées de lecteurs BR et vous n'aurez bientôt plus d'excuses pour ne pas faire partie de la nouvelle génération de cinéphages.

 

Restent, évidemment, toujours les mêmes questions : certains titres méritent-elle une sortie sur ce support ? Est-il judicieux de se refaire une collection de classiques en Blu-Ray pour voir, d'ici quelques années, un format novateur plus performant ? Un fim d'horreur, en found footage "tourné au caméscope" ne se satisfait-il pas d'une bonne vieille VHS ? Des questions que les français se posent, aujourd'hui, de moins en moins...

Par Camille Solal

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Sources : http://cinema.jeuxactu.com/news-cinema-le-marche-du-blu-ray-definitivement-prospere-19144.htm

22/10/2012

Les 3 mousquetaires / The 3 musketeers - 1948

"Les 3 Mousquetaires" tournée en 1948 est une pure merveille du cinéma d'aventures hollywoodien des années 50. Cette version deviendra d'ailleurs le maître étalon de toutes les adaptations futures de l'oeuvre de Dumas. Pour bien comprendre le contexte dans lequel s'inscrit ce film, il faut se rappeler que la Fox a tourné en 1947, Ambre avec Linda Darnell. Lana Turner avait été préssentie pour le rôle titre mais finalement l'actrice étant sous contrat avec la MGM, cette idée fut abandonnée par Zanuck le patron de la Fox. "Les 3 Mousquestaires" sont donc la réponse de la MGM à la Fox et cette fois-ci la magnifique Lana Turner est bien présente. Lana Turner fera d'ailleurs preuve dans son rôle de Lady de Winter d'une perversion sans bornes pour arriver à ses fins et ira ainsi jusqu'au crime d'une innocente. Dans le rôle principal on retrouve Gene Kelly qui semble s'amuser à merveilles et saute, danse plus qu'il ne semble combattre.

rueducine.com-les-trois-mousquetaires-1948.jpgAutour de Gene Kelly et Lana Turner on trouve d'autres vedettes de talents dans les seconds rôles. Ainsi, Van Heflin est un Portos plus vrai que nature, bouleversé par une femme qui a brisé sa vie. Vincent Price est parfait dans le rôle de l'ignoble cardinal de Richelieu. Enfin June Alysson est excellente dans son rôle de Constance. A noter qu'Angela Landsbury joue également correctement son rôle en Anne d'Autriche. Derrière la caméra on retrouve George Sidney qui réalisera tant de chef d'oeuvres, et pour n'en citer que deux : "Scaramouche" et "Escale à Hollywood". Bref on l'aura compris le film est né sous une bonne étoile vu le casting proposé que ce soit derrière ou devant la caméra.

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Et le résultat sur l'écran ira au delà de toute attente. On aura une Lana Turner qui illuminera l'écran et fera même oublier sa mission à d'Artagnan ainsi que tous ses problèmes au spectateur. Le Technicolor est chatoyant et les costumes éclatants. Ainsi, si Ambre était sombre par moment et pendant une bonne partie du film, "les 3 mousquetaires" est quasiment lumineux de bout en bout. Le travail sur la couleur est admirable. Les acteurs sont littéralement magnifiés et semblent sortir d'un livre d'images de notre enfance. La musique comprend quant à elle, de nombreux thèmes de Tchaïkovski et entraînerait un paralytique.

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Ce film allait consacrer Lana Turner comme déesse absolue de l'écran et donner une immense popularité mondiale à Gene Kelly, popularité qui ira bien au delà des comédies musicales qu'il pourra faire par la suite.

 

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La nouvelle bande annonce version 2011 !!! A voir et à revoir :

 

Le film a bénéficié d'une sortie en France en DVD Zone 2. Mais bien évidemment ce film mériterait amplement les honneurs d'une sortie bluray et d'une restauration.



