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30/09/2012

Rio Grande - 1950

Troisième film sur la cavalerie américaine de John Ford (car sorti après la charge héroïque). Rio Grande se veut être une suite non assumée du "Massacre de Fort Apache". En effet, John Wayne reprend le rôle du capitaine York qui est là devenu colonel. Ce qui trouble c'est que contrairement à une suite normale, l'épisode précédent n'est jamais évoqué. On évoque ici le passé du colonel pendant la guerre de sécession. Ainsi dans les seconds rôles Victor Mc Laglen qui était  le sergent Festus Mulcahy dans Fort Apache devient ici le sergent-major Quincannon. Le film commence avec l'arrivée au fort d'une colonne de cavalerie de retour de mission contre les indiens qui se sont une nouvelle fois, échappés en passant le Rio Grande.

 

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La trame principale du fim va se nouer avec l'arrivée du jeune soldat York, fils du colonel et ensuite de sa mère (Maureen O'hara) qui va bouleverser la vie du fort et surtout la vie du colonel York. Les relations étant rompues avec sa femme,York solitaire va se trouver embarasser à gérer la venue de sa femme qu'il n'attendait pas. Le film va donc tourner au romantisme pendant un long moment. Et Maureen O'Hara en dehors bien évidemment d'une présence féminine dans un univers d'hommes,  jouera un peu un rôle de conscience du régiment et de bonne fée. En effet, elle reprochera au sergent Quincannon d'avoir incendié la propriété de son père pendant la guerre de sécession. Mais elle s'occupera aussi du linge des militaires et de celui de Quincannon. Je ne vais pas raconter tout le film, mais un dénouement heureux sera finalement trouvé que ce soit dans la lutte contre les indiens ou dans les relations entre York et sa femme.

 

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Ce film est aussi bon que le précédent. On ne s'ennuie pas du tout. On retrouve de grandes scènes d'actions en plus de la romance, et cette fois ci Victor Young à la musique. On peut seulement regretter que le film ne donne pas une meilleure image des indiens. A ce titre Fort Apache était différent et laissait la parole aux indiens. Là ils sont montrés comme sauvages et sans foi ni loi, car capables d'emprisonner des enfants dans une ancienne église.

 

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La bande annonce :

 

 

Note : 8,5 / 10

29/09/2012

Le massacre de fort Apache - 1948

Le massacre de fort Apache est le premier film de John Ford sur la cavalerie américaine et les guerres indiennes. Il fait parti d'une trilogie qui sera continuée avec Rio Grande et qui se finira avec la Charge héroïque. Dans le cas du "Massacre de Fort Apache" tout est dit dans le titre. En effet, toutes les intrigues qui se dérouleront seront petit à petit éliminées une à une, par la principale intrigue qui n'apparaît au début qu'en toile de fond, c'est à dire les guerres indiennes. La dernière intrigue à disparaître sera l'opposition entre le colonel (Henry Fonda) et le Capitaine York (John Wayne) avec les conséquences que l'on peut aisément imaginer dans une guerre contre les indiens.

 

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La distribution est éclatante et réunit donc John Wayne, Henry Fonda, Shirley Temple, John Agar, War Bond et Victore McLaglen.

 

Ci-dessous : John Wayne, Henry Fonda, Shirley Temple et John Agar

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Rien est laissé au hasard dans ce film et John Ford fait autant merveille dans les scènes intimistes que dans les scènes d'action. Les indiens sont présentés comme fiers et braves, et le colonel en charge du régiment comme fier, hautain et brave, et peu enclin à vouloir négocier. Je ne crois pas donc que le film soit une dénonciation de l'armée, de la guerre etc comme certains ont voulu le voir. Pour ma part, je pense qu'on est plus devant un Western qui explique la raison de ces conflits.

 

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La fin du film évoque enfin un thème cher à John Ford : la légende. En effet la mémoire du colonel responsable du massacre est célébré par son capitaine avec lequel il était en opposition et on apprend qu'il a été promu général à titre posthume. Cela annonce les thèmes de la construction d'une légende qui seront abordés plus longuement dans l'Homme qui tua Liberty Valance.

 

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A noter que la musique de Richard Hageman soutient parfaitement l'action.

