Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

06/10/2012

What Price Hollywood - 1932

What Price Hollywood, fait parti de tous ces films qui montrent l'ascension d'une star et le déclin d'une autre. On retrouve dans cette catégorie "une étoile est née" les 2 versions de 1937 et 1954, où encore plus récemment "The Artist". Dans What Price Hollywood c'est Constance Bennett qui détient le rôle principal. Le film s'ouvre sur son rêve devant un magasine de cinéma. La première partie du film est donc concentrée sur son ascension au statut de star, la deuxième partie sur sa vie amoureuse difficile que sa vie de vedette perturbe et finit par détruire. Enfin la dernière partie du film est consacrée à sa chute qui suit celle de son mentor et ami réalisateur interprêté ici par Lowell Sherman.

 

what-price-hollywood-neil-hamilton-everett.jpg

 

Le film a vieilli par certains aspects. La musique de Steiner dans la première scène est coupée par l'arrêt d'un phonographe. Cela montre que le film fait parti des premiers films parlant et qu'il fallait indiquer au public d'où la musique provenait pour ne pas trop le désarçonner. La musique n'est donc pas encore la star des films à cette époque mais juste un outil du cinéma. Pour le reste le film est admirable sur bien des aspects. On retrouve ainsi quelques scènes d'anthologie : la scène du diner, la scène où Constance Bennett chante "Parlez moi d'amour". On sent dans cette dernière scène toute la construction fil à fil de la magie de Hollywood à cette époque. Il est très difficile de ne pas avoir les larmes aux yeux quand on voit tout le romantisme que l'on arrivait à créer qvec une chanson, une jolie actrice et toute la magie du noir et blanc et le talent d'un réalisateur comme George Cukor et d'un producteur mythique comme David O. Selznick. La scène la plus choquante se trouve vers la fin du film où un tourbillon emporte un des acteurs principaux, mais je n'en dis pas plus pour ne pas tout dévoiler à ceux qui ne l'on pas vu. On peut noter souvent des dialogues assez percutant avec un producteur un peu fou joué par Gregory Ratoff. A noter que ce dernier étant russe, son anglais est très compréhensible.

 

img0099A.jpg

Ci-dessus Lowell Sherman et Constance Bennett  dans What Price Hollywood :

 

s_aec04_-_cm_-_constance_bennett_-_1_-_27.jpg

Ce film est donc une production RKO de haut niveau et qui reste visible aujourd'hui pour un public avide de raretés cinématographiques oubliées. Certains passages font penser à Train de luxe (Twentieth Century) avec le formidable John Barrymore en particulier les passages où la jeune star fait ses répétitions. Néanmoins le film, n'atteint jamais la folie communicatrice de ce dernier. Mais si vous voulez vous transporter à Hollywood en 1932 et entrer dans les studios et dans l'intimité d'une star, What price for Hollywood est fait pour vous.


Note : 6,5 / 10

Les commentaires sont fermés.