Note : 8,5 / 10

21/10/2012

De l'eau pour les éléphants - 2011

Ayant vu hier un film sur l'univers du cirque (voir ma précédente note), je souhaitais vous parler d'un film que j'ai vu il y a à peu près un an et qui a pour sujet également l'univers du cirque et se déroulant également dans les années 30. Il s'agit du film, "de l'eau pour  les éléphants". Si le titre n'est pas très accrocheur, le film l'est en fait beaucoup plus. Il a un goût de film à l'ancienne. En effet, l'action se passe en 1931 comme dit précédemment. On y a donc toute une époque recréée sous nos yeux. De plus, le film a été adapté du livre éponyme de Sara Gruen. C'était une tradition à Hollywood dans les années 30, 40 ou 50 d'acheter les droits sur une oeuvre littéraire et d'en adapter l'intrigue à l'écran. La perfection des costumes et du scénario donne donc tout de suite un cachet certain à ce film et le fait passer instantanément dans la catégorie classique même si il a été tourné en 2011.

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Le casting est d'ailleurs exceptionnel, on retrouve 3 grandes stars : Reese Witherspoon, Robert Pattinson et Christoph Waltz. Contrairement au film précédent on ne sait pas que le patron du cirque est un homme dur, sadique et sans conscience. A ce titre il est bien pire que Bogart dans "l'amour et la bête". Et là la tension sera extrème car ici ce sera sa femme qui voudra le quitter.

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L'autre grande vedette, c'est bien entendu Tai (Rosie) le pachiderme de 42 ans qui occupe une place importante à l'écran. C'est le cas de le dire ! Reese Witherspoon a d'ailleurs du s'entrainer 3 mois pour arriver à faire les numéros que nous voyons à l'écran. Contrairement au film précédent de 1941 on peut être sûr sans aucune crainte que le traitement réservé aux animaux a été parfait et qu'aucun coup n'a été donné. L'American Humane Association vieille aujourd'hui au grain, pour que les bêtes ne soient pas maltraitées pendant le tournage des films !

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En résumé, il ne faut pas hésiter à acheter "de l'eau pour les éléphants" en Bluray ou DVD. C'est un très beau film fait un peu à l'ancienne, pour toute la famille qui réserve son lot d'actions et de romance. Le cinéma s'honorerait de tourner des films d'une telle qualité plus souvent.

 

Bande-annonce :



Note : 7,5 / 10

19/10/2012

Marchands d'illusions / The Hucksters - 1947

"Marchands d'illusions" est un film de Jack Conway. On y retrouve Clark Gable qui revient à l'écran après 2 ans d'absence. Le film est totalement construit pour et autour de Gable. D'ailleurs, on voit mal quel autre acteur aurait été capable de jouer à la perfection le rôle du publicitaire à la répartie facile et à l'initiative permanente comme seule obsession. Le film n'est pas une perfection. Il a beaucoup vieilli sur certains points. Ainsi, les publicités sont assez difficiles à supporter. Mais ceci dit, elles ne devaient pas l'être moins en 1947. Gable fait ainsi souvent la mou quand il les entend. Ce qui est intéressant c'est l'affrontement verbal entre l'infâme client joué par Sydney Greenstreet qui trouve là un de ses meilleurs rôles et le publicitaire Gable. Adolphe Menjou qui joue le patron de Gable se révèlera calculateur, fourbe et finalement servil et lâche devant l'horrible client. La première rencontre entre Evans (Sydney Greenstreet) et Norman (Gable) vaut d'ailleurs à elle seule, que l'on s'intéresse à cette oeuvre.

 

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"Marchands d'illusions" propose également 2 stars féminines de première importance : Deborah Kerr et Ava Gardner. Les romances de Gable avec ces 2 femmes sont d'ailleurs assez plaisantes à suivre. Les dialogues permettent à Clark Gable de dérouler son jeu. De plus le thème principal du film sur la manipulation qu'un homme peut faire subir à un autre est très actuel. Ce film préfigure ainsi bien la schyzophrénie des sociétés industrielles actuelles ou plutôt il faudrait dire que 65 ans après, rien a changé.