 

La bande-annonce :

 

Note : 8 / 10

28/09/2012

Quentin Durward - 1955

Quentin Durward est le 3ème film de Richard Thorpe avec Robert Taylor portant sur le moyen âge et plus spécialement sur la chevalerie. Il a donc été tourné après Ivanhoé (1952) et les chevaliers de la table ronde (1953). On retrouve comme vedette féminine Kay Kendall dans son premier grand film à gros budget. A noter que cette dernière aura un destin tragique et disparaîtra quelques années plus tard, suite à une longue leucémie. Le scénario est plein d'humour, car notre héros doit partir en France presque sans argent pour ramener à son riche et vieille oncle une comtesse magnifique (Kay Kendall). Bien entendu il va se trouver embarquer dans les complots de la cour du roi Louis XI et sa mission va se révéler beaucoup plus compliquée que prévue.

 

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A partir de ce scénario original, Thorpe va prendre le contre pied total de ses deux premiers films et tourner les idéaux de chevalerie portés par Robert Taylor en dérision. Mais ce ne sera que pour mieux montrer la valeur de notre héros qui arrive à survivre dans un siècle qui ne respecte plus les anciens codes d'honneur de la chevalerie et qui change sans prévenir. Taylor semble donc toujours et contraitement à Ivanhoé, jouer à contre emploi. Et c'est particulièrement savoureux de le voir expliquer son idéal de chevalier à des gens qui ne le comprennent plus ! On finit donc par s'attacher encore un peu plus à un homme qui doit se battre contre ses ennemis et contre une société qui ne le comprend plus. J'ai donc un attachement tout particulier à ce film. Car il est un peu le reflet de ce qu'un certain cinéma est devenu pour notre société ou tout simplement le reflet des temps qui changent et qui obligent chacun à s'adapter.

 

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La scène du clocher en feu est le bouquet final d'un beau spectacle de chevalerie qui se verrait sans déplaisir si la Warner décidait de le commercialiser enfin en France.

 

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Pour la musique du film, la MGM a solicité un nouveau compositeur en la personne de Bronislau Kaper. La musique est donc assez original par rapport à celles des 2 films précédents et comporte des thèmes écossais qui rappellent les origines de notre héros Quentin Durward.

 

 Un extrait de la musique :

 

 

Note : 7 / 10

26/09/2012

Les grands espaces / The big country - 1958

Les grands espaces est un Western de William Wyler de 1958. L'histoire décrit l'arrivée dans l'Ouest d'un "Pied tendre" de l'Est, James McKay (Gregory Peck) venu pour se marier avec sa fiancée (Carol Baker) . Ce dernier était pourtant un marin accompli mais il passe comme incapable de se mesurer à la dureté de l'Ouest sauvage et en particulier à son régisseur Steve Leech (Charlton Heston). Le nouveau venu va ainsi se retrouver dans une culture qu'il ne comprend pas et différente de la sienne et au milieu d'un conflit opposant deux éleveurs de bétails qui se battent pour obtenir les terres d'une belle jeune femme (Jean Simmons) Ces terres sont bien évidemment le seul point d'eau de la région et sources de toutes les convoitises.

 

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Le contexte posé, il ne faut pas se tromper. On est bien entendu en face d'un très grand Western. Il suffit d'écouter la musique de Jérome Moross qui ouvre le début du film pour s'en convaincre. Tout le scénario est construit sur un mode binaire : oppositions et non oppositions. Opposition entre la grandeur des espaces et la petitesse des esprits et des conflits qui en découlent. Violence de l'Ouest et passivité de Gregory Peck devant cette culture violente qu'il ne comprend pas. Puis opposition finale ouverte entre lui et Charlton Heston, et enfin avec la culture de la violence initiée par les 2 clans rivaux.

 

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La distribution est excellente.  Et ce n'est qu'à la fin du film que les protagonistes montreront là encore leurs vrais visages. Ainsi Gregory Peck finira par prendre ses responsabilités et faire preuvre de courage tout en retenu, face à un déchainement de haine et de violence. Le film fait 165 minutes et peut donc paraître très long à certains. Mais ce n'est pas mon avis. Je trouve qu'il se voit très bien. Notez que la version Multirégions Bluray bénéficie d'une superbe qualité d'image.

 

Pour finir sur la musique, elle a accompagné une bonne partie de mon enfance. Et je vous restitue la somptueuse ouverture du titre du grand compositeur Jérome Moross et surtout la pochette de l'album de mon enfance.

 

 

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La réplique du film :

-Avez vous vu quelque chose de plus grand que notre pays ?

-Oui, l'océan.

 

 

Note : 7,5 / 10

25/09/2012

David Copperfield - 1935

David Copperfield est bien entendu tiré de l'oeuvre de Charles Dickens. Le film a été produit par David O. Selznick, le producteur du célébrissime "Autant en Emporte le Vent". David O. Selznick voulait produire ce film car son père russe avait appris l'anglais en lisant ce livre et  le lisait à son fils tous les soirs. Le rôle titre est tenu par Freddie Batholomew pour la première partie du film où on voit David enfant. Et autour de lui on trouve toute une pléaïde d'acteurs : Basil Rathbone, Lionel Barrymore,  Lewis Stone, W.C Fields, Maureen O'Sullivan et Franck Lawton.