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Ci-dessus : Clark Gable et Deborah Kerr

Quand on voit ce film on se rend compte que chaque personnage manipule quelqu'un. Menjou veut manipuler Gable, le client veut manipuler Gable et Menjou. En résumé : Aucun rapport humain sain. Une ambiance détestable ! On se croirait presque au bureau. La fin libératrice met l'accent sur le libre arbitre que chaque être humain se doit de garder en lui, comme une soupape de sécurité en cas de crise nerveuse. A ce titre la fin du film mérite des félicitations et apporte une joie certaine et une libération au spectateur comme au personnage de Gable. Je n'en dis pas plus pour ceux qui n'ont pas vu le film.

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Ci-dessus : Ava Gardner et Clark Gable

 

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Ci-dessus le client (Sydney Greenstreet) :

 

Film disponible à la FNAC dans la collection "Trésors de la Warner".


Note : 6,5 / 10

18/10/2012

Disparition de Sylvia Kristel

Sylvia Kristel disparu trop tôt, et c'est un peu de notre adolescence qui s'envole avec elle. On aimait voir ses films en cachette le soir sur M6. On était ado, on découvrait le corps d'une femme. Avec elle, c'est une partie de notre jeunesse qui s'en va et qui ne reviendra pas. Adieu Sylvia.

 

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17/10/2012

Réglement de comptes à O.K Corral / Gunfight at the O.K. Corral - 1957

"Réglement de comptes à OK Corral" est un western réalisé par John Sturges. Il raconte l'histoire d'un duel entre les frères Earp et un gang de hors la loi. L'histoire est tirée de la légende de l'Ouest, Earp ayant vraiment existé ainsi que le combat à Ok Corral. Ce film m'a toujours fasciné. Je l'ai vu étant enfant, et j'ai toujours trouvé qu'il était incroyablement addictif du début à la fin. Je l'ai donc vu de très nombreuses fois. Déjà le titre, qui commence avec des cavaliers dans une prairie, et la chanson qui parle d'un réglement de comptes. On peut  ainsi dès les premières secondes se poser des questions sur la venue de ces cavaliers. Que viennent ils faire ? Mais surtout la chanson titre est vraiment bien trouvée et fait penser à la chanson de troubadours au moyen âge qui raconte une histoire, pas dans la forme mais bien dans le fond. Le producteur Hal B Wallis a participé au scénario a fait rajouter une romance à l'histoire entre Earp (Burt Lancaster) et Laura Denbow (Rhonda Fleming).

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Ce qui fascine également, c'est la mise en avant des défauts humains des différents personnages : hors la loi, shérif lâche, femme joueuse, ou volage etc etc Mais le personnage qui attire le plus mon affection c'est bien Doc Holliday (joué par Kirk Douglas), cultivé, dentiste qui a renoncé à exercer et qui a une liaison avec une femme (Jo Van Fleet) qu'il n'aime pas et qui l'aime pour son argent. Il est malade (tuberculose) très souvent, avec donc des problèmes conjugaux. Sa femme semble donc être sa punition à sa vie gâchée. Il y a donc quelque chose de pathétique dans cette histoire et dans la vie de Doc Holliday, qui n'attire sur lui que vengeance et antipathie de ses semblables. Mais il n'en a que faire et continue de jouer aux cartes pour gagner sa vie et de défier en combat singuliers ceux qui viennent s'en prendre à lui.

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Le personnage de Burt Lancaster semble ne souffrir d'aucun défaut, mais il en a un gros : l'indécision. Il se refuse à aider Doc Holliday, puis il l'aide. Enfin il arrête une joueuse, et il la libère etc Son indécision sera en contradiction avec la fidèle amitié qui petit à petit le liera à Doc Holliday. Peut être avait-il compris que Doc Holliday était contraint de subir sa vie plus qu'il ne pouvait la changer et que plus que quiconque celui-ci savait sa fin proche.

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Alors bien sûr, le clou du film c'est le combat final qui fut tourné en 4 jours à raison de 12 heures par jour ! Les passionnés de Science Fiction auront bien entendu remarqué la présence de DeForest Kelley le célèbre docteur Mc Coy de la série Star Trek. A noter qu'une suite a été tourné en 1967 par John Sturges mais avec des acteurs différents. On ne saurait finir de parler de ce film où tout semble totalement réglé comme un ballet, sans parler de la fameuse musique de Dimitri Tiomkin qui est parfaitement à sa place pour donner un fort impact à ce western dramatique, où la psychologie des personnages touche parfois au coeur plus sûrement que la balle du revolver. A n'en pas douter un western mythique, clairement au dessus du lot. A voir et à revoir sans modération.

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Disponible en DVD Zone 2. Image de très bonne qualité. Mais mériterait bien une release en Bluray.

Le générique  :

Extrait :

 

 

Ci-dessous le compositeur Dimitri Tiomkin :

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Note : 8 / 10

16/10/2012

Johnny Roi des gangsters / Johnny Eager - 1942

"Johnny Roi des gangsters" est un film de Mervyn LeRoy. Mervyn LeRoy et Robert Taylor avaient précédemment travaillé ensembles en 1940 dans la Valse dans l'ombre. Les films de gangsters ont été un des grands sujets du cinéma hollywoodien. Dans ce film, on est loin des standards du genre des années 30 avec Humphrey Bogart, James Gagney ou encore Edward G Robinson. En effet ces films étaient surtout assez violents pour l'époque et montraient des personnalités avides de pouvoir et d'argent. Ici on a toujours cette avidité pour l'argent, mais l'organisation criminelle a été vaincue, Johnny doit faire amende honorable et prouver sa bonne foi avec un juge qui suit son évolution et son retour dans la société. Il a d'ailleurs un travail à mi temps de chauffeur de Taxi. On est loin d'un gangster tout puissant comme on l'a vu dans les années 30.

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L'autre spécifité du film qui lui donne un cachet tout particulier c'est que son ami et homme de main, n'a rien de la brute épaisse normalement dédiée à cette tâche. Van Heflin qui joue le rôle de son garde du corps et ami, est ivre la plupart du temps, ne se soucie aucunement des affaires criminielles de Johnny sinon pour les dénigrer et est cultivé au plus haut point. L'antithèse parfaite du gangster ou de l'homme de main.

ci-dessous Van Heflin

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Mais encore plus que tout le reste ce qui démarque cette oeuvre du film de gangsters classiques c'est l'incroyable sensualité de Lana Turner. Elle dégage un tel magnétisme dans ce film qu'elle illumine à elle toute seule, un scénario très sombre, changeant le film de catégorie et le faisant littéralement passer dans celui de la romance. Lana Turner est réellement prodigieuse car son rôle est tout à la fois un mélange d'innocence, de beauté, de fidélité à son homme, avec pour conséquence une espèce de folie pendant la moitié du film. Enfin on sent son attirance à l'écran pour Robert Taylor. Cette magie entre deux êtres est assez passionnante à voir même 70 ans après.

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"Johnny roi des gangsters" est donc une transition entre les films de gangsters purs et durs et un cinéma hollywoodien qui va basculer vers le glamour, mais également dans le film noir. La fin du film préfigure d'ailleurs bien les films noirs à venir. Taylor sera ainsi obligé de mettre littéralement K.O Lana Turner pour que le film prenne un autre chemin que celui de la romance. C'est à ce type de scène que l'on sait que Lana Turner et Robert Taylor étaient bien des Dieux du cinéma hollywoodien.

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Photos :

 

Film disponible chez Wildside zone 2 (vo/vf)

 

Note : 7,5 / 10