 

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Le film a été tourné dans les studios  de la MGM ou à Malibu pour certaines scènes extérieures. La cathédrale de Canterbury n'est montrée que moins d'une minute. La performance de W.C Fields est extraordinaire. Et il tient à merveille son rôle d'ivrogne surendetté au grand coeur. Basil Rathbone dans le rôle du tortionnaire de David est également parfait dans le rôle. Qu'est ce qu'on aime le détester ! Donc un beau film qui célèbre l'amour et la famille ainsi que les passions (bonnes ou mauvaises d'ailleurs). Le dénouement paraît presque devenir à un moment tragique, un peu comme dans "Camille" avec Robert Taylor et Greta Garbo mais il n'en sera rien et finalement le film finira sur une note positive.

 

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ci dessous W.C Field et Freddie Batholomew

 

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La phrase du film prononcée par W.C Fields :
Revenu annuel: vingt livres; dépenses annuelles: dix-neuf livres, dix-neuf shillings, six pence; résultat: le bonheur. Revenu annuel: vingt livres; dépenses annuelles: vingt livres, zéro shilling, six pence; résultat: la misère.

 

Note : 7 / 10
Revenu annuel: vingt livres; dépenses annuelles: dix-neuf livres, dix-neuf shillings, six pence; résultat: le bonheur. - - Revenu annuel: vingt livres; dépenses annuelles: vingt livres, zéro shilling, six pence; résultat: la misère.

24/09/2012

De l'ombre à la lumière / Cinderella Man - 2005

J'aimerais vous parler d'un des plus beaux films "actuels" qu'il m'ait été donné de voir. Il s'agit de 'l'ombre à la lumière" ou Cinderella Man en anglais. L'histoire est tiré d'un fait réel. En effet, elle raconte l'histoire véridique de James. J Bradock boxeur à la fin des années 20 en Amérique.

 

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Le rôle titre est interprêté par Russel Crowe au top de sa forme, et sa femme est jouée par Renée Zellweger. On retrouve également l'excellent et trop méconnu Craig Bierko qui joue Max Baer et Paul Giamatti qui fait le rôle du manager de Bradock. Le film est réalisé par le très grand Ron Howard à qui on doit entre autre : Backdraft, horizons lointains, Apollo 13, la rançon ou un homme d'exception. Ce dernier film étant également avec Russel Crowe. Il faut réellement espérer qu'Hollywood donne du travail à ce type de réalisateur ! Et pas uniquement de pauvres comédies comme son dernier film, "Dilemme".

 

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Ce film, "De l'ombre à la lumière" est génial car il parle de la crise de 1929, et a été produit 3 ans avant la grande crise de 2008, et il montre parfaitement la difficulté de cette époque et la volonté qu'il fallait à une famille pour s'en sortir dans les années 30. Ainsi, cette famille va passer par tous les états : le désespoir, le découragement, et enfin l'espoir et la volonté de s'en sortir à tout prix. Dans un certain sens ce film est un peu "old fashion". Mais par ce côté là, il colle parfaitement à l'intrigue et surtout au contexte. On arrive à prendre fait et cause pour ce boxeur que tout le monde abandonne, sauf son manager. Et ayant eu la chance de voir ce film en salle, j'avoue avoir bien souvent pleuré en le regardant. Et c'est quelque chose de voir à la fin du film, toute une salle se lever, exploser et exulter lors de la scène finale comme si elle regardait le match en direct. On ne pourra pas m'empêcher de penser et d'écrire que seul le grand cinéma permet cela, seul le grand cinéma arrive à transmettre de telles émotions aux spectateurs. Et je n'ai jamais vu un film de superhéros transmettre ce type d'émotions. On a dit que l'histoire de James J Bradock redonna courage à toute l'Amérique découragée par la crise. C'est donc un film aujourd'hui qui mérite d'être vu pour aider chacun d'entre nous dans ces temps difficiles.

 

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J'aimerais finir en vous parlant de la musique de ce film de Thomas Newman qui est réellement un très grand compositeur. Sa musique arrive à montrer le plus imperfectible sentiment humain et célèbre le héros de ce film comme rarement une musique a pu le faire.

 

Ci-dessous Thomas Newman :

 

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Extraits de la musique :

 

 

Clip avec des images du film :

 

 

Note : 8,5 / 10